QCM : Traitement des troubles lexicaux — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle manifestation correspond à une difficulté d’accès lexical plutôt qu’à un problème d’encodage du sens ?

Une difficulté sémantique, lorsque l’enfant organise mal les propriétés du concept
Un manque du mot, lorsque l’enfant connaît le mot mais peine à le retrouver
Une erreur de dénomination, lorsque la réponse produite ne correspond pas à l’image
Une réduction du stock lexical, lorsque peu de mots sont maîtrisés pour l’âge

Un manque du mot, lorsque l’enfant connaît le mot mais peine à le retrouver

Explication

Le manque du mot désigne une difficulté à accéder à une forme lexicale connue. Une difficulté sémantique concerne plutôt l’encodage ou l’organisation du sens, tandis que les autres réponses décrivent des phénomènes différents.

2. Quel résultat peut-on attendre d’un travail ciblant la précision et l’organisation du lexique ?

Une progression limitée à la répétition, sans effet sur la dénomination
Une amélioration immédiate de la dénomination de tous les mots non entraînés
Une amélioration durable de la dénomination pour les items travaillés
Une généralisation spontanée aux mots nouveaux grâce à une seule séance

Une amélioration durable de la dénomination pour les items travaillés

Explication

Le travail sur la précision et l’organisation du lexique améliore durablement la dénomination des items qui ont été travaillés. Il ne faut pas en déduire une généralisation automatique à l’ensemble des mots.

3. Quel contenu doit faire partie d’une rééducation phonologique du lexique ?

La segmentation, la discrimination et la construction des représentations phonologiques
La mémorisation de phrases, la compréhension narrative et la prise de tour
La précision des concepts, leur hiérarchie et leurs relations fonctionnelles
La catégorisation d’objets, leur usage et leurs propriétés perceptives

La segmentation, la discrimination et la construction des représentations phonologiques

Explication

Le travail phonologique porte sur la segmentation, la discrimination et la constitution des représentations phonologiques des mots. La précision et l’organisation des concepts relèvent plutôt du versant sémantique.

4. Quelle progression respecte les principes sémantiques de construction du lexique ?

Travailler une seule catégorie en détail avant d’introduire le niveau de base
Commencer par les catégories les plus spécialisées, puis réduire leur diversité
Commencer par les prototypes et le niveau de base, puis enrichir plusieurs catégories
Enseigner les propriétés isolées avant de construire les catégories générales

Commencer par les prototypes et le niveau de base, puis enrichir plusieurs catégories

Explication

La progression recommandée part des prototypes, privilégie d’abord le niveau de base, sélectionne plusieurs catégories et les enrichit graduellement. Une démarche centrée d’emblée sur des catégories très spécialisées s’éloigne de cette organisation.

5. Quelle stratégie permet de créer de nouvelles significations lexicales ?

Classer les mots par longueur et les apprendre sans recourir à des moyens mnémotechniques
Remplacer les indices contextuels par une répétition orale des mots dans des phrases identiques
Mémoriser des listes de mots isolés sans exploiter leurs relations de forme ou de sens
Utiliser la dérivation ou la combinaison de mots, en plus de s’appuyer sur le contexte et la mnémotechnie

Utiliser la dérivation ou la combinaison de mots, en plus de s’appuyer sur le contexte et la mnémotechnie

Explication

La dérivation et la combinaison permettent de former de nouvelles significations, tandis que le contexte et les moyens mnémotechniques soutiennent l’apprentissage. La simple mémorisation isolée ou la répétition identique ne développe pas ces mécanismes de création lexicale.

6. Quels objectifs doivent être associés dans le traitement des troubles lexicaux ?

Enrichir le vocabulaire par mémorisation, sans viser son organisation ni les stratégies autonomes
Agir sur la sémantique, la phonologie et la grammaire, tout en développant le lexique et l’autonomie
Travailler la sémantique et la phonologie, puis réserver la grammaire à une intervention distincte
Développer l’autonomie d’apprentissage, en laissant les aspects sémantiques et phonologiques de côté

Agir sur la sémantique, la phonologie et la grammaire, tout en développant le lexique et l’autonomie

Explication

Le traitement doit couvrir les dimensions sémantiques, phonologiques et grammaticales, ainsi que l’enrichissement et l’organisation du lexique et l’autonomie. Les autres propositions excluent au moins une composante essentielle de cette prise en charge globale.

