QCM : Traumatologie du membre inférieur (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Après un accident, une patiente présente une entorse, une déchirure musculaire et une fracture. À quelles catégories appartiennent ces trois lésions, dans cet ordre ?

Musculaire, articulaire, osseuse
Articulaire, musculaire, osseuse
Articulaire, osseuse, musculaire
Osseuse, musculaire, articulaire

Articulaire, musculaire, osseuse

Explication

L’entorse est une lésion articulaire, la déchirure une lésion musculaire et la fracture une lésion osseuse. Les autres réponses permutent à tort l’une de ces catégories.

2. Quel champ d’étude, également appelé accidentologie, porte sur les conséquences d’une interruption imprévue de la vie usuelle pouvant durer plusieurs mois ?

La prévention des accidents
La rééducation fonctionnelle
La traumatologie
La médecine des maladies chroniques

La traumatologie

Explication

La traumatologie, ou accidentologie, étudie les conséquences d’une interruption imprévue de la vie usuelle pouvant durer plusieurs mois. La prévention porte sur la réduction du risque, tandis que la rééducation et l’étude des maladies chroniques ont d’autres objets.

3. Un adulte se fracture un os solide du membre inférieur lors d’un choc violent, et présente aussi d’autres lésions. Quelle interprétation du mécanisme est la plus cohérente ?

Un traumatisme de faible énergie peut léser un os solide et s’accompagner de lésions associées
Un traumatisme à haute énergie peut léser un os solide et s’accompagner de lésions associées
Un traumatisme de faible énergie fracture un os fragilisé avec des lésions associées
Un traumatisme à haute énergie fracture un os fragilisé sans lésions associées

Un traumatisme à haute énergie peut léser un os solide et s’accompagner de lésions associées

Explication

Un traumatisme à haute énergie peut fracturer un os solide et s’accompagner d’autres lésions. Les autres réponses attribuent à tort ce tableau à une faible énergie ou à une fragilité osseuse.

4. Aux urgences, une personne présente un traumatisme du membre inférieur dont la lésion principale est évidente. Quelle démarche correspond à une évaluation initiale complète ?

Recherche de lésions associées et bilan préopératoire, sans examen clinique ni radiographies
Examen global et radiographies, sans recherche de lésions associées ni bilan des antécédents
Examen global, recherche de lésions associées, radiographies et examens si besoin, bilan des antécédents et bilan préopératoire
Examen de la seule zone douloureuse, radiographies et traitement immédiat sans bilan complémentaire

Examen global, recherche de lésions associées, radiographies et examens si besoin, bilan des antécédents et bilan préopératoire

Explication

L’évaluation initiale associe examen clinique global, recherche de lésions associées selon le contexte, radiographies avec examens complémentaires si nécessaire, bilan des antécédents et bilan préopératoire. Les autres réponses omettent une ou plusieurs étapes de ce processus.

5. Après un traumatisme grave du membre inférieur, une personne reste alitée pendant son traitement. Quel ensemble de conséquences et de soins est à prévoir ?

Séquelles parfois appareillées et rééducation, sans incapacité temporaire ni complications liées à l’alitement
Incapacité temporaire, complications de décubitus ou thromboemboliques, séquelles parfois appareillées et rééducation
Incapacité temporaire, complications thromboemboliques, sans rééducation après le traitement
Complications de décubitus et rééducation, sans risque de séquelles ni d’appareillage

Incapacité temporaire, complications de décubitus ou thromboemboliques, séquelles parfois appareillées et rééducation

Explication

Un traumatisme du membre inférieur peut entraîner une incapacité temporaire, des complications liées au décubitus ou thromboemboliques et des séquelles parfois appareillées ; la rééducation est nécessaire. Les autres réponses écartent à tort l’un de ces risques ou la rééducation.

6. Après une blessure, les surfaces articulaires restent durablement désalignées et ne retrouvent pas leur congruence. De quelle lésion s’agit-il ?

Une hypermobilité articulaire
Une fracture
Une entorse
Une luxation

Une luxation

Explication

Une luxation correspond à une perte définitive de congruence entre les surfaces articulaires. Une entorse atteint les structures ligamentaires, une fracture concerne l’os et l’hypermobilité ne désigne pas nécessairement une perte de congruence.

