QCM : Troubles des conduites alimentaires (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne adopte durablement des conduites alimentaires différentes de celles courantes dans son environnement socioculturel et nutritionnel, avec des conséquences physiques et une souffrance psychologique. Quel élément permet de caractériser cette situation comme un trouble des conduites alimentaires ?

La persistance de conduites atypiques avec des conséquences négatives et une souffrance psychologique
La survenue ponctuelle d’une conduite atypique dans un environnement habituel
L’existence de conséquences physiques sans souffrance psychologique associée
La présence d’une préférence alimentaire inhabituelle sans conséquence négative

La persistance de conduites atypiques avec des conséquences négatives et une souffrance psychologique

Explication

La définition associe la persistance de conduites alimentaires différentes du contexte habituel, des conséquences physiques et/ou psychosociales et une souffrance psychologique. Une préférence sans conséquence, l’absence de souffrance ou une conduite ponctuelle ne réunit pas ces éléments.

2. Après une période de deuil, une personne commence un régime amaigrissant, reçoit des compliments sur sa perte de poids et se compare souvent à son entourage. Quel rôle ces éléments peuvent-ils jouer dans l’évolution d’un TCA ?

Le deuil peut entretenir le trouble, tandis que les comparaisons constituent une prédisposition
Le régime et les compliments sont des facteurs de prédisposition plutôt que des déclencheurs ou des facteurs d’entretien
Le régime peut déclencher le trouble, tandis que les compliments et les comparaisons peuvent l’entretenir
Les compliments peuvent déclencher le trouble, tandis que le régime et le deuil peuvent l’entretenir

Le régime peut déclencher le trouble, tandis que les compliments et les comparaisons peuvent l’entretenir

Explication

Le régime amaigrissant est cité comme point de départ fréquent d’un TCA (80 % des cas), tandis que le deuil peut être un déclencheur et que les compliments sur la perte de poids ou les comparaisons peuvent entretenir le trouble. Confondre déclenchement et entretien inverse ces rôles; les compliments ne sont pas présentés comme un facteur de prédisposition.

3. Un dossier clinique décrit un trouble purgatif et un syndrome d’alimentation nocturne. Dans quelle catégorie le DSM-5-TR les classe-t-il parmi les TCA ?

Parmi les troubles non spécifiés
Parmi les autres troubles spécifiés
Parmi les accès hyperphagiques
Parmi les troubles de restriction ou d’évitement

Parmi les autres troubles spécifiés

Explication

Le trouble purgatif et le night eating syndrome sont cités comme autres troubles spécifiés dans la classification du DSM-5-TR. Les troubles non spécifiés désignent des tableaux atypiques ou subcliniques, tandis que l’accès hyperphagique et l’ARFID sont des catégories distinctes.

4. Une estimation dénombre 900 000 personnes souffrant de TCA avérés en France, tandis qu’une estimation plus large du spectre des TCA concerne 17 % de la population. Quelle interprétation rend compte de cet écart ?

Les 17 % correspondent aux seuls cas avérés, tandis que 900 000 désigne les cas subcliniques
Les deux chiffres évaluent les mêmes cas avérés avec des méthodes de calcul différentes
Les 900 000 cas avérés forment une estimation basse qui ne comprend pas le spectre plus large des TCA
Les 900 000 cas avérés représentent les 17 % de la population concernés par le spectre

Les 900 000 cas avérés forment une estimation basse qui ne comprend pas le spectre plus large des TCA

Explication

Le chiffre de 900 000 est présenté comme une estimation basse des TCA avérés et n’inclut pas le spectre des TCA, estimé à 17 % de la population. Assimiler ces deux mesures confond les cas avérés avec le périmètre plus large du spectre.

5. Que permet d’établir le questionnaire SCOFF lorsqu’il est utilisé pour dépister les troubles des conduites alimentaires ?

Une mesure de la gravité du TCA selon la fréquence des symptômes
Un diagnostic définitif de TCA fondé sur les réponses au questionnaire
Une distinction entre anorexie mentale, boulimie et accès hyperphagiques
Une suspicion de TCA, à préciser par une consultation, sans établir de diagnostic

Une suspicion de TCA, à préciser par une consultation, sans établir de diagnostic

Explication

Le SCOFF sert à repérer une présence probable de TCA, et deux réponses affirmatives ou plus justifient une consultation pour préciser le diagnostic. Il ne permet pas, à lui seul, de poser un diagnostic définitif.

6. À quel âge apparaît généralement l’anorexie mentale ?

Autour de 18 ans, avec des pics à 15-16 ans et à 20-21 ans
Autour de 15 ans, avec des pics à 13-14 ans et à 17-18 ans
Autour de 13 ans, avec des pics à 8-10 ans et à 15-16 ans
Autour de 20-25 ans, avec des pics à 17-18 ans et à 22-23 ans

Autour de 15 ans, avec des pics à 13-14 ans et à 17-18 ans

Explication

L’apparition de l’anorexie mentale se situe généralement autour de 15 ans, avec deux pics relevés à 13-14 ans et à 17-18 ans. L’âge de 18 ans correspond plutôt à l’apparition de la boulimie nerveuse.

