QCM : Traitements antiparasitaires (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit les antiparasitaires ?

Des substances naturelles ou de synthèse capables de bloquer la reproduction de tous les vertébrés
Des agents biologiques qui renforcent les défenses de l’hôte contre les parasites
Des substances naturelles ou de synthèse capables de détruire des organismes à développement parasite
Des composés issus uniquement de plantes qui empêchent la transmission des infections

Des substances naturelles ou de synthèse capables de détruire des organismes à développement parasite

Explication

Les antiparasitaires sont des substances naturelles ou de synthèse capables de détruire différents organismes ayant un développement parasite. Les substances qui renforcent les défenses de l’hôte relèvent d’une autre stratégie que la destruction directe des parasites.

2. Quelles catégories figurent parmi les grandes familles d’antiparasitaires ?

Les insecticides, les antifongiques, les vaccins et les anthelminthiques
Les acaricides, les antiviraux, les protozoocides et les anti-inflammatoires
Les insecticides, les acaricides, les anthelminthiques et les protozoocides
Les antiviraux, les antifongiques, les antibiotiques et les antiseptiques

Les insecticides, les acaricides, les anthelminthiques et les protozoocides

Explication

Les grandes catégories comprennent les insecticides, les acaricides, les anthelminthiques et les protozoocides. Les antiviraux et les antifongiques visent d’autres types d’agents infectieux.

3. Quel ensemble réunit des cibles des médicaments antiparasitaires ?

La tubuline, les membranes, le métabolisme énergétique, la synthèse des acides nucléiques et le système nerveux
La tubuline, les membranes, la synthèse des hormones de l’hôte et la circulation sanguine
Le système nerveux, la production d’anticorps, la synthèse des protéines de l’hôte et la cuticule
Le métabolisme glucidique, la coagulation de l’hôte, les acides nucléiques et la fonction rénale

La tubuline, les membranes, le métabolisme énergétique, la synthèse des acides nucléiques et le système nerveux

Explication

Les cibles antiparasitaires comprennent notamment les membranes et la cuticule, la tubuline, plusieurs voies métaboliques, la synthèse des protéines ou des acides nucléiques et le système nerveux. La coagulation et la production d’anticorps de l’hôte ne figurent pas dans cet ensemble de cibles.

4. Pourquoi l’inhibition de la polymérisation de la tubuline est-elle peu sélective ?

Parce que cette inhibition agit principalement sur la production d’ATP des cestodes et des trématodes
Parce que la tubuline n’existe que chez les parasites, mais leur lyse dépend d’une cible secondaire
Parce que la tubuline est présente chez les vertébrés, mais que les cellules parasitaires échappent à son effet
Parce que la tubuline est présente chez tous les eucaryotes, et que sa perturbation peut désorganiser les cellules jusqu’à leur lyse

Parce que la tubuline est présente chez tous les eucaryotes, et que sa perturbation peut désorganiser les cellules jusqu’à leur lyse

Explication

La tubuline étant présente chez tous les eucaryotes, son ciblage manque de sélectivité et peut désorganiser les cellules jusqu’à leur lyse. Le mécanisme décrit ne repose pas sur une action spécifique sur la production d’ATP des cestodes et des trématodes.

5. Quel enchaînement peut provoquer la mort cellulaire sous l’effet d’un découpleur de la phosphorylation oxydative ?

Perturbation de la synthèse d’ATP, anoxie, puis mort cellulaire, surtout chez les cestodes et les trématodes
Blocage de la polymérisation de la tubuline, anoxie, puis mort cellulaire, surtout chez les protozoaires
Stimulation de la synthèse des acides nucléiques, épuisement du glucose, puis mort cellulaire, surtout chez les nématodes
Inhibition de l’hydrolyse de l’acétylcholine, paralysie, puis mort cellulaire, surtout chez les insectes

Perturbation de la synthèse d’ATP, anoxie, puis mort cellulaire, surtout chez les cestodes et les trématodes

Explication

Les découpleurs perturbent la synthèse d’ATP, ce qui provoque une anoxie puis la mort cellulaire, en particulier chez les cestodes et les trématodes. L’inhibition de l’hydrolyse de l’acétylcholine correspond au mécanisme des anticholinestérasiques, pas à celui des découpleurs.

