QCM : Rééducation pelvi-périnéale (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique décrit le mieux le plancher pelvien féminin ?

C’est une structure osseuse qui sépare la cavité abdominale de la cavité vaginale
C’est un ensemble musculo-fascial vascularisé et innervé, traversé par un hiatus viscéral
C’est une membrane fibreuse avasculaire située au-dessus des organes abdominaux
C’est un anneau musculaire fermé entourant exclusivement le canal urétral

C’est un ensemble musculo-fascial vascularisé et innervé, traversé par un hiatus viscéral

Explication

Le plancher pelvien associe des muscles et des fascias vascularisés et innervés, avec un hiatus traversé par le vagin, l’urètre et le canal anal. La description d’une membrane avasculaire ne correspond donc pas à cette organisation anatomique.

2. Quelle association correspond aux fonctions principales du périnée ?

Statique pelvienne, fonctions vésico-sphinctérienne, ano-rectale et génito-sexuelle
Mobilité lombaire, ventilation pulmonaire, mastication et déglutition
Soutien thoracique, filtration rénale, équilibre hormonal et vision
Respiration, digestion, circulation sanguine et thermorégulation

Statique pelvienne, fonctions vésico-sphinctérienne, ano-rectale et génito-sexuelle

Explication

La fonction périnéale regroupe le soutien des organes pelviens, la continence urinaire, la fonction ano-rectale et la fonction génito-sexuelle. La respiration et la digestion peuvent interagir avec la région pelvienne, mais ne constituent pas cette classification fonctionnelle.

3. Quelle propriété caractérise principalement les fibres de type I du plancher pelvien ?

Elles sont surtout concentrées autour de l’urètre et répondent par des réflexes rapides
Elles assurent des contractions lentes et prolongées, avec une bonne résistance à la fatigue
Elles produisent des contractions très rapides et s’épuisent après un effort bref
Elles interviennent principalement lors d’une poussée abdominale de courte durée

Elles assurent des contractions lentes et prolongées, avec une bonne résistance à la fatigue

Explication

Les fibres de type I représentent une grande partie des fibres du plancher pelvien et permettent une activité lente et prolongée. Les fibres de type II, davantage présentes dans les régions péri-urétrale et péri-anale, sont plutôt rapides et fatigables.

4. Comment définit-on un prolapsus pelvien ?

Une infection des organes pelviens avec écoulement par voie vaginale ou anale
Une saillie anormale d’un ou de plusieurs organes pelviens par voie vaginale ou anale
Une faiblesse abdominale responsable d’une augmentation transitoire de la pression pelvienne
Une contraction involontaire des muscles pelviens provoquant une douleur périnéale

Une saillie anormale d’un ou de plusieurs organes pelviens par voie vaginale ou anale

Explication

Le prolapsus correspond à la descente ou à la saillie anormale d’un ou plusieurs organes pelviens par voie vaginale ou anale. Une infection ou une contraction musculaire involontaire ne définit pas ce trouble de la statique pelvienne.

5. Quelle distinction entre rectocèle et prolapsus rectal est correcte ?

La rectocèle passe par voie anale, tandis que le prolapsus rectal fait saillie par voie vaginale
La rectocèle concerne la vessie, tandis que le prolapsus rectal concerne l’utérus
La rectocèle correspond à une procidence interne, tandis que le prolapsus rectal concerne le vagin
La rectocèle fait saillie par voie vaginale, tandis que le prolapsus rectal passe par voie anale

La rectocèle fait saillie par voie vaginale, tandis que le prolapsus rectal passe par voie anale

Explication

La rectocèle est une hernie de la paroi rectale vers le vagin, alors que le prolapsus rectal s’extériorise par l’anus. La vessie et l’utérus sont associés à d’autres formes de prolapsus vaginaux.

