★ À maîtriser
Le neurone est une cellule excitable dont la stimulation électrique peut provoquer une brève inversion temporaire du potentiel transmembranaire.
🔄 Le potentiel d’action comprend quatre phases successives :
Compléments
Dépolarisation → repolarisation → hyperpolarisation → repos
★ À maîtriser
📌 Un potentiel d’action, et donc un message nerveux, est généré uniquement si l’intensité de la stimulation dépasse le seuil de dépolarisation.
📌 L’augmentation de l’intensité de stimulation augmente la fréquence des potentiels d’action, mais pas leur amplitude ; le message nerveux est donc codé en fréquence de potentiels d’action.
Compléments
L’intensité règle la fréquence, pas l’amplitude
★ À maîtriser
Le message nerveux se propage de proche en proche et à sens unique : dans les dendrites vers le corps cellulaire, puis dans les axones depuis le corps cellulaire vers la terminaison synaptique.
La vitesse de propagation du message nerveux varie de 1 m/s à 100 m/s selon le type de fibre et la présence ou l’absence d’une gaine de myéline autour de la fibre.
Compléments
Dendrites vers le corps cellulaire, axone vers la terminaison
★ À maîtriser
Une synapse comprend un bouton synaptique, une fente synaptique et une partie de la membrane postsynaptique portant des récepteurs spécifiques aux neurotransmetteurs.
🔄 La transmission neuro-neuronique suit ces étapes :
📌 Au niveau des synapses, le message nerveux électrique codé en fréquence de potentiels d’action est traduit en message chimique codé en concentration de neurotransmetteurs.
🔄 La transmission suit ces étapes :
Les potentiels d’action musculaires (PAM) se propagent sur la membrane de la cellule musculaire, ouvrent des canaux calciques de la membrane du réticulum sarcoplasmique, augmentent la concentration intracytoplasmique en Ca²⁺ et provoquent la contraction de la fibre musculaire.
Compléments
Dans une synapse neuro-neuronique, une concentration plus élevée de neurotransmetteurs est associée à une fréquence plus importante de potentiels d’action dans le neurone postsynaptique.
La transmission au niveau d’une synapse neuromusculaire suit sensiblement les mêmes étapes que celle d’une synapse neuro-neuronique.
La jonction entre un motoneurone et une cellule musculaire est une synapse neuromusculaire, aussi appelée plaque motrice.
Arrivée électrique → libération chimique → réception → nouveau signal
📌 Une synapse excitatrice favorise la formation d’un nouveau message nerveux par le neurone postsynaptique, tandis qu’une synapse inhibitrice s’oppose à cette formation.
Le temps additionne une synapse ; l’espace additionne plusieurs synapses
★ À maîtriser
🔄 Le trajet sensitif suit ces étapes :
Les motoneurones élaborent un message nerveux moteur (MNM), ou efférent, qui circule dans leurs axones par la racine ventrale, puis dans les fibres motrices d’un nerf rachidien.
Dans la moelle épinière, le neurone sensoriel transmet le message nerveux sensitif à un interneurone inhibiteur par une deuxième synapse; cet interneurone est connecté au motoneurone du muscle antagoniste et génère un message nerveux inhibiteur qui empêche ce motoneurone de transmettre un message moteur.
Pendant la contraction du muscle extenseur, le muscle antagoniste reste relâché, ce qui permet le mouvement de l’articulation et rétablit la posture après un déséquilibre.
Le réflexe myotatique fait intervenir peu de neurones et a pour centre nerveux la moelle épinière, non le cerveau, ce qui explique la rapidité et le caractère inconscient de la réponse musculaire.
Compléments
À l’extrémité ramifiée des axones des motoneurones, chaque terminaison axonique transmet le MNM à une cellule musculaire effectrice par une synapse neuromusculaire, ce qui entraîne la contraction des cellules musculaires et du muscle extenseur entier.
Un motoneurone peut innerver plusieurs cellules musculaires, mais chaque cellule musculaire n’est innervée que par un seul motoneurone.
Les messages nerveux du réflexe myotatique circulent et sont traités dans la même moitié gauche ou droite de la moelle épinière que celle où se trouve le muscle impliqué.
Ganglion rachidien → racine dorsale → moelle → racine ventrale → muscle
★ À maîtriser
📌 Dans le cerveau, la substance grise externe renferme des corps cellulaires de neurones et constitue le cortex cérébral, tandis que la substance blanche interne renferme des fibres nerveuses.
Le cortex cérébral comprend plusieurs aires spécialisées dans le traitement de types particuliers d’informations.
Le cortex moteur est organisé en aires motrices contenant les corps cellulaires de neurones corticaux, ou pyramidaux, qui contrôlent les muscles des différentes parties du corps selon une cartographie précise et élaborent le message nerveux moteur du mouvement volontaire.
Les corps cellulaires des neurones corticaux du cortex moteur traitent les messages nerveux reçus d’autres aires cérébrales spécialisées et élaborent le message nerveux moteur.
Le message nerveux moteur descend le long des axones corticaux jusqu’à la moelle épinière; au cours du trajet, les fibres issues du cortex moteur croisent au niveau du bulbe rachidien, situé entre le cerveau et la moelle, de sorte que chaque aire motrice contrôle la moitié opposée du corps.
Dans la corne ventrale de la moelle épinière, les neurones corticaux transmettent le message moteur à des motoneurones par des synapses neuro-neuroniques; chaque motoneurone intègre ensuite, par plusieurs synapses, les messages reçus du cerveau et du muscle et élabore un nouveau message nerveux moteur.
