QCM : Psychologie de la santé (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition Matarazzo donne-t-il à la psychologie de la santé ?

La synthèse des contributions de la psychologie à la promotion et au maintien de la santé, ainsi qu’à la prévention et au traitement des maladies et dysfonctionnements associés
La prévention des maladies par l’éducation, sans intervention dans leur traitement ou leur évolution
L’analyse des facteurs biologiques qui déterminent la santé et le déclenchement des maladies
L’étude clinique des troubles psychiques et de leurs traitements au sein des services de santé

La synthèse des contributions de la psychologie à la promotion et au maintien de la santé, ainsi qu’à la prévention et au traitement des maladies et dysfonctionnements associés

Explication

Matarazzo définit ce champ par la synthèse des contributions éducative, scientifique et pratique de la psychologie pour promouvoir et maintenir la santé, et prévenir et traiter les maladies et dysfonctionnements associés. Les distracteurs réduisent cette définition à la clinique, à la prévention seule ou aux seuls facteurs biologiques.

2. Comment l’OMS définit-elle la santé dans sa définition de 1948 ?

Un état de bien-être physique et mental qui se mesure principalement à l’absence de maladie ou d’infirmité
Un état de complet bien-être physique qui inclut la santé mentale, sans considérer la dimension sociale
Un état de complet bien-être physique, mental et social, et pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité
Un état de fonctionnement physique, mental et social satisfaisant, défini par l’absence de symptômes perceptibles

Un état de complet bien-être physique, mental et social, et pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité

Explication

La définition de l’OMS comprend un bien-être complet dans les dimensions physique, mentale et sociale, au-delà de la simple absence de maladie ou d’infirmité. Les distracteurs réduisent la santé à l’absence de maladie, omettent la dimension sociale ou la ramènent au fonctionnement et aux symptômes.

3. Une personne présente des signes et symptômes liés à une cause externe, avec une atteinte localisée et une évolution dans le temps. Quel concept correspond à cette description ?

Un déterminant social, correspondant aux conditions de vie de la personne
Un état de santé, défini par le bien-être physique, mental et social
Une souffrance psychique, distincte d’une douleur d’origine physiologique
Une maladie, qui peut comporter des troubles localisés ou généraux et évoluer

Une maladie, qui peut comporter des troubles localisés ou généraux et évoluer

Explication

La maladie est une altération de l’état de santé qui peut se manifester par des signes ou symptômes, correspondre à des troubles localisés ou généraux et avoir des causes internes ou externes avec une évolution. Les distracteurs confondent cette notion avec la santé, la souffrance psychique ou les conditions sociales.

4. Une personne décrit une détresse spirituelle sans douleur causée directement par une atteinte physiologique. Comment caractériser cette souffrance ?

Une souffrance psychique, de nature psychologique ou spirituelle
Une douleur physiologique, causée directement par une atteinte corporelle
Un trouble mental diagnostiqué, nécessairement accompagné de symptômes physiques
Une plainte somatique, sans composante psychologique ou spirituelle

Une souffrance psychique, de nature psychologique ou spirituelle

Explication

La souffrance psychique peut être psychologique ou spirituelle et se distingue d’une douleur d’origine purement physiologique. Les distracteurs la confondent avec la douleur corporelle, un diagnostic de trouble mental ou une plainte réduite au somatique.

5. Une soignante évalue la souffrance d’une personne en tenant compte de son rapport intérieur à ses émotions et de la manière dont elle est considérée dans son milieu social. Quelle approche correspond à cette évaluation ?

Évaluer la personne selon son adaptation sociale, sans examiner son vécu intérieur
Prendre en compte le diagnostic médical et la gravité des symptômes corporels
Prendre en compte la norme sociale et le fonctionnement intérieur
Évaluer la personne selon l’intensité de sa douleur physiologique et son évolution

Prendre en compte la norme sociale et le fonctionnement intérieur

Explication

La souffrance psychique renvoie à la normalité, appréciée à la fois selon la norme sociale et le fonctionnement intérieur; elle est considérée comme normale et universelle parce qu’elle est liée aux émotions. Les distracteurs omettent l’un de ces critères, le remplacent par un diagnostic médical ou pathologisent les émotions.

6. Une personne exprime sa détresse par des symptômes corporels et formule une plainte en cherchant à être entendue par un soignant. Comment comprendre cette plainte ?