6. Quelle différence distingue les cholinomimétiques directs des anticholinestérasiques ?

Les premiers bloquent les récepteurs de l’acétylcholine, tandis que les seconds accélèrent sa dégradation
Les premiers remplacent l’acétylcholine aux synapses, tandis que les seconds inhibent son hydrolyse par la cholinestérase
Les premiers inhibent l’hydrolyse de l’acétylcholine, tandis que les seconds remplacent celle-ci aux synapses
Les premiers stimulent la production d’acétylcholine, tandis que les seconds empêchent sa libération synaptique

Les premiers remplacent l’acétylcholine aux synapses, tandis que les seconds inhibent son hydrolyse par la cholinestérase

Explication

Les cholinomimétiques directs se fixent aux synapses à la place de l’acétylcholine, alors que les anticholinestérasiques empêchent son hydrolyse en inhibant la cholinestérase. L’inversion de ces deux mécanismes constitue une confusion fréquente.

7. Quelle composition correspond à un comprimé d’arténimol-pipéraquine ?

40 mg d’arténimol et 320 mg de pipéraquine non hydratée, associant deux dérivés de l’artémisinine
40 mg d’arténimol et 320 mg de pipéraquine tétraphosphate tétrahydraté, associant un dérivé de l’artémisinine à une bisquinoléine
40 mg de pipéraquine et 320 mg d’arténimol, associant un dérivé de la quinoléine à une bisartémisinine
320 mg d’arténimol et 40 mg de pipéraquine tétraphosphate tétrahydraté, associant une bisquinoléine à un dérivé de l’artémisinine

40 mg d’arténimol et 320 mg de pipéraquine tétraphosphate tétrahydraté, associant un dérivé de l’artémisinine à une bisquinoléine

Explication

Chaque comprimé associe 40 mg d’arténimol, dérivé de l’artémisinine, à 320 mg de pipéraquine tétraphosphate tétrahydraté, une bisquinoléine. L’option qui inverse les quantités attribue les doses aux mauvais composants.

8. Pour quel tableau clinique et quels patients l’arténimol-pipéraquine est-il indiqué ?

Le paludisme non compliqué à Plasmodium vivax chez les adultes et les enfants d’au moins 6 mois et 5 kg
Le paludisme non compliqué à Plasmodium falciparum chez les adultes et les enfants d’au moins 6 mois et 5 kg
Le paludisme grave à Plasmodium falciparum chez les adultes et les enfants d’au moins 6 mois et 5 kg
Le paludisme non compliqué à Plasmodium falciparum chez les enfants de moins de 6 mois pesant au moins 5 kg

Le paludisme non compliqué à Plasmodium falciparum chez les adultes et les enfants d’au moins 6 mois et 5 kg

Explication

L’indication concerne le paludisme non compliqué à Plasmodium falciparum chez les adultes et les enfants âgés d’au moins 6 mois et pesant au moins 5 kg. Le paludisme grave à P. falciparum ne fait pas partie de cette indication.

9. Quel schéma posologique est prévu pour un patient pesant 80 kg ?

Trois comprimés en une prise quotidienne à jeun pendant 3 jours, avec un maximum de 2 cures sur 12 mois
Quatre comprimés en deux prises quotidiennes à jeun pendant 3 jours, avec un maximum de 2 cures sur 12 mois
Quatre comprimés en une prise quotidienne à jeun pendant 3 jours, avec un maximum de 2 cures sur 12 mois
Quatre comprimés en une prise quotidienne après un repas pendant 3 jours, avec un maximum de 3 cures sur 12 mois

Quatre comprimés en une prise quotidienne à jeun pendant 3 jours, avec un maximum de 2 cures sur 12 mois

Explication

La posologie passe à 4 comprimés lorsque le poids dépasse 75 kg, en une prise quotidienne à jeun pendant 3 jours, sans dépasser 2 cures sur 12 mois. La dose standard de 3 comprimés ne s’applique pas à ce patient de 80 kg.

10. Contre quels parasites la chloroquine est-elle utilisée comme schizonticide des formes érythrocytaires ?

Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax et Plasmodium knowlesi
Plasmodium vivax, Plasmodium knowlesi et Plasmodium falciparum
Plasmodium vivax, Plasmodium ovale et Plasmodium malariae
Plasmodium falciparum, Plasmodium ovale et Plasmodium malariae

Plasmodium vivax, Plasmodium ovale et Plasmodium malariae

Explication

La chloroquine est une amino-4-quinoléine active sur les formes érythrocytaires de P. vivax, P. ovale et P. malariae. P. falciparum n’appartient pas à la liste d’indications donnée ici.

