QCM : Psoriasis : clinique et traitements — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description caractérise le mieux le psoriasis ?

Une infection cutanée contagieuse provoquée par la prolifération d’un agent microbien
Une dermatose érythémato-squameuse chronique liée à un renouvellement accéléré de l’épiderme
Une réaction cutanée transitoire causée par une hypersensibilité aux rayons ultraviolets
Une dermatose aiguë liée à un ralentissement du renouvellement des cellules épidermiques

Une dermatose érythémato-squameuse chronique liée à un renouvellement accéléré de l’épiderme

Explication

Le psoriasis est une dermatose chronique caractérisée par un renouvellement accéléré de l’épiderme sous l’effet d’une activation anormale de l’immunité cutanée. Le caractère infectieux et contagieux correspond à une confusion, car le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique.

2. Quelle est la prévalence approximative du psoriasis dans la population ?

5 %
0,2 %
2 %
10 %

2 %

Explication

La prévalence du psoriasis est estimée à 2 % de la population. Une valeur de 0,2 % sous-estime fortement la fréquence de cette affection, tandis que 5 % et 10 % la surestiment.

3. Quels types de facteurs sont associés à la survenue du psoriasis ?

Des facteurs génétiques multigéniques et des facteurs environnementaux
Des facteurs hormonaux exclusifs et une exposition solaire répétée
Des facteurs infectieux isolés et une anomalie chromosomique unique
Des facteurs traumatiques locaux et une carence nutritionnelle spécifique

Des facteurs génétiques multigéniques et des facteurs environnementaux

Explication

Le psoriasis résulte de l’association de facteurs génétiques impliquant plusieurs gènes et de facteurs environnementaux. Une anomalie génétique unique ou un facteur environnemental isolé ne rend pas compte de cette association multifactorielle.

4. Lequel de ces ensembles regroupe des facteurs environnementaux associés au psoriasis ?

Les hormones, les bactéries intestinales, la chaleur, le fer, les protéines et le pollen
Les traumatismes, les parasites, le cholestérol, le sommeil, le sel et les vaccins
Les infections, certains médicaments, le stress psychologique, l’alcool, le tabac et les UV
Les allergies alimentaires, le froid, l’exercice physique, le calcium, le café et l’humidité

Les infections, certains médicaments, le stress psychologique, l’alcool, le tabac et les UV

Explication

Les facteurs environnementaux cités comprennent les facteurs infectieux et médicamenteux, les facteurs psychologiques, l’alcool, le tabac et les UV. Les autres ensembles mélangent des éléments non établis ici avec certains facteurs qui ne sont pas retenus dans cette liste.

5. Quelle lésion définit le mieux le psoriasis en plaques ?

Des pustules superficielles diffuses reposant sur une peau intensément douloureuse et suintante
Des nodules profonds mal limités accompagnés d’une chaleur cutanée et d’un œdème marqué
Des plaques érythémato-squameuses bien limitées couvertes de squames blanches épaisses et adhérentes
Des lésions vésiculeuses groupées laissant rapidement place à des érosions croûteuses

Des plaques érythémato-squameuses bien limitées couvertes de squames blanches épaisses et adhérentes

Explication

Le psoriasis en plaques se présente par des plaques érythémato-squameuses nettement limitées, recouvertes de squames blanches épaisses et adhérentes. Les pustules, les vésicules et les nodules correspondent à d’autres types de lésions cutanées.

6. Quelles localisations sont particulièrement évocatrices du psoriasis en plaques ?

Les conduits auditifs, les paupières, les narines et la région péribuccale
Le cuir chevelu, les faces d’extension des membres, la région lombaire et les ongles
Le visage, les paumes, les plantes et les muqueuses buccales
Les plis axillaires, les plis inguinaux, le sillon interfessier et la région sous-mammaire

Le cuir chevelu, les faces d’extension des membres, la région lombaire et les ongles

Explication

Le psoriasis en plaques atteint préférentiellement le cuir chevelu, les faces d’extension, la région lombaire et les ongles. Les plis évoquent davantage le psoriasis inversé, ce qui constitue la confusion clinique classique.