Comme une douleur physiologique qui établit à elle seule la cause corporelle
Comme un signe médical qui exclut une expression de souffrance psychique
Comme un diagnostic psychiatrique qui détermine la nature du trouble
Comme une expression somato-psychique qui recherche un interlocuteur

Comme une expression somato-psychique qui recherche un interlocuteur

Explication

La plainte somato-psychique constitue un langage qui cherche un interlocuteur et peut s’exprimer par des symptômes psychologiques, corporels ou des maladies. Les distracteurs déduisent une cause physiologique ou un diagnostic de la plainte, ou nient sa fonction de communication.

7. Quels éléments recouvre la définition des déterminants sociaux de la santé retenue par la commission de l’OMS ?

Les facteurs physiques de l’environnement qui influencent la santé et la qualité de vie des populations
Les caractéristiques biologiques qui déterminent l’état de santé à chaque étape de la vie
Les services médicaux disponibles après l’apparition d’une maladie ou d’une infirmité
Les conditions dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent, système de santé inclus

Les conditions dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent, système de santé inclus

Explication

Les déterminants sociaux correspondent aux conditions de vie tout au long de l’existence et incluent le système de santé. Les distracteurs les réduisent aux caractéristiques biologiques, à l’environnement physique ou aux seuls services reçus après une maladie.

8. Un patient interrompt ses soins après un déménagement et refuse un consentement proposé par l’équipe. Que doit faire le soignant pour adapter la prise en charge ?

Fonder l’adaptation sur le diagnostic et les traitements, sans examiner l’histoire de la personne
Prendre en compte son environnement et son histoire, qui peuvent influencer l’accès et la poursuite des soins
Se concentrer sur les symptômes actuels et laisser de côté les conditions de vie du patient
Considérer le refus comme une mesure de l’efficacité des soins déjà reçus

Prendre en compte son environnement et son histoire, qui peuvent influencer l’accès et la poursuite des soins

Explication

L’environnement et l’histoire de la personne peuvent influer sur l’accès et la poursuite des soins, notamment sur les interruptions ou les refus de consentement; le soignant doit donc les prendre en compte. Les distracteurs écartent le contexte, privilégient le seul diagnostic ou tirent du refus une conclusion sur l’efficacité des soins.

9. Dans une étude, les personnes situées en haut de la pyramide socio-économique sont en meilleure santé que celles situées plus bas. Quelle notion décrit cette association ?

La santé environnementale
La répartition des déterminants proximaux
L’égalité sociale de santé
Le gradient social de santé

Le gradient social de santé

Explication

Le Black Report associe étroitement position socio-économique et état de santé : la meilleure santé au sommet de la pyramide caractérise le gradient social de santé. Les distracteurs confondent ce gradient avec une égalité, isolent l’accès aux soins comme explication unique ou inversent l’association.

10. Une équipe classe des facteurs de santé : le contexte politique et économique, le revenu d’une personne et le groupe de pairs. Quelle classification convient respectivement à ces trois facteurs ?

Structurel général, intermédiaire, intermédiaire et proximal
Intermédiaire, structurel général, intermédiaire et proximal
Proximal, intermédiaire, structurel général
Structurel général, intermédiaire et proximal, intermédiaire

Structurel général, intermédiaire, intermédiaire et proximal

Explication

Le contexte politique et économique relève des déterminants structurels généraux, le revenu des déterminants intermédiaires, et le groupe de pairs des déterminants intermédiaires et proximaux. Les distracteurs déplacent le revenu, le groupe de pairs ou le contexte politique vers une catégorie inadéquate.

11. Quel objet d’étude caractérise l’approche psychosomatique ?

Les comportements indépendamment du corps
Les sensations corporelles indépendamment de la psyché
Les liens entre la psyché et le corps
Les mécanismes biologiques du système nerveux

Les liens entre la psyché et le corps

Explication

L’approche psychosomatique étudie les liens entre la psyché, ensemble des phénomènes psychiques formant l’unité personnelle, et le corps. La confusion avec la psychobiologie réduit l’objet aux mécanismes biologiques; les autres erreurs écartent soit le corps, soit la psyché.

12. Une personne exprime dans son corps une excitation psychique qu’elle peine à relier à ses conflits. Quel fonctionnement décrit cette situation ?

