★ À maîtriser
Le souffle du rétrécissement aortique est mésosystolique, rude et râpeux, maximal au foyer aortique et irradiant vers les carotides.
Le souffle d’insuffisance aortique est diastolique, doux et aspiratif, entendu au foyer aortique avec une irradiation vers le bord gauche du sternum.
Compléments
Le souffle fonctionnel peut être favorisé par un hyperdébit cardiaque, notamment lors d’une grossesse, d’une anémie ou d’une cirrhose.
Un rétrécissement aortique serré peut abolir B2, et ses symptômes cités sont la dyspnée d’effort, l’angor et la syncope d’effort.
Une insuffisance aortique sévère peut associer une pression artérielle diastolique inférieure à 50 mmHg, une pression systolique augmentée et des pouls frappés.
Le souffle d’insuffisance mitrale est systolique, doux, maximal à l’apex et irradiant vers le creux de l’aisselle.
Le souffle de rétrécissement mitral est diastolique, sourd et grave, maximal au foyer mitral, avec un renforcement télédiastolique en rythme sinusal.
Le rétrécissement aortique souffle en systole ; les insuffisances aortique et mitrale soufflent lors du reflux.
★ À maîtriser
Une communication interventriculaire produit un souffle systolique très intense, coté 5/6 ou 6/6, irradiant largement dans le thorax en rayon de roue.
L’échelle d’intensité des souffles va de 1/6, audible après recherche attentive sans respiration, à 6/6, audible à distance sans stéthoscope.
Compléments
Une communication inter-atriale peut produire un souffle systolique entendu au foyer pulmonaire.
Le canal artériel persistant produit un souffle continu sous-claviculaire gauche.
La cardiomyopathie obstructive produit un souffle systolique au bord gauche du sternum, pouvant ressembler à celui du rétrécissement aortique.
★ À maîtriser
Un souffle carotidien peut témoigner d’un rétrécissement artériel, par exemple par une plaque d’athérosclérose.
Un souffle ausculté dans les fosses lombaires peut évoquer une sténose des artères rénales, susceptible d’entraîner une hypertension artérielle et une insuffisance rénale chronique.
Compléments
Un calibre artériel rétréci accélère le flux et peut produire un souffle.
★ À maîtriser
L’auscultation pulmonaire se fait patient assis, torse nu, respirant profondément bouche ouverte, en comparant les deux poumons de la base vers le haut et de face comme de dos.
Le murmure vésiculaire peut être diminué lors d’un :
Les crépitants sont des craquements inspiratoires, souvent entendus aux bases, qui traduisent la présence de liquide dans les alvéoles sans être spécifiques de l’œdème pulmonaire.
Des crépitants bilatéraux à prédominance basale évoquent une insuffisance cardiaque gauche, des crépitants unilatéraux avec souffle tubaire une pneumopathie, et des crépitants diffus en bruit de scratch une fibrose pulmonaire.
Compléments
Les sibilants sont des sifflements expiratoires diffus associés à un rétrécissement des bronchioles, notamment lors d’une crise d’asthme ou d’une exacerbation de BPCO.
Les ronchis sont des bruits inspiratoires et expiratoires de ronflement ou de gargouillement évoquant un encombrement bronchique par des sécrétions.
Crépitants bilatéraux basaux : insuffisance cardiaque gauche ; foyer unilatéral : pneumopathie.
★ À maîtriser
L’œdème aigu pulmonaire lié à l’insuffisance cardiaque gauche peut se manifester par une détresse respiratoire brutale, souvent nocturne, faisant suite à une dyspnée d’effort.
L’œdème aigu pulmonaire peut provoquer une polypnée superficielle rapide, une orthopnée, un grésillement laryngé, une toux avec expectorations mousseuses et des crépitants bilatéraux pouvant remonter des bases vers les sommets.
Compléments
Crépitants qui remontent : l’atteinte pulmonaire s’aggrave.
★ À maîtriser
Compléments
Les constantes à relever sont :
La palpation recherche notamment les pouls périphériques et leur symétrie, le choc de pointe, un frémissement, des œdèmes prenant le godet et un reflux hépato-jugulaire.
L’auscultation cardiaque évalue le rythme, B1 et B2, les souffles, les bruits surajoutés et leurs irradiations.
Évaluer, inspecter, palper, ausculter, conclure.
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1. Quel profil caractérise le mieux un souffle fonctionnel ?
2. Quel ensemble de caractéristiques décrit le souffle du rétrécissement aortique ?
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Qu’est-ce qu’un souffle fonctionnel ?
Un souffle bénin, isolé, systolique, bref, variable, d’intensité modérée et généralement inférieur à 3/6, sans atteinte valvulaire.
Qu’est-ce qu’un rétrécissement aortique ?
Une sténose, souvent calcifiée, qui gêne l’éjection du sang du ventricule gauche vers l’aorte.
Comment se caractérise le souffle du rétrécissement aortique ?
Il est mésosystolique, rude et râpeux, maximal au foyer aortique et irradiant vers les carotides.
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