QCM : Sémiologie cardio-respiratoire et anamnèse (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les signes fonctionnels cardio-respiratoires :

Les palpitations décrivent un cœur qui bat fort et vite.
La toux correspond à une inspiration brusque déclenchée volontairement.
La dyspnée désigne une douleur ressentie dans la cage thoracique.
Les précordialgies correspondent à des douleurs ressenties devant le cœur.
La dyspnée désigne une respiration difficile ou une difficulté à respirer.

Les palpitations décrivent un cœur qui bat fort et vite. · Les précordialgies correspondent à des douleurs ressenties devant le cœur. · La dyspnée désigne une respiration difficile ou une difficulté à respirer.

Explication

La dyspnée est une difficulté respiratoire, les précordialgies sont situées devant le cœur et les palpitations correspondent à des battements forts et rapides. La toux est une expiration réflexe, tandis qu’une douleur de la cage thoracique n’est pas la définition de la dyspnée.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les signes fonctionnels cardio-respiratoires, lesquelles sont exactes ?

La douleur thoracique correspond à une douleur de la cage thoracique.
L’expectoration désigne le rejet de mucosités appelées aussi crachats.
L’hémoptysie correspond à du sang rouge aéré rejeté au cours de la toux.
L’hémoptysie correspond à du sang rouge foncé rejeté lors du vomissement.
L’expectoration désigne le rejet de sang rouge aéré au cours de la toux.

La douleur thoracique correspond à une douleur de la cage thoracique. · L’expectoration désigne le rejet de mucosités appelées aussi crachats. · L’hémoptysie correspond à du sang rouge aéré rejeté au cours de la toux.

Explication

L’hémoptysie est le rejet par la toux de sang rouge aéré, l’expectoration est le rejet de mucosités et la douleur thoracique concerne la cage thoracique. Le sang rouge foncé avec débris alimentaires vomi correspond à l’hématémèse, tandis que le rejet de sang par la toux ne définit pas l’expectoration.

3. À propos des signes physiques cardio-vasculaires :

Des veines du cou gonflées en lien avec une pression veineuse élevée caractérisent la turgescence jugulaire.
Après pression digitale sur un œdème, une fossette persistante constitue le signe du godet.
Une coloration bleue de la peau liée au manque d’oxygène définit la cyanose.
Des veines du cou gonflées en lien avec un manque d’oxygène caractérisent la turgescence jugulaire.
Une coloration bleue de la peau liée à une pression veineuse élevée définit la cyanose.

Des veines du cou gonflées en lien avec une pression veineuse élevée caractérisent la turgescence jugulaire. · Après pression digitale sur un œdème, une fossette persistante constitue le signe du godet. · Une coloration bleue de la peau liée au manque d’oxygène définit la cyanose.

Explication

La cyanose est une coloration bleue liée au manque d’oxygène, et la turgescence jugulaire correspond à des veines du cou gonflées par une pression veineuse élevée. Le signe du godet est une fossette qui persiste après pression sur l’œdème ; les deux distracteurs intervertissent les mécanismes associés.

4. Une personne présente une coloration bleue froide des doigts, tandis qu’une autre a les lèvres bleutées et chaudes ; concernant ces signes physiques cardio-vasculaires :

La cyanose froide limitée aux doigts évoque une forme périphérique liée à une mauvaise circulation.
Un souffle cardiaque correspond à un bruit normal dû à la fermeture des valves.
Une cyanose froide des orteils évoque une forme centrale liée à un problème pulmonaire ou cardiaque.
Un souffle cardiaque est un bruit anormal produit par une turbulence du sang.
Une cyanose chaude touchant les lèvres évoque une forme périphérique liée à une mauvaise circulation.

La cyanose froide limitée aux doigts évoque une forme périphérique liée à une mauvaise circulation. · Un souffle cardiaque est un bruit anormal produit par une turbulence du sang.

Explication

La cyanose périphérique est froide, touche les doigts ou les orteils et est liée à une mauvaise circulation ; un souffle cardiaque est un bruit anormal dû à une turbulence sanguine. Une atteinte chaude des lèvres relève de la cyanose centrale, tandis qu’une cyanose froide des orteils n’est pas centrale.

5. Un adulte présente une fréquence respiratoire de 17 cycles par minute. Concernant l’interprétation de l’inspection respiratoire :

Une respiration rapide et superficielle est appelée bradypnée.
Une fréquence de 17 cycles par minute correspond à une tachypnée.
Une respiration rapide et profonde est appelée polypnée.
La fréquence respiratoire normale est de 14 cycles par minute, avec une variation de deux cycles.
Un thorax normal présente un diamètre antéro-postérieur supérieur au diamètre transversal.

