QCM : Syndrome de renutrition et nutrition entérale (50 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez une personne dont le tube digestif est fonctionnel, les ingesta représentent 55 % des besoins depuis huit jours. Quel repère soutient l’indication d’une nutrition entérale ?

Des ingesta supérieurs à 60 % pendant plus de 7 à 10 jours
Des ingesta inférieurs à 60 % pendant moins de 4 semaines
Des ingesta inférieurs à 60 % pendant plus de 7 à 10 jours
Des ingesta inférieurs à 60 % avec un tube digestif non fonctionnel

Des ingesta inférieurs à 60 % pendant plus de 7 à 10 jours

Explication

Le repère de la SFNCM associe un tube digestif fonctionnel à des ingesta inférieurs à 60 % durant plus de 7 à 10 jours. Le seuil supérieur à 60 % inverse le critère, la durée de moins de quatre semaines ne correspond pas au repère et un tube digestif non fonctionnel contredit la condition.

2. Laquelle de ces situations fait partie des contre-indications à la nutrition entérale ?

Un accès nasojéjunal
Une occlusion aiguë
Une gastroparésie
Un besoin de soutien supérieur à quatre semaines

Une occlusion aiguë

Explication

L’occlusion aiguë figure parmi les contre-indications à la nutrition entérale, avec notamment l’ischémie, le choc et la fistule à haut débit. Un besoin prolongé oriente le choix de l’accès, tandis que la gastroparésie peut orienter vers un site jéjunal et que l’accès nasojéjunal est une voie d’administration.

3. Un patient nécessite un soutien entéral prévu pour six semaines. Quel type d’accès est à envisager selon la durée ?

Une sonde nasogastrique ou nasojéjunale
Une sonde nasogastrique réservée au soutien prolongé
Une nutrition parentérale en raison de la durée
Une stomie percutanée gastrique ou jéjunale

Une stomie percutanée gastrique ou jéjunale

Explication

Au-delà de quatre semaines, une stomie percutanée gastrique ou jéjunale est envisagée ; les sondes nasogastrique ou nasojéjunale sont proposées pour un soutien de court terme. La nutrition parentérale n’est pas la voie déduite du seul fait que le soutien dure six semaines.

4. Une patiente présente un reflux gastro-œsophagien sévère et doit recevoir une nutrition entérale. Quel choix de site et de mode d’administration correspond à cette situation ?

Un site gastrique avec une pompe obligatoire
Un site gastrique avec une administration par gravité
Un site jéjunal post-pylorique avec une administration par gravité
Un site jéjunal post-pylorique avec une pompe

Un site jéjunal post-pylorique avec une pompe

Explication

Le site jéjunal post-pylorique est indiqué en cas de reflux gastro-œsophagien sévère et impose une pompe. Le site gastrique est le choix de première intention en général, mais le reflux sévère oriente vers le jéjunum ; la gravité ne remplace pas la pompe requise pour cette voie.

5. Une personne atteinte de SLA a besoin d’un soutien entéral prévu pour plusieurs mois. Quel accès correspond à cette situation ?

Une gastrostomie percutanée endoscopique
Une sonde nasojéjunale de court terme
Une nutrition parentérale motivée par la SLA
Une sonde nasogastrique

Une gastrostomie percutanée endoscopique

Explication

La gastrostomie percutanée endoscopique est utilisée pour un soutien de plus de quatre semaines, notamment en neurologie comme dans la SLA. Les sondes nasogastrique et nasojéjunale correspondent plutôt au court terme, et la SLA n’est pas en elle-même l’indication donnée pour une nutrition parentérale.

6. Lors des soins d’une sonde PEG-J, un soignant envisage de la tourner sur son axe. Quelle conduite respecte la règle de sécurité ?

La tourner après cicatrisation pour prévenir son déplacement
La tourner quotidiennement comme une PEG Pull
La tourner uniquement lors de la mobilisation hebdomadaire
Ne pas la tourner, car elle risque de s’enrouler

Ne pas la tourner, car elle risque de s’enrouler

Explication

Une sonde jéjunale PEG-J ne doit pas être tournée, car elle risque de s’enrouler. La rotation après le début de la cicatrisation concerne une PEG posée par technique Pull, et non la PEG-J.

7. Après un déplacement suspecté d’une sonde de gastrostomie, sa position n’a pas encore été contrôlée. Que faut-il faire ?

Continuer son utilisation en surveillant la longueur externe
Suspendre son utilisation jusqu’à vérification de sa position
Reprendre son utilisation après avoir renforcé la fixation
Rincer la sonde avant de vérifier sa position

Suspendre son utilisation jusqu’à vérification de sa position

Explication

En cas d’arrachement ou de déplacement suspecté, l’utilisation doit être suspendue tant que la position de la sonde n’a pas été vérifiée. La surveillance ou le renforcement de la fixation ne confirme pas sa position et ne justifie donc pas de poursuivre l’utilisation.