7. Quelle association entre une forme clinique du psoriasis et sa localisation est correcte ?

Le psoriasis en gouttes se limite aux ongles
Le psoriasis pustuleux atteint principalement les faces d’extension
Le psoriasis érythrodermique se localise aux paumes et aux plantes
Le psoriasis inversé atteint les plis cutanés

Le psoriasis inversé atteint les plis cutanés

Explication

Le psoriasis inversé correspond à une atteinte prédominante des plis cutanés, contrairement au psoriasis en plaques qui touche surtout les faces d’extension. Les autres associations attribuent à tort une localisation caractéristique à une forme clinique différente.

8. Quelle caractéristique décrit correctement l’état général et l’évolution des lésions dans le psoriasis ?

L’état général se dégrade et les lésions évoluent vers des cicatrices
L’état général est conservé et les lésions régressent sans cicatrice
L’état général s’altère et les lésions persistent après guérison
L’état général reste conservé mais les lésions deviennent contagieuses

L’état général est conservé et les lésions régressent sans cicatrice

Explication

Le psoriasis conserve généralement l’état général et ses lésions régressent sans laisser de cicatrice. La contagiosité évoque plutôt une infection transmissible et ne correspond pas au psoriasis.

9. Chez quelle proportion approximative de patients atteints de psoriasis observe-t-on un rhumatisme axial ou périphérique ?

Environ 50 % des patients
Environ 10 % des patients
Environ 75 % des patients
Environ 25 % des patients

Environ 10 % des patients

Explication

Un rhumatisme axial ou périphérique est associé au psoriasis dans environ 10 % des cas. Une fréquence de 50 % surestime nettement la proportion décrite.

10. Quelle démarche permet généralement de poser le diagnostic positif d’un psoriasis sans situation particulière de doute ?

Une analyse sanguine complétée par une imagerie cutanée
Une culture microbiologique répétée avant toute conclusion
Un examen clinique des lésions, sans examen complémentaire systématique
Une biopsie cutanée réalisée chez chaque patient

Un examen clinique des lésions, sans examen complémentaire systématique

Explication

Le diagnostic positif du psoriasis est clinique et ne requiert pas systématiquement de biopsie ni d’examen complémentaire. L’histologie intervient surtout lorsqu’un doute diagnostique persiste.

11. Quelle évolution correspond le mieux à la forme habituelle du psoriasis ?

Une évolution limitée à un épisode unique sans récidive
Une évolution toujours aiguë suivie d’une guérison définitive
Une évolution chronique par poussées et rémissions ou continue
Une évolution infectieuse avec extension rapide aux proches

Une évolution chronique par poussées et rémissions ou continue

Explication

Le psoriasis évolue généralement de façon chronique, par poussées et rémissions ou de manière continue. Le psoriasis en gouttes peut être aigu, mais cette caractéristique ne définit pas la forme habituelle.

12. Que comprend une prise en charge globale du psoriasis ?

La surveillance des articulations sans intervention dermatologique
Le traitement des plaques sans recherche de maladie associée
Le traitement cutané associé à l’évaluation des associations et des facteurs de risque
La prescription d’un traitement systémique sans mesure préventive

Le traitement cutané associé à l’évaluation des associations et des facteurs de risque

Explication

La prise en charge globale associe les soins dermatologiques à la recherche et à la gestion des associations et facteurs de risque. Se limiter aux lésions cutanées ne couvre pas l’ensemble de cette prise en charge.

13. Dans quelle situation les traitements topiques sont-ils particulièrement indiqués dans le psoriasis ?

Lorsque les lésions concernent une surface limitée
Lorsque le traitement doit agir sur une maladie systémique associée
Lorsque les lésions résistent à toutes les thérapeutiques locales
Lorsque la maladie impose une atteinte cutanée très étendue

Lorsque les lésions concernent une surface limitée

Explication

Les traitements topiques sont indiqués lorsque le psoriasis touche une surface limitée. Les traitements systémiques constituent l’autre grande catégorie et sont envisagés dans des situations nécessitant une action plus générale.

14. Lequel de ces groupes rassemble uniquement des traitements topiques utilisés dans le psoriasis ?

Dermocorticoïdes, dérivés de la vitamine D, acide salicylique et dérivés de la vitamine A
Méthotrexate, acitrétine, anticorps monoclonaux et dermocorticoïdes
Acide salicylique, anticorps anti-interleukines, acitrétine et UVB
Photothérapie, méthotrexate, dérivés de la vitamine D et biothérapies

Dermocorticoïdes, dérivés de la vitamine D, acide salicylique et dérivés de la vitamine A

Explication

Les traitements topiques comprennent notamment les dermocorticoïdes, les dérivés de la vitamine D, l’acide salicylique et les dérivés de la vitamine A. Le méthotrexate, l’acitrétine et les biothérapies appartiennent aux traitements systémiques ou généraux.