Une fréquence de 17 cycles par minute correspond à une tachypnée. · La fréquence respiratoire normale est de 14 cycles par minute, avec une variation de deux cycles.

Explication

La fréquence normale est de 14 ± 2 cycles par minute, et une fréquence supérieure à 16/min définit la tachypnée. La respiration rapide et superficielle correspond à la polypnée, non à la bradypnée ni à une respiration profonde; le diamètre transversal normal dépasse l’antéro-postérieur.

6. À l’inspection, un patient présente un thorax distendu, des lèvres pincées et un creusement thoracique inspiratoire. Concernant ces signes :

Un thorax en tonneau est distendu et peut évoquer une BPCO ou un emphysème.
Le thorax en entonnoir se caractérise par un sternum saillant vers l’extérieur.
Les lèvres pincées constituent un signe associé à la BPCO.
Le signe de Hoover correspond à un creusement du bas du thorax à l’expiration.
Le thorax en carène se définit par un sternum enfoncé vers l’intérieur.

Un thorax en tonneau est distendu et peut évoquer une BPCO ou un emphysème. · Les lèvres pincées constituent un signe associé à la BPCO.

Explication

Le thorax en tonneau est distendu et constitue un signe de BPCO ou d’emphysème; les lèvres pincées sont également un signe de BPCO. Le signe de Hoover est inspiratoire, le thorax en entonnoir a un sternum enfoncé et le thorax en carène un sternum saillant.

7. Lors d’une manœuvre clinique, un patient lève les bras et développe un gonflement du visage et du cou. Concernant ces signes d’alerte :

La manœuvre de Pemberton consiste à abaisser les bras pour rechercher un gonflement du visage.
Le syndrome cave supérieur associe un visage creusé, des jugulaires dilatées et des collatérales thoraciques.
La manœuvre de Pemberton provoque ce gonflement et indique une compression de la veine cave supérieure.
Le syndrome cave supérieur associe un visage gonflé, des jugulaires rétrécies et des collatérales thoraciques.
L’hippocratisme digital se manifeste par des doigts creusés en verre de montre et en baguette de tambour.

La manœuvre de Pemberton provoque ce gonflement et indique une compression de la veine cave supérieure.

Explication

Lever les bras lors de la manœuvre de Pemberton peut faire gonfler le visage et le cou, ce qui témoigne d’une compression de la veine cave supérieure. Le syndrome cave supérieur comporte un visage gonflé et des jugulaires dilatées; l’hippocratisme digital se traduit par des doigts bombés, et non creusés.

8. Chez un patient présentant un hippocratisme digital et des douleurs articulaires, quelles propositions décrivent correctement les signes et leurs causes ?

Les causes de l’hippocratisme digital peuvent être pulmonaires, cardiaques, digestives ou hépatiques.
Le syndrome de Pierre Marie associe hippocratisme digital et douleurs articulaires, et est lié au cancer du poumon.
Le syndrome de Pierre Marie se caractérise par une fente associée aux douleurs articulaires.
La maladie de Crohn est une cause cardiaque possible d’hippocratisme digital.
La cirrhose et l’insuffisance hépatique figurent parmi les causes hépatiques de l’hippocratisme digital.

Les causes de l’hippocratisme digital peuvent être pulmonaires, cardiaques, digestives ou hépatiques. · Le syndrome de Pierre Marie associe hippocratisme digital et douleurs articulaires, et est lié au cancer du poumon. · La cirrhose et l’insuffisance hépatique figurent parmi les causes hépatiques de l’hippocratisme digital.

Explication

Les causes de l’hippocratisme digital comprennent des maladies pulmonaires, cardiaques, digestives et hépatiques; la cirrhose et l’insuffisance hépatique relèvent de cette dernière catégorie. Le syndrome de Pierre Marie associe hippocratisme digital et douleurs articulaires, est lié au cancer pulmonaire et ne présente pas de fente; la maladie de Crohn est une cause digestive.

9. Chez un patient dont les vibrations vocales sont évaluées par palpation, quelles propositions sont exactes ?

Un frémissement faible peut accompagner un pneumothorax ou une pleurésie.
Le patient prononce « 44 » pendant que le médecin palpe son thorax.
Le patient prononce « 33 » pendant que le médecin palpe son thorax.
Un frémissement fort est associé à de l’air pleural dans un pneumothorax.
Une sensation de crépitation neigeuse sous la peau évoque un emphysème sous-cutané.