8. Quel dispositif de sécurité décrit la norme ISO 80369-3 ENFit pour les connectiques entérales ?

Un vissage inversé réservé aux dispositifs intraveineux pour prévenir les erreurs entérales
Un vissage inversé réservé au matériel entéral pour prévenir une injection intraveineuse
Un raccord standard partagé avec les dispositifs intraveineux pour simplifier les branchements
Un verrouillage sans vissage réservé au matériel entéral pour prévenir les fuites

Un vissage inversé réservé au matériel entéral pour prévenir une injection intraveineuse

Explication

ENFit utilise un vissage inversé réservé au matériel de nutrition entérale afin de prévenir l’injection de cette nutrition par voie intraveineuse. Un raccord partagé ou destiné aux dispositifs intraveineux ne respecte pas cette séparation des connectiques.

9. Une formule entérale apporte 1,3 kcal/ml. Dans quelle catégorie énergétique entre-t-elle selon les seuils de classification ?

Hypocalorique
Normocalorique
Hyperprotéinée
Hypercalorique

Hypercalorique

Explication

Une formule dépassant 1,2 kcal/ml est hypercalorique ; la catégorie normocalorique s’arrête à 1,2 kcal/ml, tandis que la teneur protéique et le caractère hypocalorique sont des critères différents.

10. Les protéines représentent 22 % de l’apport énergétique total d’une formule qui fournit 1,1 kcal/ml. Quelle classification convient ?

Hyperprotéinée et normocalorique
Normoprotéinée et normocalorique
Normoprotéinée et hypercalorique
Hyperprotéinée et hypercalorique

Hyperprotéinée et normocalorique

Explication

Une proportion protéique d’au moins 20 % de l’AET suffit à qualifier la formule d’hyperprotéinée, indépendamment de sa densité énergétique ; 1,1 kcal/ml reste dans la plage normocalorique.

11. Un patient présente des escarres et nécessite un soutien à la cicatrisation. Quel profil de formule est proposé ?

Formule hyperprotéinée avec zinc, sélénium, vitamines C et E et arginine
Formule hypoprotéinée avec zinc, sélénium, vitamines C et E et arginine
Formule riche en MUFA avec glucides complexes et vitamines C et E
Formule hyperprotéinée avec potassium, phosphore et vitamines du groupe B

Formule hyperprotéinée avec zinc, sélénium, vitamines C et E et arginine

Explication

Pour les escarres et la cicatrisation, le profil proposé associe un apport hyperprotéiné à des micronutriments ciblés, notamment zinc, sélénium, vitamines C et E et arginine ; la restriction protéique relève plutôt de la pré-dialyse.

12. Un patient présente une malabsorption sévère. Quel type de formule est indiqué parmi les deux catégories comparées ?

Une formule hyperprotéinée
Une formule normocalorique
Une formule polymérique
Une formule semi-élémentaire

Une formule semi-élémentaire

Explication

Les formules semi-élémentaires ont une indication validée en cas de maldigestion ou malabsorption sévère ; les polymériques conviennent lorsque digestion et absorption sont suffisamment conservées.

13. Une équipe choisit un produit de nutrition entérale pour un patient dont le tube digestif fonctionne. Quelle démarche correspond le mieux aux critères de choix recommandés ?

Choisir selon les possibilités d’alimentation orale et la fonctionnalité digestive, sans examiner le risque de renutrition
Évaluer notamment l’état nutritionnel, le risque de renutrition, la voie digestive, le site, la durée, l’hydratation et les preuves disponibles
Évaluer le site et la durée, en écartant les besoins hydriques et le degré d’agression
Choisir principalement selon la pathologie, sans tenir compte de l’alimentation orale ni de l’état nutritionnel

Évaluer notamment l’état nutritionnel, le risque de renutrition, la voie digestive, le site, la durée, l’hydratation et les preuves disponibles

Explication

Le choix intègre plusieurs dimensions du patient et de la prise en charge : pathologie, état nutritionnel et risque de syndrome de renutrition, alimentation orale, tube digestif, site, degré d’agression, durée, hydratation et données probantes. Se limiter à quelques critères omet des facteurs explicitement pertinents.

14. Une formule d’immunonutrition contient de l’arginine, des oméga-3 AEP/DHA et des nucléotides. Quel est l’objectif de cette association face à l’agression ?

Remplacer les enzymes nécessaires à l’absorption intestinale
Moduler la réponse inflammatoire ou immunitaire de l’hôte
Réduire directement les besoins hydriques du patient
Accroître principalement la densité énergétique de la formule

Moduler la réponse inflammatoire ou immunitaire de l’hôte

Explication

L’immunonutrition associe notamment arginine, oméga-3 AEP/DHA et nucléotides pour moduler la réponse inflammatoire ou immunitaire de l’hôte face à l’agression ; l’augmentation énergétique et la digestion ne définissent pas cet objectif.

