QCM : Traumatismes du membre inférieur — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle lésion correspond à une entorse de la cheville ?

Une distorsion ligamentaire sans déplacement des surfaces articulaires
Une perte complète de contact entre les surfaces articulaires
Une rupture osseuse avec déplacement des fragments articulaires
Une inflammation tendineuse sans atteinte de l’articulation

Une distorsion ligamentaire sans déplacement des surfaces articulaires

Explication

L’entorse résulte d’une distorsion brusque entraînant une élongation ou un arrachement ligamentaire sans déplacement articulaire. La perte complète du contact entre les surfaces articulaires correspond plutôt à une luxation.

2. Quelle répartition anatomique et épidémiologique caractérise les entorses de la cheville ?

Le ligament latéral externe possède deux faisceaux et est atteint dans 50 % des cas
Le ligament latéral externe possède trois faisceaux et est atteint dans 90 % des cas
Le ligament latéral interne possède trois faisceaux et est atteint dans 90 % des cas
Les deux ligaments latéraux possèdent deux faisceaux et sont atteints à fréquence égale

Le ligament latéral externe possède trois faisceaux et est atteint dans 90 % des cas

Explication

Le ligament latéral externe comprend trois faisceaux et concentre environ 90 % des entorses de la cheville. Le ligament latéral interne comporte deux faisceaux, ce qui rend les autres répartitions inexactes.

3. Quel mouvement déclenche le plus fréquemment une entorse de la cheville ?

Une flexion lente du genou en charge
Une torsion du pied vers l’intérieur
Une extension progressive des orteils
Une torsion du pied vers l’extérieur

Une torsion du pied vers l’intérieur

Explication

Le mécanisme le plus fréquent est une torsion du pied vers l’intérieur, qui sollicite particulièrement le ligament latéral externe. Une torsion vers l’extérieur ne correspond pas au mécanisme habituel décrit.

4. Selon les critères d’Ottawa, quelle situation justifie une radiographie de cheville ?

Une tuméfaction isolée du pied avec mobilité articulaire complètement conservée
Un hématome diffus sans douleur malléolaire ni limitation de la marche
Une douleur malléolaire avec incapacité de faire quatre pas ou sensibilité osseuse malléolaire
Une douleur légère sans gêne à la marche ni sensibilité osseuse localisée

Une douleur malléolaire avec incapacité de faire quatre pas ou sensibilité osseuse malléolaire

Explication

Une douleur malléolaire associée à l’incapacité de faire quatre pas ou à une sensibilité du bord postérieur ou de la pointe d’une malléole répond aux critères d’Ottawa. Une tuméfaction ou un hématome isolé ne suffit pas à établir cette indication.

5. Quelles fractures sont regroupées sous le terme de fracture supérieure du fémur ?

Les fractures de la rotule et du massif trochantérien
Les fractures du col fémoral et de la diaphyse
Les fractures du col fémoral et du massif trochantérien
Les fractures de la diaphyse et de l’extrémité distale du fémur

Les fractures du col fémoral et du massif trochantérien

Explication

La fracture supérieure du fémur regroupe les fractures cervicales et trochantériennes. Une fracture diaphysaire concerne une autre région anatomique du fémur.

6. Quelle déformation est typique d’une fracture supérieure du fémur déplacée ?

Un allongement, une rotation externe et une adduction du membre
Un allongement, une rotation interne et une abduction du membre
Un raccourcissement, une rotation externe et une adduction du membre
Un raccourcissement, une rotation interne et une abduction du membre

Un raccourcissement, une rotation externe et une adduction du membre

Explication

La déformation typique associe le raccourcissement du membre, sa rotation externe et son adduction, avec une impotence fonctionnelle totale. Les autres associations inversent une ou plusieurs composantes de cette présentation.

7. Quel stade de Garden correspond à une fracture déplacée en coxa vara, instable, avec perte de contact osseux ?

Le stade Garden I
Le stade Garden II
Le stade Garden III
Le stade Garden IV

Le stade Garden IV

Explication

Le stade Garden IV correspond à une fracture déplacée en coxa vara, instable, avec perte de contact entre les fragments osseux. Le stade III est également déplacé et instable, mais conserve un contact osseux.