Un frémissement faible peut accompagner un pneumothorax ou une pleurésie. · Le patient prononce « 33 » pendant que le médecin palpe son thorax. · Une sensation de crépitation neigeuse sous la peau évoque un emphysème sous-cutané.

Explication

Le patient dit « 33 » lors de la palpation des vibrations vocales. Celles-ci diminuent avec l’air d’un pneumothorax ou le liquide d’une pleurésie, tandis qu’un emphysème sous-cutané donne une crépitation neigeuse ; un frémissement fort évoque plutôt un poumon condensé, notamment dans la pneumonie.

10. Pour réaliser une auscultation pulmonaire complète chez un patient, quelles propositions sont exactes ?

Le patient est assis, torse nu, et respire profondément par la bouche.
Le murmure vésiculaire est doux, d’origine alvéolaire et sans pause respiratoire.
Le bruit trachéo-bronchique est normalement entendu aux bases pulmonaires.
Le murmure vésiculaire présente une expiration plus longue que l’inspiration.
La toux préalable aide à décoller les sécrétions avant l’écoute pulmonaire.

Le patient est assis, torse nu, et respire profondément par la bouche. · Le murmure vésiculaire est doux, d’origine alvéolaire et sans pause respiratoire. · La toux préalable aide à décoller les sécrétions avant l’écoute pulmonaire.

Explication

L’auscultation se fait chez un patient assis et torse nu, après une toux, avec une respiration profonde par la bouche et une comparaison des deux côtés. Le murmure vésiculaire est doux, d’origine alvéolaire, avec une inspiration plus longue que l’expiration et sans pause ; le bruit trachéo-bronchique s’entend normalement au haut du sternum et au cou.

11. Parmi les propositions suivantes concernant les bruits anormaux et leurs corrélations pulmonaires, lesquelles sont exactes ?

Des ronchi graves qui changent avec la toux sont associés à la bronchite.
Des crépitants inspiratoires évoquant des cheveux frottés sont associés à la pneumonie.
Un frottement pleural râpeux disparaît à la toux et évoque une pleurésie.
Un murmure vésiculaire diminué peut s’observer dans l’emphysème ou l’obésité.
Un souffle tubaire entendu sur le poumon est associé à un pneumothorax.

Des ronchi graves qui changent avec la toux sont associés à la bronchite. · Des crépitants inspiratoires évoquant des cheveux frottés sont associés à la pneumonie. · Un murmure vésiculaire diminué peut s’observer dans l’emphysème ou l’obésité.

Explication

Les crépitants inspiratoires sont associés à la pneumonie, et les ronchi graves qui varient avec la toux à la bronchite. Un murmure vésiculaire diminué peut accompagner l’emphysème ou l’obésité ; le frottement pleural persiste à la toux, et le souffle tubaire sur le poumon évoque une pneumonie.

12. Concernant les corrélations entre pneumonie, épanchement pleural et pneumothorax :

L’épanchement pleural associe un murmure vésiculaire aboli et un souffle pleurétique.
Le pneumothorax associe un tympanisme à des vibrations vocales diminuées.
La pneumonie associe souffle tubaire, crépitants, matité et vibrations vocales augmentées.
La pneumonie se manifeste par un tympanisme et des vibrations vocales diminuées.
L’épanchement pleural associe une sonorité normale et des vibrations vocales augmentées.

L’épanchement pleural associe un murmure vésiculaire aboli et un souffle pleurétique. · Le pneumothorax associe un tympanisme à des vibrations vocales diminuées. · La pneumonie associe souffle tubaire, crépitants, matité et vibrations vocales augmentées.

Explication

La pneumonie associe souffle tubaire, crépitants, matité et vibrations vocales augmentées. L’épanchement pleural comporte une abolition du murmure vésiculaire et un souffle pleurétique, tandis que le pneumothorax associe tympanisme et vibrations vocales diminuées. Le tympanisme avec vibrations diminuées caractérise le pneumothorax, et non la pneumonie ; l’épanchement donne une matité avec vibrations diminuées, pas une sonorité normale.

13. Chez un patient présentant des sibilants diffus, comment orienter le diagnostic en tenant compte des signes associés ?

Dans l’asthme, les sibilants diffus s’accompagnent d’une matité à la percussion.
Dans l’OAP, les crépitants sont typiquement unilatéraux et situés aux sommets.
Des sibilants diffus associés à une sonorité normale orientent vers l’asthme.
Des crépitants bilatéraux prédominant aux bases correspondent au tableau de l’OAP.
Le diagnostic s’appuie sur le type de bruit, sa localisation et les signes associés.