15. Quelle description définit la nutrition entérale artisanale ?

Un mélange d’aliments naturels préparé en établissement pour une administration par sonde
Un mélange d’aliments naturels mixés au domicile, adapté à des préférences personnelles ou culturelles
Des aliments entiers consommés par voie orale selon un régime personnalisé
Une formule industrielle standardisée conçue pour répondre aux besoins nutritionnels

Un mélange d’aliments naturels mixés au domicile, adapté à des préférences personnelles ou culturelles

Explication

La nutrition entérale artisanale désigne un mélange d’aliments naturels mixés au domicile, susceptible de répondre à des préférences culturelles, familiales ou personnelles ; une formule industrielle ou des aliments non mixés ne correspondent pas à cette définition.

16. Quelle situation correspond à une pneumopathie d’inhalation ?

Une infection des voies aériennes supérieures après aspiration de contenu gastrique ou oropharyngé
Une infection pulmonaire sans lien avec l’aspiration de contenu gastrique ou oropharyngé
Une infection pulmonaire après le passage de contenu gastrique ou oropharyngé dans l’œsophage
Une infection pulmonaire après aspiration de contenu gastrique ou oropharyngé dans les voies aériennes inférieures

Une infection pulmonaire après aspiration de contenu gastrique ou oropharyngé dans les voies aériennes inférieures

Explication

La pneumopathie d’inhalation est une infection pulmonaire secondaire à l’aspiration de contenu gastrique ou oropharyngé dans les voies aériennes inférieures. Une atteinte supérieure, un passage dans l’œsophage ou une infection sans aspiration ne correspondent pas à cette définition.

17. Un patient alimenté par sonde présente une maladie neuromusculaire, des vomissements récents et un décubitus dorsal à 0°. Quelle interprétation de ces éléments est la plus juste ?

Ils indiquent une pneumopathie d’inhalation déjà confirmée
Ils signalent surtout un risque digestif sans lien avec l’inhalation
Ils réunissent plusieurs facteurs majeurs de risque d’inhalation
Ils réduisent le risque d’inhalation grâce à la position allongée

Ils réunissent plusieurs facteurs majeurs de risque d’inhalation

Explication

La maladie neuromusculaire, les vomissements et le décubitus dorsal strict figurent parmi les facteurs majeurs de risque d’inhalation. Ces facteurs ne suffisent pas à confirmer une infection; la position allongée et les vomissements n’ont pas d’effet protecteur.

18. Une instillation entérale est prévue chez un patient à risque d’inhalation. Quelle conduite posturale convient pendant l’administration et après son arrêt ?

Le maintenir à 30°–45° pendant l’instillation puis le recoucher immédiatement
Le maintenir à 30°–45° pendant l’instillation et au moins une heure après
Le maintenir à 0° pendant l’instillation et au moins une heure après
Le maintenir à 45°–60° pendant l’instillation et trente minutes après

Le maintenir à 30°–45° pendant l’instillation et au moins une heure après

Explication

La prévention repose sur une position semi-assise de 30° à 45° pendant l’instillation et pendant au moins une heure après son arrêt. Le décubitus à 0°, le recouchage immédiat et une durée plus courte ne respectent pas cette règle.

19. Un patient sous nutrition entérale présente quatre selles liquides par jour depuis trois jours. Ce tableau répond-il à la définition de la diarrhée sous nutrition entérale ?

Oui, car toute selle liquide suffit, quelle que soit la durée
Non, car il faut trois selles molles ou liquides par jour pendant au moins 24 heures
Non, car il faut au moins cinq selles molles ou liquides par jour pendant plus de 48 heures
Oui, car il dépasse trois selles molles ou liquides par jour pendant plus de 48 heures

Oui, car il dépasse trois selles molles ou liquides par jour pendant plus de 48 heures

Explication

La définition exige au moins trois selles molles ou liquides par jour pendant plus de 48 heures; quatre selles quotidiennes durant trois jours répondent donc au critère. Les autres seuils modifient le nombre de selles ou la durée requise.

20. Une patiente sous nutrition entérale développe une diarrhée. Quelle démarche initiale respecte la conduite recommandée ?

Réduire le débit, puis arrêter la nutrition avant de vérifier les causes possibles
Remplacer d’emblée le mélange par une formule semi-élémentaire sans rechercher de cause
Écarter une infection à Clostridioides difficile et un fécalome, puis réduire le débit sans arrêter la nutrition
Arrêter la nutrition, puis rechercher une infection à Clostridioides difficile et un fécalome

Écarter une infection à Clostridioides difficile et un fécalome, puis réduire le débit sans arrêter la nutrition

Explication

La conduite commence par l’exclusion d’une infection à Clostridioides difficile et d’un fécalome, puis par une réduction du débit sans arrêt de la nutrition en première intention. L’arrêt immédiat, l’omission du bilan et le changement direct de formule ne respectent pas cet ordre.

