QCM : Tuberculose et processus infectieux (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle proportion de la population mondiale est estimée infectée par le bacille tuberculeux, soit près de 2 milliards de personnes ?

Environ un cinquième
Environ un tiers
Environ un dixième
Environ deux tiers

Environ un tiers

Explication

L’estimation porte sur environ un tiers de la population mondiale, soit près de 2 milliards de personnes. Les autres proportions confondent l’infection mondiale avec l’incidence annuelle, la prévalence des cas ou une répartition régionale.

2. Un rapport épidémiologique distingue les nouveaux cas apparus en un an du nombre total de cas présents et des décès. Quels ordres de grandeur mondiaux correspondent respectivement à ces trois mesures pour la tuberculose ?

environ 3 millions, 16 à 20 millions, 8 millions
16 à 20 millions, 8 millions, environ 3 millions
8 millions, environ 3 millions, 16 à 20 millions
8 millions, 16 à 20 millions, environ 3 millions

8 millions, 16 à 20 millions, environ 3 millions

Explication

L’incidence annuelle est estimée à 8 millions de nouveaux cas, la prévalence à 16 à 20 millions de cas et la mortalité à environ 3 millions. Inverser incidence et prévalence confond les nouveaux cas avec l’ensemble des cas présents; les autres réponses attribuent les décès à une autre mesure.

3. Une équipe compare la répartition mondiale des cas de tuberculose et la mortalité régionale. Quelle synthèse correspond aux estimations épidémiologiques ?

Près de 60 % des cas se situent en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique ouest; l’Afrique regroupe 24 % des cas et présente la mortalité la plus faible
Près de 60 % des cas se situent en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique ouest; l’Afrique regroupe 24 % des cas et présente la mortalité la plus forte
Près de 60 % des cas se situent en Afrique; l’Asie du Sud-Est et le Pacifique ouest regroupent 24 % des cas et présentent la mortalité la plus forte
Près de 24 % des cas se situent en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique ouest; l’Afrique regroupe près de 60 % des cas et présente la mortalité la plus forte

Près de 60 % des cas se situent en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique ouest; l’Afrique regroupe 24 % des cas et présente la mortalité la plus forte

Explication

Près de 60 % des cas concernent l’Asie du Sud-Est et le Pacifique ouest, tandis que l’Afrique rassemble 24 % des cas et connaît la mortalité la plus forte. Les autres réponses permutent les régions et les proportions, ou inversent la comparaison de mortalité.

4. Quel microorganisme est l’agent de la tuberculose humaine ?

Mycobacterium africanum
Mycobacterium bovis
Mycobacterium tuberculosis
Un bacille acido-alcoolo-résistant

Mycobacterium tuberculosis

Explication

L’agent de la tuberculose humaine est Mycobacterium tuberculosis. Mycobacterium bovis est associé à la tuberculose bovine, Mycobacterium africanum est un variant intermédiaire, et le caractère acido-alcoolo-résistant décrit un type de bacille, non son nom d’espèce.

5. Une personne contagieuse tousse dans une pièce où se trouve une personne saine. Par quel mécanisme cette dernière peut-elle contracter la tuberculose ?

En ingérant des aliments contaminés par les sécrétions du malade
Par la piqûre d’un insecte ayant été en contact avec le malade
En inhalant de fines gouttelettes porteuses de bacilles émises dans l’air
Par contact cutané avec les gouttelettes déposées sur une surface

En inhalant de fines gouttelettes porteuses de bacilles émises dans l’air

Explication

La transmission se fait par voie aérienne : le malade contagieux émet en parlant ou en toussant de fines gouttelettes porteuses de bacilles, qui peuvent être inhalées. Les autres mécanismes confondent cette voie avec un contact cutané, une ingestion ou une transmission par vecteur.