8. Quelle prise en charge est prévue chez un sujet jeune présentant une fracture supérieure du fémur ?

Une prothèse articulaire est posée quel que soit le stade de la fracture
Une abstention chirurgicale est retenue lorsque la fracture est déplacée
Une immobilisation plâtrée est choisie quel que soit le stade de la fracture
Une ostéosynthèse est réalisée quel que soit le stade de la fracture

Une ostéosynthèse est réalisée quel que soit le stade de la fracture

Explication

Chez le sujet jeune, le traitement repose systématiquement sur une ostéosynthèse, indépendamment du stade de la fracture. Une prothèse ou une abstention chirurgicale ne constitue pas la règle indiquée dans cette situation.

9. Quelle définition correspond à une fracture de jambe ?

Une rupture osseuse limitée à la fibula près de la cheville
Une rupture osseuse limitée à la diaphyse du tibia
Une fissure articulaire touchant le genou et la cheville
Une rupture osseuse touchant simultanément le tibia et la fibula

Une rupture osseuse touchant simultanément le tibia et la fibula

Explication

La fracture de jambe est définie par une rupture de continuité osseuse intéressant simultanément le tibia et la fibula. Une fracture isolée du tibia ou de la fibula ne correspond pas à cette définition.

10. Quelle association entre le mécanisme traumatique et le trait de fracture est correcte ?

Le traumatisme direct entraîne une fracture à distance, tandis que le traumatisme indirect donne une fracture au point d’impact
Le traumatisme direct donne un trait transversal ou comminutif, tandis que le traumatisme indirect donne un trait oblique ou spiroïde
Le traumatisme direct donne un trait oblique ou spiroïde, tandis que le traumatisme indirect donne un trait transversal ou comminutif
Les traumatismes direct et indirect produisent habituellement le même type de trait osseux

Le traumatisme direct donne un trait transversal ou comminutif, tandis que le traumatisme indirect donne un trait oblique ou spiroïde

Explication

Un traumatisme direct produit généralement une fracture au niveau de l’impact, de type transversal court ou comminutif. Un traumatisme indirect par torsion ou flexion crée plutôt une fracture à distance, avec un trait oblique ou spiroïde.

11. Quel élément fait partie du bilan clinique d’une fracture de jambe ?

L’évaluation exclusive de la douleur sans examen vasculaire ni neurologique
La mesure systématique de la densité minérale osseuse et de la taille du patient
La recherche des pouls périphériques et d’un éventuel syndrome des loges
La recherche d’une instabilité de l’épaule associée à une limitation cervicale

La recherche des pouls périphériques et d’un éventuel syndrome des loges

Explication

Le bilan clinique recherche notamment les pouls périphériques et les signes d’un syndrome des loges, en plus de la douleur, de la déformation et des déficits neurologiques. Une évaluation limitée à la douleur négligerait des complications vasculaires et compressives importantes.

12. Quel traitement orthopédique convient à une fracture de jambe non déplacée et stable ?

Une immobilisation par attelle souple pendant 15 jours, puis une reprise immédiate de l’appui
Un plâtre cruro-pédieux pendant 45 jours, puis une botte plâtrée pendant 45 jours
Une botte plâtrée pendant 45 jours, puis un plâtre cruro-pédieux pendant 45 jours
Une fixation chirurgicale urgente suivie d’une botte plâtrée pendant 15 jours

Un plâtre cruro-pédieux pendant 45 jours, puis une botte plâtrée pendant 45 jours

Explication

Pour une fracture non déplacée et stable, le traitement orthopédique associe un plâtre cruro-pédieux durant 45 jours puis une botte plâtrée durant 45 jours. La séquence inverse et les durées plus courtes ne correspondent pas au protocole indiqué.

13. Quelle situation correspond le mieux à un syndrome des loges aigu ?

Une douleur musculaire post-traumatique liée à une inflammation locale modérée
Une urgence chirurgicale liée à une pression tissulaire dépassant la perfusion musculaire
Une contracture musculaire transitoire améliorée par le repos et les antalgiques
Une contusion sous-cutanée sans retentissement sur la circulation musculaire

Une urgence chirurgicale liée à une pression tissulaire dépassant la perfusion musculaire

Explication

Le syndrome des loges est une urgence chirurgicale provoquée par une pression intra-tissulaire supérieure à la pression de perfusion dans une loge musculaire. Une douleur musculaire post-traumatique simple ne produit pas ce mécanisme compressif menaçant.

