QCM : Soins en hématologie et thérapies cellulaires (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle spécialité médicale s’occupe des maladies du sang et des organes qui fabriquent les cellules sanguines ?

L’immunologie
L’oncologie
L’hémostase
L’hématologie

L’hématologie

Explication

L’hématologie est consacrée aux maladies du sang et des organes qui fabriquent les cellules sanguines. L’immunologie concerne les défenses de l’organisme, l’oncologie les cancers en général et l’hémostase la coagulation.

2. Une prise de sang révèle 900 leucocytes/mm³ et 450 polynucléaires neutrophiles/mm³. Quelle interprétation correspond à ces valeurs ?

Une aplasie avec risque infectieux majeur
Une numération compatible avec les seuils habituels
Une baisse isolée des leucocytes sans risque majeur
Une neutropénie au-dessus du seuil d’aplasie

Une aplasie avec risque infectieux majeur

Explication

L’aplasie ou neutropénie correspond à moins de 1 000 leucocytes/mm³ et moins de 500 neutrophiles/mm³, avec un risque infectieux majeur. Une numération normale ne correspond pas à ces seuils, et le risque n’est pas négligeable.

3. Quel est le rôle de la moelle osseuse dans l’organisation des cellules sanguines ?

Produire les cellules de la seule lignée myéloïde
Produire les cellules de la seule lignée lymphoïde
Produire les cellules des lignées myéloïde et lymphoïde
Stocker les cellules fabriquées par la rate

Produire les cellules des lignées myéloïde et lymphoïde

Explication

La moelle osseuse produit les cellules sanguines qui appartiennent aux lignées myéloïde et lymphoïde. La rate n’est pas l’organe producteur mentionné, et la production médullaire concerne les deux lignées.

4. Quelle caractéristique définit une leucémie aiguë ?

Une prolifération incontrôlée de cellules hématopoïétiques dans la moelle osseuse
Une destruction incontrôlée de cellules hématopoïétiques dans le sang
Une infection aiguë qui réduit la production de cellules sanguines
Une prolifération de cellules hématopoïétiques dans les ganglions

Une prolifération incontrôlée de cellules hématopoïétiques dans la moelle osseuse

Explication

La leucémie aiguë est une affection maligne caractérisée par la prolifération incontrôlée, dans la moelle osseuse, de cellules hématopoïétiques à l’origine des globules blancs. La destruction cellulaire, l’infection et la localisation ganglionnaire ne définissent pas cette affection.

5. Chez une personne suspectée de leucémie aiguë, quel examen sanguin est l’examen clé pour orienter le diagnostic et confirmer les anomalies sanguines ?

L’analyse du liquide céphalorachidien
Le myélogramme
La numération-formule sanguine
Le scanner thoraco-abdomino-pelvien

La numération-formule sanguine

Explication

La numération-formule sanguine est l’examen clé qui oriente le diagnostic de leucémie aiguë et confirme les anomalies sanguines. Le myélogramme étudie la moelle, tandis que le scanner et l’analyse du liquide céphalorachidien répondent à d’autres objectifs.

6. Un myélogramme montre 22 % de blastes. Quelle démarche répond aux critères diagnostiques indiqués pour une leucémie aiguë ?

Exiger au moins 33 % de blastes puis caractériser leur lignée
Évaluer les blastes dans le sang sans étudier leur différenciation
Retenir le seuil de blastes et caractériser leur lignée et leur différenciation
Retenir le seuil de blastes sans caractériser leur lignée ni leur différenciation

Retenir le seuil de blastes et caractériser leur lignée et leur différenciation

Explication

Le diagnostic repose sur au moins 20 % de blastes dans la moelle osseuse, puis sur la caractérisation de leur lignée et de leur stade de différenciation. Le seuil seul ne complète donc pas la caractérisation requise.

7. Après la chimiothérapie d’induction d’une leucémie aiguë, quel est l’objectif de la chimiothérapie de consolidation ?

Réduire le risque infectieux immédiat
Confirmer les anomalies sanguines
Tuer les cellules anormales initialement
Éviter la rechute

Éviter la rechute

Explication

La chimiothérapie d’induction vise à tuer les cellules anormales, puis la chimiothérapie de consolidation vise à éviter la rechute. L’élimination initiale relève donc de l’induction, tandis que les examens diagnostiques et la prévention infectieuse ont d’autres fonctions.