21. Après l’administration d’un médicament par une sonde entérale, quelle pratique réduit le risque d’obstruction lié à un rinçage insuffisant ?

Rincer avec 30 ml de liquide acide
Broyer davantage les comprimés
Rincer avec au moins 30 ml d’eau tiède
Rincer avec moins de 30 ml d’eau tiède

Rincer avec au moins 30 ml d’eau tiède

Explication

Un rinçage d’au moins 30 ml d’eau tiède avant ou après l’administration de médicaments contribue à prévenir l’obstruction. Un volume inférieur est insuffisant, les liquides acides peuvent favoriser la coagulation des protéines et le broyage inadéquat constitue une autre cause distincte.

22. Une sonde reste obstruée malgré l’absence de coudure externe et une première manœuvre douce. Quelle conduite correspond à l’étape suivante du protocole ?

Clamper avec de l’eau chaude 5 minutes, puis augmenter la pression
Introduire un mandrin, puis reprendre les mouvements de va-et-vient
Clamper avec de l’eau chaude 20 minutes, puis répéter la manœuvre
Injecter un liquide acide, puis répéter la manœuvre

Clamper avec de l’eau chaude 20 minutes, puis répéter la manœuvre

Explication

En cas de résistance, le protocole prévoit de clamper la sonde avec de l’eau chaude pendant 20 minutes avant de répéter les mouvements doux de pression-réaspiration. Cinq minutes correspondent à l’étape initiale, la pression forcée n’est pas la manœuvre recommandée et le mandrin présente un risque de perforation.

23. Chez quel patient le syndrome de renutrition inappropriée correspond-il à des perturbations métaboliques et hydro-électrolytiques aiguës ?

Un patient sévèrement dénutri avec des perturbations métaboliques chroniques
Un patient sévèrement dénutri pendant une restriction persistante des apports
Un patient bien nourri lors de la reprise des apports nutritifs
Un patient sévèrement dénutri lors de la reprise des apports nutritifs

Un patient sévèrement dénutri lors de la reprise des apports nutritifs

Explication

Le syndrome apparaît lors de la reprise des apports nutritifs chez une personne en dénutrition sévère ou après un jeûne prolongé. Une restriction persistante ne correspond pas à cette phase de reprise, et le caractère aigu fait partie de sa définition.

24. Après la réintroduction de glucose chez une personne dénutrie, l’insuline augmente. Quel déplacement cellulaire est alors attendu ?

Une entrée accrue du glucose, du sodium et du calcium dans les cellules
Une sortie accrue du glucose, du potassium, du magnésium et du phosphate des cellules
Une entrée accrue du glucose, du potassium, du magnésium et du phosphate dans les cellules
Une entrée accrue du glucose et des électrolytes dans les cellules lorsque l’insuline baisse

Une entrée accrue du glucose, du potassium, du magnésium et du phosphate dans les cellules

Explication

Lors de la renutrition, l’insuline stimule la pompe Na+/K+-ATPase et favorise l’entrée cellulaire du glucose, du potassium, du magnésium et du phosphate. La sortie des nutriments inverse le mécanisme, tandis qu’une baisse d’insuline ou la substitution par le sodium ne décrit pas les éléments de cette unité.

25. Une personne en renutrition présente une hypophosphorémie sévère. Quelle combinaison de complications peut découler de l’épuisement de l’ATP ?

Insuffisance cardiaque aiguë, encéphalopathie de Wernicke et œdèmes
Insuffisance cardiaque aiguë, insuffisance respiratoire et rhabdomyolyse
Troubles du rythme ventriculaire, tétanie et confusion
Insuffisance respiratoire, convulsions et arrêt cardiaque

Insuffisance cardiaque aiguë, insuffisance respiratoire et rhabdomyolyse

Explication

L’hypophosphorémie sévère peut épuiser l’ATP et provoquer une insuffisance cardiaque aiguë, une insuffisance respiratoire liée à la faiblesse diaphragmatique et une rhabdomyolyse. Les troubles du rythme et la tétanie sont associés à l’hypokaliémie et à l’hypomagnésémie; l’encéphalopathie et les œdèmes relèvent d’autres mécanismes.

26. Lors d’une renutrition, un patient présente une hypotension et des troubles du rythme. À quel système ces manifestations du syndrome de renutrition appartiennent-elles ?

Au système respiratoire
Au système neurologique
Au système digestif
Au système cardiaque

Au système cardiaque

Explication

L’hypotension, les troubles du rythme et la défaillance cardiaque sont des manifestations cardiaques du syndrome. La confusion et les convulsions sont neurologiques, les troubles digestifs concernent un autre système et la faiblesse diaphragmatique est une manifestation respiratoire.