14. Chez un patient suspect de syndrome des loges, quel rapport entre la pression artérielle diastolique et la pression mesurée dans la loge constitue le seuil diagnostique indiqué ?

Les deux pressions deviennent identiques pendant plusieurs minutes
La pression de la loge dépasse la pression diastolique de plus de 30 mmHg
La pression systolique dépasse la pression de la loge de moins de 30 mmHg
La pression diastolique dépasse la pression de la loge de plus de 30 mmHg

La pression diastolique dépasse la pression de la loge de plus de 30 mmHg

Explication

Le seuil indiqué est atteint lorsque la pression artérielle diastolique dépasse de plus de 30 mmHg la pression mesurée dans la loge. Une comparaison avec la pression systolique ou avec une égalité des pressions ne correspond pas au critère présenté.

15. Quel ensemble de signes doit faire suspecter en priorité un syndrome des loges ?

Une ecchymose stable, une mobilité indolore et une récupération rapide de la force
Une douleur intermittente, une peau tiède et une absence de trouble neurologique
Une douleur calmée par les antalgiques, un œdème souple et une sensibilité conservée
Une douleur intense résistante aux morphiniques, des tissus très tendus et un déficit sensitivo-moteur progressif

Une douleur intense résistante aux morphiniques, des tissus très tendus et un déficit sensitivo-moteur progressif

Explication

L’association d’une douleur intense résistante aux morphiniques, d’une tension extrême des tissus et d’un déficit sensitivo-moteur progressif est caractéristique des signes d’alerte. Une douleur soulagée par les antalgiques est moins évocatrice dans ce contexte.

16. Pourquoi la présence de pouls périphériques conservés ne permet-elle pas d’écarter un syndrome des loges ?

Parce que les pouls périphériques disparaissent avant toute atteinte des nerfs et des muscles
Parce que les pouls périphériques ne dépendent pas de la circulation du membre concerné
Parce que la pression diastolique reste toujours supérieure à celle de la loge
Parce que la pression systolique peut rester supérieure à la pression exercée dans la loge

Parce que la pression systolique peut rester supérieure à la pression exercée dans la loge

Explication

Les pouls peuvent persister puisque la pression artérielle systolique reste supérieure à la pression de la loge, malgré une souffrance musculaire et nerveuse. Leur conservation ne signifie donc pas que la perfusion tissulaire est suffisante.

17. Quel rôle biomécanique est principalement attribué au ligament croisé antérieur ?

Limiter l’ouverture médiale du genou lors d’un stress en valgus
Freiner la translation tibiale postérieure et la rotation interne du tibia
Freiner la translation tibiale antérieure et la rotation externe du tibia
Stabiliser la rotule contre son déplacement latéral pendant la flexion

Freiner la translation tibiale antérieure et la rotation externe du tibia

Explication

Le ligament croisé antérieur s’oppose principalement à la translation tibiale antérieure et à la rotation externe. Le freinage de la translation postérieure relève surtout du ligament croisé postérieur.

18. Quel mécanisme évoque une atteinte isolée du ligament croisé postérieur ?

Une réception en hyperextension avec translation tibiale antérieure, typique d’une atteinte du LCA
Un choc direct antéro-postérieur sur un genou fléchi à 90 degrés, appelé syndrome du tableau de bord
Un impact latéral sur un genou en extension, responsable d’une rupture du ligament collatéral médial
Une torsion en valgus avec rotation externe sur un genou tendu, provoquant une lésion méniscale

Un choc direct antéro-postérieur sur un genou fléchi à 90 degrés, appelé syndrome du tableau de bord

Explication

Le syndrome du tableau de bord correspond à un choc direct antéro-postérieur appliqué sur un genou fléchi à 90 degrés, mécanisme classique d’atteinte du ligament croisé postérieur. Une translation tibiale antérieure oriente plutôt vers une atteinte du ligament croisé antérieur.