8. Quel mécanisme caractérise le myélome multiple et explique à la fois une perturbation médullaire et une fragilisation osseuse ?

Une prolifération anormale de lymphocytes dans les ganglions
Une production excessive de globules rouges dans la moelle
Une prolifération anormale de plasmocytes dans la moelle osseuse
Une diminution des plaquettes qui fragilise directement les os

Une prolifération anormale de plasmocytes dans la moelle osseuse

Explication

Le myélome multiple correspond à une prolifération anormale de plasmocytes dans la moelle, qui peut perturber son fonctionnement et affaiblir les os. La prolifération de lymphocytes évoque un lymphome, la baisse des plaquettes concerne la thrombopénie et l’excès de globules rouges ne définit pas le myélome.

9. Une patiente de 68 ans présente un myélome symptomatique. Quelle stratégie thérapeutique correspond à son âge et à sa situation ?

Une abstention thérapeutique sans traitement actif
Une polychimiothérapie associée à une autogreffe
Une autogreffe seule, sans polychimiothérapie
Une polychimiothérapie seule, sans autogreffe

Une polychimiothérapie associée à une autogreffe

Explication

Pour un myélome symptomatique chez une personne de moins de 70 ans, le traitement indiqué associe polychimiothérapie et autogreffe. L’abstention concerne les formes asymptomatiques, tandis que la polychimiothérapie seule est prévue au-delà de 70 ans.

10. Dans un lymphome, quelle anomalie initiale conduit à la prolifération des cellules cancéreuses ?

Une défaillance de fabrication des plaquettes
Une erreur de fabrication des lymphocytes
Une prolifération anormale des plasmocytes médullaires
Une destruction accélérée des lymphocytes normaux

Une erreur de fabrication des lymphocytes

Explication

Le lymphome est lié à une erreur lors de la fabrication des lymphocytes, qui peuvent ensuite se diviser plus vite ou vivre plus longtemps. Les plasmocytes sont associés au myélome, et la destruction des lymphocytes ou la production de plaquettes ne décrit pas le mécanisme indiqué.

11. L’examen d’un prélèvement tumoral révèle des cellules de Reed-Sternberg. Quelle classification cela soutient-il ?

Un myélome multiple à plasmocytes
Un lymphome non hodgkinien à cellules B ou T
Un lymphome de Hodgkin
Une tumeur définie par l’absence de cellules malignes

Un lymphome de Hodgkin

Explication

La présence de cellules de Reed-Sternberg caractérise le lymphome de Hodgkin. Les lymphomes non hodgkiniens en sont dépourvus et comprennent divers sous-types de cellules malignes B ou T, tandis que le myélome concerne les plasmocytes.

12. Lors d’une relève, l’aide-soignant observe un changement que l’infirmière n’avait pas relevé. Quel principe de collaboration cette situation illustre-t-elle ?

La complémentarité des observations et des compétences du binôme IDE-AS
La répétition des mêmes observations par les deux professionnels
La connaissance des traitements comme unique apport du binôme
La transmission des observations par le professionnel hiérarchiquement supérieur

La complémentarité des observations et des compétences du binôme IDE-AS

Explication

Le binôme IDE-AS associe des compétences et des observations différentes afin d’améliorer la prise en charge et de repérer des éléments qui auraient échappé à l’autre professionnel. La répétition à l’identique, la hiérarchie et la seule connaissance des traitements ne résument pas ce principe.

13. Chez un patient en aplasie qui signale des nausées et une baisse d’appétit, quel ensemble complète le mieux la surveillance clinique prévue ?

Saignements, température, asthénie et douleurs rénales
Glycémie, cholestérol, fonctions rénale et hépatique
Poids, masse musculaire, peau, diarrhées et mucites
Numération des globules blancs, globules rouges et plaquettes

Poids, masse musculaire, peau, diarrhées et mucites

Explication

La surveillance clinique en aplasie comprend notamment le poids et la masse musculaire, les réactions cutanées, les diarrhées et les mucites, en plus de l’appétit, des nausées et des vomissements. La glycémie et le cholestérol relèvent du bilan métabolique, tandis que les numérations relèvent du bilan hématologique.