Un fonctionnement opératoire psychosomatique
Un symptôme imaginaire sans vécu corporel réel
Une atteinte biologique sans élaboration psychique en jeu
Un conflit psychique élaboré à partir des sensations corporelles

Un fonctionnement opératoire psychosomatique

Explication

Dans le fonctionnement opératoire psychosomatique, les difficultés à élaborer psychiquement les conflits conduisent à évacuer l’excitation psychique dans le corps. L’erreur sur le symptôme imaginaire nie son vécu; l’autre confusion retire le lien psychique ou inverse le sens du mécanisme.

13. Après une période de stress, une patiente ressent des palpitations et des douleurs abdominales qui affectent son quotidien. Quelle interprétation est la plus juste ?

Des sensations imaginaires sans expérience corporelle réelle
Des symptômes réels pouvant être influencés par le stress
Des symptômes digestifs sans influence psychique possible
Des manifestations limitées au système cardiovasculaire

Des symptômes réels pouvant être influencés par le stress

Explication

Les symptômes psychosomatiques sont réels et vécus, et les facteurs psychiques peuvent influencer plusieurs systèmes, dont les systèmes cardiovasculaire et digestif. Les autres interprétations nient le vécu réel ou restreignent à tort les systèmes concernés.

14. Quels domaines la psychobiologie met-elle en relation avec les processus psychologiques pour étudier leurs effets sur le comportement et la santé ?

Les facteurs sociaux et les habitudes de comportement
Les mécanismes du système nerveux et des organes sensoriels
Les manifestations corporelles et les symptômes de maladie
Les mécanismes des systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire

Les mécanismes des systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire

Explication

La psychobiologie étudie les interactions entre processus psychologiques et mécanismes biologiques, notamment ceux des systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire, ainsi que leurs effets sur le comportement et la santé. La confusion avec le seul système nerveux réduit le champ; les autres réponses ne décrivent pas les mécanismes biologiques concernés.

15. Une recherche examine à la fois comment l’anxiété modifie le corps et comment une maladie corporelle influence l’humeur. Quelle approche correspond le mieux à cette démarche bidirectionnelle ?

La psychosomatique, qui décrit les symptômes sans leur contexte psychique
La psychosomatique, qui privilégie l’influence du psychisme sur le corps
La sociologie, qui étudie les déterminants sociaux de la santé
La psychobiologie, qui étudie les interactions dans les deux sens

La psychobiologie, qui étudie les interactions dans les deux sens

Explication

La psychobiologie étudie les interactions dans les deux sens entre psychisme et corps, contrairement à l’approche psychosomatique, qui s’intéresse plus spécifiquement à l’influence des facteurs psychiques sur les manifestations corporelles. Les autres réponses inversent cette distinction ou changent de champ d’étude.

16. Quelle représentation rend compte du corps en mouvement ou immobile, de sa position, de sa posture et de son revêtement cutané à partir de diverses impressions sensorielles ?

Le schéma corporel
L’image corporelle analytique
La représentation affective des sensations
La représentation visuelle du milieu

Le schéma corporel

Explication

Le schéma corporel représente le corps agissant ou immobile, sa position et la posture de ses segments, à partir d’impressions visuelles, tactiles, kinesthésiques et vestibulaires. L’image corporelle analytique est une représentation inconsciente liée au développement narcissique; les autres réponses réduisent à tort les sources ou la nature de cette représentation.

17. Un enfant de cinq ans a acquis diverses expériences sensorielles et motrices, mais ne ressent pas encore pleinement son corps comme un tout. Quelle interprétation convient ?

Son schéma corporel est pleinement globalisé dès l’acquisition de la marche
Son schéma corporel reste fixe malgré les expériences sensorielles et motrices
Son schéma corporel se construit à partir des seules informations de surface
Son schéma corporel se remanie, mais la globalité n’est pleinement ressentie qu’après six ans

Son schéma corporel se remanie, mais la globalité n’est pleinement ressentie qu’après six ans

Explication

Le schéma corporel se construit à partir de données intéroceptives, proprioceptives et extéroceptives et se remanie avec l’expérience; la globalité corporelle n’est pleinement ressentie qu’après six ans. Les autres réponses avancent cette intégration, nient le remaniement ou écartent des sources sensorielles.

18. Dans l’approche analytique, quelle caractéristique distingue l’image corporelle du schéma corporel ?

Elle est inconsciente et liée au développement narcissique
Elle se définit par la reconnaissance de droite et de gauche
Elle est sensorielle et décrit la posture dans l’espace
Elle est consciente et fondée sur les impressions tactiles

Elle est inconsciente et liée au développement narcissique

Explication

Dans l’approche analytique, l’image corporelle est une représentation inconsciente liée au développement narcissique. La représentation sensorielle et posturale caractérise plutôt le schéma corporel; les autres réponses lui attribuent à tort la conscience sensorielle ou la latéralité.

