Selon la SFNCM, quand la nutrition entérale est-elle indiquée ?
Lorsque le tube digestif fonctionne et que les ingesta restent sous 60 % pendant plus de 7 à 10 jours.
Quelles situations contre-indiquent la nutrition entérale ?
L’occlusion aiguë, l’ischémie, le choc et la fistule à haut débit.
Quelle référence précise les délais d’accès naso-digestif ou par stomie ?
NICE, CG32, 2006, maj. 2017.
Quel site d’accès entéral est choisi en première intention ?
Le site gastrique.
Quelle méthode de référence contrôle la position d’une sonde naso-digestive ?
Une radiographie centrée sur le diaphragme.
Pour quelle durée de soutien la gastrostomie percutanée endoscopique est-elle utilisée ?
Pour un soutien de plus de 4 semaines.
Pourquoi ne faut-il jamais tourner une sonde jéjunale PEG-J ?
Elle risque de s’enrouler.
Que faire si une sonde de gastrostomie est arrachée ou semble déplacée, selon Gkolfakis et al., ESGE, 2021 ?
Suspendre son utilisation jusqu’à vérification de sa position.
Selon ESPEN (2006, 2022), quelle densité caractérise une solution entérale normocalorique ?
De 0,9 à 1,2 kcal/ml.
Selon ESPEN (2006, 2022), quelle part de l’AET définit une solution hyperprotéinée ?
Au moins 20 %.
Quelle formule est indiquée en pré-dialyse ?
Une formule hypoprotéinée, pauvre en potassium et en phosphore.
Quand les formules polymériques sont-elles adaptées ?
Lorsque le tube digestif fonctionne et que digestion et absorption sont suffisamment conservées.
Quelle référence porte sur les critères de choix d’un produit de nutrition entérale ?
Bischoff et al., 2022.
Quels composants l’immunonutrition associe-t-elle pour moduler la réponse à l’agression ?
Arginine, oméga-3 AEP/DHA et nucléotides.
Qu’est-ce qu’une pneumopathie d’inhalation ?
Une infection pulmonaire secondaire à l’aspiration de contenu gastrique ou oropharyngé dans les voies aériennes inférieures.
Quelle source attribue les facteurs de risque majeurs d’inhalation ?
SFNEP / ESPEN.
Quelle position prévenir l’inhalation pendant l’instillation et après son arrêt ?
Maintenir le patient en position semi-assise à 30°–45° pendant l’instillation et au moins une heure après son arrêt.
Quel seuil définit une diarrhée sous nutrition entérale ?
Au moins trois selles molles ou liquides par jour pendant plus de 48 heures.
Selon Bischoff et al., 2022, que faut-il exclure devant une diarrhée sous nutrition entérale ?
Une infection à Clostridioides difficile et un fécalome.
Selon le guide HUG, quelle est la référence du protocole de désobstruction des sondes entérales ?
HUG, Pharmacie clinique, Guide d’administration des médicaments par sonde et protocole de désobstruction.
Selon le guide HUG, quel rinçage insuffisant favorise l’obstruction d’une sonde entérale ?
Un rinçage de moins de 30 ml d’eau tiède avant ou après les médicaments ou l’arrêt de la nutrition entérale.
Selon le guide HUG, quelle est la première vérification lors de la désobstruction d’une sonde entérale ?
Vérifier l’absence de coudure ou de torsion externe.
Qu’est-ce que le syndrome de renutrition inappropriée ?
Un ensemble de perturbations métaboliques et hydro-électrolytiques aiguës lors de la reprise nutritive après dénutrition sévère ou jeûne prolongé.
Quels nutriments l’insuline fait-elle entrer dans les cellules lors de la renutrition ?
Le glucose, le potassium, le magnésium et le phosphate.
Quelles complications l’hypophosphorémie sévère peut-elle provoquer ?
Une insuffisance cardiaque aiguë, une insuffisance respiratoire par faiblesse diaphragmatique et une rhabdomyolyse.
Quels troubles l’hypokaliémie et l’hypomagnésémie peuvent-elles entraîner ?
Des troubles du rythme ventriculaire, un arrêt cardiaque et une tétanie.
Selon NICE, quand le risque de syndrome de renutrition est-il élevé ?
Avec au moins un critère majeur ou deux critères mineurs.
Selon NICE, quels éléments définissent un critère majeur de risque de renutrition ?
Un IMC < 16 kg/m², une perte > 15 % en 3 à 6 mois, des apports très limités depuis > 10 jours ou une anomalie initiale du potassium, du phosphate ou du magnésium.
Selon NICE, quels antécédents constituent un critère mineur de risque de renutrition ?
Un éthylisme chronique ou des traitements dépléteurs comme les diurétiques ou la chimiothérapie.
Quelle dose de thiamine administrer avant la renutrition, selon NICE CG32 (2006, maj. 2017) ?