14. Un patient en aplasie a un taux de PNN de 80/mm³. Quel repère de risque s’applique à ce résultat ?

Un risque multiplié par 100, le seuil de 100 PNN étant franchi
Un risque multiplié par 1 000, le seuil de 100 PNN étant franchi
Un risque multiplié par 100, le seuil de 500 PNN étant franchi
Un risque hémorragique majeur, le seuil de 10 000 plaquettes étant franchi

Un risque multiplié par 1 000, le seuil de 100 PNN étant franchi

Explication

À 80 PNN/mm³, le taux est inférieur à 100 PNN/mm³, seuil associé à un risque multiplié par 1 000. Le facteur 100 correspond au seuil inférieur à 500 PNN, tandis que les valeurs en plaquettes concernent le risque hémorragique.

15. Un patient présente 8 000 plaquettes. Quel niveau de risque correspond au repère de thrombopénie indiqué ?

Aucun problème signalé selon le repère jusqu’à 50 000 plaquettes
Un risque hémorragique majeur
Un risque de saignement sans niveau majeur
Un risque infectieux multiplié par 1 000

Un risque hémorragique majeur

Explication

Un taux inférieur à 10 000 plaquettes expose à un risque hémorragique majeur; 8 000 se situe sous ce seuil. Le risque de saignement est associé au seuil inférieur à 30 000, le repère sans problème va jusqu’à 50 000 et le facteur 1 000 concerne les PNN.

16. Après la découverte fortuite d’une maladie hématologique, un patient décrit l’annonce comme une « douche froide ». Quelle réaction peut suivre cette stupéfaction ?

Une réaction limitée à des symptômes physiques
De la peur, de l’angoisse, des questions ou un déni
Une indifférence qui exclut tout questionnement
Une disparition immédiate de toute inquiétude

De la peur, de l’angoisse, des questions ou un déni

Explication

La stupéfaction liée à l’annonce peut être suivie de peur, d’angoisse, de questionnement ou de déni. L’absence d’inquiétude, les seuls symptômes physiques et l’indifférence ne correspondent pas à ces réactions décrites.

17. Un patient est hospitalisé immédiatement après l’annonce d’une maladie hématologique. Que signale cette hospitalisation dans cette situation ?

La nécessité d’un suivi ambulatoire ordinaire
La gravité de la maladie
La recherche d’un meilleur confort hôtelier
Une difficulté d’organisation au domicile

La gravité de la maladie

Explication

L’hospitalisation immédiate consécutive à l’annonce signe la gravité de la maladie. Un suivi ordinaire, le confort ou une difficulté à domicile ne sont pas le sens donné à cette admission.

18. Face à une réalité médicale vécue comme agressante, un patient semble en atténuer certains aspects sans en avoir pleinement conscience. Quel mécanisme peut expliquer cette réaction ?

Une complication qui provoque une aggravation physique
Une démarche consciente qui résout directement la maladie
Un entretien professionnel qui remplace le travail psychique
Un mécanisme de défense qui protège de l’anxiété et de la souffrance

Un mécanisme de défense qui protège de l’anxiété et de la souffrance

Explication

Les mécanismes de défense, inconscients ou partiellement conscients, protègent de l’anxiété et de la souffrance en aidant à tolérer une réalité agressante. Une résolution consciente, une complication physique ou un entretien ne définissent pas ce mécanisme.

19. Un patient atteint d’une maladie hématologique est isolé longtemps en chambre à SAS et souhaite parler de ses angoisses et poser des questions. Qui assure le soutien psychologique quotidien qui peut l’accompagner ?

Les proches du patient pendant les visites
Le psychologue du service à chaque rencontre
Le médecin lors des seules décisions thérapeutiques
L’ensemble des professionnels de santé

L’ensemble des professionnels de santé

Explication

Le soutien psychologique quotidien relève de tous les professionnels de santé et aide le patient à exprimer ses angoisses, poser ses questions et traverser son parcours, y compris lors d’un isolement prolongé. Le rôle n’est pas réservé au psychologue, limité aux décisions médicales ou confié aux seuls proches.

20. Une patiente immunodéprimée présente à la fois un surpoids et un diabète. Quels éléments le diététicien doit-il prendre en compte pour adapter son accompagnement nutritionnel ?

La dénutrition, le surpoids et le diabète
La dénutrition et les allergies alimentaires
Le diabète et le risque infectieux
Le surpoids et les traitements médicamenteux

La dénutrition, le surpoids et le diabète

Explication

L’accompagnement nutritionnel est adapté aux besoins du patient, notamment à la dénutrition, au surpoids et au diabète. Le risque infectieux, les traitements ou les allergies ne remplacent pas ces facteurs dans l’unité ciblée.