6. Après inhalation de bacilles tuberculeux, quelle succession d’événements conduit à la formation du foyer primaire ?

Localisation alvéolaire, phagocytose et multiplication dans les macrophages, lyse de ceux-ci puis extension à d’autres macrophages
Localisation alvéolaire, migration immédiate vers les ganglions puis lyse des macrophages par les lymphocytes T
Localisation alvéolaire, destruction des bacilles par les macrophages puis formation du foyer primaire
Localisation ganglionnaire, activation des lymphocytes T, migration alvéolaire puis phagocytose des bacilles

Localisation alvéolaire, phagocytose et multiplication dans les macrophages, lyse de ceux-ci puis extension à d’autres macrophages

Explication

Les bacilles inhalés atteignent les alvéoles, sont phagocytés et se multiplient dans les macrophages, qu’ils finissent par lyser; leur libération favorise l’extension à d’autres macrophages et le foyer primaire. Les distracteurs inversent l’ordre, confondent cette étape avec la migration ganglionnaire ou attribuent la lyse aux lymphocytes.

7. Au cours de la phase immune, quelle séquence relie l’arrivée des bacilles dans le ganglion régional à la réaction du foyer primaire ?

Les lymphocytes T gagnent le ganglion après avoir quitté le foyer, puis les bacilles reviennent seuls créer le tubercule
Les bacilles gagnent le ganglion et y créent le tubercule, sans intervention ultérieure de la réponse lymphocytaire au foyer
Les bacilles sont phagocytés dans les alvéoles, puis les macrophages migrent au ganglion pour former le tubercule
Les bacilles gagnent le ganglion, interagissent avec les lymphocytes T, puis la réponse lymphocytaire rejoint le foyer et y crée le tubercule inflammatoire

Les bacilles gagnent le ganglion, interagissent avec les lymphocytes T, puis la réponse lymphocytaire rejoint le foyer et y crée le tubercule inflammatoire

Explication

Les bacilles migrent vers le ganglion régional et interagissent avec les lymphocytes T; la réponse lymphocytaire rejoint ensuite le foyer primaire et y provoque la réaction inflammatoire formant le tubercule. Les distracteurs inversent les déplacements, confondent cette étape avec la phagocytose initiale ou omettent le retour de la réponse au foyer.

8. Après une primo-infection, quelques bacilles se disséminent par voie hématogène. Quelle évolution distingue le contrôle immunitaire de son échec ?

Une réponse efficace favorise les foyers; son échec entraîne la disparition des bacilles disséminés
Une réponse efficace contrôle les bacilles; son échec entraîne une évolution sans foyer tuberculeux
Une réponse efficace prévient la dissémination initiale; son échec provoque nécessairement une méningite
Une réponse efficace peut contrôler les bacilles; en cas d’échec, un ou plusieurs foyers peuvent se développer, notamment une méningite

Une réponse efficace peut contrôler les bacilles; en cas d’échec, un ou plusieurs foyers peuvent se développer, notamment une méningite

Explication

Après la primo-infection, l’immunité peut contrôler le petit nombre de bacilles disséminés; si ce contrôle échoue, des foyers peuvent se développer, notamment une méningite. Les distracteurs confondent contrôle et échec, excluent la formation de foyers ou présentent la méningite comme une conséquence nécessaire.

9. Chez quelle proportion de personnes la primo-infection tuberculeuse reste-t-elle asymptomatique ou latente ?

Environ 10 % des cas
Environ 90 % des cas
Environ 70 à 80 % des cas
Environ 50 % des cas

Environ 90 % des cas

Explication

La primo-infection est asymptomatique ou latente dans 90 % des cas. Les 70 à 80 % concernent l’atteinte pulmonaire, tandis que les formes patentes sont moins fréquentes.

10. Dans une série de 200 patients atteints de tuberculose, quelle fourchette correspond au nombre attendu de patients ayant une atteinte pulmonaire, seule ou associée à une autre localisation ?

Entre 40 et 60 patients
Entre 180 et 200 patients
Entre 140 et 160 patients
Entre 100 et 120 patients

Entre 140 et 160 patients

Explication

L’atteinte pulmonaire concerne 70 à 80 % des cas, soit 200×0,70=140200 \times 0{,}70 = 140 à 200×0,80=160200 \times 0{,}80 = 160 patients. La proportion inclut les atteintes pulmonaires associées à une autre localisation.

11. Une personne présente depuis plusieurs semaines une toux avec expectoration chronique, une asthénie, un amaigrissement, une fébricule et des sueurs nocturnes. Quelle présentation clinique ce tableau évoque-t-il le plus ?

