★ À maîtriser
Les TCA sont des pathologies graves, potentiellement mortelles, dont les causes associent des facteurs biologiques, psychologiques, sociologiques et génétiques.
80 % des TCA débutent par la pratique d’un régime amaigrissant; le deuil, la séparation et le déménagement sont aussi cités comme déclencheurs, tandis que les compliments sur la perte de poids et les comparaisons peuvent entretenir le trouble.
Compléments
Les facteurs associés aux TCA comprennent des facteurs de prédisposition ou de vulnérabilité, des facteurs déclenchants et des facteurs d’entretien.
Un repérage et une prise en soin précoces améliorent le pronostic de guérison des TCA.
Vulnérabilité + déclencheur → trouble entretenu
★ À maîtriser
Le DSM-5-TR classe parmi les TCA spécifiés :
Le cours estime à 900 000 le nombre de personnes souffrant de TCA avérés en France et précise que cette estimation basse n’inclut pas le spectre des TCA, qui concernerait 17 % de la population.
Compléments
📌 Les TCA non spécifiés ou atypiques ne réunissent pas tous les critères diagnostiques.
★ À maîtriser
L’adolescence est une période à risque de TCA, particulièrement pour les filles.
Le questionnaire SCOFF comporte cinq questions binaires et sert à repérer une présence probable de TCA, sans permettre de poser un diagnostic.
📌 Deux réponses affirmatives ou plus rendent le SCOFF positif et indiquent qu’il faut consulter pour préciser le diagnostic.
Compléments
L’anorexie mentale apparaît autour de 15 ans, avec deux pics d’apparition à 13-14 ans et 17-18 ans ; un début précoce peut survenir dès 8 ans, avant ou pendant la puberté, et le cours rapporte un sex-ratio de 3 garçons pour 10 filles.
La boulimie nerveuse apparaît autour de 18 ans, tandis que les accès hyperphagiques apparaissent vers 20-25 ans.
L’ARFID peut débuter dès les premières tétées, lors de la diversification alimentaire ou plus tard, notamment après un problème digestif ou une intolérance alimentaire chez une personne anxieuse.
★ À maîtriser
📌 L’anorexie mentale comprend une forme restrictive, avec diminution drastique des apports et/ou hyperactivité physique, et une forme avec crises et/ou vomissements ou autres stratégies de contrôle du poids malgré un poids bas ou une perte de poids importante.
Compléments
Dans l’anorexie mentale, une perte de poids est considérée comme significative lorsqu’elle dépasse 15 % du poids de départ, quel que soit celui-ci.
L’aménorrhée ne fait plus partie des critères diagnostiques de l’anorexie mentale.
L’hyperactivité physique problématique peut viser à :
Restriction : la personne contrôle d’abord, puis la maladie prend le contrôle
★ À maîtriser
📌 Pour la boulimie nerveuse, les crises et les comportements compensatoires surviennent au moins une fois par semaine pendant trois mois.
📌 Contrairement à la boulimie nerveuse, l’accès hyperphagique n’est pas associé à des comportements compensatoires inappropriés réguliers et ne survient pas exclusivement au cours d’une anorexie mentale ou d’une boulimie.
Compléments
Les comportements compensatoires peuvent comprendre :
La gravité de la boulimie nerveuse selon la fréquence hebdomadaire des comportements compensatoires est légère pour 1 à 3, sévère pour 4 à 7, grave pour 8 à 13 et extrême à partir de 14.
Les signes associés à l’accès hyperphagique comprennent manger très rapidement, jusqu’à une distension abdominale pénible, sans faim ou seul par gêne ; se sentir ensuite dégoûté de soi, déprimé ou très coupable ; et éprouver une souffrance marquée liée au comportement alimentaire.
L’accès hyperphagique est le TCA le plus fréquent et concerne 2 à 4 % de la population adulte ; le cours indique qu’il peut contribuer à la prise de poids et que 40 % des personnes en situation d’obésité seraient concernées.
📌 Le diagnostic d’accès hyperphagique requiert une fréquence d’au moins une fois par semaine pendant trois mois, et sa sévérité dépend du nombre de crises hebdomadaires.
Boulimie : compensations ; accès hyperphagique : pas de compensations régulières
★ À maîtriser
📌 La prise en soin des TCA doit idéalement commencer le plus tôt possible, être assurée par des professionnels de santé spécialisés et être pluridisciplinaire.