21. Quel patient correspond le mieux à la destination de l’unité de soins intensifs hématologiques (USIH) ?

Un patient atteint d’une maladie maligne du sang nécessitant un traitement intensif ou une greffe
Un patient atteint d’une maladie maligne du sang stabilisée sans traitement intensif prévu
Un patient nécessitant une hospitalisation courante pour un trouble sans lien avec le sang
Un patient atteint d’une maladie bénigne du sang nécessitant un suivi ambulatoire régulier

Un patient atteint d’une maladie maligne du sang nécessitant un traitement intensif ou une greffe

Explication

L’USIH est un secteur protégé et fermé destiné notamment aux patients atteints de maladies malignes du sang ou de la moelle osseuse nécessitant des traitements intensifs ou une greffe. Un suivi ambulatoire, une maladie stabilisée sans traitement intensif ou un trouble sans lien avec le sang ne correspond pas à cette indication.

22. Après une chimiothérapie intensive, un patient présente une aplasie. Quel mécanisme explique cette conséquence ?

Le traitement peut renforcer les défenses immunitaires
L’aplasie résulte de la filtration de l’air et de l’eau
L’aplasie résulte d’une infection contractée dans l’unité
Le traitement peut supprimer les défenses immunitaires

Le traitement peut supprimer les défenses immunitaires

Explication

Les chimiothérapies intensives et les greffes de moelle peuvent supprimer les défenses immunitaires et entraîner une aplasie. L’aplasie n’est pas présentée comme une infection ni comme un effet de la filtration de l’environnement.

23. Un service hospitalier accueille des patients atteints d’hémopathies, mais n’admet pas les leucémies aiguës. Quelle description correspond à l’hématologie conventionnelle ?

Une unité de médecine de 20 lits, dont 6 chambres à sas, prenant en charge les hémopathies autres que les leucémies aiguës
Une unité de médecine de 20 lits, dont 6 chambres à sas, prenant en charge toutes les hémopathies, leucémies aiguës comprises
Une unité de médecine de 6 lits, dont 20 chambres à sas, prenant en charge les hémopathies autres que les leucémies aiguës
Une unité de médecine de 20 lits, dont 6 chambres à sas, prenant en charge les leucémies aiguës

Une unité de médecine de 20 lits, dont 6 chambres à sas, prenant en charge les hémopathies autres que les leucémies aiguës

Explication

L’hématologie conventionnelle dispose de 20 lits, dont 6 chambres à sas, et prend en charge les hémopathies autres que les leucémies aiguës. L’admission des leucémies aiguës confond son périmètre avec celui d’une autre prise en charge, tandis que les deux autres réponses inversent les nombres ou élargissent à tort le périmètre.

24. Une famille souhaite organiser une visite dans l’unité d’hématologie conventionnelle. Quelle organisation respecte les règles de visite ?

Visites de 12 h à 20 h, deux personnes à la fois par chambre, sans plafond quotidien, et moins de 12 ans avec accord médical
Visites de 14 h à 20 h, sans plafond de personnes présentes à la fois, et moins de 12 ans avec accord médical
Visites de 14 h à 20 h, deux personnes à la fois par chambre, avec un plafond de deux visiteurs par jour, et moins de 12 ans avec accord médical
Visites de 14 h à 20 h, deux personnes à la fois par chambre, sans plafond quotidien, et moins de 12 ans avec accord médical

Visites de 14 h à 20 h, deux personnes à la fois par chambre, sans plafond quotidien, et moins de 12 ans avec accord médical

Explication

Les visites sont prévues de 14 h à 20 h, avec deux visiteurs simultanément par chambre et sans limite quotidienne; les moins de 12 ans nécessitent un accord médical. L’absence de limite concerne la journée, pas le nombre simultané; les autres réponses modifient la plage horaire ou instaurent un plafond quotidien.

25. Une équipe vérifie que le parcours de décision et d’accompagnement en cancérologie suit bien toutes ses étapes. Quel enchaînement doit-elle retenir ?