6. Quel traitement est recommandé en première intention pour les troubles de la statique pelvienne ?

Une immobilisation prolongée visant à réduire les contraintes sur le plancher pelvien
Une rééducation périnéale associée à une stabilisation lombo-pelvienne
Un traitement médicamenteux destiné à renforcer directement les fascias pelviens
Une chirurgie reconstructrice proposée avant toute prise en charge conservatrice

Une rééducation périnéale associée à une stabilisation lombo-pelvienne

Explication

La HAS recommande en 2021 la rééducation périnéale associée à la stabilisation lombo-pelvienne comme traitement de première intention, y compris après chirurgie pour limiter les récidives. La chirurgie peut être indiquée dans certaines situations, mais elle ne constitue pas l’unique option initiale.

7. Quelle situation correspond à une miction physiologique chez l’adulte ?

Une miction indolore et complète, sans poussée, environ quatre à huit fois par jour
Une miction très fréquente avec un volume quotidien dépassant habituellement 1,5 litre
Une miction nocturne répétée, associée à un besoin de vider la vessie après chaque effort
Une miction douloureuse et incomplète, nécessitant une poussée à chaque épisode

Une miction indolore et complète, sans poussée, environ quatre à huit fois par jour

Explication

La miction physiologique est indolore, complète, réalisée sans poussée, quatre à huit fois par jour et zéro à une fois par nuit, pour une diurèse d’environ 1,5 litre. Une augmentation de la fréquence ou du volume uriné relève de troubles distincts et ne définit pas une miction normale.

8. Que se passe-t-il lors du cycle normal de remplissage et de vidange vésicale ?

Le remplissage stocke progressivement l’urine, puis la vidange associe relâchement vésical et ouverture sphinctérienne
Le remplissage provoque l’ouverture sphinctérienne, puis la vidange repose sur une contraction abdominale obligatoire
Le remplissage et la vidange se déroulent simultanément grâce à une contraction permanente de la vessie
Le remplissage vide progressivement la vessie, puis la vidange ferme le sphincter pour retenir l’urine

Le remplissage stocke progressivement l’urine, puis la vidange associe relâchement vésical et ouverture sphinctérienne

Explication

Pendant le remplissage, le besoin apparaît progressivement au cours d’une phase de stockage. Lors de la miction, la vessie se vide grâce à l’alternance coordonnée entre son relâchement et l’ouverture sphinctérienne, sans que la poussée abdominale soit le mécanisme normal.

9. Quelle définition correspond à l’urgenturie ?

Une augmentation du volume uriné sur vingt-quatre heures sans modification de l’envie d’uriner
Une fuite d’urine apparaissant lors d’un effort, d’une toux ou d’un éternuement
Une difficulté à commencer la miction malgré une vessie suffisamment remplie
Un besoin urgent et irrépressible d’uriner pouvant provoquer une fuite avant l’arrivée aux toilettes

Un besoin urgent et irrépressible d’uriner pouvant provoquer une fuite avant l’arrivée aux toilettes

Explication

L’urgenturie est un besoin d’uriner soudain, urgent et difficile à retenir, qui peut entraîner une incontinence par urgenturie. Une fuite déclenchée par un effort correspond plutôt à une incontinence urinaire d’effort.

10. Quelle situation illustre une incontinence urinaire mixte ?

Des fuites précédées d’un besoin urgent sans relation avec une augmentation de pression abdominale
Des fuites lors d’un éternuement et lors d’un besoin urgent et irrépressible
Des fuites provoquées par un effort physique sans sensation urgente préalable
Des mictions fréquentes avec un volume quotidien augmenté mais sans épisode de fuite

Des fuites lors d’un éternuement et lors d’un besoin urgent et irrépressible

Explication

L’incontinence mixte associe le mécanisme d’effort, lié à une augmentation de la pression abdominale, et le mécanisme d’urgenturie. Les autres situations décrivent séparément l’incontinence d’effort, l’incontinence par urgenturie ou une modification du volume uriné.

11. Quel mécanisme explique le plus souvent l’incontinence urinaire d’effort chez la femme ?

Une hyperactivité isolée du détrusor vésical
Une perte du support du col vésical et de l’urètre
Une défaillance sphinctérienne d’origine exclusivement médicamenteuse
Une infection urinaire récidivante avec irritation vésicale

Une perte du support du col vésical et de l’urètre

Explication

L’incontinence urinaire d’effort résulte le plus souvent d’une perte du support du col vésical et de l’urètre. La défaillance sphinctérienne correspond plutôt à une cause chirurgicale ou neurologique qu’à un mécanisme général et fréquent.

