QCM : Traumatologie des membres — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle cause caractérise une fracture de fatigue ?

Une torsion brutale lors d’une chute
Une lésion osseuse liée à une métastase
Une compression provoquée par un effet blast
Une sursollicitation répétée de l’os

Une sursollicitation répétée de l’os

Explication

Une fracture de fatigue apparaît lorsqu’un os subit une sursollicitation répétée. Une fracture par torsion, compression ou métastase relève respectivement d’un mécanisme traumatique indirect ou d’une fracture pathologique.

2. Quels éléments doivent figurer dans la carte d’identité d’une fracture ?

La douleur, la température, le pouls et la durée de l’immobilisation
Le mécanisme, l’âge, le poids et les antécédents familiaux
L’os atteint, son côté, sa localisation et le déplacement
La mobilité, la force musculaire, l’œdème et la couleur cutanée

L’os atteint, son côté, sa localisation et le déplacement

Explication

La carte d’identité décrit notamment l’os, le côté, la localisation, le trait, le caractère articulaire, le déplacement, l’ouverture et les complications vasculaires ou neurologiques. Les autres éléments peuvent être utiles à l’examen clinique, mais ne constituent pas cette description structurée.

3. Quel critère distingue principalement une fracture ouverte de stade 3 de Cauchoix et Duparc d’une fracture de stade 2 ?

L’existence d’une tension modérée de la peau
L’impossibilité de fermer la plaie cutanée
La présence d’une plaie cutanée punctiforme
La survenue d’une douleur après l’immobilisation

L’impossibilité de fermer la plaie cutanée

Explication

Le stade 3 correspond à une fermeture cutanée impossible et constitue une urgence infectieuse au-delà de six heures. Le stade 2 se caractérise plutôt par une fermeture possible malgré une tension cutanée.

4. Laquelle de ces complications survient précocement après une fracture ?

Le syndrome des loges
La cal vicieux
Le retard de consolidation
La pseudarthrose

Le syndrome des loges

Explication

Le syndrome des loges, ou syndrome de Volkman, fait partie des complications aiguës d’une fracture. La pseudarthrose, le retard de consolidation et le cal vicieux correspondent à des problèmes d’évolution plus tardifs.

5. Quelle association décrit correctement les principales catégories de traitement des fractures ?

Fonctionnel par plaque, orthopédique par broches, chirurgical par mobilisation
Fonctionnel par plâtre, orthopédique par prothèse, chirurgical par attelle
Fonctionnel par attelle, orthopédique par plâtre, chirurgical par fixation
Fonctionnel par fixateur externe, orthopédique par vis, chirurgical par repos

Fonctionnel par attelle, orthopédique par plâtre, chirurgical par fixation

Explication

Le traitement fonctionnel repose notamment sur l’attelle, le traitement orthopédique sur le plâtre et le traitement chirurgical sur des dispositifs comme les plaques, vis, clous ou fixateurs externes. Les autres associations mélangent les moyens thérapeutiques et leurs catégories.

6. Quel conseil est approprié pour un patient portant un plâtre ?

Gratter l’intérieur du plâtre en cas de démangeaison persistante
Surélever le membre et mobiliser régulièrement les extrémités
Garder les bijoux afin de vérifier l’apparition d’un gonflement
Mouiller le plâtre pour assouplir progressivement son maintien

Surélever le membre et mobiliser régulièrement les extrémités

Explication

La surélévation du membre et la mobilisation des extrémités contribuent à limiter les complications et à surveiller la circulation. Il faut au contraire éviter de mouiller ou de gratter le plâtre et retirer les bijoux.

7. Dans quelle partie de la clavicule les fractures sont-elles les plus fréquentes ?

Dans la jonction sternoclaviculaire, qui représente environ 50 % des cas
Dans le tiers externe, qui représente environ 20 % des cas
Dans le tiers interne, qui représente environ 5 % des cas
Dans le tiers moyen, qui représente environ 75 % des cas

Dans le tiers moyen, qui représente environ 75 % des cas

Explication

Le tiers moyen est atteint dans environ 75 % des fractures de la clavicule, ce qui en fait la localisation la plus fréquente. Le tiers externe représente environ 20 % des cas et le tiers interne environ 5 %.