Une présentation aiguë évoquant une pneumopathie
Une atteinte radiologique isolée sans symptômes prolongés
Une tuberculose pulmonaire habituelle d’évolution progressive
Une primo-infection tuberculeuse asymptomatique

Une tuberculose pulmonaire habituelle d’évolution progressive

Explication

La forme pulmonaire habituelle s’installe progressivement, avec toux et expectoration chroniques et altération de l’état général pendant plusieurs semaines à plusieurs mois. Une pneumopathie ou un syndrome pseudo-grippal évoque plutôt une présentation aiguë.

12. Sur une radiographie, une lésion est décrite comme une perte de substance au sein d’un infiltrat. De quelle lésion élémentaire s’agit-il ?

Un nodule
Un infiltrat en nappe
Un chancre primaire
Une caverne

Une caverne

Explication

La caverne correspond à une perte de substance au sein de l’infiltrat. Le nodule est une petite lésion, tandis que l’infiltrat désigne une opacité en nappe.

13. Chez un patient suspect de tuberculose maladie, un examen direct de crachat est réalisé rapidement mais reste négatif. Quelle démarche diagnostique complète le mieux la recherche ?

Répéter uniquement l’examen direct comme méthode plus sensible
Poursuivre par des techniques de détection adaptées puis une culture et un antibiogramme
Utiliser l’IDR comme confirmation bactériologique de la maladie
Conclure à l’absence de maladie et arrêter les investigations

Poursuivre par des techniques de détection adaptées puis une culture et un antibiogramme

Explication

L’examen direct est rapide mais peu sensible; il peut être complété par la détection d’antigènes ou la PCR, puis par la culture et l’antibiogramme. Considérer un examen direct négatif comme une exclusion confond rapidité et sensibilité.

14. Chez de jeunes adultes sains vaccinés par le BCG, un test IGRA est comparé à l’IDR. Quelle spécificité approximative est attendue pour l’IGRA ?

Environ 60 %
Environ 80 %
Environ 95 %
Environ 10 %

Environ 95 %

Explication

Les tests IGRA utilisent des antigènes spécifiques de Mycobacterium tuberculosis et atteignent environ 95 % de spécificité dans cette population, contre environ 60 % pour l’IDR. La valeur de 60 % correspond donc à l’IDR, non à l’IGRA.

15. Un patient a un résultat positif à l’IGRA, mais aucun examen bactériologique n’a encore été réalisé. Que permet de conclure ce résultat concernant une tuberculose maladie ?

Il remplace la culture et l’antibiogramme
Il confirme la tuberculose maladie en l’absence d’autres examens
Il ne suffit pas à diagnostiquer une tuberculose maladie
Il établit une tuberculose pulmonaire contagieuse

Il ne suffit pas à diagnostiquer une tuberculose maladie

Explication

L’IGRA, comme l’IDR, n’est pas un test diagnostique de tuberculose maladie; le diagnostic s’appuie notamment sur des examens bactériologiques. Assimiler une réponse immunitaire à une maladie active est la confusion centrale.

16. Un patient commence un traitement médicamenteux habituel de la tuberculose, sans forme neurologique. Quelle durée totale est prévue, et pendant quelle période les quatre médicaments sont-ils associés ?

Deux mois au total, avec les quatre médicaments pendant les six premiers mois
Douze mois au total, avec les quatre médicaments pendant les deux premiers mois
Six mois au total, avec les quatre médicaments pendant les deux premiers mois
Six mois au total, avec les quatre médicaments pendant toute la durée

Six mois au total, avec les quatre médicaments pendant les deux premiers mois

Explication

La durée habituelle totale est de six mois, et rifampicine, isoniazide, éthambutol et pyrazinamide sont associés pendant les deux premiers mois. Les deux mois ne désignent donc pas la durée totale du traitement.

17. L’examen direct des crachats d’une personne atteinte de tuberculose pulmonaire est positif. Quelle mesure d’isolement prophylactique s’applique à cette situation ?

Appliquer l’isolement uniquement si une forme neurologique est présente
Ne pas mettre en place d’isolement prophylactique
Mettre en place un isolement prophylactique
Décider l’isolement selon le résultat de l’IDR

Mettre en place un isolement prophylactique

Explication

L’isolement prophylactique concerne les tuberculoses pulmonaires avec examen direct des crachats positif, et non les autres formes. L’étendre à toute tuberculose néglige le critère pulmonaire et bactériologique.