19. Lorsqu’une réalité est vécue comme intolérable et suscite de l’angoisse, que désigne un mécanisme de défense ?

Une opération mentale inconsciente du Moi qui atténue les tensions et protège de l’angoisse
Une réaction physiologique qui prépare l’organisme à répondre au stress
Un comportement observable qui exprime directement le malaise ressenti
Une stratégie consciente qui modifie les exigences de la situation

Une opération mentale inconsciente du Moi qui atténue les tensions et protège de l’angoisse

Explication

Un mécanisme de défense est une opération mentale involontaire et inconsciente élaborée par le Moi pour réduire les tensions et lutter contre l’angoisse. Le confondre avec le coping revient à le rendre conscient, avec le stress physiologique à le réduire à une réaction biologique, et avec un comportement à négliger sa nature mentale.

20. Après l’annonce d’un diagnostic difficile, une personne manifeste des réactions défensives plus marquées. Quelle interprétation correspond au fonctionnement des mécanismes de défense ?

Ils résultent d’un choix conscient destiné à répondre aux attentes d’autrui
Ils tendent à diminuer lorsque la situation devient une crise aiguë
Ils peuvent s’intensifier face à l’angoisse ou à l’impuissance en situation de crise
Ils apparaissent surtout lorsque la personne se sent pleinement capable d’agir

Ils peuvent s’intensifier face à l’angoisse ou à l’impuissance en situation de crise

Explication

Les mécanismes de défense sont fréquents, automatiques et inconscients; ils se mettent en place face à l’angoisse, à l’impuissance ou au malaise et peuvent s’exacerber en crise. Les autres interprétations les présentent à tort comme volontaires, liés à une situation sans détresse, ou atténués par la crise.

21. Quelle définition correspond au coping décrit par Lazarus et Folkman en 1984 ?

Des efforts cognitifs et comportementaux changeants face à des demandes évaluées comme dépassant les ressources adaptatives
Des opérations inconscientes élaborées par le Moi pour atténuer l’angoisse
Un jugement initial sur la nature et l’impact d’une situation difficile
Des réactions biologiques et physiologiques déclenchées par une situation stressante

Des efforts cognitifs et comportementaux changeants face à des demandes évaluées comme dépassant les ressources adaptatives

Explication

Pour Lazarus et Folkman, le coping regroupe des efforts cognitifs et comportementaux changeants mobilisés face à des demandes évaluées comme fortes et dépassant les ressources adaptatives. Le confondre avec une défense inconsciente, une réaction physiologique ou la seule évaluation initiale réduit incorrectement sa définition.

22. Une personne reconnaît consciemment un problème précis, choisit une réponse flexible et l’ajuste selon la réalité de la situation. À quelle notion cela correspond-il ?

À une réaction émotionnelle involontaire déclenchée par le problème
À une stratégie de coping consciente, flexible et spécifique au problème
À une habitude stable, indépendante de la situation rencontrée
À un mécanisme de défense automatique, inconscient et général

À une stratégie de coping consciente, flexible et spécifique au problème

Explication

Le coping se distingue des mécanismes de défense par son caractère conscient, flexible, spécifique au problème et orienté vers la réalité. Le confondre avec une défense suppose l’inconscience, avec une émotion réduit la stratégie à une réaction, et avec une habitude stable néglige son adaptation au problème.

23. Une patiente évalue d’abord la gravité d’un événement, puis examine ses ressources, les réponses possibles et leur efficacité. Quelle étape décrit la seconde évaluation ?

L’examen des ressources disponibles et des réponses possibles
L’analyse des conséquences après la mise en œuvre d’une réponse
L’identification des émotions sans envisager de moyens d’action
L’estimation de la nature et de l’impact de l’événement

L’examen des ressources disponibles et des réponses possibles

Explication

L’évaluation secondaire porte sur ce que la personne peut faire, les ressources et réponses à sa disposition ainsi que leur efficacité. L’évaluation primaire concerne la nature et l’impact de la situation; les autres réponses réduisent ou inversent ces étapes.

24. Face à une charge de travail excessive, un salarié négocie une réduction des tâches et cherche à renforcer ses compétences. Quel type de coping mobilise-t-il ?