27. Une patiente présente un seul critère majeur NICE et un seul critère mineur. Quel niveau de risque de syndrome de renutrition faut-il retenir ?

Risque non élevé, car un critère mineur ne suffit pas
Risque élevé, car deux critères mineurs sont présents
Risque élevé, car un seul critère majeur suffit
Risque non élevé, car deux critères majeurs sont nécessaires

Risque élevé, car un seul critère majeur suffit

Explication

Le risque est élevé dès qu’un critère majeur est présent ; il faut en revanche au moins deux critères mineurs. Confondre le seuil majeur et le seuil mineur mène à exiger deux critères majeurs ou à compter à tort un seul critère mineur comme suffisant.

28. Avant la renutrition, un patient a un IMC de 17 kg/m², une perte de poids involontaire de 12 % en quatre mois et une hypophosphorémie. Quel élément constitue un critère majeur NICE ?

La durée de quatre mois
La perte de poids de 12 %
L’hypophosphorémie initiale
L’IMC de 17 kg/m²

L’hypophosphorémie initiale

Explication

Une hypophosphorémie présente avant la renutrition est un critère majeur NICE. Un IMC entre 16 et 18,5 kg/m² et une perte de poids supérieure à 10 % relèvent des critères mineurs ; la durée indiquée ne constitue pas à elle seule un critère.

29. Une équipe prévoit de commencer la nutrition entérale demain matin. Quelle prescription de thiamine respecte la conduite préventive recommandée ?

300 mg par jour par voie IV ou orale pendant une journée, avant la nutrition
300 mg par jour par voie IV ou orale pendant 3 à 5 jours, avant la nutrition
300 mg par jour par voie IV ou orale pendant 3 à 5 jours, après la nutrition
100 mg par jour par voie IV ou orale pendant 3 à 5 jours, avant la nutrition

300 mg par jour par voie IV ou orale pendant 3 à 5 jours, avant la nutrition

Explication

La thiamine doit être administrée à 300 mg/jour par voie IV ou orale pendant 3 à 5 jours, en commençant avant la première nutrition. La commencer après le début de la nutrition inverse le moment requis ; les autres réponses modifient la dose ou la durée.

30. Au jour 4 de la renutrition, la biologie d’un patient est stable. Quelle progression correspond à la phase J4–10 ?

Augmenter de 250 kcal chaque jour, pour atteindre la cible entre J7 et J10
Augmenter de 250 kcal tous les deux jours, pour atteindre la cible entre J7 et J10
Augmenter de 500 kcal tous les deux jours, pour atteindre la cible entre J7 et J10
Maintenir l’apport initial jusqu’à J10, puis atteindre la cible

Augmenter de 250 kcal tous les deux jours, pour atteindre la cible entre J7 et J10

Explication

Pendant la phase progressive, l’apport augmente par paliers de 250 kcal tous les deux jours si la biologie est stable, avec une cible de 25 à 30 kcal/kg/jour et de 1,2 à 1,5 g de protéines/kg/jour entre J7 et J10. Une augmentation quotidienne ou doublée accélère les paliers ; attendre J10 pour progresser ne suit pas la conduite décrite.

31. Chez un patient dont la tolérance est bonne mais dont l’état nutritionnel est fragile, comment l’équipe doit-elle décider du rythme de progression de la nutrition entérale ?

L’adapter à la pathologie, à l’état nutritionnel et à la tolérance, en pesant le risque de déficit lié à une progression lente
Appliquer un rythme standard identique, indépendamment de la situation clinique
Choisir la progression la plus lente, sans tenir compte du déficit énergétique supplémentaire
Le fixer selon la tolérance seule, sans tenir compte de la pathologie ni de l’état nutritionnel

L’adapter à la pathologie, à l’état nutritionnel et à la tolérance, en pesant le risque de déficit lié à une progression lente

Explication

La progression doit tenir compte de la pathologie, de l’état nutritionnel et de la tolérance ; un rythme plus lent peut accroître le déficit énergétique et le risque de dénutrition. Se fier à un seul facteur ou appliquer un rythme uniforme néglige cette adaptation.

32. Un patient hospitalisé en neurologie commence une nutrition entérale et présente un risque accru de broncho-aspiration. Quelle stratégie de progression est généralement adaptée ?

Une progression réglée principalement selon les diarrhées postopératoires
Une progression accélérée pour réduire rapidement le déficit énergétique
Une progression souvent très lente, avec une surveillance étroite
Une progression généralement rapide, avec une surveillance espacée

Une progression souvent très lente, avec une surveillance étroite

Explication

En soins intensifs ou en neurologie, le risque accru de broncho-aspiration conduit souvent à une progression très lente et étroitement surveillée. La progression rapide concerne généralement l’ORL, tandis que les diarrhées et douleurs orientent surtout l’adaptation après chirurgie digestive.