12. Quel traitement constitue une première intention pour l’incontinence urinaire d’effort, l’incontinence urinaire par urgenturie et la forme mixte chez la femme ?

La prescription systématique d’un traitement antibiotique
La restriction importante des apports hydriques quotidiens
La chirurgie de suspension du col vésical
L’entraînement des muscles du plancher pelvien

L’entraînement des muscles du plancher pelvien

Explication

L’entraînement des muscles du plancher pelvien est un traitement de première intention pour ces trois formes d’incontinence urinaire, avec un niveau de preuve élevé. La chirurgie peut être envisagée dans certaines situations, mais elle ne constitue pas la stratégie initiale commune à toutes ces formes.

13. Quelle définition correspond à l’incontinence anale ?

Une sensation urgente d’avoir besoin d’aller à la selle
Une émission incontrôlée de gaz et/ou de selles
Une émission involontaire limitée aux selles liquides
Une difficulté persistante à évacuer les selles

Une émission incontrôlée de gaz et/ou de selles

Explication

L’incontinence anale désigne l’émission incontrôlée ou involontaire de gaz et/ou de selles. La limiter aux selles exclurait à tort les pertes de gaz, qui sont également concernées.

14. Quelle distinction décrit correctement les fonctions de continence et d’exonération du système ano-rectal ?

La continence dépend de l’évacuation rectale, tandis que l’exonération repose sur le stockage des selles.
La continence repose sur le stockage et la fermeture, tandis que l’exonération exige une ouverture et une poussée coordonnées.
La continence et l’exonération reposent toutes deux sur une contraction sphinctérienne maintenue.
La continence repose sur une poussée active, tandis que l’exonération dépend d’une fermeture sphinctérienne prolongée.

La continence repose sur le stockage et la fermeture, tandis que l’exonération exige une ouverture et une poussée coordonnées.

Explication

La continence nécessite notamment le stockage rectal et la fermeture sphinctérienne, alors que l’exonération demande une ouverture et une poussée coordonnées. Une contraction maintenue des sphincters ferait obstacle à l’évacuation normale.

15. Dans quelle proportion les neuropathies d’étirement sont-elles retrouvées dans les incontinences anales ?

Environ 40 % des cas
Environ 75 % des cas
Environ 25 % des cas
Environ 60 % des cas

Environ 75 % des cas

Explication

Les neuropathies d’étirement sont retrouvées dans environ 75 % des incontinences anales. La proportion de 60 % concerne les ruptures sphinctériennes et ne doit pas être transposée à l’ensemble des incontinences.

16. Quelle situation correspond à une dyschésie ?

Une évacuation difficile avec efforts importants ou recours à des manœuvres digitales
Une perte involontaire de selles ou de gaz sans difficulté d’évacuation
Une douleur abdominale isolée sans modification de l’exonération
Une augmentation de la fréquence des selles sans effort de poussée

Une évacuation difficile avec efforts importants ou recours à des manœuvres digitales

Explication

La dyschésie correspond à une difficulté d’exonération pouvant comporter des efforts intenses et le recours à des manœuvres digitales. La perte involontaire de selles ou de gaz relève plutôt de l’incontinence anale.

17. Quel mécanisme caractérise l’anisme au moment de l’exonération ?

Une diminution de la sensibilité rectale pendant le remplissage
Une accélération du transit liée à une contraction colique excessive
Une contraction paradoxale des muscles sphinctériens striés
Une relaxation coordonnée des sphincters avec une poussée abdominale

Une contraction paradoxale des muscles sphinctériens striés

Explication

L’anisme est une contraction paradoxale de l’appareil sphinctérien strié pendant la poussée, ce qui crée un obstacle à l’évacuation. Dans une exonération normale, les sphincters doivent au contraire se relâcher de manière coordonnée.