Concertation, annonce, accompagnement soignant, puis remise du programme de soins
Concertation, annonce, remise du programme de soins, puis accompagnement soignant
Concertation, remise du programme de soins, annonce, puis accompagnement soignant
Annonce, concertation, remise du programme de soins, puis accompagnement soignant

Concertation, annonce, remise du programme de soins, puis accompagnement soignant

Explication

Le parcours enchaîne la concertation, l’annonce, la remise du programme de soins et l’accompagnement soignant. Commencer par l’annonce inverse l’ordre initial; les deux autres erreurs intervertissent ou omettent une étape de la séquence.

26. Après l’annonce de sa maladie, un patient et un proche ont encore des questions sur le projet de soins. Quel dispositif répond à cette situation ?

Une consultation du médecin référent au moment de l’annonce, pour remettre le programme personnalisé de soins
Un temps à distance de l’annonce, mené par une IDE et une AS, pour informer, répondre aux besoins et accompagner le projet de soins
Une réunion de concertation menée par des hématologues, pour décider de la prise en charge avant l’annonce
Un entretien à distance de l’annonce mené par une IDE seule, pour expliquer le traitement sans aborder les besoins des proches

Un temps à distance de l’annonce, mené par une IDE et une AS, pour informer, répondre aux besoins et accompagner le projet de soins

Explication

Le temps d’accompagnement soignant a lieu à distance de l’annonce et est réalisé par une IDE et une AS; il sert à informer, répondre aux questions et besoins du patient et de ses proches, et les accompagner dans le projet de soins. La réunion de concertation sert à élaborer la prise en charge, tandis que la consultation d’annonce et la remise du programme relèvent d’autres étapes.

27. Quel outil sert à prescrire de manière informatisée une chimiothérapie ?

Le plan d’administration pharmaceutique
Le protocole de chimiothérapie
Le logiciel CHIMIO
La pompe volumétrique

Le logiciel CHIMIO

Explication

La prescription de chimiothérapie est informatisée au moyen du logiciel CHIMIO. Le protocole et le plan d’administration encadrent les soins, tandis que la pompe sert à administrer le traitement.

28. Pour administrer par voie intraveineuse un traitement cytotoxique nécessitant le matériel prévu, quelle installation l’infirmière doit-elle préparer ?

Un arbre à trois rampes en système clos, un prolongateur spiralé de 3 mètres, une perfusion par gravité et un chariot d’urgence à proximité
Un arbre à trois rampes en système clos, un prolongateur court, une pompe volumétrique sur base et un chariot d’urgence à proximité
Un arbre à trois rampes en système clos, un prolongateur spiralé de 3 mètres, une pompe volumétrique sur base et un chariot d’urgence à proximité
Un arbre à rampe unique en système clos, un prolongateur spiralé de 3 mètres, une pompe volumétrique sur base et un chariot d’urgence à proximité

Un arbre à trois rampes en système clos, un prolongateur spiralé de 3 mètres, une pompe volumétrique sur base et un chariot d’urgence à proximité

Explication

L’administration IV prévue associe un arbre à chimiothérapie à trois rampes et système clos, un prolongateur spiralé de 3 mètres et une pompe volumétrique empilable sur base; un chariot d’urgence est à proximité pour certains traitements. La rampe unique, le prolongateur court et la perfusion par gravité correspondent à des substitutions erronées du matériel.

29. Après une chimiothérapie à haute dose, quelle démarche permet à l’autogreffe de contribuer à la reconstitution de la moelle osseuse ?

Administrer une seconde chimiothérapie à haute dose sans réinjecter de cellules
Prélever les cellules souches du patient après la chimiothérapie à haute dose
Réinjecter les cellules souches du patient prélevées au préalable
Réinjecter des cellules souches prélevées chez un donneur compatible

Réinjecter les cellules souches du patient prélevées au préalable

Explication

L’autogreffe consiste à prélever les propres cellules souches du patient, à administrer une chimiothérapie à haute dose, puis à réinjecter ces cellules pour reconstituer la moelle. Le donneur compatible relève d’une greffe allogénique, et le prélèvement doit précéder le traitement intensif.

30. Une équipe évalue les risques immunologiques d’une autogreffe chez un patient recevant ses propres cellules souches. Quelle conclusion est appropriée ?

Le donneur et le receveur étant le même patient, il n’y a pas de risque de rejet immunologique ni de GVH
Le donneur et le receveur étant le même patient, une GVH est à prévoir après la réinjection
Le donneur doit être un proche compatible pour éviter le rejet et la GVH
Le donneur et le receveur étant distincts, un risque de rejet immunologique est à prévoir

Le donneur et le receveur étant le même patient, il n’y a pas de risque de rejet immunologique ni de GVH

Explication

Dans une autogreffe, le patient est à la fois donneur et receveur, ce qui écarte le risque de rejet immunologique et de GVH. Le risque de rejet et le recours à un donneur distinct concernent plutôt une greffe allogénique.