8. Quelle situation peut justifier un traitement chirurgical d’une fracture de clavicule ?

Une fracture peu douloureuse avec mobilité conservée
Une fracture stable isolée après un traumatisme mineur
Une fracture ouverte ou associée à un pneumothorax
Une fracture simple sans déplacement important

Une fracture ouverte ou associée à un pneumothorax

Explication

Une fracture ouverte, compliquée, bilatérale, associée à un pneumothorax ou à une épaule flottante peut relever d’une chirurgie. Une fracture simple de clavicule est généralement traitée de manière orthopédique.

9. Quelle est la direction habituelle d’une luxation gléno-humérale ?

Supérieure, dans environ 50 % des cas
En luxation erecta, dans environ 20 % des cas
Antéro-inférieure, dans environ 96 % des cas
Postérieure, dans environ 96 % des cas

Antéro-inférieure, dans environ 96 % des cas

Explication

Les luxations gléno-humérales sont antéro-inférieures dans environ 96 % des cas. Les luxations postérieures représentent environ 3 % des cas et la luxation erecta moins de 1 %.

10. Quel enchaînement correspond à la réduction d’une luxation gléno-humérale antérieure ?

Rotation interne, abduction, compression, puis traction
Traction, rotation interne, abduction, puis extension
Adduction, rotation interne, traction, puis rotation externe
Traction, rotation externe, adduction, puis rotation interne

Traction, rotation externe, adduction, puis rotation interne

Explication

La réduction suit une séquence de traction, rotation externe, adduction puis rotation interne. Une radiographie de contrôle et un examen du nerf circonflexe sont ensuite nécessaires pour vérifier le résultat et l’état neurologique.

11. Selon la classification de Masson, quelle caractéristique correspond à une fracture de la tête radiale de type 2 ?

Une fracture très déplacée
Une fracture avec luxation complète
Une fracture peu déplacée
Une fracture non déplacée

Une fracture peu déplacée

Explication

Le type 2 de Masson correspond à une fracture de la tête radiale peu déplacée. Le type 1 est non déplacé, tandis que le type 3 est très déplacé.

12. Quel traitement convient à une fracture de la tête radiale classée Masson 3 ?

Une ostéosynthèse par vis ou plaque
Une immobilisation en extension légère
Une simple surveillance radiographique
Une arthroplastie de la tête radiale

Une arthroplastie de la tête radiale

Explication

Une fracture Masson 3, très déplacée, relève d’une arthroplastie de la tête radiale. L’ostéosynthèse est plutôt associée au type 2, tandis que le type 1 est traité orthopédiquement.

13. Quel ensemble de signes évoque le plus une fracture du col fémoral chez une personne âgée après une chute ?

Un raccourcissement avec rotation externe et impossibilité de décoller le talon
Une douleur modérée sans déformation et avec appui immédiatement possible
Une rotation interne avec allongement du membre et mobilité indolore
Un œdème isolé de la cheville avec conservation des mouvements de hanche

Un raccourcissement avec rotation externe et impossibilité de décoller le talon

Explication

La fracture du col fémoral entraîne typiquement un raccourcissement, une rotation externe, une douleur de hanche ou inguinale et l’impossibilité de décoller le talon du lit. Une simple contusion ne produit pas habituellement cet ensemble de signes mécaniques.

14. Quelle distinction décrit correctement les fractures du col fémoral Garden 3 et Garden 4 ?

Garden 3 perd le contact entre les fragments, Garden 4 le conserve
Garden 3 conserve un contact entre les fragments, Garden 4 le perd
Garden 3 est en coxa valga, Garden 4 est en coxa vara sans déplacement
Garden 3 est non déplacée, Garden 4 est engrenée en coxa valga

Garden 3 conserve un contact entre les fragments, Garden 4 le perd

Explication

Une fracture Garden 3 est en coxa vara avec maintien d’un contact entre les fragments, alors qu’une Garden 4 associe la coxa vara à une perte de contact. Les types 1 et 2 correspondent plutôt à des fractures en coxa valga ou non déplacées beziehungsweise engrenées.

15. Quelle proportion approximative de patients ayant une fracture du col fémoral décède dans l’année suivant la fracture ?