33. Une formule entérale fournit 1,7 kcal/ml. Quelle proportion d’eau libre peut-on attendre de ce mélange ?

Environ 91 %
69 à 78 %
30 à 35 %
80 à 86 %

69 à 78 %

Explication

Les mélanges hypercaloriques de 1,5 à 2 kcal/ml contiennent 69 à 78 % d’eau libre. La plage de 80 à 86 % correspond aux mélanges normocaloriques, environ 91 % aux mélanges hypocaloriques, et 30 à 35 ml/kg/jour désigne une estimation des besoins hydriques.

34. Pour un patient de 60 kg, quelle estimation initiale des besoins hydriques totaux obtient-on avec la règle de 30 à 35 ml/kg/jour, avant adaptation clinique ?

30 à 35 ml/jour
1 200 à 1 500 ml/jour
1 800 à 2 100 litres/jour
1 800 à 2 100 ml/jour

1 800 à 2 100 ml/jour

Explication

L’estimation se calcule en multipliant 60 kg par 30 à 35 ml/kg/jour, soit 1 800 à 2 100 ml/jour, à adapter à la situation clinique. La réponse de 30 à 35 ml/jour oublie le poids, tandis que 1 200 à 1 500 ml/jour applique une autre plage.

35. Une poche de 1 200 ml contient 75 % d’eau. Quel volume d’eau apporte-t-elle ?

300 ml
900 ml
90 ml
1 275 ml

900 ml

Explication

L’eau de la poche correspond au volume multiplié par la proportion d’eau : 1 200 × 0,75 = 900 ml. Additionner le pourcentage, le soustraire au volume ou utiliser 0,075 ne donne pas le produit de cette formule.

36. Les besoins hydriques totaux d’un patient sont estimés à 2 100 ml/jour. La poche apporte 1 200 ml d’eau et les rinçages des médicaments 200 ml. Quel volume d’eau libre complémentaire faut-il prescrire ?

700 ml/jour
900 ml/jour
1 900 ml/jour
3 500 ml/jour

700 ml/jour

Explication

L’eau complémentaire correspond aux besoins totaux moins l’eau de la poche et celle des rinçages : 2 100 − (1 200 + 200) = 700 ml/jour. Oublier les rinçages donne 900 ml, additionner les apports donne 3 500 ml, et oublier la poche donne 1 900 ml.

37. Un patient fragile débute une renutrition entérale à l’hôpital. Quel rythme est le plus adapté pour favoriser sa tolérance digestive ?

Des bolus diurnes de 10 à 15 minutes, à 150–180 ml/h
Une nutrition continue sur 20 à 24 heures, à 150–180 ml/h
Une nutrition continue sur 20 à 24 heures, à 20–100 ml/h
Une nutrition cyclique nocturne sur 12 heures, à 50–120 ml/h

Une nutrition continue sur 20 à 24 heures, à 20–100 ml/h

Explication

En début de renutrition ou chez un patient fragile, une nutrition continue sur 20 à 24 heures favorise la tolérance digestive, avec un débit indicatif de 20 à 100 ml/h. Le cycle nocturne vise notamment à libérer la journée, les bolus conviennent à d’autres situations, et 150 à 180 ml/h dépasse la plage indiquée pour ce rythme.

38. Une personne qui reprend des activités la journée doit recevoir une nutrition entérale complémentaire la nuit. Quel rythme répond le mieux à ces objectifs ?

Des bolus diurnes de 3 à 6 prises, à 150–180 ml/h
Un cycle nocturne de 12 heures, à 20–100 ml/h
Un cycle nocturne de 12 heures, à 50–120 ml/h
Une nutrition continue de 20 à 24 heures, à 20–100 ml/h

Un cycle nocturne de 12 heures, à 50–120 ml/h

Explication

Le cycle nocturne de 12 heures libère la journée, peut favoriser l’activité et l’appétit diurnes, et peut compléter l’alimentation ; son débit indicatif est de 50 à 120 ml/h. Le rythme continu répond plutôt à d’autres besoins, tandis que les bolus sont des prises diurnes.

39. Pour une nutrition entérale administrée en site jéjunal, quel débit maximal recommandé faut-il retenir plutôt que la limite gastrique ?

100 à 120 ml/h
20 à 100 ml/h
150 à 180 ml/h
50 à 120 ml/h

100 à 120 ml/h

Explication

Le débit jéjunal doit être plus faible et très régulier, avec un maximum recommandé de 100 à 120 ml/h. La plage de 150 à 180 ml/h correspond au site gastrique, tandis que 20 à 100 et 50 à 120 ml/h sont des plages indicatives de rythmes de nutrition.