31. Combien de grandes étapes l’équipe doit-elle planifier pour une autogreffe de cellules souches ?

Deux étapes
Quatre étapes
Trois étapes
Cinq étapes

Quatre étapes

Explication

L’autogreffe comporte quatre grandes étapes : mobilisation, prélèvement, conditionnement et réinjection. Les séances de cytaphérèse sont une partie du prélèvement, et non des étapes principales distinctes.

32. Comment sont obtenus les lymphocytes CAR-T utilisés pour traiter un patient ?

Les lymphocytes T d’un donneur sont prélevés puis activés pour reconnaître les cellules tumorales
Les lymphocytes T du patient sont prélevés puis modifiés pour reconnaître les antigènes présentés par le CMH
Les lymphocytes T du patient sont prélevés puis modifiés génétiquement pour exprimer un récepteur artificiel
Les lymphocytes T du patient sont prélevés puis multipliés sans modification de leur récepteur

Les lymphocytes T du patient sont prélevés puis modifiés génétiquement pour exprimer un récepteur artificiel

Explication

Les CAR-T sont fabriqués à partir des lymphocytes T du patient, modifiés en laboratoire pour exprimer un récepteur artificiel reconnaissant un antigène tumoral de surface. Les cellules d’un donneur confondent l’origine des lymphocytes, la simple activation omet la modification génétique et la reconnaissance par le CMH décrit une autre voie.

33. Deux cellules tumorales portent le même antigène, mais l’une ne le présente pas par le CMH. Quelle différence de reconnaissance peut-on prévoir entre un lymphocyte T naturel et un lymphocyte CAR-T ?

Les deux lymphocytes dépendent de la présentation de l’antigène par le CMH
Les deux lymphocytes reconnaissent directement l’antigène sans intervention du CMH
Le T naturel reconnaît directement l’antigène, tandis que le CAR-T dépend de sa présentation par le CMH
Le T naturel dépend de la présentation par le CMH, tandis que le CAR-T reconnaît directement l’antigène

Le T naturel dépend de la présentation par le CMH, tandis que le CAR-T reconnaît directement l’antigène

Explication

Le lymphocyte T naturel reconnaît les antigènes présentés par le CMH, alors que le CAR-T se lie directement à l’antigène tumoral sans passer par le CMH. Les autres réponses attribuent au CAR-T la dépendance au CMH, rendent les voies identiques ou inversent leur fonctionnement.

34. Une équipe prépare le parcours d’un patient devant recevoir des CAR-T. Combien d’étapes principales la fabrication et l’administration de ce traitement comportent-elles ?

Six étapes principales
Quatre étapes principales
Cinq étapes principales
Trois étapes principales

Cinq étapes principales

Explication

La fabrication et l’administration des CAR-T suivent cinq étapes principales, depuis la leucaphérèse jusqu’à la réinjection. Quatre étapes traduisent l’omission d’une phase, trois en omettent deux et six ajoutent une phase au décompte.

35. Après une perfusion de CAR-T, une patiente présente une forte fièvre, une hypotension, une tachycardie et une hypoxie. Quel mécanisme explique le mieux ce tableau ?

Une baisse du score ICE annonçant des complications cérébrales
Une neurotoxicité se manifestant d’abord par des troubles cognitifs
Une libération massive de cytokines, notamment d’IL-6
Une reconnaissance directe de l’antigène tumoral par les CAR-T

Une libération massive de cytokines, notamment d’IL-6

Explication

Le syndrome de relargage cytokinique correspond à une libération massive de cytokines, notamment d’IL-6, et peut provoquer fièvre élevée, hypotension, tachycardie et hypoxie. La neurotoxicité et la baisse du score ICE renvoient à l’ICANS, tandis que la reconnaissance tumorale décrit l’action des CAR-T, pas ce syndrome.

36. Un patient traité par CAR-T développe un syndrome de relargage cytokinique nécessitant un traitement de première ligne. Quel médicament est indiqué ?