11. Quel schéma initial d’artésunate injectable est prévu pour un accès palustre compliqué, avec une adaptation de dose chez les enfants de moins de 20 kg ?

2,4 mg/kg toutes les 12 heures pendant trois jours, avec une dose minimale de 3 mg/kg chez l’enfant de plus de 20 kg
2,4 mg/kg à H0, H12 et H24, avec une dose minimale de 3 mg/kg chez l’enfant de moins de 20 kg
3 mg/kg à H0, H12 et H24, avec une dose minimale de 2,4 mg/kg chez l’enfant de moins de 20 kg
2,4 mg/kg à H0 et H24, avec une dose maximale de 3 mg/kg chez l’enfant de moins de 20 kg

2,4 mg/kg à H0, H12 et H24, avec une dose minimale de 3 mg/kg chez l’enfant de moins de 20 kg

Explication

Le schéma initial prévoit 2,4 mg/kg à H0, H12 et H24, avec une dose minimale de 3 mg/kg chez les enfants de moins de 20 kg. La dose de 3 mg/kg constitue un minimum dans ce groupe, et non un maximum.

12. Quelle prise en charge est indiquée pour un accès palustre compliqué à Plasmodium falciparum ?

De l’artésunate injectable sans surveillance après la première dose
Une cure d’ACT orale sans traitement injectable ni surveillance continue
De la chloroquine orale accompagnée d’une surveillance continue
De l’artésunate injectable accompagné d’une surveillance continue

De l’artésunate injectable accompagné d’une surveillance continue

Explication

L’accès palustre compliqué à P. falciparum est traité par artésunate injectable, avec une surveillance continue. La chloroquine n’est pas le traitement injectable indiqué pour cette situation.

13. Quel est le spectre général de l’albendazole en tant qu’antihelminthique benzimidazolé ?

Il est actif sur les nématodes, les trématodes et certains champignons
Il est actif sur les cestodes, les protozoaires et certains virus
Il est actif sur les trématodes, les cestodes et certaines bactéries
Il est actif sur les nématodes, les cestodes et certains protozoaires

Il est actif sur les nématodes, les cestodes et certains protozoaires

Explication

L’albendazole est actif contre les nématodes, les cestodes et certains protozoaires. Son spectre ne correspond pas à une activité contre les bactéries ou les virus.

14. Comment l’albendazole perturbe-t-il l’approvisionnement énergétique des helminthes ?

Il bloque la fixation de l’oxygène par les parasites, interrompant ensuite l’absorption du glucose
Il inhibe la polymérisation de la tubuline et son incorporation dans les microtubules, bloquant l’absorption du glucose
Il inhibe la synthèse de l’ADN et de l’ARN, empêchant directement la production de glucose par le parasite
Il stimule la polymérisation de la tubuline et la formation des microtubules, accélérant l’absorption du glucose

Il inhibe la polymérisation de la tubuline et son incorporation dans les microtubules, bloquant l’absorption du glucose

Explication

En inhibant la polymérisation de la tubuline et son incorporation dans les microtubules, l’albendazole bloque l’absorption du glucose par les helminthes. Une inhibition directe de la synthèse d’ADN et d’ARN ne décrit pas ce mécanisme.

15. Quel énoncé décrit correctement le spectre intestinal du flubendazole et son effet sur les parasites ?

Ce benzimidazolé à large spectre agit contre plusieurs douves et bloque notamment la production d’enzymes protéolytiques
Ce benzimidazolé intestinal agit contre les cestodes et les trématodes en stimulant l’absorption nutritive
Ce benzimidazolé à large spectre agit contre plusieurs vers intestinaux et bloque notamment l’absorption du glucose
Ce benzimidazolé intestinal agit contre les oxyures et les protozoaires en inhibant la synthèse d’ADN

Ce benzimidazolé à large spectre agit contre plusieurs vers intestinaux et bloque notamment l’absorption du glucose

Explication

Le flubendazole agit contre les oxyures, ascaris, trichocéphales et ankylostomes, en bloquant l’absorption nutritive, notamment celle du glucose. L’inhibition de la production d’enzymes protéolytiques caractérise plutôt un mécanisme décrit pour le triclabendazole.