40. Un patient reçoit une nutrition entérale cyclique nocturne par poche, avec une poussée glycémique au cours de la nuit. Quel schéma d’insuline peut être administré au début de la poche pour la couvrir ?

Une insuline rapide d’environ 4 heures administrée au pousse-seringue
Une insuline intermédiaire ou mixte administrée après la poche
Une insuline intermédiaire de 12 à 18 heures ou une insuline mixte
Une insuline lente de 24 heures, administrée une fois par jour

Une insuline intermédiaire de 12 à 18 heures ou une insuline mixte

Explication

Pour une nutrition entérale cyclique nocturne, une insuline intermédiaire de 12 à 18 heures ou une insuline mixte peut être administrée au début de la poche afin de couvrir la poussée glycémique nocturne. L’insuline lente de 24 heures et la perfusion rapide correspondent plutôt à la nutrition continue, tandis qu’une injection après la poche ne couvre pas la poussée au moment prévu.

41. Une poche de nutrition entérale doit passer sur une durée déterminée. Quelle consigne appliquer au choix de la durée d’action de l’insuline ?

Faire coïncider l’injection avec le début de la poche, sans ajuster sa durée d’action
Faire correspondre la durée d’action de l’insuline à celle du passage de la poche
Choisir une durée d’action fixe, quel que soit le passage de la poche
Faire débuter l’action de l’insuline à la fin du passage de la poche

Faire correspondre la durée d’action de l’insuline à celle du passage de la poche

Explication

Les consignes SFNEP / HUG recommandent de faire coïncider exactement la durée d’action de l’insuline avec la durée de passage de la poche. Une durée fixe indépendante, une action retardée ou le seul alignement de l’injection ne respectent pas cette correspondance.

42. Pour évaluer une renutrition récente, quel marqueur biologique correspond à une demi-vie d’environ deux jours ?

La CRP, marqueur de renutrition à court terme, d’une demi-vie d’environ 2 jours
Le magnésium, marqueur de renutrition à court terme, d’une demi-vie d’environ 2 jours
L’albumine, marqueur à long terme, d’une demi-vie d’environ 20 jours
La préalbumine, marqueur à court terme, d’une demi-vie d’environ 2 jours

La préalbumine, marqueur à court terme, d’une demi-vie d’environ 2 jours

Explication

La préalbumine reflète la renutrition à court terme et sa demi-vie est d’environ deux jours. L’albumine renseigne plutôt sur le long terme, la CRP sert notamment à tenir compte de l’inflammation et le magnésium fait partie du suivi biologique.

43. Chez une personne dont on évalue la dénutrition à long terme et la sévérité, quel marqueur correspond à une demi-vie d’environ 20 jours ?

La CRP, associée à la sévérité de la dénutrition, avec une demi-vie d’environ 20 jours
L’albumine, associée au long terme et à la sévérité, avec une demi-vie d’environ 20 jours
La créatinine, associée au long terme et à la sévérité, avec une demi-vie d’environ 20 jours
La préalbumine, associée au long terme, avec une demi-vie d’environ 20 jours

L’albumine, associée au long terme et à la sévérité, avec une demi-vie d’environ 20 jours

Explication

L’albumine est un marqueur de dénutrition à long terme et de sévérité, avec une demi-vie d’environ 20 jours. La préalbumine est associée à la renutrition à court terme, la CRP renseigne sur l’inflammation et la créatinine participe à l’évaluation de la fonction rénale.

44. Lors du suivi biologique d’une personne sous nutrition entérale, quel ensemble d’analyses correspond aux paramètres à surveiller ?

Na+, K+, phosphore, magnésium, glycémie, urée et créatinine
Glycémie, urée, créatinine, préalbumine, albumine et CRP
Phosphore, magnésium, poids, albumine, CRP et créatinine
Na+, K+, préalbumine, albumine, CRP et osmolarité

Na+, K+, phosphore, magnésium, glycémie, urée et créatinine

Explication

Le suivi biologique de la nutrition entérale comprend l’ionogramme sanguin (Na+ et K+), le phosphore, le magnésium, la glycémie, l’urée et la créatinine. Les autres ensembles remplacent ou omettent certains de ces paramètres en y substituant des marqueurs protéiques, inflammatoires ou cliniques.

45. Une personne sous nutrition entérale présente une baisse de l’albumine et de la préalbumine ainsi qu’une CRP élevée. Comment interpréter ces marqueurs pour évaluer une éventuelle dénutrition ?