18. Quelle conduite est adaptée pour l’entraînement du plancher pelvien pendant la grossesse ?

Poursuivre des contractions qualitatives, avec un travail postural, respiratoire et de mobilité du bassin
Privilégier des contractions maximales associées à une électrothérapie régulière
Suspendre tout travail manuel et commencer des techniques endocavitaires adaptées
Remplacer les exercices périnéaux par une immobilisation visant à réduire les sollicitations pelviennes

Poursuivre des contractions qualitatives, avec un travail postural, respiratoire et de mobilité du bassin

Explication

Pendant la grossesse, l’entraînement peut être poursuivi avec des contractions non maximales et des techniques posturales, respiratoires et de mobilité. L’électrothérapie et les techniques endocavitaires sont contre-indiquées, ce qui rend la deuxième proposition inadaptée.

19. Lequel de ces éléments constitue un facteur d’accouchement traumatique pour le plancher pelvien ?

Une durée de travail brève sans intervention instrumentale
Une préparation respiratoire régulière pendant la grossesse
Un accouchement instrumenté par forceps
Une présentation fœtale favorable par le sommet

Un accouchement instrumenté par forceps

Explication

L’utilisation de forceps fait partie des facteurs associés à un accouchement traumatique, comme un travail long, un poids élevé du bébé ou une présentation par la face ou le front. Une présentation favorable et un travail bref sans instrument ne correspondent pas aux facteurs cités.

20. Quelle distinction décrit correctement le vaginisme et l’hypertonie périnéale ?

Le vaginisme apparaît lors d’une tentative de pénétration, tandis que l’hypertonie élève le tonus de repos
Le vaginisme élève le tonus de repos, tandis que l’hypertonie apparaît lors d’une tentative de pénétration
Le vaginisme correspond à une faiblesse musculaire, tandis que l’hypertonie désigne une absence de contraction
Le vaginisme concerne la douleur vésicale, tandis que l’hypertonie concerne la douleur cicatricielle

Le vaginisme apparaît lors d’une tentative de pénétration, tandis que l’hypertonie élève le tonus de repos

Explication

Le vaginisme est un spasme réflexe déclenché par une tentative de pénétration, alors que l’hypertonie périnéale correspond à une élévation permanente du tonus de repos. La deuxième proposition inverse donc les deux mécanismes.

21. Comment définit-on la dysfonction érectile ?

Une incapacité à obtenir ou maintenir une érection suffisante pour une activité sexuelle
Une élévation durable du tonus périnéal pouvant perturber le confort au repos
Une douleur persistante provenant des muscles, des viscères ou des cicatrices pelviennes
Une contraction réflexe des muscles périnéaux lors d’une tentative de pénétration

Une incapacité à obtenir ou maintenir une érection suffisante pour une activité sexuelle

Explication

La dysfonction érectile désigne l’incapacité à obtenir ou à maintenir une érection suffisante pour permettre une activité sexuelle. Une élévation du tonus périnéal relève d’une autre situation clinique et peut notamment contribuer à l’éjaculation prématurée.

22. Quel est l’objectif principal de la rééducation de la dyspareunie ?

Traiter une incontinence anale par des exercices de poussée et une mobilisation viscérale
Renforcer le tonus périnéal par des contractions maximales répétées et une électrothérapie
Augmenter la sensibilité vulvaire au moyen d’étirements rapides et de stimulations douloureuses
Réduire l’hypertonie périnéale grâce à des techniques comportementales et au biofeedback

Réduire l’hypertonie périnéale grâce à des techniques comportementales et au biofeedback

Explication

La rééducation de la dyspareunie cherche à diminuer l’hypertonie périnéale en utilisant notamment des techniques comportementales et le biofeedback. Le renforcement maximal vise un objectif différent et ne répond pas au mécanisme principal décrit ici.

