QCM : Troubles métaboliques hydriques et électrolytiques (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme définit la déshydratation intracellulaire ?

Une augmentation du volume intracellulaire liée à une hyperosmolarité plasmatique, généralement par perte nette d’eau libre
Une diminution du volume intracellulaire liée à une hyperosmolarité plasmatique, généralement par perte nette d’eau libre
Une diminution du volume intracellulaire liée à une hypo-osmolarité plasmatique, généralement par gain net d’eau libre
Une diminution du volume extracellulaire liée à une hyperosmolarité plasmatique, généralement par perte nette de sodium

Une diminution du volume intracellulaire liée à une hyperosmolarité plasmatique, généralement par perte nette d’eau libre

Explication

La déshydratation intracellulaire correspond à une baisse du volume des cellules provoquée par une hyperosmolarité plasmatique, souvent liée à une perte nette d’eau libre. Une hypo-osmolarité entraîne plutôt un déplacement d’eau vers les cellules.

2. Quelle distinction permet de différencier le diabète insipide central du diabète insipide néphrogénique ?

La forme centrale implique un défaut de sécrétion d’ADH, tandis que la forme néphrogénique implique un défaut de son action sur la cible
La forme centrale implique un défaut d’action de l’ADH sur la cible, tandis que la forme néphrogénique implique un défaut de sa sécrétion
La forme centrale implique un excès de sécrétion d’ADH, tandis que la forme néphrogénique implique une réponse accrue à cette hormone
La forme centrale implique une perte de sensibilité à l’aldostérone, tandis que la forme néphrogénique implique un défaut de sécrétion d’ADH

La forme centrale implique un défaut de sécrétion d’ADH, tandis que la forme néphrogénique implique un défaut de son action sur la cible

Explication

Dans le diabète insipide central, le problème porte sur la sécrétion d’ADH, alors que dans la forme néphrogénique, il porte sur l’action de l’hormone sur sa cible. Inverser ces deux mécanismes conduit à attribuer à chaque forme la caractéristique de l’autre.

3. Quel phénomène explique l’augmentation du volume intracellulaire lors d’une hyperhydratation intracellulaire ?

Une hypo-osmolarité plasmatique provoque un transfert d’eau du secteur extracellulaire vers le secteur intracellulaire
Une hyperosmolarité plasmatique provoque un transfert d’eau du secteur intracellulaire vers le secteur extracellulaire
Une hyperosmolarité plasmatique provoque un transfert d’eau du secteur extracellulaire vers le secteur intracellulaire
Une hypo-osmolarité plasmatique provoque un transfert d’eau du secteur intracellulaire vers le secteur extracellulaire

Une hypo-osmolarité plasmatique provoque un transfert d’eau du secteur extracellulaire vers le secteur intracellulaire

Explication

L’hyperhydratation intracellulaire résulte d’une hypo-osmolarité plasmatique qui fait entrer l’eau dans les cellules depuis le secteur extracellulaire. Une hyperosmolarité favorise plutôt la sortie d’eau des cellules.

4. Quel tableau clinique peut être observé lors d’une hyperhydratation intracellulaire ?

Une soif intense et une polyurie, avec des signes neurologiques limités aux paresthésies périphériques
Une anorexie et un dégoût de l’eau, avec des signes respiratoires pouvant aller jusqu’à l’insuffisance respiratoire
Des œdèmes périphériques et une prise de poids, avec des manifestations neurologiques limitées aux tremblements
Des nausées, des vomissements et une anorexie, avec des signes neurologiques pouvant aller jusqu’au coma ou aux convulsions

Des nausées, des vomissements et une anorexie, avec des signes neurologiques pouvant aller jusqu’au coma ou aux convulsions

Explication

L’hyperhydratation intracellulaire peut entraîner des symptômes digestifs et des manifestations neurologiques allant des céphalées et de la confusion au coma ou aux convulsions. La soif intense et la polyurie ne constituent pas le tableau décrit pour cette affection.

5. Que désigne la déshydratation globale hypertonique ?

Une rétention d’eau supérieure à celle de sodium, provoquant une hypo-osmolarité et une expansion des cellules
Un apport excessif de sodium, augmentant le volume extracellulaire et entraînant une hémodilution
Une perte d’eau supérieure à celle de sodium, entraînant une hypernatrémie et une déshydratation des secteurs intra- et extracellulaires
Une perte de sodium supérieure à celle d’eau, provoquant une hyponatrémie et une contraction du secteur extracellulaire

Une perte d’eau supérieure à celle de sodium, entraînant une hypernatrémie et une déshydratation des secteurs intra- et extracellulaires

Explication

Cette déshydratation résulte d’une perte proportionnellement plus importante d’eau, qui augmente la natrémie et l’osmolarité et associe une déshydratation intracellulaire à une déplétion extracellulaire. Une perte de sodium supérieure à celle d’eau correspond plutôt à une déplétion sodée, et non à ce tableau hypertonique.

6. Quel profil biologique associe la surcharge sodée hypertonique à la déshydratation intracellulaire ?

Une hémoconcentration et une osmolarité basse liée à l’hyponatrémie
Une hémodilution et une osmolarité basse liée à l’hyponatrémie
Une hémodilution et une osmolarité élevée liée à l’hypernatrémie
Une hémoconcentration et une osmolarité élevée liée à l’hypernatrémie

Une hémodilution et une osmolarité élevée liée à l’hypernatrémie

Explication

La surcharge sodée avec déshydratation intracellulaire associe une hémodilution à une osmolarité élevée due à l’hypernatrémie. Une hémoconcentration caractérise plutôt les situations de déshydratation globale, et non ce profil de surcharge.

