QCM : Troubles psychotiques (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description caractérise le mieux la schizophrénie ?

Une pathologie psychiatrique chronique qui perturbe la perception de la réalité et peut associer des manifestations productives et passives
Un trouble passager de l’humeur qui modifie les émotions sans affecter la perception de la réalité
Une affection neurologique qui se manifeste principalement par une perte progressive des capacités motrices
Un trouble relationnel caractérisé par un isolement social sans manifestations productives comme les hallucinations

Une pathologie psychiatrique chronique qui perturbe la perception de la réalité et peut associer des manifestations productives et passives

Explication

La schizophrénie est une pathologie chronique complexe qui perturbe la perception de la réalité et peut combiner idées délirantes ou hallucinations avec isolement social et relationnel. Un trouble de l’humeur peut modifier les émotions, mais cette description ne rend pas compte de l’altération de la réalité ni de l’association des manifestations indiquées.

2. Quel modèle explique les facteurs susceptibles de contribuer à l’apparition de la schizophrénie ?

La conséquence directe d’un facteur comportemental, sans influence de la prédisposition génétique
L’action isolée de facteurs génétiques, indépendamment des autres dimensions de la personne
La combinaison de facteurs sociaux et économiques, sans contribution biologique ou psychologique
L’interaction de facteurs génétiques, biologiques, psychologiques et comportementaux

L’interaction de facteurs génétiques, biologiques, psychologiques et comportementaux

Explication

La schizophrénie peut résulter de l’interaction de facteurs appartenant aux domaines génétique, biologique, psychologique et comportemental. Une explication fondée sur les seuls facteurs génétiques écarte à tort les autres dimensions susceptibles de contribuer au trouble.

3. Comment distinguer les symptômes positifs, les symptômes négatifs et la désorganisation dans la schizophrénie ?

Les positifs ajoutent des manifestations, les négatifs en retirent et la désorganisation perturbe pensée, parole, émotions ou comportements
Les positifs retirent des manifestations, les négatifs en ajoutent et la désorganisation perturbe principalement la perception sensorielle
Les positifs ajoutent des manifestations, les négatifs perturbent la pensée et la désorganisation retire des comportements habituels
Les positifs perturbent la pensée, les négatifs modifient la parole et la désorganisation ajoute des manifestations au comportement habituel

Les positifs ajoutent des manifestations, les négatifs en retirent et la désorganisation perturbe pensée, parole, émotions ou comportements

Explication

Les symptômes positifs correspondent à des manifestations ajoutées, les négatifs à des manifestations retirées, tandis que la désorganisation touche plusieurs domaines du fonctionnement. Confondre les symptômes positifs et négatifs inverse leur distinction essentielle.

4. Une personne présente une manifestation nouvelle qui s’ajoute à son comportement habituel, tandis qu’une autre manifestation réduit une activité auparavant présente. Comment classer ces deux changements ?

Le premier relève des symptômes négatifs et le second des symptômes positifs
Le premier relève des symptômes positifs et le second des symptômes négatifs
Le premier relève de la désorganisation et le second des symptômes négatifs
Le premier relève des symptômes positifs et le second de la désorganisation

Le premier relève des symptômes positifs et le second des symptômes négatifs

Explication

Une manifestation ajoutée au comportement habituel est positive, alors qu’une manifestation qui en retire ou réduit un aspect est négative. La désorganisation concerne plutôt les perturbations de la pensée, de la parole, des émotions ou des comportements.

5. En l’absence de tout stimulus extérieur, une personne éprouve une expérience sensorielle; de quel phénomène s’agit-il ?

D’une désorganisation, c’est-à-dire d’une perturbation de la pensée ou de la parole
D’un symptôme négatif, c’est-à-dire d’une diminution d’une manifestation comportementale
D’une hallucination, c’est-à-dire d’une expérience sensorielle sans stimulus extérieur
D’une idée délirante, c’est-à-dire d’une croyance qui résiste aux éléments contradictoires

D’une hallucination, c’est-à-dire d’une expérience sensorielle sans stimulus extérieur

Explication

Une hallucination est une expérience sensorielle qui survient sans stimulus extérieur. Une idée délirante peut également résister à des éléments contraires, mais elle désigne une croyance plutôt qu’une expérience sensorielle.

6. Une croyance demeure inchangée malgré des éléments probants qui la contredisent; comment la caractériser ?

Comme une hallucination, une expérience sensorielle qui survient sans stimulus extérieur
Comme une désorganisation, une perturbation de la pensée, de la parole ou des comportements
Comme une idée de référence, toute interprétation personnelle d’un événement extérieur
Comme une idée délirante, une croyance figée qui résiste aux évidences contraires

Comme une idée délirante, une croyance figée qui résiste aux évidences contraires

Explication

Une idée délirante est une croyance figée qui ne change pas face à des évidences qui la contredisent. Une hallucination concerne une expérience sensorielle sans stimulus extérieur, et non une croyance persistante.

7. Quel ensemble comprend les modalités d’hallucination présentées ?

Visuelle, tactile, auditive, kinesthésique et émotionnelle
Olfactive, gustative, mnésique, motrice et auditive
Visuelle, olfactive, auditive, somatique et gustative
Somatique, visuelle, langagière, olfactive et comportementale

Visuelle, olfactive, auditive, somatique et gustative

Explication

Les modalités présentées sont visuelle, olfactive, auditive, somatique et gustative. Les termes « tactile » et « kinesthésique » proposés dans un autre ensemble ne remplacent pas les modalités énumérées ici.