7. Après une chute, un patient a très mal à l’épaule, garde le membre dans une position anormale et peut à peine mobiliser l’articulation. Quel tableau ces signes évoquent-ils le plus ?

Une luxation avec impotence fonctionnelle et position anormale caractéristique
Une entorse avec douleur et position du membre habituellement caractéristique
Une déchirure musculaire avec articulation peu mobilisable et position anormale caractéristique
Une fracture avec douleur et mobilité articulaire généralement conservée

Une luxation avec impotence fonctionnelle et position anormale caractéristique

Explication

Une luxation se manifeste généralement par une douleur, une impotence fonctionnelle, une position anormale caractéristique et une articulation peu ou pas mobilisable. Les autres réponses empruntent des signes à des lésions différentes ou ne rendent pas compte du tableau caractéristique.

8. Une radiographie révèle une luxation, mais les pièces osseuses paraissent intactes. Quelle interprétation de l’image est la plus juste ?

Les pièces osseuses sont généralement déformées, sans déplacement de leur position
Les pièces osseuses sont généralement fracturées, mais correctement positionnées
Les pièces osseuses sont généralement normales, mais anormalement positionnées
Les pièces osseuses sont généralement normales et correctement positionnées

Les pièces osseuses sont généralement normales, mais anormalement positionnées

Explication

Dans une luxation, les pièces osseuses sont généralement intactes, mais leur position relative est anormale. Les autres réponses confondent cette anomalie d’alignement avec une fracture, une position normale ou une déformation osseuse.

9. Pourquoi une luxation de hanche nécessite-t-elle généralement un traumatisme violent ou un mécanisme de levier ?

Parce que la hanche est superficielle et sa capsule fragile
Parce que la hanche est profonde et sa capsule solide
Parce que la hanche est profonde mais sa capsule fragile
Parce que la hanche est superficielle mais sa capsule solide

Parce que la hanche est profonde et sa capsule solide

Explication

La profondeur de la hanche et la solidité de sa capsule expliquent qu’une luxation survienne généralement après un mécanisme puissant. Les distracteurs confondent profondeur et superficialité, ou inversent la solidité capsulaire.

10. Un patient présente une luxation de hanche après un traumatisme. Quelle conduite correspond à la prise en charge initiale jusqu’à la réduction ?

Antalgie, calage, examen neurologique sommaire, radiographie de face, puis réduction urgente sans anesthésie
Antalgie, mobilisation de la hanche, radiographie de profil, puis stabilisation chirurgicale sans réduction
Antalgie, calage, examen neurologique sommaire, scanner complet, puis réduction différée sous anesthésie locale
Antalgie, calage, examen neurologique sommaire, radiographie de face, puis réduction urgente sous anesthésie générale et curarisation

Antalgie, calage, examen neurologique sommaire, radiographie de face, puis réduction urgente sous anesthésie générale et curarisation

Explication

La prise en charge associe antalgie, immobilisation par calage, examen clinique sommaire avec évaluation neurologique, radiographie de face et réduction urgente sous anesthésie générale avec curarisation. Les distracteurs ajoutent un bilan étendu préalable, omettent l’évaluation ou écartent l’anesthésie requise.

11. Lors d’une luxation indirecte du genou, quelles structures de voisinage sont particulièrement à risque ?

Les structures capsuloligamentaires, le nerf sciatique poplité externe et l’artère poplitée
Le rebord cotyloïdien, le nerf pédieux et l’artère tibiale postérieure
L’aileron interne, la trochlée et les vaisseaux de la tête fémorale
La capsule de hanche, le nerf sciatique et le paquet fémoral

Les structures capsuloligamentaires, le nerf sciatique poplité externe et l’artère poplitée

Explication

Une luxation du genou peut léser plusieurs structures capsuloligamentaires ainsi que le nerf sciatique poplité externe et l’artère poplitée. Les distracteurs importent des lésions de hanche, de rotule ou de cheville.