Le tocilizumab, un anti-IL-6
Le score ICE, qui évalue la neurotoxicité
Les corticoïdes, utilisés contre l’ICANS
La chimiothérapie de conditionnement, qui prépare la perfusion

Le tocilizumab, un anti-IL-6

Explication

Le CRS est évalué du grade 1 au grade 4 et le tocilizumab, anti-IL-6, constitue son traitement de première ligne. Les corticoïdes sont associés à l’ICANS, le score ICE est une échelle d’évaluation et la chimiothérapie de conditionnement intervient avant l’administration des CAR-T.

37. Une patiente présente une confusion et des troubles du langage après un traitement par CAR-T. Quelle stratégie correspond à la prise en charge de cette neurotoxicité ?

Utiliser le tocilizumab seul, car il est le traitement de première ligne du CRS
Suivre le score ICE sans utiliser de traitement contre la neurotoxicité
Utiliser des corticoïdes, car le tocilizumab seul est peu efficace contre l’ICANS
Traiter par chimiothérapie de conditionnement pour préparer la perfusion

Utiliser des corticoïdes, car le tocilizumab seul est peu efficace contre l’ICANS

Explication

L’ICANS est une neurotoxicité des CAR-T pour laquelle des corticoïdes sont utilisés; le tocilizumab seul est peu efficace. Le tocilizumab comme première ligne concerne le CRS, le score ICE sert à évaluer l’ICANS et la chimiothérapie de conditionnement précède la perfusion.

38. Une personne atteinte de leucémie aiguë présente une accumulation importante de globules blancs et développe une dyspnée ainsi que des troubles de conscience. Quel mécanisme explique ces signes ?

Le manque de globules rouges réduisant l’oxygénation des tissus
La diminution des plaquettes entraînant des hémorragies
L’infection des poumons par des bactéries circulantes
L’obstruction des capillaires par l’accumulation de globules blancs

L’obstruction des capillaires par l’accumulation de globules blancs

Explication

La leucostase correspond à l’accumulation de globules blancs dans les capillaires, qui peut gêner la circulation et provoquer des signes respiratoires ou neurologiques. L’infection bactérienne, la thrombopénie et l’anémie sont des mécanismes distincts.

39. Pour un patient immunodéprimé, quel est l’objectif principal du menu protégé proposé pendant l’hospitalisation ?

Adapter les apports aux besoins nutritionnels et aux maladies métaboliques du patient
Écarter les aliments susceptibles de déclencher une réaction allergique
Éviter les aliments contenant des bactéries tout en conservant les moisissures
Limiter autant que possible les bactéries et les moisissures susceptibles de contaminer le patient

Limiter autant que possible les bactéries et les moisissures susceptibles de contaminer le patient

Explication

Le menu protégé vise à réduire autant que possible les bactéries et les moisissures, notamment Aspergillus, afin d’éviter une source de contamination chez le patient immunodéprimé. L’équilibre nutritionnel relève aussi de l’accompagnement diététique, tandis que l’allergie et l’exclusion des moisissures ne définissent pas cet objectif.

40. Une patiente doit recevoir des lymphocytes CAR-T modifiés. Quel est l’objectif de la chimiothérapie administrée avant leur infusion ?

Affaiblir son système immunitaire pour favoriser l’expansion et la persistance des lymphocytes modifiés
Réduire l’activité des lymphocytes modifiés pour limiter leur persistance dans l’organisme
Activer les récepteurs CAR afin qu’ils reconnaissent plus rapidement les cellules cancéreuses
Détruire directement les cellules tumorales avant l’arrivée des lymphocytes modifiés

Affaiblir son système immunitaire pour favoriser l’expansion et la persistance des lymphocytes modifiés

Explication

La chimiothérapie affaiblit le système immunitaire avant l’administration, ce qui favorise l’expansion et la persistance des CAR-T. L’activation des récepteurs, la destruction directe de la tumeur et la réduction de la persistance ne sont pas l’objectif décrit.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Soins en hématologie et thérapies cellulaires.

À quoi l’hématologie est-elle consacrée ?

Aux maladies du sang et des organes qui fabriquent les cellules sanguines.

Quels seuils sanguins définissent l’aplasie ou la neutropénie ?

Moins de 1 000 leucocytes/mm³ et moins de 500 polynucléaires neutrophiles/mm³.

Quelles lignées cellulaires la moelle osseuse produit-elle ?

Les lignées myéloïde et lymphoïde.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Soins en hématologie et thérapies cellulaires.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM