QCM : Traumatologie du membre inférieur (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Parmi les situations suivantes, laquelle fait partie des circonstances courantes à l’origine d’un traumatisme du membre inférieur ?

Une immobilisation prescrite après l’examen
Une perfusion réalisée en cas d’hypotension
Une déformation du membre après le choc
Une chute, notamment chez une personne âgée

Une chute, notamment chez une personne âgée

Explication

Les chutes, particulièrement chez les personnes âgées, font partie des circonstances possibles, au même titre que les accidents de la voie publique, le sport, le jardinage, le bricolage et les agressions. La déformation est un signe clinique, tandis que la perfusion et l’immobilisation relèvent de la prise en charge.

2. Après un traumatisme du membre inférieur, une équipe prépare l’évaluation initiale d’un patient conscient. Quel ensemble d’informations doit-elle recueillir à l’interrogatoire ?

L’histoire, la temporalité, les douleurs, les allergies, les traitements, le statut antitétanique et l’heure du dernier repas
La peau, les pouls, la perfusion, la sensibilité, la motricité et l’aspect du membre
La saturation, la tension artérielle, la réponse aux antalgiques et le choix de l’immobilisation
La déformation, la rougeur, l’œdème, la chaleur, la coloration et le temps de recoloration

L’histoire, la temporalité, les douleurs, les allergies, les traitements, le statut antitétanique et l’heure du dernier repas

Explication

L’interrogatoire recueille l’anamnèse, la temporalité, les douleurs, les allergies, les traitements habituels, le statut vaccinal antitétanique et l’heure du dernier repas. Les éléments portant sur la peau, les pouls et la motricité appartiennent à l’examen; la saturation et la tension orientent plutôt la stabilisation.

3. Lors de l’examen initial d’un patient ayant subi un traumatisme du membre inférieur, quelles fonctions et quels signes faut-il évaluer ?

La saturation, la tension artérielle, l’heure du dernier repas et les antécédents de chute
La douleur, le dernier repas, la réponse aux antalgiques et la temporalité du traumatisme
L’anamnèse, les traitements habituels, les allergies et le statut vaccinal antitétanique
La peau, les pouls et la perfusion, la sensibilité et la motricité si possible, ainsi que l’aspect du membre

La peau, les pouls et la perfusion, la sensibilité et la motricité si possible, ainsi que l’aspect du membre

Explication

L’examen initial vérifie la peau, les pouls et la perfusion, la sensibilité et la motricité nerveuses si possible, ainsi que l’aspect du membre. L’anamnèse et les traitements sont recueillis à l’interrogatoire; la saturation et la tension relèvent notamment de l’évaluation de la stabilisation.

4. À l’inspection d’un membre traumatisé, quel constat cutané peut être associé à une fracture ouverte ?

Une plaie, une brûlure avec phlyctènes ou des dermabrasions
Une déformation, une rougeur ou une chaleur du membre
Un œdème isolé sans plaie, brûlure ni dermabrasion
Une douleur avec impotence fonctionnelle sans atteinte cutanée

Une plaie, une brûlure avec phlyctènes ou des dermabrasions

Explication

Une fracture ouverte peut se présenter avec une plaie, une brûlure avec phlyctènes ou des dermabrasions. La déformation, la rougeur, la chaleur et l’œdème sont des signes d’aspect du membre, mais ne correspondent pas aux lésions cutanées décrites pour la fracture ouverte.

5. Après un traumatisme, une patiente présente une disjonction de la symphyse pubienne. Quel dispositif de stabilisation faut-il mettre en place ?

Une traction collée
Une attelle Zimmer
Une ceinture pelvienne
Une attelle en traction

Une ceinture pelvienne

Explication

La disjonction de la symphyse pubienne relève de la mise en place d’une ceinture pelvienne. La traction collée concerne certaines fractures de hanche, l’attelle Zimmer le genou et l’attelle en traction le fémur.

6. Chez une personne âgée ayant chuté, quelle association de signes est typique d’une fracture du col fémoral ?

Raccourcissement, rotation externe et impotence partielle sans clinostatisme
Rotation variable, raccourcissement, impotence totale et clinostatisme
Rotation externe, raccourcissement, adduction, impotence totale et clinostatisme
Augmentation de volume, douleur et appui le plus souvent possible

Rotation externe, raccourcissement, adduction, impotence totale et clinostatisme

Explication

La fracture du col fémoral après une chute chez une personne âgée se caractérise notamment par une rotation externe, un raccourcissement, une adduction, une impotence fonctionnelle totale et un clinostatisme. La rotation variable est associée à la fracture pertrochantérienne, tandis que l’appui possible évoque plutôt une entorse.

7. Une personne âgée présente une fracture du col fémoral et une traction collée est envisagée pour l’immobiliser. Quelle conduite correspond au traitement décrit ?