🔄 Le message moteur suit ce trajet :
Compléments
Le cerveau est constitué de neurones et de cellules gliales non conductrices de messages nerveux, qui contribuent au bon fonctionnement des neurones.
Les astrocytes approvisionnent les neurones en nutriments apportés par les capillaires sanguins.
Les oligodendrocytes entourent les axones et forment une gaine de myéline qui permet une conduction rapide des messages nerveux.
La microglie intervient dans la défense immunitaire du cerveau.
L’IRM anatomique permet d’obtenir des images anatomiques du cerveau.
L’IRM fonctionnelle permet de visualiser les zones cérébrales actives lorsqu’un sujet effectue une tâche déterminée.
Les faisceaux d’axones des neurones corticaux acheminent le message nerveux moteur du cortex moteur à la moelle épinière.
La substance grise de la moelle épinière traite les différents messages nerveux qu’elle reçoit.
Cortex → moelle → motoneurone → muscle
★ À maîtriser
Un mouvement, réflexe ou volontaire, est rendu possible par la contraction musculaire, qui résulte d’une commande nerveuse.
Les réflexes myotatiques participent au maintien de la posture : en position debout, la gravité tend à solliciter certaines articulations, notamment les genoux et les hanches, et à entraîner la flexion de l’individu.
En position debout, l’étirement des muscles extenseurs de la tête, du dos et des jambes déclenche des réflexes myotatiques permanents, appelés tonus musculaire, qui permettent le maintien de la posture.
Compléments
Des perturbations du fonctionnement des systèmes nerveux ou musculaire peuvent entraîner des anomalies du mouvement et donc du comportement.
Le réflexe myotatique met en jeu les systèmes nerveux et musculaire et est fréquemment testé par le médecin pour vérifier l’intégrité du système neuromusculaire.
Le corps cellulaire du neurone sensitif se trouve dans le ganglion rachidien et son axone descend jusqu’à la corne ventrale, dans la substance grise de la moelle épinière.
Étirement → message sensitif → moelle épinière → message moteur → contraction
★ À maîtriser
Le muscle strié squelettique est constitué de cellules musculaires striées, ou fibres musculaires, organisées en faisceaux.
Les filaments épais de myosine et les filaments fins d’actine s’organisent en sarcomères répétés, responsables de l’aspect strié des fibres musculaires.
Le glissement des filaments d’actine par rapport aux filaments de myosine raccourcit les sarcomères, puis les fibres musculaires.
📌 Lors de la flexion de l’avant-bras, le biceps se contracte comme agoniste et le triceps se relâche comme antagoniste ; lors de l’extension, le triceps se contracte comme agoniste et le biceps se relâche comme antagoniste.
Compléments
Une fibre musculaire possède plusieurs noyaux et contient des myofibrilles constituant son cytosquelette.
🔄 La contraction se propage à plusieurs échelles : contraction des fibres, contraction du faisceau, contraction du muscle entier, qui s’épaissit et se raccourcit
Le raccourcissement et l’épaississement des muscles reliés aux os par des tendons permettent le mouvement relatif de ces os.
Au niveau d’une articulation, les os sont reliés entre eux par des ligaments.
Muscle → faisceaux → fibres → myofibrilles → sarcomères
★ À maîtriser
La contraction musculaire repose sur le glissement des filaments d’actine sur les filaments de myosine vers le centre du sarcomère, en présence d’ATP et de Ca²⁺.
L’hydrolyse de l’ATP en ADP et Pi fournit l’énergie chimique nécessaire au raccourcissement des sarcomères, convertie en énergie mécanique.
Une forte concentration de Ca²⁺ dans le cytoplasme permet l’interaction entre l’actine et la myosine.
Le cycle d’interaction entre actine et myosine comprend la formation de ponts d’union en présence de Ca²⁺, le pivotement des têtes de myosine qui fait glisser l’actine, la rupture des ponts par fixation de l’ATP, puis l’hydrolyse de l’ATP qui réactive et réoriente les têtes de myosine.
Compléments
📌 L’augmentation de la concentration cytoplasmique en Ca²⁺ n’est possible que lorsqu’un message nerveux parvient à la cellule musculaire.
Ca²⁺ permet l’accrochage, le pivot fait glisser, l’ATP détache puis réarme
★ À maîtriser
📌 Chez certains myopathes, une dystrophine absente ou tronquée est non fonctionnelle et n’assure plus la cohérence structurale de la cellule musculaire.
Compléments
L’absence de dystrophine fonctionnelle entraîne l’accumulation de microlésions dans les cellules musculaires, puis leur dégénérescence à terme.
Le schéma associe l’allèle normal à une dystrophine fonctionnelle et l’allèle muté par délétion à une dystrophine écourtée, voire absente, ainsi qu’à des fibres musculaires qui dégénèrent.
Le traitement des myopathies fait l’objet de recherches intensives.
Dystrophine non fonctionnelle → microlésions → dégénérescence
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1. Concernant le potentiel de repos :
2. Parmi les propositions suivantes concernant le potentiel d’action, laquelle ou lesquelles sont exactes ?
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Qu’est-ce que le potentiel de repos d’un neurone ?
Son potentiel transmembranaire en l’absence de stimulation.
Quelle est la valeur approximative du potentiel de repos d’un neurone ?
−70 mV.
Que peut provoquer une stimulation électrique du neurone ?
Une brève inversion temporaire du potentiel transmembranaire.
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