Fiche de révision : Sémiologie cardiaque et pulmonaire

Plan du Cours

  1. Souffles valvulaires fréquents
  2. Autres souffles et intensité
  3. Auscultation vasculaire
  4. Auscultation pulmonaire
  5. Œdème aigu pulmonaire
  6. Examen clinique initial

1. Souffles valvulaires fréquents

Notions clés & Définitions

  • Souffle fonctionnel : Souffle bénin, non lié à une atteinte valvulaire, isolé, systolique, bref, variable et d’intensité modérée, généralement inférieur à 3/6.
  • Rétrécissement aortique : Sténose, souvent liée à la calcification de la valve, qui gêne l’éjection du sang du ventricule gauche vers l’aorte.
  • Insuffisance aortique : Fuite de la valve aortique entraînant un reflux de sang de l’aorte vers le ventricule gauche pendant la diastole.
  • Insuffisance mitrale : Fermeture incomplète de la valve mitrale qui provoque un reflux de sang du ventricule gauche vers l’oreillette gauche pendant la systole.

★ À maîtriser

  • Le souffle du rétrécissement aortique est mésosystolique, rude et râpeux, maximal au foyer aortique et irradiant vers les carotides.

  • Le souffle d’insuffisance aortique est diastolique, doux et aspiratif, entendu au foyer aortique avec une irradiation vers le bord gauche du sternum.

Compléments

  • Le souffle fonctionnel peut être favorisé par un hyperdébit cardiaque, notamment lors d’une grossesse, d’une anémie ou d’une cirrhose.

  • Un rétrécissement aortique serré peut abolir B2, et ses symptômes cités sont la dyspnée d’effort, l’angor et la syncope d’effort.

  • Une insuffisance aortique sévère peut associer une pression artérielle diastolique inférieure à 50 mmHg, une pression systolique augmentée et des pouls frappés.

  • Le souffle d’insuffisance mitrale est systolique, doux, maximal à l’apex et irradiant vers le creux de l’aisselle.

  • Le souffle de rétrécissement mitral est diastolique, sourd et grave, maximal au foyer mitral, avec un renforcement télédiastolique en rythme sinusal.

Astuce mémo

Le rétrécissement aortique souffle en systole ; les insuffisances aortique et mitrale soufflent lors du reflux.

2. Autres souffles et intensité

★ À maîtriser

  • Une communication interventriculaire produit un souffle systolique très intense, coté 5/6 ou 6/6, irradiant largement dans le thorax en rayon de roue.

  • L’échelle d’intensité des souffles va de 1/6, audible après recherche attentive sans respiration, à 6/6, audible à distance sans stéthoscope.

Compléments

  • Une communication inter-atriale peut produire un souffle systolique entendu au foyer pulmonaire.

  • Le canal artériel persistant produit un souffle continu sous-claviculaire gauche.

  • La cardiomyopathie obstructive produit un souffle systolique au bord gauche du sternum, pouvant ressembler à celui du rétrécissement aortique.

3. Auscultation vasculaire

★ À maîtriser

  • Un souffle carotidien peut témoigner d’un rétrécissement artériel, par exemple par une plaque d’athérosclérose.

  • Un souffle ausculté dans les fosses lombaires peut évoquer une sténose des artères rénales, susceptible d’entraîner une hypertension artérielle et une insuffisance rénale chronique.

Compléments

  • Un souffle des artères iliaques peut être associé à une sténose iliaque ou à un faux anévrisme.

Astuce mémo

Un calibre artériel rétréci accélère le flux et peut produire un souffle.

4. Auscultation pulmonaire

Notions clés & Définitions

  • Murmure vésiculaire : Bruit doux et inspiratoire correspondant au remplissage des alvéoles pulmonaires.

★ À maîtriser

  • L’auscultation pulmonaire se fait patient assis, torse nu, respirant profondément bouche ouverte, en comparant les deux poumons de la base vers le haut et de face comme de dos.

  • Le murmure vésiculaire peut être diminué lors d’un :

    • épanchement pleural
    • emphysème
    • atélectasie
  • Les crépitants sont des craquements inspiratoires, souvent entendus aux bases, qui traduisent la présence de liquide dans les alvéoles sans être spécifiques de l’œdème pulmonaire.

  • Des crépitants bilatéraux à prédominance basale évoquent une insuffisance cardiaque gauche, des crépitants unilatéraux avec souffle tubaire une pneumopathie, et des crépitants diffus en bruit de scratch une fibrose pulmonaire.

Compléments

  • Les sibilants sont des sifflements expiratoires diffus associés à un rétrécissement des bronchioles, notamment lors d’une crise d’asthme ou d’une exacerbation de BPCO.

  • Les ronchis sont des bruits inspiratoires et expiratoires de ronflement ou de gargouillement évoquant un encombrement bronchique par des sécrétions.

Astuce mémo

Crépitants bilatéraux basaux : insuffisance cardiaque gauche ; foyer unilatéral : pneumopathie.

5. Œdème aigu pulmonaire

★ À maîtriser

  • L’œdème aigu pulmonaire lié à l’insuffisance cardiaque gauche peut se manifester par une détresse respiratoire brutale, souvent nocturne, faisant suite à une dyspnée d’effort.

  • L’œdème aigu pulmonaire peut provoquer une polypnée superficielle rapide, une orthopnée, un grésillement laryngé, une toux avec expectorations mousseuses et des crépitants bilatéraux pouvant remonter des bases vers les sommets.

Compléments

  • Dans l’œdème aigu pulmonaire, une extension des crépitants vers les sommets indique une atteinte plus grave selon le cours.

Astuce mémo

Crépitants qui remontent : l’atteinte pulmonaire s’aggrave.

6. Examen clinique initial

★ À maîtriser

  • L’examen clinique initial comprend l’évaluation de l’état général, de la conscience et des constantes, l’inspection, la palpation, les auscultations cardiaque et pulmonaire, puis une conclusion structurée.

Compléments

  • Les constantes à relever sont :

    • la fréquence cardiaque
    • la pression artérielle
    • la saturation en oxygène
    • la fréquence respiratoire
    • la température
  • La palpation recherche notamment les pouls périphériques et leur symétrie, le choc de pointe, un frémissement, des œdèmes prenant le godet et un reflux hépato-jugulaire.

  • L’auscultation cardiaque évalue le rythme, B1 et B2, les souffles, les bruits surajoutés et leurs irradiations.

Astuce mémo

Évaluer, inspecter, palper, ausculter, conclure.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Sémiologie cardiaque et pulmonaire avec 15 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel profil caractérise le mieux un souffle fonctionnel ?

2. Quel ensemble de caractéristiques décrit le souffle du rétrécissement aortique ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Sémiologie cardiaque et pulmonaire avec 36 flashcards interactives.

Qu’est-ce qu’un souffle fonctionnel ?

Un souffle bénin, isolé, systolique, bref, variable, d’intensité modérée et généralement inférieur à 3/6, sans atteinte valvulaire.

Qu’est-ce qu’un rétrécissement aortique ?

Une sténose, souvent calcifiée, qui gêne l’éjection du sang du ventricule gauche vers l’aorte.

Comment se caractérise le souffle du rétrécissement aortique ?

Il est mésosystolique, rude et râpeux, maximal au foyer aortique et irradiant vers les carotides.

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