Des sibilants diffus associés à une sonorité normale orientent vers l’asthme. · Des crépitants bilatéraux prédominant aux bases correspondent au tableau de l’OAP. · Le diagnostic s’appuie sur le type de bruit, sa localisation et les signes associés.

Explication

L’orientation diagnostique combine le type de bruit, sa localisation et les signes associés ; les sibilants diffus avec sonorité normale correspondent au tableau de l’asthme. L’OAP est associé à des crépitants bilatéraux, surtout aux bases. La matité n’est pas le signe de percussion décrit pour l’asthme, et les crépitants de l’OAP sont bilatéraux et prédominent aux bases.

14. Parmi les propositions suivantes concernant l’observation médicale, lesquelles sont exactes ?

L’observation médicale permet de confirmer chaque diagnostic avec certitude.
L’examen physique constitue la première phase, avant l’interrogatoire médical.
Un dossier dépourvu d’observation médicale est considéré comme vide et sans valeur.
L’interrogatoire, également nommé anamnèse, précède l’examen physique.
L’observation médicale est un outil de travail permettant d’évoquer un diagnostic.

Un dossier dépourvu d’observation médicale est considéré comme vide et sans valeur. · L’interrogatoire, également nommé anamnèse, précède l’examen physique. · L’observation médicale est un outil de travail permettant d’évoquer un diagnostic.

Explication

L’observation est un outil de travail qui permet d’évoquer, et parfois de confirmer, un diagnostic ; elle comporte d’abord l’interrogatoire, puis l’examen physique. Un dossier sans observation est décrit comme vide et sans valeur. La confirmation n’est pas systématique ni certaine, et l’examen physique vient après l’interrogatoire.

15. Lors de la préparation d’un interrogatoire et de l’examen, quelles propositions décrivent correctement leur organisation ?

La préparation prévoit une blouse blanche, des ongles courts et le lavage des mains avant et après l’examen.
La présentation comme étudiant est remplacée par une attitude distante et peu communicative.
L’état civil comprend le motif d’hospitalisation et la chronologie détaillée des symptômes.
Le plan d’interrogatoire inclut l’état civil, le motif, l’histoire, les antécédents, les habitudes toxiques et la situation socio-économique.
Le matériel prévu comprend un stéthoscope, un tensiomètre, un thermomètre et un otoscope.

La préparation prévoit une blouse blanche, des ongles courts et le lavage des mains avant et après l’examen. · Le plan d’interrogatoire inclut l’état civil, le motif, l’histoire, les antécédents, les habitudes toxiques et la situation socio-économique.

Explication

Le plan de l’interrogatoire comprend les rubriques énumérées, dont l’état civil, le motif, l’histoire, les antécédents, les habitudes toxiques et les conditions socio-économiques. La préparation prévoit une tenue propre avec blouse blanche, des ongles courts et un lavage des mains avant et après. Le motif et la chronologie relèvent d’autres rubriques que l’état civil ; le matériel cité comprend notamment un marteau, un abaisse-langue et un mètre ruban, plutôt qu’un otoscope. L’attitude attendue est souriante et polie, avec présentation comme étudiant.

16. Pour construire l’anamnèse d’un patient hospitalisé, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le motif d’hospitalisation détaille la chronologie complète depuis le premier symptôme.
L’histoire de la maladie retrace la chronologie du premier symptôme jusqu’au jour de l’interrogatoire.
L’histoire de la maladie se limite à la date et au lieu d’apparition du symptôme principal.
Le motif d’hospitalisation précise le symptôme principal, sa date et son lieu.
Une bonne anamnèse est présentée comme représentant un tiers du diagnostic.

L’histoire de la maladie retrace la chronologie du premier symptôme jusqu’au jour de l’interrogatoire. · Le motif d’hospitalisation précise le symptôme principal, sa date et son lieu.

Explication

Le motif d’hospitalisation précise le symptôme principal, sa date et son lieu ; l’histoire de la maladie retrace l’évolution depuis le premier symptôme jusqu’au jour de l’interrogatoire. Une bonne anamnèse est présentée comme représentant 50 % du diagnostic, et non un tiers. La chronologie complète relève de l’histoire de la maladie, tandis que la date et le lieu du symptôme principal figurent dans le motif.