Traiter par traction collée, sans intervention chirurgicale
Prévoir un traitement chirurgical, la traction collée pouvant servir à l’immobilisation
Reporter le traitement chirurgical jusqu’à la fin de la traction
Remplacer la chirurgie par une attelle Zimmer

Prévoir un traitement chirurgical, la traction collée pouvant servir à l’immobilisation

Explication

La fracture du col fémoral est traitée chirurgicalement ; la traction collée, peu utilisée, peut servir à l’immobilisation. La confondre avec le traitement définitif ou avec une intervention chirurgicale inverse ces deux rôles.

8. Après une chute, une personne âgée présente une fracture pertrochantérienne, un raccourcissement et une impotence fonctionnelle totale. Quel élément d’attitude du membre est compatible avec cette fracture ?

Une absence de raccourcissement, avec impotence fonctionnelle partielle
Une rotation variable selon le niveau de fracture, avec clinostatisme
Une rotation externe constante, avec clinostatisme
Une rotation interne constante, avec appui généralement possible

Une rotation variable selon le niveau de fracture, avec clinostatisme

Explication

La fracture pertrochantérienne entraîne un raccourcissement, une impotence fonctionnelle totale et un clinostatisme ; la rotation varie selon le niveau de fracture. Une rotation externe constante correspond à une confusion avec les signes décrits pour la fracture du col fémoral.

9. Un jeune victime d’un accident de la voie publique à haute cinétique présente une fracture diaphysaire du fémur. Quel changement de volume peut toucher sa cuisse ?

Son volume peut être limité à celui du genou
Son volume peut doubler
Son volume peut diminuer de moitié
Son volume peut rester inchangé

Son volume peut doubler

Explication

Une fracture diaphysaire du fémur après un accident à haute cinétique peut doubler le volume de la cuisse. Une augmentation du volume du genou est une autre manifestation, et le raccourcissement n’est pas une variation de volume.

10. Pourquoi une fracture diaphysaire du fémur appelle-t-elle une attention particulière à l’état circulatoire du patient ?

Elle expose à un risque hémodynamique uniquement en cas de fracture du genou
Elle expose à un risque hémodynamique, en plus de l’impotence et du clinostatisme
Elle provoque principalement une douleur à l’appui, avec marche généralement possible
Elle entraîne surtout une instabilité de la rotule, sans risque hémodynamique

Elle expose à un risque hémodynamique, en plus de l’impotence et du clinostatisme

Explication

La fracture diaphysaire du fémur expose à un risque hémodynamique et entraîne une impotence fonctionnelle avec clinostatisme. Réduire le problème à la douleur à l’appui ou le déplacer vers la rotule méconnaît les caractéristiques de cette fracture.

11. Un patient est pris en charge pour une fracture diaphysaire du fémur. Quelle association de traitement et d’immobilisation convient ?

Traitement chirurgical et attelle Zimmer
Traitement orthopédique et traction collée
Traitement chirurgical et attelle en traction
Traitement orthopédique et attelle Zimmer

Traitement chirurgical et attelle en traction

Explication

La fracture diaphysaire du fémur est traitée chirurgicalement et immobilisée par une attelle en traction. L’attelle Zimmer est associée au genou, tandis que la traction collée concerne les fractures de hanche.

12. Après une réception de saut, un patient présente une fracture du genou et ne peut plus utiliser normalement son membre. Quelle conséquence fonctionnelle est attendue ?

Une augmentation de volume sans gêne fonctionnelle
Une impotence fonctionnelle
Un clinostatisme associé à un risque hémodynamique
Un appui le plus souvent possible, malgré la douleur

Une impotence fonctionnelle

Explication

Une fracture du genou peut survenir après une réception de saut et entraîne une impotence fonctionnelle. L’appui souvent possible est décrit pour l’entorse, tandis que le risque hémodynamique et le clinostatisme caractérisent la fracture diaphysaire du fémur.

13. Une joueuse se blesse au genou lors d’un changement brusque de direction au handball. Quel mécanisme sportif est particulièrement associé aux entorses du genou ?

Un sport où le pied est attaché
Un sport d’endurance sans changement d’appui
Un sport à pivot
Un sport de glisse sans pivot

Un sport à pivot

Explication

Les changements de direction des sports à pivot, comme le handball, favorisent les entorses du genou. Les sports de glisse sans pivot, les sports à pied attaché et l’endurance sans changement d’appui ne correspondent pas à cette catégorie dans cet exemple.

14. Après une torsion du genou, une personne n’a entendu aucun craquement, peut encore prendre appui malgré la douleur et présente un genou qui augmente de volume. Quelle interprétation correspond aux signes possibles d’une entorse du genou ?

L’augmentation de volume indique une affection sans lien avec l’entorse
L’entorse implique une impossibilité complète de prendre appui
Une entorse reste possible malgré l’absence de craquement
L’absence de craquement écarte une entorse du genou

Une entorse reste possible malgré l’absence de craquement

Explication

Une entorse peut survenir avec ou sans craquement audible, tandis que l’appui reste le plus souvent possible mais douloureux et que le volume peut augmenter. L’absence de craquement ne l’exclut donc pas, et l’appui impossible n’est pas le tableau décrit comme le plus fréquent.

15. Un jeune patient présente une luxation de la rotule qui doit être réduite, puis immobilisée. Quelle conduite correspond à la prise en charge décrite ?