12. Après une luxation du genou, un patient a des pouls palpables au pied. Quelle conduite vasculaire est indiquée ?

Faire une radiographie immédiate et explorer les artères uniquement si les pouls sont absents
Évaluer immédiatement les fonctions neurologiques, mais reporter la radiographie et l’exploration artérielle
Se limiter à vérifier les pouls et organiser une radiographie après la réduction
Évaluer immédiatement les fonctions neurologiques et vasculaires, faire une radiographie immédiate et explorer systématiquement les artères

Évaluer immédiatement les fonctions neurologiques et vasculaires, faire une radiographie immédiate et explorer systématiquement les artères

Explication

Les fonctions neurologiques et vasculaires doivent être évaluées immédiatement, avec radiographie immédiate et exploration artérielle systématique : des pouls présents ne garantissent pas un état artériel normal. Les distracteurs se fient aux pouls, reportent les examens ou omettent l’évaluation vasculaire.

13. Quelle combinaison caractérise fréquemment une luxation de cheville ?

Un mécanisme indirect en rotation ou valgus, une fracture rare et une ouverture peu fréquente
Un mécanisme indirect en rotation ou valgus, une fracture fréquente et une ouverture favorisée par la peau fragile
Un mécanisme indirect en rotation ou valgus, une fracture fréquente et une peau résistante limitant l’ouverture
Un mécanisme direct, une fracture fréquente et une ouverture favorisée par la peau fragile

Un mécanisme indirect en rotation ou valgus, une fracture fréquente et une ouverture favorisée par la peau fragile

Explication

La luxation de cheville survient souvent par mécanisme indirect en rotation ou valgus, s’accompagne fréquemment d’une fracture et s’ouvre souvent car la peau est tendue et fragile. Les distracteurs inversent la fréquence des fractures, le mécanisme ou la vulnérabilité cutanée.

14. Une luxation de cheville ouverte est prise en charge aux urgences. Quelle séquence de soins convient ?

Pansement antiseptique sans prévention antitétanique, examen neurologique et vasculaire, radiographies immédiates, puis réduction au bloc avec parage
Pansement antiseptique et prévention antitétanique, examen neurologique seul, radiographies immédiates, puis réduction au bloc sans parage
Pansement antiseptique et prévention antitétanique, examen neurologique et vasculaire, radiographies immédiates, puis réduction au bloc avec parage et traitement osseux
Pansement antiseptique et prévention antitétanique, examen neurologique et vasculaire, réduction immédiate, puis radiographies et traitement osseux

Pansement antiseptique et prévention antitétanique, examen neurologique et vasculaire, radiographies immédiates, puis réduction au bloc avec parage et traitement osseux

Explication

En cas d’ouverture, il faut couvrir antiseptiquement la plaie et assurer la prévention antitétanique, examiner les fonctions neurologiques et vasculaires, réaliser des radiographies immédiates, puis réduire au bloc avec parage et traitement des lésions osseuses. Les distracteurs omettent une étape ou inversent l’ordre des examens.

15. Quel tableau correspond à une luxation de rotule typique ?

Luxation externe généralement fermée avec lésion de l’aileron interne
Luxation externe fréquemment ouverte avec lésion de l’aileron interne
Luxation externe généralement fermée avec lésion de l’aileron externe
Luxation interne généralement fermée avec lésion de l’aileron externe

Luxation externe généralement fermée avec lésion de l’aileron interne

Explication

La luxation de rotule est typiquement externe et généralement fermée, et elle entraîne une lésion de l’aileron interne. Les distracteurs inversent la direction, transposent l’ouverture fréquente de cheville ou déplacent la lésion vers l’aileron externe.

16. Comment définit-on une fracture ?

Une solution de continuité d’une pièce osseuse
Un déplacement des pièces osseuses hors de leur articulation
Une déchirure des tissus mous entourant une pièce osseuse
Un tassement d’une pièce osseuse sans rupture de continuité

Une solution de continuité d’une pièce osseuse

Explication

Une fracture est une solution de continuité d’une pièce osseuse. Les distracteurs décrivent une luxation, un tassement sans rupture ou une lésion des tissus mous.

17. Un examen montre une rupture de l’os au niveau de la diaphyse et un tassement osseux au niveau de l’épiphyse, avec atteinte articulaire. Quelle classification convient ?