300 mg/jour par voie IV ou PO pendant 3 à 5 jours, en commençant avant la nutrition.
Quel apport énergétique viser entre J7 et J10 pendant la phase progressive ?
25 à 30 kcal/kg/jour.
À quels facteurs faut-il adapter la progression de la nutrition entérale ?
À la pathologie, à l’état nutritionnel et à la tolérance du patient.
Quel pourcentage d’eau libre contiennent les mélanges normocaloriques de 1 à 1,2 kcal/ml ?
80 à 86 %.
Selon Bischoff et al., 2022, quels sont les besoins hydriques totaux estimés ?
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Comment calculer l’eau apportée par la poche ?
.
Comment calculer l’eau libre complémentaire à prescrire ?
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Quand la nutrition entérale continue sur 20 à 24 heures est-elle indiquée ?
En début de renutrition ou chez un patient instable ou fragile.
Quels sont les avantages de la nutrition entérale cyclique nocturne sur 12 heures ?
Elle libère la journée, favorise l’activité physique et l’appétit diurne, facilite le retour à domicile et peut compléter l’alimentation.
Quel débit maximal recommande-t-on en site gastrique ?
150 à 180 ml/h.
Quelle insuline peut couvrir la poussée glycémique nocturne sous nutrition entérale cyclique ?
Une insuline intermédiaire de 12 à 18 heures ou une insuline mixte.
Quand administrer l’insuline sous nutrition entérale cyclique nocturne ?
Au début de la poche.
Que recommandent les consignes SFNEP / HUG pour la durée d’action de l’insuline ?
La faire coïncider exactement avec la durée de passage de la poche.
Quel est le marqueur de renutrition à court terme et sa demi-vie ?
La préalbumine, avec une demi-vie de 2 jours.
Quel est le marqueur de dénutrition à long terme et de sévérité, et sa demi-vie ?
L’albumine, avec une demi-vie de 20 jours.
Quels examens biologiques composent le suivi de la nutrition entérale ?
Ionogramme sanguin (Na⁺, K⁺), phosphore, magnésium, glycémie, urée et créatinine.
Quelle mesure posturale réduit le risque d’inhalation pendant l’administration entérale ?
Surélever la tête du lit à 30–45° pendant l’administration et selon le protocole après celle-ci.
Avant d’utiliser une sonde nasogastrique, que faut-il vérifier ?
Le repère externe et la position par une méthode validée.
Que faire en cas d’intolérance à la nutrition entérale avant d’augmenter les apports ?
Réévaluer la prescription et rechercher la cause.
Comment adapter le débit et le volume de nutrition entérale ?
À la tolérance du patient.
Quelle conduite adopter systématiquement face à une diarrhée sous nutrition entérale ?
Ne pas arrêter systématiquement la nutrition entérale.
Quels éléments prendre en compte pour calculer les besoins hydriques en nutrition entérale ?
L’eau de la formule et les autres apports.
Quel effet la nutrition entérale exerce-t-elle sur les villosités et la barrière muqueuse ?
Elle contribue à leur maintien.
Quelle plage de calibre caractérise les sondes nasogastriques et nasojéjunales ?
De 8 à 12 CH.
Quelle technique de pose décrit Gauderer pour une sonde de gastrostomie durable ?
La technique Pull consiste à tirer la sonde sous contrôle endoscopique.
Après combien de semaines pose-t-on généralement un bouton de gastrostomie ?
Après 8 à 12 semaines, une fois la stomie cicatrisée.
Quelle mobilisation quotidienne recommande Bischoff et al., ESPEN, 2022 pour une sonde PEG Pull ?
Une rotation quotidienne de 360° sur son axe dès le septième jour de cicatrisation.
Quel nettoyage du site de PEG Bischoff et al., ESPEN, 2022 recommandent-ils ?
Un nettoyage à l’eau et au savon doux, suivi d’un séchage soigneux.
Les solutions polymériques standards existent-elles avec ou sans fibres ?
Elles existent avec ou sans fibres.
Selon ESPEN (2006, 2022), qu’est-ce qui peut varier entre fabricants pour les formules entérales ?
Les seuils de classification et les valeurs des formules.
Quelle formule est indiquée en dialyse ?
Une formule hyperprotéinée.
Quelles protéines une formule polymérique contient-elle ?
Des protéines entières.
Sous quelle forme les protéines se trouvent-elles principalement dans une formule semi-élémentaire ?
Sous forme de peptides ou d’oligopeptides hydrolysés.
Quelle supériorité les formules semi-élémentaires ont-elles démontrée en routine, selon Barnoud et al., Nutr Clin Métabolisme, 2017 ?
Aucune supériorité sur les formules polymériques.
Quel risque l’osmolarité élevée des formules semi-élémentaires peut-elle provoquer ?
Une diarrhée osmotique.
Quelle est l’incidence des pneumopathies d’inhalation selon le terrain ?
De 10 % à 70 %.