7. Quelle comparaison entre l’apprentissage des noms et celui des verbes est conforme aux facteurs d’apprentissage lexical ?

Les noms sont généralement plus difficiles à apprendre que les verbes
Les verbes sont généralement plus difficiles à apprendre que les noms
Les verbes deviennent plus faciles lorsque leur présentation est moins fréquente
Les deux catégories présentent une difficulté indépendante de leur fréquence

Les verbes sont généralement plus difficiles à apprendre que les noms

Explication

L’apprentissage des verbes est décrit comme plus difficile que celui des noms. La fréquence de présentation influence aussi l’apprentissage, mais elle ne renverse pas cette comparaison entre catégories grammaticales.

8. Quelle activité peut être travaillée avec un jeu de loto lexical ?

La répétition de gestes moteurs et l’entraînement de la respiration
La dénomination rapide et la catégorisation d’images
La copie de phrases complexes et l’analyse de leur ponctuation
La lecture silencieuse de récits et la correction orthographique

La dénomination rapide et la catégorisation d’images

Explication

Le loto lexical peut soutenir la dénomination rapide et la catégorisation, parmi de nombreuses autres activités langagières. Les autres propositions concernent des objectifs qui ne correspondent pas aux fonctions lexicales attribuées à ce jeu.

9. Comment l’intervention sémantique utilise-t-elle un prototype pour différencier les objets d’une catégorie ?

Elle remplace les représentations sémantiques par des associations phonologiques
Elle distingue immédiatement chaque objet sans passer par une représentation commune
Elle commence par les détails perceptifs avant de former une catégorie générale
Elle regroupe d’abord plusieurs membres, puis affine progressivement leurs représentations

Elle regroupe d’abord plusieurs membres, puis affine progressivement leurs représentations

Explication

Le prototype sert d’abord à représenter plusieurs membres d’une même catégorie, avant que l’affinement ne permette de distinguer les types d’objets. Commencer par des distinctions immédiates ne correspond pas à cette progression.

10. Lorsqu’un enfant comprend que la suite entendue /dɛzanimo/ correspond à /dɛ/ et /animo/, quelle compétence met-il en œuvre ?

La discrimination, qui consiste à distinguer plusieurs formes phonologiques proches
L’appariement, qui consiste à relier une forme sonore à sa signification
La dérivation, qui consiste à construire un mot à partir d’un autre mot
La segmentation, qui consiste à découper une chaîne entendue en mots distincts

La segmentation, qui consiste à découper une chaîne entendue en mots distincts

Explication

La segmentation permet d’identifier plusieurs mots à l’intérieur d’une chaîne sonore continue. La discrimination compare des formes phonologiques proches, tandis que l’appariement relie une forme à son sens.

11. Dans quel domaine l’approche didactique obtient-elle de meilleurs résultats que l’approche naturelle ?

La dénomination, la désignation et la reconnaissance dans toutes les tâches
La désignation d’images et la reconnaissance de mots entendus
La définition d’un mot et la production de ses attributs sémantiques
La dénomination d’images et la reconnaissance de mots écrits

La définition d’un mot et la production de ses attributs sémantiques

Explication

Les résultats sont équivalents entre les deux approches pour la dénomination, la désignation et la reconnaissance, mais l’approche didactique est supérieure pour définir un mot et produire ses attributs sémantiques. Les autres propositions étendent à tort cet avantage à des domaines où les résultats sont comparables.

12. Quelle séquence correspond aux objectifs généraux de la rééducation lexicale ?

Travailler la prononciation isolée, éviter les associations, puis compter les réponses correctes
Mémoriser des listes, réduire les associations, puis mesurer la vitesse de répétition
Commencer par les mots abstraits, supprimer les catégories, puis évaluer la compréhension
Construire les réseaux à partir du vécu, les enrichir, les organiser, puis évaluer les acquis

Construire les réseaux à partir du vécu, les enrichir, les organiser, puis évaluer les acquis

Explication

Les objectifs comprennent la construction des réseaux à partir de l’environnement et du vécu, leur enrichissement par association verbale, leur organisation et l’évaluation de la quantité et de la qualité des acquis. Une approche fondée sur des listes isolées ne reprend pas cette structuration des réseaux lexicaux.