La lésion diaphysaire est une rupture, et la lésion épiphysaire peut être un tassement articulaire
La lésion diaphysaire est une rupture, et la lésion épiphysaire est nécessairement une rupture non articulaire
La lésion diaphysaire est un tassement articulaire, et la lésion épiphysaire est une rupture
La lésion diaphysaire est un tassement, et la lésion épiphysaire est une rupture non articulaire

La lésion diaphysaire est une rupture, et la lésion épiphysaire peut être un tassement articulaire

Explication

Les fractures diaphysaires correspondent à une rupture de l’os, tandis que les fractures épiphysaires peuvent comporter un tassement et être articulaires. Les distracteurs inversent ces caractéristiques ou écartent à tort la possibilité d’une atteinte articulaire épiphysaire.

18. Après une fracture du membre inférieur, un patient reste longtemps limité dans ses activités. Quel parcours de récupération correspond aux conséquences générales attendues ?

Une interruption durable de la fonction, une réparation rapide après immobilisation, puis une rééducation facultative
Une interruption durable de la fonction, une réparation lente, souvent avec immobilisation et aides à l’appui, puis une rééducation fondamentale
Une interruption durable de la fonction, une réparation lente, mais sans aides à l’appui ni rééducation
Une interruption brève de la fonction, une réparation rapide sans immobilisation, puis une reprise sans rééducation

Une interruption durable de la fonction, une réparation lente, souvent avec immobilisation et aides à l’appui, puis une rééducation fondamentale

Explication

Les fractures du membre inférieur entraînent une interruption durable de la fonction et une réparation lente ; l’immobilisation, les aides à l’appui et la rééducation sont souvent nécessaires, cette dernière étant fondamentale. Les distracteurs minimisent la durée, omettent les aides ou dévalorisent la rééducation.

19. Pourquoi une fracture ouverte du membre inférieur présente-t-elle des difficultés particulières de consolidation et de couverture ?

Elle expose à l’infection, la perte de l’hématome retarde la consolidation et la fragilité cutanée peut entraîner nécrose et difficultés de couverture
Elle expose à l’infection, la conservation de l’hématome retarde la consolidation et la fragilité cutanée peut entraîner nécrose
Elle expose à l’infection, la perte de l’hématome accélère la consolidation et la fragilité cutanée peut entraîner nécrose
Elle expose à l’infection, la perte de l’hématome retarde la consolidation et la résistance cutanée entraîne des difficultés de couverture

Elle expose à l’infection, la perte de l’hématome retarde la consolidation et la fragilité cutanée peut entraîner nécrose et difficultés de couverture

Explication

Une fracture ouverte expose à l’infection ; la perte de l’hématome retarde la consolidation, et la fragilité cutanée du membre inférieur augmente les risques de nécrose secondaire et de difficultés de couverture. Les distracteurs inversent l’effet de la perte de l’hématome ou la vulnérabilité de la peau.

20. Lors d’une fracture articulaire du membre inférieur provoquée par un traumatisme indirect, quel ensemble de caractéristiques est le plus attendu ?

Tassement osseux et lésions ligamentaires, reconstruction stable, avec risque principal de pseudarthrose
Tassement osseux et lésions chondrales, reconstruction difficile et fragile, avec risque d’arthrose et de raideur
Fracture sans atteinte du cartilage, reconstruction simple, avec risque principal de déplacement immédiat
Lésion directe des tissus mous, reconstruction aisée, avec risque principal de déficit vasculaire

Tassement osseux et lésions chondrales, reconstruction difficile et fragile, avec risque d’arthrose et de raideur

Explication

Le mécanisme indirect peut associer tassement osseux et lésions chondrales, ce qui rend la reconstruction difficile et fragile et favorise l’arthrose et la raideur. Les autres réponses substituent une lésion ligamentaire ou vasculaire, minimisent la fragilité ou écartent à tort l’atteinte cartilagineuse.

21. Après une fracture articulaire du genou, un patient ne peut pas prendre appui immédiatement. Quelle conduite de rééducation est cohérente dès le début ?