15. Quelle association décrit correctement les modalités de la photothérapie du psoriasis ?

Les UVA sont utilisés sans psoralène, tandis que les UVB exigent une prise orale préalable
Les UVA et les UVB sont administrés quotidiennement à dose fixe pendant trente séances
Les UVA sont précédés de psoralène oral, tandis que les UVB peuvent être utilisés sans psoralène
Les UVA et les UVB nécessitent une prise orale de psoralène avant chaque séance

Les UVA sont précédés de psoralène oral, tandis que les UVB peuvent être utilisés sans psoralène

Explication

La photothérapie peut utiliser des UVA après prise orale de psoralène ou des UVB, avec une dose progressivement croissante et généralement deux à trois séances hebdomadaires. L’exigence de psoralène concerne les UVA et non les UVB.

16. Pourquoi le nombre total de séances de photothérapie doit-il être limité à environ 150 à 200 ?

Parce que les UV entraînent habituellement une insuffisance rénale irréversible
Parce que la photothérapie perd toute efficacité après quelques séances
Parce que l’exposition cumulée aux UV augmente le risque de cancer cutané
Parce que les séances répétées provoquent une contagiosité progressive des lésions

Parce que l’exposition cumulée aux UV augmente le risque de cancer cutané

Explication

Le nombre total de séances est limité car les rayonnements ultraviolets sont carcinogènes pour la peau. La limitation ne repose pas sur une contagiosité des lésions ni sur une toxicité rénale habituelle.

17. Quelle précaution s’impose chez une femme en âge de procréer traitée par acitrétine ?

L’acitrétine est autorisée avec une contraception arrêtée dès la fin du traitement
L’acitrétine est remplacée par des UVB pendant trois mois après la dernière prise
L’acitrétine est contre-indiquée et une contraception doit être maintenue deux ans après la dernière prise
L’acitrétine est prescrite à dose réduite sans mesure contraceptive particulière

L’acitrétine est contre-indiquée et une contraception doit être maintenue deux ans après la dernière prise

Explication

L’acitrétine est tératogène, ce qui explique sa contre-indication chez la femme en âge de procréer et le maintien d’une contraception pendant deux ans après la dernière prise. Une simple réduction de dose ne supprime pas ce risque tératogène.

18. Quels éléments fondent le rôle infirmier dans la prise en charge du psoriasis ?

L’empathie, le contexte du patient et la maîtrise des traitements
L’information du patient, la chirurgie cutanée et la radiothérapie
L’observation des lésions et la prescription des traitements adaptés
La surveillance biologique, le régime alimentaire et l’arrêt des soins

L’empathie, le contexte du patient et la maîtrise des traitements

Explication

Le rôle infirmier associe une relation empathique, l’analyse du contexte médical et social, ainsi que la connaissance des traitements topiques, de la photothérapie et des traitements systémiques. La prescription médicale ne constitue pas l’élément central décrit ici, car l’infirmier contribue à la prise en charge et à l’accompagnement du traitement.

19. Un patient présente une forme clinique particulière de psoriasis : quel principe doit guider le choix de son traitement ?

Privilégier un traitement systémique dès le diagnostic
Adapter le traitement à la forme clinique observée
Choisir le traitement selon l’âge sans tenir compte des lésions
Appliquer le même traitement à toutes les formes cliniques

Adapter le traitement à la forme clinique observée

Explication

Le traitement du psoriasis doit être adapté à la forme clinique de la maladie, car les manifestations peuvent nécessiter des prises en charge différentes. Appliquer une stratégie identique à toutes les formes néglige cette adaptation clinique.

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Qu'est-ce que le psoriasis ?

Une dermatose érythémato-squameuse chronique.

Quelle est la cause principale du psoriasis ?

Un renouvellement accéléré de l’épiderme lié à une activation anormale du système immunitaire cutané.

Quelle est la prévalence du psoriasis ?

Elle est de 2 %.

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