Un coping centré sur le problème
Un mécanisme de défense centré sur l’angoisse
Une stratégie d’évitement centrée sur le retrait
Un coping centré sur l’émotion

Un coping centré sur le problème

Explication

Le coping centré sur le problème cherche à réduire les exigences de la situation ou à accroître les ressources personnelles. La régulation des émotions caractérise le coping centré sur l’émotion; l’évitement et la défense ne correspondent pas aux actions décrites.

25. Que désigne la qualité de vie dans la définition de l’OMS de 1994 ?

L’état physique évalué par des indicateurs cliniques et fonctionnels
L’accès aux ressources matérielles nécessaires à la vie quotidienne
La perception de sa place dans l’existence au regard de sa culture, de ses valeurs et de ses attentes
La réalisation objective de ses activités quotidiennes dans son environnement

La perception de sa place dans l’existence au regard de sa culture, de ses valeurs et de ses attentes

Explication

La définition de l’OMS présente la qualité de vie comme la perception qu’a une personne de sa place dans l’existence, en lien avec son contexte culturel, ses valeurs, ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes. La réalisation d’activités relève de la participation sociale; les autres choix réduisent la notion à la santé physique ou aux ressources.

26. Deux personnes vivent dans des conditions objectives semblables, mais évaluent différemment leur qualité de vie; leurs circonstances changent ensuite. Quelle caractéristique cela illustre-t-il ?

Une qualité de vie stable, peu sensible aux changements personnels
Une qualité de vie objective, déterminée par les activités réalisées
Une qualité de vie individuelle, indépendante du contexte environnemental
Une qualité de vie subjective, influencée par l’environnement et dynamique

Une qualité de vie subjective, influencée par l’environnement et dynamique

Explication

La qualité de vie est subjective, dépend du contexte environnemental et évolue avec les interactions entre variables personnelles et environnementales. La confondre avec les activités réalisées la rend objective, tandis que les autres réponses écartent à tort l’influence du contexte ou son caractère dynamique.

27. Dans une évaluation, un professionnel distingue le ressenti d’une personne de la réalisation concrète de ses activités dans son environnement. Quel classement est juste ?

Le ressenti et les activités réalisées relèvent tous deux de la qualité de vie
Le ressenti et les activités réalisées relèvent tous deux de la participation sociale
Le ressenti relève de la participation sociale, et les activités réalisées de la qualité de vie
Le ressenti relève de la qualité de vie, et les activités réalisées de la participation sociale

Le ressenti relève de la qualité de vie, et les activités réalisées de la participation sociale

Explication

La qualité de vie concerne le ressenti subjectif de la personne, tandis que la participation sociale porte sur la réalisation objective de ses activités dans son environnement. Inverser les deux notions ou les attribuer toutes deux à une seule confond leur objet respectif.

28. Une équipe veut comparer le retentissement de plusieurs maladies à l’aide d’un outil non conçu pour une pathologie particulière. Quel type d’instrument convient ?

Un instrument spécifique de qualité de vie, adapté à une maladie donnée
Un instrument générique de qualité de vie, comme le SF-36
Une mesure de participation sociale centrée sur les activités réalisées
Une évaluation clinique ciblée sur les symptômes d’une seule maladie

Un instrument générique de qualité de vie, comme le SF-36

Explication

Un instrument générique, tel que le SF-36, n’est pas spécifique à une maladie et permet de comparer le retentissement de différentes maladies. Un instrument spécifique vise une maladie particulière; une mesure de participation sociale ou une évaluation de symptômes ne correspond pas à l’objectif indiqué.

29. Après un traumatisme, une personne reprend son développement sous une forme différente grâce à des relations qui la soutiennent. Quelle notion décrit cette capacité ?

Le rétablissement à l’identique
La résilience
La résistance psychique
Le soutien social

La résilience

Explication

La résilience désigne la capacité à continuer à se développer différemment après un traumatisme et nécessite des interactions sociales soutenantes. Le retour à l’identique ignore cette transformation, le soutien social seul ne désigne pas le processus, et la résistance psychique correspond à une étape plutôt qu’à l’ensemble de la capacité.

30. Après un événement traumatique, une personne conserve le souvenir douloureux, mais parvient progressivement à le supporter et à poursuivre sa vie. Quelle interprétation convient ?