18. L’analyse d’une souche tuberculeuse révèle une résistance à l’isoniazide et à la rifampicine. Quelle classification s’applique ?

Tuberculose résistante à un seul médicament
Tuberculose multirésistante
Tuberculose sensible aux antituberculeux
Tuberculose ultrarésistante

Tuberculose multirésistante

Explication

La multirésistance est définie par une résistance à la fois à l’isoniazide et à la rifampicine. La résistance à un seul médicament est insuffisante, tandis que l’ultrarésistance requiert aussi une résistance aux quinolones et aux médicaments injectables.

19. Une souche résiste à l’isoniazide, à la rifampicine, aux quinolones et aux médicaments injectables. Comment la caractériser ?

Souche ultrarésistante
Souche résistante à un seul antituberculeux
Souche multirésistante sans autre précision
Souche résistante aux quinolones seulement

Souche ultrarésistante

Explication

L’ultrarésistance associe la résistance à l’isoniazide et à la rifampicine à celle des quinolones et des médicaments injectables. La multirésistance ne rend pas compte de ces résistances supplémentaires, et les deux autres réponses omettent des résistances constatées.

20. Chez quel patient faut-il particulièrement rechercher des facteurs de risque de tuberculose multirésistante ?

Un patient sans rechute après deux traitements complets
Un patient sans contact connu avec un cas multirésistant
Un patient dont les examens deviennent négatifs avant cinq mois
Un patient dont la culture reste positive après cinq mois de traitement

Un patient dont la culture reste positive après cinq mois de traitement

Explication

Un frottis ou une culture positifs après cinq mois de traitement constituent un échec thérapeutique et un facteur de risque à rechercher. Des résultats négatifs ne correspondent pas à ce critère; les deux autres situations écartent des facteurs de risque plutôt que de les présenter.

21. Dans un service prenant en charge un patient nécessitant un isolement, quelles tâches relèvent du rôle infirmier ?

Expliquer l’isolement, gérer les visites et connaître les protections aériennes
Gérer les repas, interpréter les cultures et décider de la fin du traitement
Informer sur les médicaments, sans gérer les visites ni les protections
Prescrire l’isolement, choisir les antibiotiques et établir le diagnostic

Expliquer l’isolement, gérer les visites et connaître les protections aériennes

Explication

Le rôle infirmier comprend l’explication de l’isolement au patient et à sa famille, la gestion des visites et la connaissance des matériels contre la transmission aérienne. Les autres propositions attribuent des actes différents ou omettent des responsabilités comprises dans cette unité.

22. Sur 200 personnes exposées, combien environ développeront une tuberculose maladie, et selon quelle répartition temporelle ?

Environ 20 : toutes dans les cinq premières années
Environ 180 : 90 dans les cinq premières années et 90 après
Environ 10 : 5 dans les cinq premières années et 5 après
Environ 20 : 10 dans les cinq premières années et 10 après

Environ 20 : 10 dans les cinq premières années et 10 après

Explication

Environ 10 % des infections évoluent vers la tuberculose maladie : 5 % dans les cinq premières années et 5 % après un intervalle pouvant durer plusieurs décennies. Les 90 % correspondent aux primo-infections muettes, et les autres choix faussent la proportion ou la répartition temporelle.

23. Un patient de 60 kg reçoit le schéma habituel antituberculeux. Quelle dose quotidienne de rifampicine correspond à ce schéma ?

1 200 mg
1 800 mg
300 mg
600 mg

600 mg

Explication

La dose de rifampicine est de 10 mg/kg/j ; pour 60 kg, 10×60=60010 \times 60 = 600 mg par jour. Les autres valeurs résultent de l’application des doses de 5, 20 ou 30 mg/kg/j des autres médicaments du schéma.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Tuberculose et processus infectieux.

Quelle part de la population mondiale est infectée par le bacille tuberculeux ?

Environ un tiers, soit près de 2 milliards de personnes.

Quelle incidence annuelle mondiale de tuberculose le cours estime-t-il ?

8 millions de nouveaux cas.

Quelle prévalence mondiale de tuberculose le cours estime-t-il ?

16 à 20 millions de cas.

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