Quelle gravité peuvent atteindre les pneumopathies d’inhalation ?
Elles peuvent engager le pronostic vital.
Quel débit et quel dispositif privilégier pour prévenir l’inhalation ?
Un débit lent et continu administré par nutripompe.
Quelle conversion envisager en cas de reflux gastro-œsophagien ou de stase gastrique réfractaire ?
Un accès jéjunal post-pylorique par sonde nasojéjunale ou jéjunostomie.
Quelles causes médicamenteuses peuvent provoquer une diarrhée sous nutrition entérale ?
Les antibiotiques à large spectre, les laxatifs et le magnésium.
Selon Bischoff et al., 2022, quelle formule est recommandée contre la diarrhée sous nutrition entérale ?
Une formule enrichie en fibres solubles, notamment en gomme de guar hydrolysée.
Quand un apport supplémentaire de sodium est-il envisageable contre la diarrhée ?
Après évaluation clinique et validation médicale.
Quelles causes favorisent la constipation sous nutrition entérale ?
Un apport hydrique insuffisant, l’absence de fibres, l’alitement et les morphiniques.
Selon Bischoff et al., 2022, que réévaluer en cas de constipation sous nutrition entérale ?
Le bilan hydrique d’eau libre.
Selon le guide HUG, quelle seringue faut-il éviter pour désobstruer une sonde ?
Toute seringue de moins de 10 ml.
Selon le guide HUG, quel instrument est interdit pour désobstruer une sonde ?
Le mandrin métallique.
Selon quel guide aucun bénéfice de désobstruction n’est prouvé pour le Coca-Cola®, le jus d’orange, le bicarbonate ou le Créon® ?
HUG, Pharmacie clinique, Guide d’administration des médicaments par sonde et protocole de désobstruction.
Que provoque la reprise du glucose après un jeûne prolongé ou une dénutrition ?
Un pic d’insuline suivi d’un déplacement intracellulaire massif des nutriments.
Quelles complications peut entraîner la consommation de thiamine pendant la renutrition ?
Une encéphalopathie de Wernicke et une acidose lactique.
Quels éléments biologiques doser immédiatement avant la renutrition ?
Le potassium, le magnésium, le phosphate, le calcium, la créatinine et la glycémie.
Pourquoi la progression est-elle lente et surveillée en soins intensifs ou en neurologie ?
En raison du risque accru de broncho-aspiration.
De quoi dépend la progression de la nutrition entérale après une chirurgie digestive ?
De la tolérance, notamment des diarrhées, des nausées et des douleurs abdominales.
Quelle exception ralentit généralement la progression de la nutrition entérale en ORL ?
La dénutrition exposant au syndrome de renutrition.
Que faut-il expliquer avant la pose d’une sonde nasogastrique ?
Le but de la nutrition entérale, la technique de pose et les désagréments possibles.
Pourquoi faut-il vérifier régulièrement les volumes réellement infusés en nutrition entérale à l’hôpital ?
Les interruptions fréquentes peuvent réduire les volumes administrés.
Selon Bischoff et al., 2022, quel rinçage est recommandé avant et après chaque médicament ?
Un rinçage systématique de 30 ml.
De quelle source faut-il tirer la teneur en eau de la formule prescrite ?
De la fiche technique du produit.
Comment calculer le débit d’une nutrition entérale continue sur 24 heures ?
Comment calculer le débit d’une nutrition entérale cyclique ?
Combien de prises comporte la nutrition entérale intermittente diurne ?
Deux à quatre prises.
Quel risque l’insuline intermédiaire présente-t-elle le matin après l’arrêt de la pompe ?
Une hypoglycémie si le patient ne prend pas de petit-déjeuner.
De quoi dépend notamment le choix de l’insuline en nutrition entérale ?
Du traitement habituel, du contexte hospitalier, du risque d’hypoglycémie et de la fonction rénale.
Quelle conduite prévue influence le choix de l’insuline en nutrition entérale ?
La conduite prévue en cas d’arrêt de la pompe.
Quelle fréquence est recommandée pour doser la préalbumine ?
Une à deux fois par semaine, sans fréquence universelle.
À quelle fréquence le dosage de l’albumine est-il recommandé ?
Toutes les deux à trois semaines, sans fréquence universelle.
À quoi sert le suivi de l’osmolarité ?
À évaluer l’hydratation.
Quelle adaptation nutritionnelle est présentée pour le diabète ?
Des glucides complexes et du fructose, avec 60–70 % de lipides sous forme de MUFA.
Teste tes connaissances avec un QCM de 50 questions sur Syndrome de renutrition et nutrition entérale.
1. Chez une personne dont le tube digestif est fonctionnel, les ingesta représentent 55 % des besoins depuis huit jours. Quel repère soutient l’indication d’une nutrition entérale ?
2. Laquelle de ces situations fait partie des contre-indications à la nutrition entérale ?
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