7. Quel est le rôle des comportements compensatoires dans la boulimie nerveuse ?

Augmenter les apports énergétiques après une période de jeûne
Tenter de prévenir la prise de poids après les crises
Réduire la souffrance liée à l’image corporelle avant les crises
Remplacer les crises par une restriction alimentaire prolongée

Tenter de prévenir la prise de poids après les crises

Explication

Les comportements compensatoires, comme les vomissements, le jeûne ou l’exercice physique, visent à prévenir la prise de poids après les crises. À la différence de cette fonction, la restriction ne constitue pas nécessairement une réponse compensatoire consécutive à une crise.

8. Quand la prise en soin des troubles des conduites alimentaires devrait-elle idéalement commencer ?

Lorsque les signes physiques deviennent sévères ou persistants
Après l’établissement d’un diagnostic par plusieurs spécialistes
Après plusieurs mois d’observation des symptômes à domicile
Dès que possible, afin d’améliorer les chances de rétablissement

Dès que possible, afin d’améliorer les chances de rétablissement

Explication

Une prise en soin précoce est recommandée, car elle améliore le pronostic de guérison. Attendre que les signes physiques deviennent sévères retarderait la prise en charge.

9. En quoi l’orthorexie diffère-t-elle d’un trouble des conduites alimentaires reconnu par le DSM-5 ou la CIM-11 ?

Elle n’est inscrite dans aucune de ces deux classifications comme un trouble des conduites alimentaires.
Elle est classée dans le DSM-5, mais pas dans la CIM-11 comme un trouble des conduites alimentaires.
Elle est classée dans la CIM-11, mais pas dans le DSM-5 comme un trouble des conduites alimentaires.
Elle est reconnue dans les deux classifications dès qu’elle entraîne des carences nutritionnelles.

Elle n’est inscrite dans aucune de ces deux classifications comme un trouble des conduites alimentaires.

Explication

L’orthorexie décrit une préoccupation pour la qualité de l’alimentation, mais elle ne figure ni au DSM-5 ni à la CIM-11 comme TCA. Les carences peuvent constituer une conséquence problématique, mais elles ne déterminent pas son inscription dans ces classifications.

10. Comment une faible disponibilité énergétique après l’exercice peut-elle affecter une personne sportive atteinte du syndrome REDs ?

Elle peut perturber plusieurs fonctions physiologiques et psychologiques, ainsi que les performances sportives.
Elle peut réduire la dépense énergétique sans modifier la santé osseuse ni la fonction reproductive.
Elle peut accroître la masse musculaire tout en améliorant les performances sportives.
Elle peut provoquer une dépendance au sport sans altérer les fonctions physiologiques.

Elle peut perturber plusieurs fonctions physiologiques et psychologiques, ainsi que les performances sportives.

Explication

Lorsque l’énergie disponible est insuffisante après déduction des dépenses liées à l’exercice, le syndrome REDs peut altérer plusieurs systèmes, notamment les fonctions reproductive, osseuse et immunitaire, ainsi que les performances. La dépendance compulsive à la pratique sportive caractérise plutôt la bigorexie, et non l’effet principal du REDs.

11. Une personne qui cherche à perdre du poids impose des règles mentales à son alimentation, mais ne réduit pas nécessairement ses apports sous ses besoins énergétiques. Quel concept décrit le mieux cette démarche ?

La restriction cognitive, qui vise le contrôle mental de l’alimentation au service du poids
L’alimentation émotionnelle, qui utilise les aliments pour apaiser un inconfort affectif
La restriction calorique, qui consiste à réduire les apports sous les besoins énergétiques
La régulation alimentaire, qui s’appuie sur l’écoute des signaux de faim et de satiété

La restriction cognitive, qui vise le contrôle mental de l’alimentation au service du poids

Explication

La restriction cognitive désigne l’intention de contrôler mentalement son alimentation pour agir sur son poids, au détriment des régulations internes. La restriction calorique décrit plutôt une diminution des apports par rapport aux besoins énergétiques, ce qui n’est pas nécessairement le cas ici.

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Qu’est-ce qu’un trouble des conduites alimentaires ?

Une conduite alimentaire persistante, différente des habitudes du même environnement, qui entraîne des conséquences négatives dans un contexte de souffrance psychologique.

Quels troubles le DSM-5-TR (2022) classe-t-il parmi les TCA spécifiés ?

L’anorexie mentale, la boulimie nerveuse, l’accès hyperphagique, l’ARFID, le pica, le mérycisme et d’autres troubles spécifiés.

Combien de personnes souffrant de TCA avérés le cours estime-t-il en France ?

900 000 personnes.

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