Compléments
Les signes d’inquiétude comprennent : l’euphorie liée au contrôle ou à la perte de poids, les variations rapides de poids, les rituels alimentaires, la disparition de nourriture ou la présence d’emballages vides, les changements d’humeur, l’exigence accrue, l’aménorrhée
La prise en soin peut associer :
80 % des personnes atteintes d’anorexie mentale retrouveront un poids normal et que la boulimie nerveuse et les accès hyperphagiques présentent un risque vital moindre et une meilleure réponse aux soins.
★ À maîtriser
Compléments
Le terme orthorexie a été utilisé pour la première fois en 1997 par le docteur Bratman dans un article intitulé « The health food eating disorder ».
Les conséquences problématiques peuvent comprendre :
Le test de Bratman comporte 10 items et n’est pas validé ; quatre réponses positives ou plus indiquent que la qualité de l’alimentation obsède la personne.
📌 La prise en charge de l’orthorexie se discute en cas de souffrance physique, mentale ou sociale et lorsque la personne en fait la demande.
Qualité alimentaire recherchée, plaisir et flexibilité sacrifiés
★ À maîtriser
Compléments
La bigorexie, au sens d’addiction au sport, a été décrite en 1976 par le docteur William Glasser ; elle n’a pas été reconnue en 2011 par l’OMS et le CIO comme une maladie classée parmi les troubles addictifs du comportement.
La bigorexie est souvent associée à une préoccupation pathologique de la minceur ou de la musculature, à des TCA ou à des préoccupations alimentaires visant à prendre de la masse musculaire ou perdre de la masse grasse.
Le surentraînement peut entraîner :
La bigorexie peut aussi entraîner isolement et difficultés familiales, conjugales et sociales, troubles du sommeil, dépression, anxiété, irritabilité et nervosité, notamment lors du sevrage.
Les sports à risque comprennent :
📌 La prévention du syndrome REDs repose notamment sur une alimentation adaptée à la dépense énergétique et suffisamment glucidique.
Faible disponibilité énergétique → altération de la santé et des performances
★ À maîtriser
📌 La restriction cognitive est une intention de contrôle mental de l’alimentation, tandis que la restriction calorique consiste à manger moins que ses besoins énergétiques.
Compléments
La restriction cognitive peut provoquer frustration, culpabilité, colère, honte et anxiété lorsque la personne contrôle son alimentation.
La restriction cognitive peut conduire à ne plus écouter la faim et la satiété, à négliger les émotions alimentaires et les appétits spécifiques, et à lutter contre les envies de manger émotionnelles.
Règles → stress → envies accrues → craquage → reprise du contrôle
★ À maîtriser
Compléments
Le cours propose de :
L’anesthésie alimentaire peut prendre la forme de compulsions dans le cadre d’un TCA, notamment l’hyperphagie boulimique, et appelle une prise en charge psychologique, en particulier autour du traumatisme.
Réconfort alimentaire : apaiser ; anesthésie alimentaire : provoquer une douleur physique
Boulimie nerveuse et accès hyperphagiques
| Critère | Boulimie nerveuse | Accès hyperphagique |
|---|---|---|
| Crises | Grande quantité et perte de contrôle | Grande quantité en moins de deux heures et perte de contrôle |
| Compensations | Comportements compensatoires présents | Pas de recours régulier à des compensations |
| Fréquence diagnostique | Au moins une fois par semaine pendant trois mois | Au moins une fois par semaine pendant trois mois |
| Gravité | Fréquence des compensations | Nombre de crises par semaine |
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1. Une personne adopte durablement des conduites alimentaires différentes de celles courantes dans son environnement socioculturel et nutritionnel, avec des conséquences physiques et une souffrance psychologique. Quel élément permet de caractériser cette situation comme un trouble des conduites alimentaires ?
2. Après une période de deuil, une personne commence un régime amaigrissant, reçoit des compliments sur sa perte de poids et se compare souvent à son entourage. Quel rôle ces éléments peuvent-ils jouer dans l’évolution d’un TCA ?
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Qu’est-ce qu’un trouble des conduites alimentaires ?
Une conduite alimentaire persistante, différente des habitudes du même environnement, qui entraîne des conséquences négatives dans un contexte de souffrance psychologique.
Quels troubles le DSM-5-TR (2022) classe-t-il parmi les TCA spécifiés ?
L’anorexie mentale, la boulimie nerveuse, l’accès hyperphagique, l’ARFID, le pica, le mérycisme et d’autres troubles spécifiés.
Combien de personnes souffrant de TCA avérés le cours estime-t-il en France ?
900 000 personnes.
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