8. Une personne croit que ses pensées sont transmises à autrui ou lui sont volées; à quelle catégorie de phénomènes cette croyance appartient-elle ?

À la désorganisation, qui perturbe notamment la pensée, la parole ou les comportements
Aux hallucinations, qui comprennent notamment des expériences sensorielles auditives ou visuelles
Aux symptômes négatifs, qui se caractérisent par le retrait de manifestations habituelles
Aux idées délirantes, qui comprennent notamment la transmission ou le vol de pensée

Aux idées délirantes, qui comprennent notamment la transmission ou le vol de pensée

Explication

La transmission et le vol de pensée figurent parmi les formes d’idées délirantes, au même titre que les idées de grandeur ou de persécution. Une hallucination est une expérience sensorielle sans stimulus extérieur, et ne désigne pas une croyance portant sur les pensées.

9. Une personne ne tire plus de plaisir de ses loisirs habituels. Quel symptôme négatif cela illustre-t-il ?

L’émoussement affectif
L’apragmatisme
L’avolition
L’anhédonie

L’anhédonie

Explication

L’anhédonie correspond à une perte de plaisir dans les loisirs. L’avolition concerne plutôt la réduction de l’initiation et de la poursuite d’une activité.

10. Une personne éprouve des difficultés à commencer une activité et à la poursuivre, même si elle en est capable. Quel symptôme cela décrit-il ?

L’émoussement affectif
L’anhédonie
L’avolition
L’apragmatisme

L’avolition

Explication

L’avolition se caractérise par une réduction de l’initiation et de la poursuite d’une activité. L’apragmatisme désigne plutôt l’incapacité à réaliser une action.

11. Une personne présente des difficultés de mémoire, de concentration et d’organisation. À quelle manifestation de la désorganisation ces difficultés correspondent-elles ?

À une instabilité émotionnelle
À des variations du débit verbal
À un comportement imprévisible
À des troubles cognitifs

À des troubles cognitifs

Explication

La désorganisation peut se manifester par des troubles cognitifs touchant la mémoire, la concentration ou l’organisation. L’instabilité émotionnelle constitue une autre manifestation possible, mais ne décrit pas ces difficultés cognitives.

12. Quel type de comportement peut constituer une manifestation de la désorganisation ?

Un comportement bizarre, inapproprié ou imprévisible
Une baisse de l’intensité des émotions
Une perte de plaisir dans les loisirs habituels
Une réduction de l’initiation d’une activité

Un comportement bizarre, inapproprié ou imprévisible

Explication

La désorganisation peut se manifester par un comportement bizarre, inapproprié ou imprévisible. La perte de plaisir dans les loisirs relève plutôt de l’anhédonie.

13. Quelle combinaison caractérise le trouble schizo-affectif ?

Des symptômes de dérèglement de l’humeur associés à des symptômes de schizophrénie
Des symptômes de schizophrénie sans phase de dépression ni de manie
Des symptômes d’anxiété associés à des troubles de la mémoire
Des symptômes de dépression ou de manie sans symptômes de schizophrénie

Des symptômes de dérèglement de l’humeur associés à des symptômes de schizophrénie

Explication

Le trouble schizo-affectif associe des symptômes de dérèglement de l’humeur, notamment une phase de dépression et/ou de manie, à des symptômes de schizophrénie. Un tableau limité aux symptômes de l’humeur ne rend pas compte de cette association.

14. Quel élément distingue le trouble schizo-affectif de la schizophrénie ?

Des difficultés cognitives touchant la mémoire et la concentration
Des comportements bizarres, inappropriés ou imprévisibles
Des périodes distinctes où les symptômes de dépression ou de manie sont accrus
Des symptômes psychotiques qui surviennent en dehors des épisodes de l’humeur

Des périodes distinctes où les symptômes de dépression ou de manie sont accrus

Explication

Le trouble schizo-affectif se distingue de la schizophrénie par des périodes distinctes où les symptômes de dépression ou de manie sont accrus. La présence de symptômes psychotiques en dehors des épisodes de l’humeur distingue plutôt le trouble schizo-affectif du trouble bipolaire.

15. Quel élément distingue le trouble schizo-affectif du trouble bipolaire ?

Des troubles de la mémoire et de l’organisation entre les épisodes
Une baisse de l’intensité des émotions pendant les épisodes de l’humeur
Des périodes distinctes où les symptômes de dépression ou de manie sont accrus
La présence de symptômes psychotiques en dehors des épisodes de dépression ou de manie

La présence de symptômes psychotiques en dehors des épisodes de dépression ou de manie

Explication

Le trouble schizo-affectif se distingue du trouble bipolaire par la présence de symptômes psychotiques en dehors des épisodes de dépression ou de manie. Des périodes distinctes où les symptômes de l’humeur sont accrus le distinguent plutôt de la schizophrénie.

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Qu’est-ce que la schizophrénie ?

Une pathologie psychiatrique chronique complexe perturbant la perception de la réalité.

De quels facteurs l’interaction peut-elle contribuer à la schizophrénie ?

De facteurs génétiques, biologiques, psychologiques et comportementaux.

Qu’ajoutent les symptômes positifs au comportement habituel ?

Des manifestations.

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