13. Quelle distinction oppose correctement les approches didactique et naturelle de l’apprentissage des mots ?

La démarche didactique est très structurée, tandis que la démarche naturelle s’appuie sur une histoire ou une conversation
La démarche didactique s’appuie sur une conversation, tandis que la démarche naturelle impose une progression très structurée
La démarche didactique travaille les mots sans contexte, tandis que la démarche naturelle les enseigne par listes mémorisées
La démarche didactique privilégie les jeux libres, tandis que la démarche naturelle organise les mots par catégories grammaticales

La démarche didactique est très structurée, tandis que la démarche naturelle s’appuie sur une histoire ou une conversation

Explication

L’approche didactique organise fortement l’apprentissage, alors que l’approche naturelle intègre les mots dans des situations langagières comme une histoire ou une conversation. Les autres descriptions inversent ces caractéristiques ou ajoutent des modalités qui ne définissent pas cette distinction.

14. Quel enchaînement décrit correctement le traitement des informations lexicales ?

Elles sont conservées en mémoire de travail, transférées en mémoire à long terme, puis utilisées sans information perceptive
Elles sont conservées en mémoire à long terme, récupérées rapidement en mémoire de travail, puis mobilisées avec d’autres informations
Elles sont maintenues dans la mémoire sensorielle, organisées par la syntaxe, puis oubliées après leur utilisation
Elles sont construites dans la perception, stockées dans le raisonnement, puis récupérées par la mémoire procédurale

Elles sont conservées en mémoire à long terme, récupérées rapidement en mémoire de travail, puis mobilisées avec d’autres informations

Explication

Les informations lexicales sont stockées durablement en mémoire à long terme, puis récupérées rapidement en mémoire de travail pour être combinées à d’autres informations. La mémoire de travail n’est donc pas le système principal de stockage lexical durable.

15. Un enfant distingue les formes phonologiques /bɛl/, /byl/ et /bal/ en comprenant qu’elles renvoient à des mots différents : quelle capacité mobilise-t-il ?

La discrimination, qui oppose des formes phonologiques proches
L’appariement, qui associe une forme phonologique à une signification
La segmentation, qui sépare une suite sonore en mots distincts
La flexion, qui modifie la forme d’un mot selon ses caractéristiques grammaticales

La discrimination, qui oppose des formes phonologiques proches

Explication

La discrimination consiste à différencier des formes phonologiques proches comme /bɛl/, /byl/ et /bal/. La segmentation découpe une chaîne en mots, alors que l’appariement établit un lien entre la forme sonore et le sens.

16. Un enfant dénomme correctement 7 mots sur 40 alors que 32 seraient attendus pour son âge : que révèle principalement ce résultat ?

Une difficulté d’accès au mot, car la consigne porte sur des objets présentés visuellement
Une désorganisation sémantique, car les mots évalués appartiennent à plusieurs catégories
Un stock lexical réduit, car le nombre de mots maîtrisés est inférieur à celui attendu
Des erreurs de dénomination isolées, car chaque réponse produite constitue une erreur distincte

Un stock lexical réduit, car le nombre de mots maîtrisés est inférieur à celui attendu

Explication

L’écart entre les 7 mots maîtrisés et les 32 attendus indique une quantité de vocabulaire maîtrisé insuffisante, donc un stock lexical réduit. Les erreurs de dénomination décrivent plutôt la nature des réponses produites, et non la taille du stock.

17. Quelle situation est la plus favorable à l’apprentissage d’un nouveau mot par un enfant ?

Un mot clairement présenté dans une phrase simple, avec gestes et rythme ralenti
Un mot présenté avec plusieurs informations concurrentes dans un énoncé complexe
Un mot introduit dans une interaction neutre, avec une prosodie monotone
Un mot présenté dans une phrase ambiguë, à débit rapide et sans soutien contextuel

Un mot clairement présenté dans une phrase simple, avec gestes et rythme ralenti

Explication

Les énoncés simples et non ambigus, associés à une interaction agréable, à un rythme ralenti, à une prosodie exagérée ou à des gestes, facilitent l’apprentissage. Les autres situations diminuent la clarté ou le soutien fourni à l’enfant.

18. Quelle description correspond le mieux au lexique ?

Un répertoire de sons perçus qui ne mobilise pas les connaissances sémantiques
Un vaste réseau reliant des informations phonologiques, grammaticales, morphologiques et sémantiques
Une liste de mots isolés mémorisés sans relation avec les autres connaissances
Un ensemble de règles syntaxiques organisant les phrases produites à l’oral

Un vaste réseau reliant des informations phonologiques, grammaticales, morphologiques et sémantiques

Explication

Le lexique forme un réseau multidimensionnel situé au carrefour du langage, de la mémoire, de la perception, de l’action et du raisonnement. Le réduire à une liste de mots isolés néglige les relations entre ces informations.