Environ 60 %
Environ 5 %
Environ 15 %
Environ 33 %

Environ 33 %

Explication

La mortalité à un an après une fracture du col fémoral est d’environ 33 %. Les autres proportions proposées ne correspondent pas à la valeur de référence associée à cette fracture.

16. Dans quel contexte survient typiquement une fracture diaphysaire du fémur ?

Après un mouvement articulaire sans impact chez un sportif sain
Après un traumatisme à haute cinétique chez un patient polytraumatisé
Après une contusion superficielle sans atteinte des parties molles
Après une chute banale chez une personne âgée isolée

Après un traumatisme à haute cinétique chez un patient polytraumatisé

Explication

La fracture diaphysaire du fémur survient souvent lors d’un traumatisme à haute énergie chez un patient polytraumatisé. Elle expose notamment au saignement, à l’embolie graisseuse et aux lésions vasculonerveuses, contrairement au contexte typique d’une fracture du col fémoral.

17. Quel traitement est indiqué pour une fracture diaphysaire du fémur chez un patient âgé de 70 ans ?

Une immobilisation plâtrée sans enclouage
Un clou cervico-médullaire de type gamma
Un clou centromédullaire standard
Une arthroplastie isolée de la tête fémorale

Un clou cervico-médullaire de type gamma

Explication

Au-delà de 65 ans, le traitement repose sur un clou cervico-médullaire de type gamma. Le clou centromédullaire standard est indiqué chez les patients de moins de 65 ans.

18. Quelle définition correspond à une embolie graisseuse après fracture d’un os long du membre inférieur ?

Une obstruction microcirculatoire par des emboles graisseux, notamment pulmonaire et neurologique
Une infection osseuse diffusant par les veines vers les poumons et le cerveau
Une rupture artérielle provoquant une ischémie aiguë du membre fracturé
Une accumulation de sang dans l’articulation entraînant une compression nerveuse

Une obstruction microcirculatoire par des emboles graisseux, notamment pulmonaire et neurologique

Explication

L’embolie graisseuse est une obstruction de la microcirculation par des emboles graisseux, avec des atteintes possibles notamment au niveau pulmonaire et neurologique. Elle ne correspond ni à une infection, ni à une rupture artérielle, ni à un simple épanchement articulaire.

19. Quelle lésion ligamentaire indique généralement une entorse grave du genou ?

Une atteinte du pivot central
Une atteinte isolée du ligament collatéral médial
Une distension modérée de la capsule articulaire
Une atteinte isolée du ligament collatéral latéral

Une atteinte du pivot central

Explication

L’atteinte du pivot central caractérise une entorse grave du genou. Une atteinte isolée des ligaments collatéraux est généralement considérée comme bénigne.

20. Quelle complication et quel examen sont particulièrement associés à une fracture des plateaux tibiaux ?

Une lésion nerveuse périphérique imposant habituellement une radiographie simple
Une infection articulaire précoce nécessitant principalement une scintigraphie
Un risque thrombotique et vasculaire justifiant souvent un scanner
Une atteinte cutanée isolée justifiant systématiquement une échographie

Un risque thrombotique et vasculaire justifiant souvent un scanner

Explication

Les fractures des plateaux tibiaux exposent à des complications thrombotiques et vasculaires et nécessitent souvent un scanner. La scintigraphie n’est pas l’examen de référence pour analyser la congruence articulaire dans ce contexte.

21. Chez un patient présentant une douleur intense, une loge musculaire tendue, une anesthésie de la première commissure et une perte de l’extension du gros orteil, quelle conduite est urgente malgré la conservation des pouls ?

Réaliser une aponévrotomie ou une fasciotomie de décharge
Prescrire une anticoagulation et différer le geste local
Surveiller l’évolution avec une simple immobilisation plâtrée
Mobiliser progressivement la cheville après traitement antalgique

Réaliser une aponévrotomie ou une fasciotomie de décharge

Explication

Cette association évoque un syndrome des loges de la jambe, qui constitue une urgence nécessitant une décompression chirurgicale. La persistance des pouls ne permet pas d’écarter ce diagnostic ni de retarder la fasciotomie.

22. Quel mécanisme lésionnel atteint principalement le ligament collatéral latéral lors d’une entorse de cheville ?

Une flexion dorsale sans déplacement latéral
Une rotation interne avec genou fléchi
Une éversion avec valgus forcé
Une inversion en varus équin

Une inversion en varus équin

Explication

L’entorse latérale typique survient lors d’une inversion en varus équin et atteint notamment le ligament talofibulaire antérieur. L’éversion sollicite plutôt le ligament collatéral médial.