Autoriser l’appui immédiat et reporter la mobilisation du genou à la consolidation
Autoriser l’appui immédiat et commencer la mobilisation après disparition de l’œdème
Éviter l’appui immédiat et différer toute mobilisation jusqu’à la consolidation
Éviter l’appui immédiat tout en mobilisant précocement et en activant le quadriceps

Éviter l’appui immédiat tout en mobilisant précocement et en activant le quadriceps

Explication

La fracture empêche l’appui immédiat, mais une mobilisation et une rééducation précoces restent souhaitables, avec activation du quadriceps dès le début. Différer toute mobilisation confond absence d’appui et immobilisation, tandis que les autres choix autorisent à tort l’appui immédiat ou retardent la mobilisation.

22. Une fracture malléolaire s’accompagne d’un diastasis tibiofibulaire et d’une atteinte du cartilage de la cheville. Quels éléments déterminent particulièrement son pronostic ?

L’état de l’articulation fémoropatellaire, notamment la rotule et les ménisques
L’état de l’articulation tibiofémorale, notamment les ligaments croisés et le plateau tibial
L’état de l’articulation tibiotarsienne, notamment le cartilage et le diastasis tibiofibulaire
L’état du péroné pris isolément, indépendamment de la congruence de la cheville

L’état de l’articulation tibiotarsienne, notamment le cartilage et le diastasis tibiofibulaire

Explication

Pour les fractures de cheville, le pronostic dépend de l’état de la tibiotarsienne, dont le cartilage et un éventuel diastasis tibiofibulaire. Les distracteurs déplacent l’évaluation vers le genou ou isolent le péroné au lieu de considérer l’articulation de la cheville.

23. Un patient est opéré d’une fracture diaphysaire par clou. Quel calendrier décrit le mieux l’évolution attendue de la consolidation ?

Engluage vers 4 à 6 mois, puis consolidation réelle en 6 semaines
Engluage vers 3 semaines, puis consolidation réelle en 6 à 8 semaines
Engluage vers 6 semaines, puis consolidation réelle en 1 à 2 mois
Engluage vers 6 semaines, puis consolidation réelle en 4 à 6 mois

Engluage vers 6 semaines, puis consolidation réelle en 4 à 6 mois

Explication

Les fractures diaphysaires sont habituellement traitées par clou ou plaque ; l’engluage survient vers 6 semaines, tandis que la consolidation réelle prend 4 à 6 mois. Les distracteurs inversent les étapes, raccourcissent à tort le délai ou remplacent l’ostéosynthèse par une autre stratégie.

24. Après un traumatisme de jambe, un patient présente une douleur incalmable, des loges tendues et un déficit sensitif. Quelle interprétation et quelle conduite sont indiquées ?

Une fracture simple impose une immobilisation et une réévaluation après consolidation
Une embolie graisseuse impose une évaluation de pression et une aponévrotomie urgente
Un syndrome de loge impose une surveillance différée jusqu’à disparition des tensions
Un syndrome de loge impose une évaluation de pression ou clinique et une aponévrotomie urgente

Un syndrome de loge impose une évaluation de pression ou clinique et une aponévrotomie urgente

Explication

Le syndrome de loge forme un cercle vicieux entre œdème et ischémie ; la douleur incalmable, les loges tendues et le déficit moteur ou sensitif justifient une évaluation puis une aponévrotomie urgente. L’embolie graisseuse est une confusion entre complications, et attendre ou traiter comme une fracture simple méconnaît l’urgence.

25. Quel tableau clinique est typique d’une fracture de hanche chez un sujet âgé après une chute de sa hauteur ?

Chute de sa hauteur, douleur, raccourcissement et rotation externe
Traumatisme à haute énergie, douleur, raccourcissement et rotation interne
Traumatisme à haute énergie, douleur, allongement et rotation externe
Chute de sa hauteur, douleur, allongement et rotation interne

Chute de sa hauteur, douleur, raccourcissement et rotation externe

Explication

Le tableau typique associe une chute de sa hauteur, une douleur, un raccourcissement et une rotation externe. Les distracteurs inversent la position ou la longueur du membre, ou remplacent la chute de faible hauteur par un traumatisme à haute énergie.

26. Deux patients âgés ont une fracture de hanche : l’une est pertrochantérienne et l’autre cervicale classée Garden 1. Quelle stratégie thérapeutique correspond à ces deux cas ?