Réduire sous anesthésie générale ou sédation, puis poser un plâtre de marche
Réduire sans anesthésie ni sédation, puis immobiliser par traction
Poser une attelle Zimmer, puis réduire sans anesthésie ni sédation
Réduire sous anesthésie générale ou sédation, puis poser une attelle Zimmer

Réduire sous anesthésie générale ou sédation, puis poser une attelle Zimmer

Explication

La réduction d’une luxation de rotule se fait sous anesthésie générale ou sédation, puis une attelle Zimmer peut assurer l’immobilisation. L’attelle ne remplace pas la réduction, et le plâtre de marche ou la traction ne sont pas les moyens indiqués ici.

16. Une fracture de cheville en varus est classée au stade 1. Quelle lésion correspond à ce stade ?

Une fracture de la fibula horizontale ou spiroïde
Une fracture verticale de la malléole interne
Une fracture horizontale de la malléole interne
Un arrachement de la malléole externe ou une fracture horizontale sous-tubérositaire

Un arrachement de la malléole externe ou une fracture horizontale sous-tubérositaire

Explication

Au stade 1 des fractures en varus, il s’agit d’un arrachement de la malléole externe ou d’une fracture horizontale sous-tubérositaire. La malléole interne correspond aux stades décrits pour le valgus, tandis que la fracture de fibula caractérise le stade 3 en valgus.

17. Dans la classification des fractures de cheville en valgus, quelle lésion définit le stade 1 ?

Une fracture horizontale de la malléole interne
Une rupture des ligaments tibio-fibulaires avec diastasis
Un arrachement de la malléole externe ou une fracture sous-tubérositaire
Une fracture de la fibula horizontale ou spiroïde

Une fracture horizontale de la malléole interne

Explication

Le stade 1 en valgus correspond à une fracture horizontale de la malléole interne. Les ruptures tibio-fibulaires avec diastasis définissent le stade 2, la fracture de fibula le stade 3, et l’arrachement externe relève du varus.

18. Après un traumatisme en valgus, l’examen met en évidence une rupture des ligaments tibio-fibulaires et de la membrane interosseuse. À quel stade cette lésion correspond-elle ?

Au stade 2, avec diastasis tibio-fibulaire
Au stade 1, avec fracture horizontale de la malléole interne
Au stade 3, avec fracture de la fibula
Au stade 1 en varus, avec arrachement de la malléole externe

Au stade 2, avec diastasis tibio-fibulaire

Explication

Au stade 2 en valgus, la rupture des ligaments tibio-fibulaires entraîne une diastasis et s’accompagne d’une rupture de la membrane interosseuse. La fracture horizontale de la malléole interne correspond au stade 1, et la fracture de fibula au stade 3.

19. Une personne souffre d’une entorse de cheville et reçoit les quatre mesures du protocole RICE. Quelle série de mesures est correcte ?

Repos, chaleur, contention par strapping ou attelle Aircast, élévation
Repos, anti-inflammatoires, plâtre systématique, abaissement du membre
Repos, glace, mobilisation sans contention, cheville en déclive
Repos, glace, contention par strapping ou attelle Aircast, élévation

Repos, glace, contention par strapping ou attelle Aircast, élévation

Explication

RICE comprend le repos, la glace, la contention par strapping ou attelle Aircast et l’élévation. La chaleur, l’absence de contention ou la position en déclive substituent ou contredisent les éléments du protocole.

20. Après un traumatisme, une personne présente une désaturation, une hypotension, une hémorragie grave d’un membre qui persiste malgré une compression directe et une douleur nécessitant une immobilisation. Quelle prise en charge associe correctement les mesures de stabilisation ?

Oxygène, perfusion de remplissage, garrot et immobilisation sans antalgiques
Oxygène, perfusion de remplissage, garrot, antalgiques et immobilisation
Oxygène, garrot, perfusion de remplissage et antalgiques sans immobilisation
Perfusion de remplissage, oxygène, compression directe et antalgiques

Oxygène, perfusion de remplissage, garrot, antalgiques et immobilisation

Explication

La stabilisation adapte chaque mesure au problème : oxygène en cas de désaturation, remplissage en cas d’hypotension, garrot si l’hémorragie grave du membre n’est pas contrôlée par compression directe, et antalgiques avec immobilisation en cas de douleur. Les autres réponses inversent les indications de l’oxygène et du remplissage, omettent la condition d’échec de la compression ou écartent l’une des mesures requises contre la douleur.

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Quelles situations sont à l’origine des traumatismes du membre inférieur ?

Les accidents de la voie publique, le sport, le jardinage, le bricolage, les chutes et les agressions.

Quels renseignements l’interrogatoire recueille-t-il après un traumatisme du membre inférieur ?

L’anamnèse, la temporalité, les douleurs, les allergies, les traitements habituels, le statut vaccinal antitétanique et l’heure du dernier repas.

Quels éléments l’examen initial vérifie-t-il après un traumatisme du membre inférieur ?

La peau, les pouls, la perfusion, la sensibilité, la motricité nerveuse si possible et l’aspect du membre.

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