16. Sur quels stades et quelles espèces de douves le triclabendazole est-il actif ?

Sur les formes larvaires de Fasciola hepatica et les formes adultes de Schistosoma mansoni
Sur les formes immatures et adultes de Fasciola hepatica et Fasciola gigantica
Sur les formes adultes de Fasciola hepatica et les formes immatures de Fasciola gigantica
Sur les formes immatures et adultes de Schistosoma mansoni et Schistosoma haematobium

Sur les formes immatures et adultes de Fasciola hepatica et Fasciola gigantica

Explication

Le triclabendazole est actif sur les formes immatures et adultes de F. hepatica et F. gigantica. Son activité décrite ici ne concerne pas les espèces de Schistosoma.

17. Quelle posologie de triclabendazole est prévue pour un adulte ou un enfant de plus de 6 ans, et quelle adaptation est possible en cas d’infestation grave ?

10 mg/kg en prise unique, avec une seconde prise possible chez l’adulte 12 à 24 heures plus tard
10 mg/kg en prise unique, avec une seconde prise possible chez l’enfant après 12 à 24 heures
10 mg/kg en deux prises espacées de 12 à 24 heures, avec une troisième prise possible chez l’adulte
5 mg/kg en prise unique, avec une seconde prise obligatoire chez l’adulte 12 à 24 heures plus tard

10 mg/kg en prise unique, avec une seconde prise possible chez l’adulte 12 à 24 heures plus tard

Explication

La dose prévue est de 10 mg/kg en prise unique chez l’adulte et l’enfant de plus de 6 ans ; une seconde prise peut être donnée à l’adulte en cas d’infestation grave, 12 à 24 heures après. Cette seconde prise n’est pas indiquée comme obligatoire.

18. Quel énoncé décrit correctement le spectre antiparasitaire du praziquantel ?

Il agit contre plusieurs protozoaires et contre les poux hors AMM.
Il agit contre plusieurs trématodes et contre les Taenia sp. hors AMM.
Il agit contre plusieurs nématodes et contre les Giardia sp. hors AMM.
Il agit contre plusieurs cestodes et contre les schistosomes hors AMM.

Il agit contre plusieurs trématodes et contre les Taenia sp. hors AMM.

Explication

Le praziquantel est indiqué contre plusieurs trématodes, dont des schistosomes, et il est efficace contre les Taenia sp. hors AMM. Les Giardia sont des protozoaires, et non les cestodes visés par cette caractéristique du praziquantel.

19. Quel enchaînement explique l’immobilisation des schistosomes sous l’effet du praziquantel ?

La vacuolisation du tégument accroît la perméabilité au calcium, puis provoque une contraction immédiate.
La vacuolisation du tégument réduit la perméabilité au calcium, puis provoque un relâchement musculaire.
La fermeture des canaux chlorure réduit la perméabilité au calcium, puis entraîne une paralysie progressive.
La dégradation des acides nucléiques accroît la perméabilité au sodium, puis bloque la multiplication.

La vacuolisation du tégument accroît la perméabilité au calcium, puis provoque une contraction immédiate.

Explication

Le praziquantel vacuolise le tégument des schistosomes et augmente la perméabilité membranaire au Ca²⁺, entraînant une contraction immédiate et l’immobilisation. Une diminution de la perméabilité au calcium ne correspond pas au mécanisme décrit.

20. Quelle dose de praziquantel correspond au traitement d’une bilharziose artérioveineuse ?

Une dose de 200 μg/kg.
Une dose de 40 mg/kg.
Une dose de 10 mg/kg.
Une dose de 60 mg/kg.

Une dose de 60 mg/kg.

Explication

La dose indiquée pour les bilharzioses artérioveineuses est de 60 mg/kg. La dose de 40 mg/kg concerne les bilharzioses urogénitales et hépatospléniques.

21. À quelle famille appartient le métronidazole et contre quels organismes est-il actif ?

Aux nitro-5-imidazolés, actifs contre Entamoeba histolytica, Giardia intestinalis et Trichomonas vaginalis.
Aux macrolides, actifs contre Entamoeba histolytica, Giardia intestinalis et Trichomonas vaginalis.
Aux nitro-5-imidazolés, actifs contre Schistosoma mansoni, Taenia sp. et Demodex.
Aux benzimidazoles, actifs contre Schistosoma mansoni, Taenia sp. et Demodex.

Aux nitro-5-imidazolés, actifs contre Entamoeba histolytica, Giardia intestinalis et Trichomonas vaginalis.