17. Une patiente présente des antécédents personnels et familiaux à recueillir ; cochez les propositions exactes :

Pour une maladie médicale personnelle, on précise sa durée, son traitement et les hospitalisations.
Le recueil physiologique comprend la gestité, la parité et les moyens de contraception.
La ménopause physiologique se situe habituellement entre 13 et 15 ans.
Pour une opération personnelle, le type est relevé, mais pas sa date ni son lieu.
Les antécédents familiaux médicaux concernent les parents du premier et du deuxième degré.

Pour une maladie médicale personnelle, on précise sa durée, son traitement et les hospitalisations. · Le recueil physiologique comprend la gestité, la parité et les moyens de contraception. · Les antécédents familiaux médicaux concernent les parents du premier et du deuxième degré.

Explication

Les antécédents physiologiques comprennent notamment gestité, parité et contraception. Les maladies médicales personnelles sont précisées par leur durée, leur traitement et les hospitalisations ; les antécédents familiaux médicaux couvrent les premier et deuxième degrés. La ménopause est située entre 45 et 54 ans, et le recueil d’une opération inclut aussi sa date et son lieu.

18. Un patient fumait deux paquets par jour pendant 18 ans et a arrêté il y a trois ans. Concernant son tabagisme :

La durée depuis l’arrêt se calcule à partir des paquets consommés chaque jour.
Deux paquets quotidiens pendant 18 ans correspondent à 30 PA30\ \text{PA}.
Son exposition cumulée correspond à 36 PA36\ \text{PA}, obtenues en multipliant paquets quotidiens et années.
Depuis son arrêt, le patient est sevré depuis dix-huit ans.
L’interrogatoire précise le type de tabac consommé, par exemple cigarettes, pipe ou tabac chiqué.

Son exposition cumulée correspond à $$36\ \text{PA}$$, obtenues en multipliant paquets quotidiens et années. · L’interrogatoire précise le type de tabac consommé, par exemple cigarettes, pipe ou tabac chiqué.

Explication

Les paquets-années se calculent en multipliant le nombre de paquets fumés par jour par le nombre d’années de consommation : deux paquets par jour pendant dix-huit ans donnent 36 PA. Le calcul ne consiste pas à diviser les années par le nombre de paquets. L’interrogatoire précise le type de tabac consommé et, en cas d’arrêt, depuis combien de temps le patient est sevré ; ici, l’arrêt remonte à trois ans.

19. Pendant un interrogatoire sur l’alcool, les drogues et les médicaments pris sans ordonnance, quelles propositions sont exactes ?

Pour l’alcool, le recueil porte sur le type, la fréquence et le nombre de verres quotidiens.
Les habitudes toxiques sont abordées en culpabilisant le patient afin d’obtenir des réponses précises.
La prise quotidienne de paracétamol sans ordonnance pour des céphalées est une automédication.
L’automédication désigne la prise de médicaments prescrits par un professionnel.
Pour les drogues, l’interrogatoire porte sur le type, la fréquence et le sevrage.

Pour l’alcool, le recueil porte sur le type, la fréquence et le nombre de verres quotidiens. · La prise quotidienne de paracétamol sans ordonnance pour des céphalées est une automédication.

Explication

Pour l’alcool, l’interrogatoire précise le type, la fréquence et le nombre de verres quotidiens. Pour les drogues, il porte sur le type, la durée et le sevrage, et non sur la fréquence. La prise quotidienne de paracétamol sans ordonnance pour des céphalées est une automédication ; des médicaments prescrits par un professionnel ne correspondent pas à cette définition. Les habitudes toxiques sont recherchées avec discrétion et sans culpabiliser le patient.

20. Concernant le recueil des conditions socio-économiques :

Le type d’habitat distingue une résidence principale d’une résidence secondaire.
L’habitat est décrit selon le milieu rural ou urbain et le type de logement.
Le revenu mensuel recueilli correspond à celui de la famille.
L’accès à l’eau est caractérisé par la présence d’un réseau d’égouts ou d’un forage.
Le nombre de personnes à charge est remplacé par le nombre de salariés du foyer.

L’habitat est décrit selon le milieu rural ou urbain et le type de logement. · Le revenu mensuel recueilli correspond à celui de la famille.

Explication

L’habitat prend en compte le milieu de vie et le type de logement, tandis que le revenu relevé est celui de la famille. L’accès à l’eau est renseigné par robinet ou puits, et l’évaluation compte les personnes à charge, non les salariés ou le statut principal/secondaire du logement.