23. Quelle caractéristique décrit la rééducation après un cancer pelvien ?

Elle vise d’abord la mobilité articulaire, tandis que les troubles urinaires et anaux restent secondaires
Elle est symptomatique et globale, sans protocole standardisé, avec une priorité donnée à la continence
Elle se limite à la prise en charge de la douleur et débute après la fin de tous les traitements médicaux
Elle suit un protocole identique pour chaque patient, centré sur la récupération de la force musculaire

Elle est symptomatique et globale, sans protocole standardisé, avec une priorité donnée à la continence

Explication

Après un cancer pelvien, la rééducation est individualisée, symptomatique et globale, sans protocole standardisé, et elle recherche prioritairement la continence urinaire et anale. Un protocole identique pour tous contredit cette approche adaptée aux symptômes.

24. À quel moment le kinésithérapeute doit-il être intégré à l’équipe soignante dans les soins de support en cancérologie ?

Après l’apparition de séquelles fonctionnelles persistantes
Lorsque les soins médicaux ne nécessitent plus de coordination
Dès le début de la prise en charge
À la fin des traitements oncologiques principaux

Dès le début de la prise en charge

Explication

Le kinésithérapeute doit rejoindre l’équipe soignante dès le début de la prise en charge afin de contribuer précocement aux soins de support. Attendre l’apparition de séquelles ou la fin des traitements retarde cette intégration recommandée.

25. Quel ensemble de thèmes relève de l’éducation du patient en rééducation périnéale ?

La force musculaire, la douleur articulaire et la mobilité générale
La souplesse lombaire, l’équilibre postural et la coordination gestuelle
Le fonctionnement périnéal, les habitudes d’élimination et l’auto-entraînement
La pression artérielle, l’alimentation et la capacité respiratoire

Le fonctionnement périnéal, les habitudes d’élimination et l’auto-entraînement

Explication

L’éducation porte sur le fonctionnement du périnée, les habitudes mictionnelles et défécatoires, les gestes à aménager, l’observance et l’auto-entraînement. La force musculaire et la mobilité générale peuvent être évaluées en rééducation, mais elles ne définissent pas ici le contenu central de l’éducation du patient.

26. Quelle conduite facilite l’exonération lorsque cela est nécessaire ?

Choisir un moment avant le repas, relever les pieds et bloquer la respiration
Contracter fortement le périnée, maintenir les genoux rapprochés et pousser par à-coups
Respecter le besoin, choisir un moment après un repas et pousser progressivement
Retarder le besoin, s’asseoir jambes tendues et pousser rapidement

Respecter le besoin, choisir un moment après un repas et pousser progressivement

Explication

La conduite recommandée associe le respect du besoin, un horaire favorable après un repas, les pieds surélevés, les genoux fléchis au-delà de 90 degrés et une poussée douce. Retarder le besoin ou pousser brutalement ne correspond pas aux conseils visant à faciliter l’exonération.

27. Quel outil permet principalement de repérer les habitudes mictionnelles et les circonstances des fuites ?

Le calendrier mictionnel
Le pad-test
Le bilan endocavitaire
Le testing périnéal

Le calendrier mictionnel

Explication

Le calendrier mictionnel consigne notamment les mictions de précaution, les mictions tardives, les circonstances des fuites et les boissons consommées. Le pad-test mesure principalement la quantité de fuites et ne décrit donc pas avec la même précision le comportement mictionnel.

28. Que comprend une rééducation périnéale multimodale ?

Une chirurgie corrective complétée par des étirements et une réadaptation cardiovasculaire
Une prescription médicamenteuse accompagnée d’un repos musculaire et d’une surveillance biologique
Une analyse posturale isolée suivie d’exercices respiratoires sans travail périnéal
Une association d’éducation comportementale, d’entraînement musculaire et de techniques instrumentales

Une association d’éducation comportementale, d’entraînement musculaire et de techniques instrumentales

Explication

La rééducation multimodale combine l’information comportementale, l’entraînement musculaire, les techniques instrumentales et le travail postural et respiratoire global. Une approche limitée à la posture ou à la respiration ne couvre pas cette association de moyens.