Explication

Le métronidazole est un antibiotique antibactérien et antiparasitaire de la famille des nitro-5-imidazolés, actif contre les trois protozoaires cités. Les schistosomes et les Taenia ne sont pas les organismes désignés par ce spectre d’activité.

22. Par quel mécanisme le métronidazole exerce-t-il son action ?

En bloquant les canaux chlorure glutamate-dépendants.
En inhibant la synthèse de la paroi bactérienne.
En inhibant la synthèse des acides nucléiques.
En augmentant la perméabilité membranaire au calcium.

En inhibant la synthèse des acides nucléiques.

Explication

Le métronidazole agit par inhibition de la synthèse des acides nucléiques. Le blocage des canaux chlorure glutamate-dépendants correspond à un mécanisme de l’ivermectine, pas du métronidazole.

23. Quelle description de l’ivermectine est exacte ?

C’est un antihelminthique aussi actif contre des ectoparasites, dérivé des nitro-5-imidazolés issus de Streptomyces avermitilis.
C’est un antihelminthique actif contre des bactéries, dérivé des avermectines issues de Demodex.
C’est un antibiotique antiparasitaire actif contre des protozoaires, dérivé des avermectines issues de Giardia intestinalis.
C’est un antihelminthique aussi actif contre des ectoparasites, dérivé des avermectines issues de Streptomyces avermitilis.

C’est un antihelminthique aussi actif contre des ectoparasites, dérivé des avermectines issues de Streptomyces avermitilis.

Explication

L’ivermectine est un antihelminthique également actif contre des ectoparasites comme le sarcopte, les poux et Demodex; elle dérive des avermectines isolées par fermentation de Streptomyces avermitilis. Les nitro-5-imidazolés sont une famille à laquelle appartient le métronidazole, et non l’ivermectine.

24. Comment l’ivermectine entraîne-t-elle la mort des invertébrés ciblés ?

Elle active leurs canaux chlorure glutamate-dépendants, augmente la perméabilité au Cl⁻ et provoque hyperpolarisation puis paralysie.
Elle bloque leurs canaux chlorure glutamate-dépendants, diminue la perméabilité au Cl⁻ et provoque dépolarisation puis paralysie.
Elle active leurs canaux calciques, augmente la perméabilité au Ca²⁺ et provoque contraction puis immobilisation.
Elle inhibe la synthèse de leurs acides nucléiques, interrompt leur multiplication et provoque leur lyse.

Elle active leurs canaux chlorure glutamate-dépendants, augmente la perméabilité au Cl⁻ et provoque hyperpolarisation puis paralysie.

Explication

En se fixant aux canaux chlorure glutamate-dépendants, l’ivermectine accroît la perméabilité au Cl⁻, ce qui entraîne hyperpolarisation, paralysie puis mort. Une diminution de la perméabilité au chlorure contredit le mécanisme décrit.

25. Quelle posologie orale d’ivermectine est indiquée chez un adulte ou un enfant pesant plus de 15 kg ?

10 mg/kg en prise unique, avec les comprimés pris deux heures avant ou après un repas.
200 μg/kg en deux prises, avec les comprimés pris pendant un repas.
200 μg/kg en prise unique, avec les comprimés pris deux heures avant ou après un repas.
60 mg/kg en deux prises, avec les comprimés pris à distance des repas.

200 μg/kg en prise unique, avec les comprimés pris deux heures avant ou après un repas.

Explication

La dose orale indiquée est de 200 μg/kg en prise unique pour l’adulte et l’enfant de plus de 15 kg, et les comprimés se prennent à distance des repas, deux heures avant ou après. Une prise pendant le repas ne respecte pas cette consigne d’administration.

26. Quel traitement topique à base de perméthrine est indiqué contre la gale chez les adultes et les enfants âgés d’au moins 2 mois ?

Une crème à 5 % de perméthrine
Une crème à 10 % de perméthrine
Une lotion à 10 % de benzoate de benzyle
Une lotion à 5 % de benzoate de benzyle

Une crème à 5 % de perméthrine

Explication

La crème de perméthrine à 5 % traite la gale chez les adultes et les enfants à partir de 2 mois. Le benzoate de benzyle est aussi utilisé contre la gale, mais sa concentration et son seuil d’âge sont différents.