21. Une patiente fatiguée qui a perdu du poids, mais qui n’est ni alitée ni déshydratée, est évaluée. Parmi les propositions suivantes concernant son état général, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La fatigue et la perte de poids caractérisent un état très altéré.
La catégorie très altérée comprend le patient alité, cachectique et déshydraté.
Un patient bien portant relève de la catégorie d’état conservé.
La fatigue et la perte de poids correspondent à un état moyennement altéré.
Un patient alité, cachectique et déshydraté relève d’un état moyennement altéré.

La catégorie très altérée comprend le patient alité, cachectique et déshydraté. · Un patient bien portant relève de la catégorie d’état conservé. · La fatigue et la perte de poids correspondent à un état moyennement altéré.

Explication

La fatigue avec perte de poids correspond à un état moyennement altéré, tandis qu’un patient bien portant a un état conservé. L’état très altéré associe notamment alitement, cachexie et déshydratation; la fatigue et la perte de poids ne suffisent donc pas à classer la patiente dans cette catégorie.

22. Un patient est alité, cachectique et déshydraté. Quelles propositions décrivent correctement la classification de son état général ?

Un état conservé est défini par l’association d’un alitement et d’une déshydratation.
La présence d’un alitement correspond à un état très altéré dans cette classification.
La fatigue accompagnée d’une perte de poids caractérise un état moyennement altéré.
Un patient bien portant appartient à la catégorie d’état moyennement altéré.
La cachexie associée à la déshydratation correspond à un état moyennement altéré.

La présence d’un alitement correspond à un état très altéré dans cette classification. · La fatigue accompagnée d’une perte de poids caractérise un état moyennement altéré.

Explication

L’alitement, la cachexie et la déshydratation caractérisent un état très altéré; un patient bien portant a un état conservé. La fatigue avec perte de poids correspond à un état moyennement altéré, et non un patient bien portant ou un état conservé.

23. Un patient a un IMC de 27 et une patiente un IMC de 31. Concernant les catégories d’IMC, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un IMC de 27 se situe dans la catégorie du surpoids.
Un IMC de 31 relève de la catégorie de l’obésité.
La catégorie normale comprend les IMC supérieurs ou égaux à 25 et inférieurs à 30.
Un IMC de 27 se situe dans la catégorie de l’obésité.
Un IMC de 31 relève de la catégorie du surpoids.

Un IMC de 27 se situe dans la catégorie du surpoids. · Un IMC de 31 relève de la catégorie de l’obésité.

Explication

Le surpoids correspond aux IMC de 25 à 30, tandis que l’obésité commence à 30; les valeurs de 27 et 31 relèvent donc respectivement de ces catégories. Un IMC de 31 n’est pas du surpoids, et la catégorie normale s’étend de 18,5 à 25.

24. Une mesure du tour de taille est réalisée chez une femme de 52 ans et un homme de 48 ans. Concernant l’interprétation de ces mesures, quelles propositions sont exactes ?

Un tour de taille de 93 cm chez l’homme indique une obésité abdominale associée à un risque cardiovasculaire.
Un tour de taille de 85 cm chez la femme indique une obésité abdominale associée à un risque cardiovasculaire.
Un tour de taille de 96 cm chez l’homme indique une obésité abdominale associée à un risque cardiovasculaire.
Un tour de taille de 82 cm chez la femme indique une obésité abdominale associée à un risque cardiovasculaire.
Un tour de taille de 80 cm chez la femme indique une obésité abdominale associée à un risque cardiovasculaire.

Un tour de taille de 85 cm chez la femme indique une obésité abdominale associée à un risque cardiovasculaire. · Un tour de taille de 96 cm chez l’homme indique une obésité abdominale associée à un risque cardiovasculaire. · Un tour de taille de 82 cm chez la femme indique une obésité abdominale associée à un risque cardiovasculaire.

Explication

Chez la femme, le seuil est strictement supérieur à 80 cm : 82 cm et 85 cm indiquent donc une obésité abdominale associée à un risque cardiovasculaire, tandis que 80 cm ne dépasse pas le seuil. Chez l’homme, le seuil est strictement supérieur à 94 cm : 96 cm le dépasse, mais 93 cm ne l’atteint pas.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Sémiologie cardio-respiratoire et anamnèse.

Qu’est-ce que la dyspnée ?

Une respiration difficile.

Qu’est-ce qu’une hémoptysie ?

Le rejet de sang rouge aéré par la toux.

Qu’est-ce que la cyanose ?

Une coloration bleue de la peau liée à un manque d’oxygène.

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