Les considérer comme des preuves suffisantes de dénutrition sans autre donnée
Écarter la CRP et interpréter séparément les deux marqueurs protéiques
Les interpréter dans le contexte clinique avec la CRP, sans les utiliser seuls
Interpréter l’albumine seule, car elle n’est pas influencée par l’inflammation

Les interpréter dans le contexte clinique avec la CRP, sans les utiliser seuls

Explication

L’inflammation peut influencer l’albumine et la préalbumine : leur interprétation doit donc tenir compte du contexte clinique, notamment de la CRP, et ne pas servir seule à diagnostiquer la dénutrition. Les baisse de ces marqueurs ne suffisent pas à prouver une dénutrition, et l’albumine n’échappe pas à l’influence inflammatoire.

46. Une patiente reçoit une nutrition entérale et présente un risque d’inhalation. Quelle mesure de positionnement faut-il appliquer pendant l’administration, en plus d’évaluer sa fonction digestive et ce risque ?

Maintenir la tête du lit à 0–15°
Surélever la tête du lit à 30–45°
Surélever les jambes à 30–45°
Installer la patiente à plat sur le côté

Surélever la tête du lit à 30–45°

Explication

La prévention de l’inhalation associe l’évaluation du risque et de la fonction digestive à une tête de lit surélevée à 30–45° pendant l’administration, puis selon le protocole. Une faible inclinaison ou une position à plat ne correspond pas à cette mesure, tandis que surélever les jambes ne protège pas contre l’inhalation.

47. Avant d’utiliser une sonde nasogastrique, une équipe constate que son repère externe semble inchangé. Quelle conduite permet de sécuriser son utilisation ?

Contrôler le repère externe et confirmer la position par une méthode validée
Contrôler le repère externe et commencer l’administration
Vérifier la tolérance digestive sans contrôler la position
Confirmer la position après l’administration par une méthode validée

Contrôler le repère externe et confirmer la position par une méthode validée

Explication

Pour une sonde nasogastrique, le repère externe doit être contrôlé et la position confirmée par une méthode validée avant utilisation. Se fier au repère seul ne confirme pas la position, et une confirmation après le début de l’administration arrive trop tard.

48. Un patient présente des signes d’intolérance pendant une nutrition entérale à débit élevé. Quelle démarche convient avant d’augmenter ses apports ?

Interrompre la nutrition sans réexaminer la prescription
Réévaluer la prescription et rechercher la cause de l’intolérance
Réduire le volume sans examiner l’origine des symptômes
Augmenter le débit pour atteindre plus vite le volume prévu

Réévaluer la prescription et rechercher la cause de l’intolérance

Explication

En cas d’intolérance, il faut réévaluer la prescription et rechercher la cause avant d’augmenter les apports, en adaptant débit et volume à la tolérance. Augmenter le débit ignore cette règle, tandis que modifier le volume ou interrompre l’alimentation sans rechercher la cause omet l’évaluation nécessaire.

49. Une personne nourrie par sonde développe une diarrhée après l’introduction d’un nouveau médicament. Quelle décision est la plus appropriée ?

Modifier d’emblée la formule sans rechercher d’autres causes
Maintenir la prise en charge inchangée sans examiner les causes
Rechercher notamment un effet du médicament et adapter la prise en charge
Arrêter systématiquement la nutrition entérale dès l’apparition de la diarrhée

Rechercher notamment un effet du médicament et adapter la prise en charge

Explication

Une diarrhée ne justifie pas un arrêt systématique de la nutrition entérale : il faut rechercher des causes possibles, dont les médicaments, puis adapter la prise en charge. L’arrêt automatique reprend la confusion signalée, tandis qu’un changement immédiat de formule ou l’absence d’investigation néglige les autres causes envisageables.

50. Une formule entérale est choisie pour une personne diabétique. Quelle composition correspond à l’adaptation décrite pour le diabète ?

Amidon de tapioca et glucose, avec 60–70 % de protéines
Fructose et maltodextrine, avec 30–40 % de lipides sous forme de MUFA
Amidon de tapioca et fructose, avec 60–70 % de lipides sous forme d’acides gras saturés
Amidon de tapioca et fructose, avec 60–70 % de lipides sous forme de MUFA

Amidon de tapioca et fructose, avec 60–70 % de lipides sous forme de MUFA

Explication

L’adaptation associe des glucides complexes, comme l’amidon de tapioca, et du fructose à 60–70 % de lipides sous forme de MUFA. Le glucose substitué au fructose modifie le glucide simple, les protéines confondues avec les lipides changent le macronutriment, et les acides gras saturés remplacent les MUFA.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Syndrome de renutrition et nutrition entérale.

Selon la SFNCM, quand la nutrition entérale est-elle indiquée ?

Lorsque le tube digestif fonctionne et que les ingesta restent sous 60 % pendant plus de 7 à 10 jours.

Quelles situations contre-indiquent la nutrition entérale ?

L’occlusion aiguë, l’ischémie, le choc et la fistule à haut débit.

Quelle référence précise les délais d’accès naso-digestif ou par stomie ?

NICE, CG32, 2006, maj. 2017.

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