27. Quel protocole d’application de la perméthrine est recommandé pour traiter la gale ?

Une application répétée après 7 à 14 heures, avec la crème laissée toute la nuit avant le lavage
Trois applications espacées de 7 à 14 jours, avec la crème lavée après 2 heures
Deux applications espacées de 7 à 14 jours, avec la crème laissée au moins 8 heures avant le lavage
Deux applications espacées de 2 à 5 jours, avec la crème laissée au moins 4 heures avant le lavage

Deux applications espacées de 7 à 14 jours, avec la crème laissée au moins 8 heures avant le lavage

Explication

Le traitement prévoit deux applications séparées de 7 à 14 jours, et chaque application reste en place au moins 8 heures avant le lavage. Un intervalle de quelques jours ne correspond pas au protocole indiqué.

28. Chez quels patients le benzoate de benzyle à 10 % peut-il traiter la gale et la trombidiose automnale ?

Chez les adultes et les enfants à partir de 1 an
Chez les adultes et les enfants à partir de 6 mois
Chez les adultes et les enfants à partir de 1 mois
Chez les adultes et les enfants à partir de 2 mois

Chez les adultes et les enfants à partir de 1 mois

Explication

Le benzoate de benzyle à 10 % est indiqué contre la gale et la trombidiose automnale chez les adultes et les enfants dès l’âge de 1 mois. Le seuil de 2 mois correspond à la crème de perméthrine à 5 %.

29. Quelle limite caractérise la mesure de l’efficacité des antiparasitaires ?

Elle est définie par la concentration sanguine du médicament chez l’hôte
Elle repose sur une mesure standardisée et reproductible équivalente à la CMI
Elle est déterminée par l’affinité du médicament pour les récepteurs du parasite
Elle ne repose pas sur des paramètres aussi standardisés et reproductibles que la CMI

Elle ne repose pas sur des paramètres aussi standardisés et reproductibles que la CMI

Explication

L’efficacité des antiparasitaires ne dispose pas de paramètres de mesure parfaitement standardisés et reproductibles comparables à la CMI. L’affinité pour les récepteurs concerne plutôt la sélectivité du médicament.

30. Après un traitement antiparasitaire, comment évalue-t-on l’efficacité clinique ?

En évaluant l’affinité du médicament pour les récepteurs, puis en recensant les espèces exposées
En comptant des adultes, des œufs ou des larves, puis en calculant la réduction du nombre de parasites
En mesurant la concentration du médicament dans le sang, puis en la comparant à la CMI
En observant les symptômes de l’hôte, puis en estimant la durée de présence du médicament

En comptant des adultes, des œufs ou des larves, puis en calculant la réduction du nombre de parasites

Explication

L’évaluation clinique consiste à compter les parasites à différents stades après traitement, puis à calculer le pourcentage de réduction de leur nombre. La concentration sanguine du médicament ne constitue pas la méthode décrite.

31. Quelle distinction permet de différencier la sélectivité du devenir d’un antiparasitaire ?

La sélectivité mesure la concentration sanguine du médicament, tandis que le devenir indique les espèces de parasites qu’il cible
La sélectivité relève de l’affinité préférentielle pour les récepteurs du parasite, tandis que le devenir concerne le parcours du médicament dans le parasite et l’hôte
La sélectivité relève du parcours du médicament dans l’organisme, tandis que le devenir concerne son affinité pour les récepteurs du parasite
La sélectivité décrit la réduction du nombre de parasites, tandis que le devenir désigne le comptage des œufs et des larves

La sélectivité relève de l’affinité préférentielle pour les récepteurs du parasite, tandis que le devenir concerne le parcours du médicament dans le parasite et l’hôte

Explication

La sélectivité correspond à l’affinité préférentielle du médicament pour les récepteurs du parasite, alors que son devenir décrit son parcours dans le parasite et l’hôte. Inverser ces deux notions confond le ciblage moléculaire avec le parcours du médicament.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Traitements antiparasitaires.

Que sont les antiparasitaires ?

Des substances naturelles ou de synthèse capables de détruire des organismes à développement parasite.

Quelles sont les grandes catégories d’antiparasitaires ?

Les insecticides, les acaricides, les anthelminthiques et les protozoocides.

Quelles cibles cellulaires les médicaments antiparasitaires peuvent-ils viser ?

La cuticule, les membranes, la tubuline, le métabolisme énergétique, la synthèse des protéines ou des acides nucléiques et le système nerveux.

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