La résilience supprime le souvenir traumatique et ses effets
La résilience est absente dès que la douleur persiste
La résilience exige une guérison complète avant toute reprise
La résilience permet de poursuivre son développement avec le traumatisme

La résilience permet de poursuivre son développement avec le traumatisme

Explication

La résilience n’efface pas le traumatisme : elle aide à le supporter et à continuer à se développer. L’effacement du souvenir, la guérison préalable complète et l’idée que toute douleur exclut la résilience sont des confusions avec ce principe.

31. Après un choc, une enfant résiste d’abord à une désorganisation psychique, puis intègre l’événement et reprend des liens qui l’aident à reconstruire du sens. À quelles étapes cela correspond-il ?

Résistance à la désorganisation, puis effacement du traumatisme
Retour à l’organisation antérieure, puis rupture des liens
Intégration et réparation, puis résistance à la désorganisation
Résistance à la désorganisation, puis intégration et réparation

Résistance à la désorganisation, puis intégration et réparation

Explication

Le processus commence par une résistance à la désorganisation psychique, puis comprend l’intégration du choc et la réparation grâce aux liens, à la reconstruction et à la recherche de sens. L’ordre inversé confond les étapes, l’effacement nie la persistance du traumatisme, et la rupture des liens contredit le rôle de la reconstruction.

32. Une équipe distingue trois phénomènes chez une personne : des processus inconscients, des démarches davantage cognitives et une reconstruction rendue possible par la présence d’autrui. Quelle attribution est correcte ?

Défenses soutenues par autrui, coping cognitif, résilience inconsciente
Défenses inconscientes, coping soutenu par autrui, résilience cognitive
Défenses inconscientes, coping cognitif, résilience soutenue par autrui
Défenses cognitives, coping inconscient, résilience indépendante d’autrui

Défenses inconscientes, coping cognitif, résilience soutenue par autrui

Explication

Les mécanismes de défense sont inconscients, le coping relève davantage de processus cognitifs et la résilience dépend de la présence d’un autre ou d’un soutien. Les autres associations intervertissent ces notions ou détachent la résilience du soutien extérieur.

33. Une personne dont l’équilibre est momentanément rompu devient plus susceptible d’être blessée ou affaiblie par une atteinte extérieure. Quelle notion décrit cette situation ?

La fragilité
La vulnérabilité
La maladie
La résilience

La vulnérabilité

Explication

La vulnérabilité correspond à un équilibre momentanément ou durablement rompu qui expose la personne à des atteintes extérieures ou physiques. La fragilité désigne une brisure interne, la maladie est un état de santé, et la résilience concerne la poursuite du développement après un traumatisme.

34. Lors d’un soin, une patiente est exposée à une atteinte venue de l’extérieur, tandis qu’une autre souffre d’une brisure interne. Comment distinguer ces deux situations ?

La première relève de la fragilité exogène, la seconde de la vulnérabilité endogène
Les deux relèvent de la fragilité, car elles diminuent l’équilibre
La première relève de la vulnérabilité exogène, la seconde de la fragilité endogène
La première relève de la vulnérabilité endogène, la seconde de la fragilité exogène

La première relève de la vulnérabilité exogène, la seconde de la fragilité endogène

Explication

La vulnérabilité correspond à une atteinte externe, dite exogène, alors que la fragilité est une brisure interne, dite endogène. Les autres réponses inversent ces origines ou confondent les deux notions sous une seule catégorie.

35. Une personne soignée se sent exposée et atteinte dans sa dignité. Quelle priorité relève du rôle du soignant face à cette vulnérabilité ?

Restaurer son sentiment de dignité et de sécurité
Traiter son état physique sans tenir compte de son vécu
Décider à sa place pour éviter toute exposition
La tenir à l’écart des relations pour prévenir les atteintes

Restaurer son sentiment de dignité et de sécurité

Explication

Face à la vulnérabilité, le soignant a notamment pour rôle de restaurer le sentiment de dignité et de sécurité de la personne. Décider à sa place confond soin et dépossession, négliger son vécu réduit l’accompagnement au physique, et l’isolement ne constitue pas la réponse attendue.

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Selon Matarazzo (1980), que synthétise la psychologie de la santé ?

Les contributions éducative, scientifique et pratique de la psychologie à la santé et aux maladies.

En quelle année l’OMS a-t-elle défini la santé ?

1948.

Selon l’OMS (1948), comment se définit la santé ?

Un état de complet bien-être physique, mental et social.

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