29. Quel est le rôle principal du biofeedback dans la rééducation périnéale ?

Évaluer la qualité de vie sans examiner l’activité des muscles périnéaux
Remplacer l’entraînement musculaire par une stimulation électrique automatique
Permettre de visualiser et de corriger l’activité périnéale grâce à un retour guidé
Mesurer la quantité de fuites urinaires au cours d’une journée habituelle

Permettre de visualiser et de corriger l’activité périnéale grâce à un retour guidé

Explication

Le biofeedback fournit un retour visuel ou auditif permettant au patient d’analyser et de corriger son activité périnéale, notamment avec l’aide du thérapeute. Il ne mesure pas principalement la quantité de fuites, qui relève plutôt du pad-test.

30. Dans le schéma PERFECT, comment l’endurance d’une contraction périnéale est-elle évaluée ?

En déterminant la fréquence maximale de stimulation nécessaire pour obtenir une contraction
En appréciant la capacité à relâcher le périnée après cinq contractions rapides
En comptant les contractions réalisées sans diminution d’intensité pendant une minute
En mesurant sa tenue jusqu’à une perte de 35 % de puissance, pendant au plus 10 secondes

En mesurant sa tenue jusqu’à une perte de 35 % de puissance, pendant au plus 10 secondes

Explication

Dans le schéma PERFECT, l’endurance correspond à la durée de maintien de la contraction jusqu’à une perte de 35 % de la puissance maximale volontaire, avec une limite de 10 secondes. Le nombre de contractions sans baisse d’intensité correspond plutôt à l’évaluation des répétitions.

31. Pourquoi un bilan initial est-il requis avant de commencer une rééducation de l’incontinence urinaire ?

Pour établir une prescription médicamenteuse avant toute évaluation fonctionnelle
Pour remplacer le consentement du patient et fixer une durée identique pour chaque traitement
Pour choisir les techniques, suivre l’évolution et mesurer l’efficacité du traitement
Pour réserver les bilans au suivi d’une chirurgie lorsque les symptômes persistent

Pour choisir les techniques, suivre l’évolution et mesurer l’efficacité du traitement

Explication

Le bilan initial sert à orienter le choix des techniques, à fournir une référence pour le suivi et à mesurer l’efficacité de la prise en charge. Il ne remplace pas le consentement et ne se limite pas au suivi postopératoire.

32. Quels éléments appartiennent au bilan diagnostic kinésithérapique périnéal ?

La mesure de la taille, le test cardiovasculaire, l’audiogramme et l’évaluation ophtalmologique
La consultation chirurgicale, l’examen neurologique central, la radiographie et le régime alimentaire
L’interrogatoire, les examens externe et endocavitaire, les mesures fonctionnelles et l’évaluation de la qualité de vie
L’imagerie abdominale, l’analyse sanguine, l’épreuve d’effort et la prescription antibiotique

L’interrogatoire, les examens externe et endocavitaire, les mesures fonctionnelles et l’évaluation de la qualité de vie

Explication

Le bilan comprend l’interrogatoire, les examens externe et endocavitaire, les mesures fonctionnelles, l’évaluation de la qualité de vie et la planification thérapeutique. Les examens biologiques, cardiovasculaires ou ophtalmologiques ne constituent pas les composantes décrites de ce bilan kinésithérapique.

33. Dans quelles conditions un examen endocavitaire peut-il être réalisé ?

Après une information claire, loyale et appropriée, avec le consentement du patient
Après une information générale, même si le patient exprime une opposition à l’examen
Après l’accord d’un proche, lorsque le thérapeute estime l’examen utile
Après une prescription médicale, sans qu’une explication spécifique soit nécessaire

Après une information claire, loyale et appropriée, avec le consentement du patient

Explication

L’examen endocavitaire est proposé et nécessite une information loyale, claire et appropriée ainsi que le consentement du patient. Une prescription ou l’accord d’un proche ne remplace pas le consentement de la personne examinée.

34. Que mesure principalement le testing périnéal coté de 0 à 5 ?

La force de la contraction, de l’absence de contraction à une contraction contre résistance sans fatigue
La quantité de fuites produites lors d’une activité physique standardisée
La durée d’une contraction jusqu’à une diminution déterminée de sa puissance
La douleur, la relaxation, les compensations et la symétrie observées pendant l’examen

La force de la contraction, de l’absence de contraction à une contraction contre résistance sans fatigue

Explication

Le testing périnéal attribue une cotation de 0 à 5 qui décrit la force de contraction, jusqu’à une contraction contre résistance sans fatigue. L’analyse de la douleur, de la relaxation, des compensations et de la symétrie relève davantage de l’examen qualitatif.