23. Selon les critères d’Ottawa, quelle situation oriente vers la réalisation d’une radiographie de cheville ou du pied ?

Une gêne articulaire disparaissant après quelques minutes de repos
Une ecchymose isolée sans douleur à la palpation osseuse
Une impossibilité de faire plus de quatre pas après le traumatisme
Une douleur légère apparue plusieurs jours après la reprise sportive

Une impossibilité de faire plus de quatre pas après le traumatisme

Explication

L’impossibilité de faire plus de quatre pas fait partie des critères d’Ottawa indiquant une radiographie. Une ecchymose isolée sans douleur osseuse ne suffit pas à elle seule à répondre à ces critères.

24. Quel ensemble correspond au protocole GRACE de prise en charge fonctionnelle d’une entorse de cheville ?

Glace, repos articulaire, antalgie, attelle amovible, élévation et kinésithérapie
Glace, massage profond, plâtre circulaire, déclive du membre et repos prolongé
Chaleur locale, appui forcé, contention rigide, abaissement du membre et chirurgie
Repos absolu, traction, infiltration, compression continue et absence de rééducation

Glace, repos articulaire, antalgie, attelle amovible, élévation et kinésithérapie

Explication

Le protocole GRACE associe glace, repos articulaire, antalgiques, contention par attelle amovible, élévation et kinésithérapie. Il ne repose pas sur une immobilisation stricte et prolongée, qui ne correspond pas au traitement fonctionnel habituel.

25. Quel traitement est habituellement prévu après réduction d’une fracture bimalléolaire de la cheville ?

Une fixation par vis de la malléole externe et par plaque de la malléole interne, suivie d’une attelle courte
Une traction continue de la cheville, suivie d’une reprise rapide de la course
Une immobilisation souple sans réduction, suivie d’un appui immédiat pendant six semaines
Une ostéosynthèse par plaque de la malléole externe et par vis de la malléole interne, suivie d’une botte plâtrée de six semaines

Une ostéosynthèse par plaque de la malléole externe et par vis de la malléole interne, suivie d’une botte plâtrée de six semaines

Explication

Après réduction, la malléole externe est fixée par plaque et la malléole interne par vis, avec une botte plâtrée pendant six semaines. Une simple immobilisation souple ne stabilise pas suffisamment une fracture bimalléolaire.

26. Dans quel contexte une fracture du calcanéum survient-elle typiquement ?

Après un mouvement d’inversion de la cheville lors d’une course
Après une réception sur les talons, notamment lors d’une défenestration
Après une torsion isolée du genou en appui monopodal
Après un choc direct sur l’avant-pied avec compression des orteils

Après une réception sur les talons, notamment lors d’une défenestration

Explication

La fracture du calcanéum survient classiquement après une réception axiale sur les talons, comme lors d’une défenestration. Les mécanismes de torsion de cheville concernent davantage les entorses ou d’autres fractures.

27. Quel traitement est généralement proposé pour une fracture déplacée de plusieurs métatarsiens médians ?

Une prise en charge orthopédique par chaussure de décharge, avec botte plâtrée éventuelle
Une immobilisation du genou sans protection particulière de l’avant-pied
Une traction transosseuse prolongée associée à une reprise immédiate de l’appui
Une ostéosynthèse systématique par plaque de chaque métatarsien atteint

Une prise en charge orthopédique par chaussure de décharge, avec botte plâtrée éventuelle

Explication

Les fractures métatarsiennes sont généralement traitées par chaussure de décharge de l’avant-pied, avec une botte plâtrée possible. Le traitement chirurgical est notamment réservé au premier rayon et à certaines fractures de la base du cinquième métatarsien, comme la fracture de Jones.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Traumatologie des membres.

Quelles sont les causes des fractures traumatiques ?

Elles résultent d'un traumatisme direct ou indirect.

Quelles sont les origines des fractures de fatigue ?

Elles résultent d'une sursollicitation.

Quelles maladies peuvent causer des fractures pathologiques ?

Le cancer, les métastases, les maladies génétiques et parfois l'ostéoporose.

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