19. Quel examen clinique est le plus sensible pour rechercher une rupture du ligament croisé antérieur ?

Le test de Lachman-Trillat, réalisé par un tiroir antérieur à 10 degrés de flexion
Le test du tiroir postérieur, réalisé sur un genou fléchi à 90 degrés
Le test en varus, réalisé en extension complète pour examiner le ligament collatéral latéral
Le test de McMurray, réalisé en rotation pour rechercher une lésion méniscale

Le test de Lachman-Trillat, réalisé par un tiroir antérieur à 10 degrés de flexion

Explication

Le test de Lachman-Trillat, avec un tiroir antérieur à environ 10 degrés de flexion, est l’examen clinique le plus sensible pour une rupture du ligament croisé antérieur. Le tiroir postérieur évalue principalement le ligament croisé postérieur.

20. Quel est le rôle principal de l’IRM dans l’évaluation d’une entorse du genou ?

Réduire la douleur aiguë et restaurer directement la stabilité ligamentaire
Mesurer la force musculaire et préciser la durée d’une immobilisation plâtrée
Confirmer le diagnostic, rechercher les lésions associées et contribuer au pronostic
Remplacer l’examen clinique et déterminer à elle seule la nécessité d’une chirurgie

Confirmer le diagnostic, rechercher les lésions associées et contribuer au pronostic

Explication

L’IRM est l’examen clé pour confirmer le diagnostic, identifier les lésions associées et établir une valeur pronostique. Elle apporte des informations anatomiques, mais ne remplace pas l’examen clinique et ne traite pas l’instabilité.

21. Comment définit-on une amputation ?

Une résection segmentaire d’un membre
Une reconstruction chirurgicale d’une articulation détruite
Une immobilisation prolongée d’un membre douloureux
Une ablation limitée d’un tissu cutané infecté

Une résection segmentaire d’un membre

Explication

L’amputation correspond à la résection segmentaire d’un membre. Une immobilisation, une reconstruction articulaire ou une excision cutanée ne désignent pas cette intervention.

22. Quelle association entre situation clinique et degré d’urgence est correcte pour une amputation ?

Traumatisme grave : semi-urgence ; sepsis chronique réfractaire : intervention immédiate
Pied diabétique compliqué : intervention programmée ; sepsis chronique : prise en charge sans délai
Traumatisme grave : intervention programmée ; pied diabétique compliqué : urgence immédiate
Traumatisme grave : urgence ; complication grave du pied diabétique : semi-urgence

Traumatisme grave : urgence ; complication grave du pied diabétique : semi-urgence

Explication

Un traumatisme grave peut imposer une amputation en urgence, tandis qu’une complication grave du pied diabétique relève souvent de la semi-urgence. Un sepsis chronique réfractaire correspond plutôt à une indication programmée.

23. Sur quels éléments doit principalement reposer le choix du niveau d’amputation ?

La durée des symptômes et la réponse obtenue avec les antalgiques
La préférence esthétique du patient et la longueur maximale du segment conservé
La viabilité trophique, l’état vasculaire et le contexte infectieux des tissus
La seule localisation anatomique de la lésion initiale et sa distance de l’articulation

La viabilité trophique, l’état vasculaire et le contexte infectieux des tissus

Explication

Le niveau d’amputation est choisi pour favoriser la cicatrisation et la fonction futures, en évaluant les états trophique, vasculaire et infectieux. La localisation de la lésion initiale ne suffit pas à elle seule pour déterminer le niveau optimal.

24. Quelle complication peut survenir après une amputation d’un membre inférieur ?

Une régénération progressive du segment amputé favorisée par la rééducation intensive
Une amélioration constante de l’image corporelle avec disparition du risque thrombo-embolique
Une douleur du membre fantôme associée à un retard de cicatrisation ou à une infection
Une guérison cutanée accélérée accompagnée d’une récupération spontanée de l’articulation retirée

Une douleur du membre fantôme associée à un retard de cicatrisation ou à une infection

Explication

Les complications possibles comprennent notamment la douleur du membre fantôme, l’infection et le retard de cicatrisation. La rééducation ne régénère pas le segment amputé et ne supprime pas les risques postopératoires.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Traumatismes du membre inférieur.

Qu'est-ce qu'une entorse de la cheville ?

Une lésion traumatique par distorsion brusque avec atteinte ligamentaire sans déplacement articulaire.

Combien de faisceaux comporte le ligament latéral externe ?

Trois faisceaux.

Quel est le mécanisme le plus fréquent de l'entorse de la cheville ?

Une torsion du pied vers l’intérieur.

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