35. Quelle méthode relève pendant 72 heures consécutives les heures et les volumes des mictions, ainsi que la présence éventuelle de fuites ?

Le pad-test d’une heure
La sonde double-ballon
Le pad-test de 24 heures
Le calendrier mictionnel

Le calendrier mictionnel

Explication

Le calendrier mictionnel consigne durant 72 heures les horaires, les volumes urinés et les éventuelles fuites. Le pad-test, lui, quantifie les pertes par la pesée d’une protection, ce qui ne correspond pas à ce relevé continu des mictions.

36. Quelle différence caractérise le pad-test d’une heure par rapport à celui de 24 heures ?

Il analyse la vie quotidienne, tandis que l’autre standardise des exercices
Il standardise des exercices, tandis que l’autre reflète la vie quotidienne
Il évalue la pression urétrale, tandis que l’autre mesure la contraction anale
Il mesure les volumes urinés, tandis que l’autre consigne les horaires mictionnels

Il standardise des exercices, tandis que l’autre reflète la vie quotidienne

Explication

Le pad-test d’une heure associe une protection à des exercices standardisés, puis la protection est pesée. Le test de 24 heures observe davantage les fuites dans les conditions habituelles de vie, et non lors d’efforts imposés.

37. Quelle stratégie correspond principalement à la prise en charge d’une incontinence urinaire d’effort ?

Rechercher une relaxation périnéale pendant chaque effort
Supprimer les mictions de précaution avant toute activité
Déclencher un verrouillage périnéal lors des efforts
Privilégier l’inhibition vésicale lors des envies pressantes

Déclencher un verrouillage périnéal lors des efforts

Explication

L’incontinence urinaire d’effort justifie notamment un verrouillage périnéal déclenché par l’effort, avec renforcement et harmonisation des pressions abdomino-pelviennes. La relaxation au repos et l’inhibition vésicale concernent davantage d’autres situations, notamment les urgences mictionnelles.

38. Quelle association thérapeutique est adaptée à des urgences mictionnelles ?

Verrouillage à l’effort, poussées abdominales et port de charges
Vidange rectale, force sphinctérienne et coordination ano-rectale
Renforcement manuel, électrostimulation et exercices par cavitation
Relaxation au repos, endurance périnéale et inhibition vésicale

Relaxation au repos, endurance périnéale et inhibition vésicale

Explication

La prise en charge des urgences mictionnelles associe relaxation au repos, endurance périnéale, inhibition vésicale, limitation des excitants et suppression des mictions de précaution. Le verrouillage à l’effort correspond plutôt à la stratégie utilisée face à une incontinence urinaire d’effort.

39. Quel objectif appartient à la rééducation d’une incontinence anale ?

Développer l’inhibition vésicale et réduire les boissons excitantes
Harmoniser les pressions abdomino-pelviennes pendant les efforts
Améliorer la force, l’endurance et la rapidité sphinctériennes
Associer une électrostimulation à 50 Hz et des exercices par cavitation

Améliorer la force, l’endurance et la rapidité sphinctériennes

Explication

La rééducation de l’incontinence anale vise une vidange rectale correcte, les qualités sphinctériennes et la coordination ano-rectale, notamment grâce au biofeedback. L’inhibition vésicale concerne les urgences urinaires, tandis que l’électrostimulation à 50 Hz et la cavitation sont associées à la béance vaginale.

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Mémorisez les réponses avec 74 flashcards sur Rééducation pelvi-périnéale.

Qu'est-ce que le plancher pelvien ?

Un ensemble de muscles et de fascias vascularisé et innervé.

Quels organes traversent le hiatus du plancher pelvien chez la femme ?

Le vagin, l’urètre et le canal anal.

Quelles fonctions associe la fonction périnéale ?

La statique pelvienne, la fonction vésico-sphinctérienne, ano-rectale et génito-sexuelle.

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