19. Que signifie apprendre un nouveau mot sur le plan sémantique ?

Associer une image à un geste sans construire de forme phonologique
Relier une suite de phonèmes à une représentation sémantique
Répéter un mot correctement sans organiser son contenu conceptuel
Mémoriser une suite sonore sans lui attribuer de signification

Relier une suite de phonèmes à une représentation sémantique

Explication

L’apprentissage d’un mot met en relation son étiquette phonologique, c’est-à-dire une suite de phonèmes, avec une représentation sémantique. Une mémorisation limitée à la forme sonore ne suffit donc pas à construire le lexique.

20. Quelle progression favorise la syntaxisation lors de la construction de réseaux lexicaux ?

Associer d’abord des définitions et des images, puis supprimer les catégories grammaticales
Construire d’abord des réseaux de noms, puis de qualificatifs et de verbes, avant de les mixer
Commencer par des réseaux mixtes, puis les réduire progressivement à des réseaux de noms
Travailler les verbes en premier, puis ajouter les qualificatifs sans intégrer les noms

Construire d’abord des réseaux de noms, puis de qualificatifs et de verbes, avant de les mixer

Explication

La progression des noms vers les qualificatifs et les verbes, suivie du mélange des catégories, favorise progressivement la syntaxisation. Les réseaux mixtes ne constituent donc pas le point de départ, mais l’étape finale de cette progression.

21. Quelle combinaison pédagogique favorise le mieux les apprentissages lexicaux ?

Un apprentissage incident, avec peu d’expositions et des exemples similaires
Des répétitions rapprochées, sans enseignement explicite ni variation contextuelle
Une présentation unique, un enseignement implicite et un contexte inchangé
Un enseignement explicite, des expositions répétées et des contextes variés

Un enseignement explicite, des expositions répétées et des contextes variés

Explication

L’apprentissage lexical est favorisé par l’association d’un enseignement explicite, d’expositions répétées et espacées, et de situations diversifiées. Une présentation unique ou un contexte inchangé offre moins d’occasions de consolider et de transférer le mot.

22. Quelle relation contribue à la mise en réseau du lexique ?

La ponctuation, qui sépare les groupes syntaxiques dans une phrase
La respiration, qui règle la durée des productions orales
La synonymie, qui relie des mots partageant un sens proche
La latéralisation, qui répartit les fonctions entre les hémisphères

La synonymie, qui relie des mots partageant un sens proche

Explication

La synonymie fait partie des relations qui organisent le réseau lexical, avec notamment l’antonymie, l’hyponymie et la dérivation. La ponctuation, la respiration et la latéralisation ne sont pas des relations lexicales citées ici.

23. Lequel de ces éléments constitue un facteur défavorable lié à l’enfant dans l’apprentissage lexical ?

Une fréquence élevée de présentation des mots
Des énoncés présentant plusieurs contextes
Un quotient intellectuel non verbal faible
Un taux d’exposition réduit des mots

Un quotient intellectuel non verbal faible

Explication

Un quotient intellectuel non verbal faible fait partie des facteurs défavorables associés à l’enfant. Le taux d’exposition concerne plutôt une caractéristique de la tâche, et non une variable liée à l’enfant.

24. Que signifie apparier un mot lors de la construction d’une représentation lexicale ?

Découper sa chaîne sonore en plusieurs mots indépendants
Mettre en relation sa forme phonologique avec sa signification
Opposer sa forme sonore à celles de mots phonologiquement proches
Relier sa terminaison à une règle de flexion grammaticale

Mettre en relation sa forme phonologique avec sa signification

Explication

L’appariement établit le lien entre la forme phonologique d’un mot et sa signification, ce qui contribue à construire sa représentation lexicale. Découper la chaîne relève de la segmentation et comparer des formes proches relève de la discrimination.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce que le lexique en linguistique ?

Un vaste réseau d’informations phonologiques, grammaticales, morphologiques et sémantiques.

Où sont stockées les informations lexicales ?

En mémoire à long terme.

Comment les informations lexicales sont-elles mobilisées ?

Avec des informations perceptives, d’action et de raisonnement.

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