7. Quel est l’objectif du traitement de l’hyperhydratation globale hypotonique ?

Apporter de l’eau pure afin de corriger la baisse de l’osmolarité plasmatique
Remplacer les pertes sodées par du sérum salé hypertonique pour corriger l’hyponatrémie
Augmenter les apports hydriques et sodés pour restaurer le volume circulant
Réduire les excès hydrique et sodé, favoriser la diurèse et traiter la cause

Réduire les excès hydrique et sodé, favoriser la diurèse et traiter la cause

Explication

Le traitement vise à limiter les apports hydriques et sodés, à utiliser des diurétiques de l’anse et à traiter la cause de la surcharge. Augmenter les apports en eau aggraverait l’excès hydrique responsable de l’hypo-osmolarité.

8. Lors d’une déplétion sodée avec hyperhydratation intracellulaire, quelle succession d’événements relie la perte initiale de sodium à l’entrée d’eau dans les cellules ?

La rétention de sodium provoque une hypovolémie, puis une perte d’eau entraîne une hypo-osmolarité.
La perte de sodium provoque une hypervolémie, puis une élimination accrue d’eau entraîne une hypernatrémie.
La perte de sodium provoque une hypovolémie, puis une compensation hydrique excessive entraîne une hyponatrémie hypo-osmolaire.
La perte d’eau provoque une hypovolémie, puis une compensation sodée excessive entraîne une hyperosmolarité.

La perte de sodium provoque une hypovolémie, puis une compensation hydrique excessive entraîne une hyponatrémie hypo-osmolaire.

Explication

La perte nette de sodium réduit le volume circulant, puis la soif ou l’ADH peut conduire à une compensation hydrique excessive et à une hyponatrémie hypo-osmolaire avec entrée d’eau dans les cellules. Une élimination accrue d’eau favoriserait plutôt une hausse de la natrémie, et non le mécanisme décrit.

9. En quoi les hyponatrémies hypotoniques diffèrent-elles des hyponatrémies non hypotoniques selon leur mécanisme ?

Les formes hypotoniques sont liées à une osmole active comme le glucose, tandis que les formes non hypotoniques sont liées à une osmole inactive comme l’urée.
Les formes hypotoniques comprennent les hyponatrémies de dilution ou de déplétion, tandis que les formes non hypotoniques comprennent les pseudo-hyponatrémies ou les redistributions.
Les formes hypotoniques résultent d’un excès d’apport sodé, tandis que les formes non hypotoniques résultent le plus souvent d’une perte d’eau libre.
Les formes hypotoniques comprennent les pseudo-hyponatrémies ou les redistributions, tandis que les formes non hypotoniques comprennent les hyponatrémies de dilution ou de déplétion.

Les formes hypotoniques comprennent les hyponatrémies de dilution ou de déplétion, tandis que les formes non hypotoniques comprennent les pseudo-hyponatrémies ou les redistributions.

Explication

Les hyponatrémies hypotoniques sont classées comme des formes de dilution ou de déplétion, alors que les formes non hypotoniques regroupent les pseudo-hyponatrémies et les hyponatrémies de redistribution. Les osmoles actives peuvent provoquer une redistribution de l’eau, mais elles ne définissent pas à elles seules toute la catégorie des hyponatrémies non hypotoniques.

10. À quelle perturbation électrolytique une hyperchlorémie peut-elle être associée ?

À une hyponatrémie de dilution isolée
À une alcalose métabolique hypochlorémique
À une hypokaliémie avec pertes digestives
À une acidose métabolique hyperchlorémique

À une acidose métabolique hyperchlorémique

Explication

L’hyperchlorémie correspond à une rétention de chlore et peut accompagner une acidose métabolique hyperchlorémique. L’hyponatrémie est plutôt associée à une hypochlorémie.

11. Pourquoi les pertes digestives sont-elles une cause importante d’hypokaliémie ?

Elles provoquent surtout un transfert du potassium vers les cellules.
Elles augmentent surtout l’élimination rénale du potassium.
Elles réduisent principalement les apports alimentaires en potassium.
Elles figurent parmi les causes les plus fréquentes de pertes de potassium.

Elles figurent parmi les causes les plus fréquentes de pertes de potassium.

Explication

Les pertes digestives constituent la cause la plus fréquente d’hypokaliémie parmi les mécanismes cités. Les transferts cellulaires et les pertes rénales peuvent aussi contribuer à l’hypokaliémie, mais ne correspondent pas à cette cause digestive.

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Qu’est-ce que la déshydratation intracellulaire ?

Une diminution du volume intracellulaire due à une hyperosmolarité plasmatique, généralement liée à une perte nette d’eau libre.

Quelle osmolarité plasmatique caractérise l’hyperosmolarité associée à une DIC pure ?

Plus de 300 mOsm/L.

Qu’est-ce que l’hyperhydratation intracellulaire ?

Une augmentation du volume intracellulaire due à une hypo-osmolarité plasmatique qui transfère l’eau vers les cellules.

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