Prothèse de la pertrochantérienne après traction et bilan, synthèse de la cervicale Garden 1
Ostéosynthèse des deux fractures après traction et bilan préopératoire
Synthèse de la pertrochantérienne et prothèse de la cervicale Garden 1
Ostéosynthèse de la pertrochantérienne après traction et bilan, synthèse de la cervicale Garden 1

Ostéosynthèse de la pertrochantérienne après traction et bilan, synthèse de la cervicale Garden 1

Explication

La fracture pertrochantérienne relève de l’ostéosynthèse après traction d’attente et bilan global et préopératoire ; une fracture cervicale Garden 1 relève d’une synthèse. Les autres choix inversent les traitements, substituent une prothèse au Garden 1 ou généralisent la synthèse à tous les stades cervicaux.

27. Quel mécanisme et quel ligament sont le plus typiquement associés à une entorse de cheville ?

Une flexion-valgus-rotation externe touchant fréquemment le pivot central
Un varus forcé touchant fréquemment le ligament latéral interne
Un varus forcé touchant fréquemment le ligament latéral externe
Un valgus forcé touchant fréquemment le ligament latéral externe

Un varus forcé touchant fréquemment le ligament latéral externe

Explication

L’entorse de cheville est le plus souvent liée à un varus forcé et touche fréquemment le ligament latéral externe, notamment ses faisceaux externe ou antérieur. Les distracteurs confondent les ligaments latéraux, inversent le mécanisme ou empruntent le mécanisme typique de l’entorse du genou.

28. Une personne présente une entorse latérale de cheville sans indication opératoire. Quel traitement initial et quel délai d’appui correspondent à la prise en charge habituelle ?

Glace, AINS et immobilisation pendant 4 à 5 jours, avec appui différé de 10 à 21 jours
Ligamentoplastie et immobilisation pendant 10 à 21 jours, avec appui différé de 4 à 5 jours
Glace, AINS et immobilisation pendant 10 à 21 jours, avec appui différé de 4 à 5 jours
Glace, AINS et immobilisation pendant 10 à 21 jours, avec appui différé jusqu’à la fin de cette période

Glace, AINS et immobilisation pendant 10 à 21 jours, avec appui différé de 4 à 5 jours

Explication

Le traitement habituel associe glace, AINS et immobilisation pendant 10 à 21 jours ; l’appui est différé de 4 à 5 jours en raison de l’œdème. Les autres réponses inversent les délais, prolongent à tort le délai d’appui ou présentent la chirurgie comme le traitement courant.

29. Un sportif se blesse au genou dans un mouvement de flexion, valgus et rotation externe. Quelle classification des entorses du genou faut-il envisager ?

Une atteinte du ligament latéral interne ou externe, ou une atteinte grave du pivot central
Une atteinte du ligament latéral externe de cheville, ou une atteinte du ligament latéral interne
Une atteinte des seuls ligaments croisés, classée selon leur côté médial ou latéral
Une atteinte du ligament latéral interne ou externe, sans catégorie pour le pivot central

Une atteinte du ligament latéral interne ou externe, ou une atteinte grave du pivot central

Explication

Les entorses du genou sont souvent provoquées en flexion-valgus-rotation externe et se classent selon les ligaments latéraux interne ou externe ainsi que selon l’atteinte grave du pivot central. Les distracteurs confondent avec le mécanisme de cheville, omettent le pivot central ou réduisent la classification aux seuls ligaments croisés.

30. Une rupture ligamentaire sérieuse du genou est suspectée, mais sa localisation n’est pas encore certaine. Quelle prise en charge urgente convient ?

Immobiliser rigidement pendant 3 semaines, donner AINS et glace, puis opérer sans réexamen
Immobiliser rigidement pendant 3 semaines, donner AINS et glace, obtenir une imagerie puis réexaminer
Attendre l’imagerie et le réexamen à 3 semaines avant d’immobiliser ou de donner des AINS
Immobiliser rigidement pendant 3 semaines, obtenir une imagerie, mais différer AINS et glace

Immobiliser rigidement pendant 3 semaines, donner AINS et glace, obtenir une imagerie puis réexaminer

Explication

En cas de suspicion d’entorse sérieuse, quelle que soit la localisation, il faut immobiliser rigidement pendant 3 semaines, traiter par AINS et glace, obtenir une imagerie puis réexaminer. La décision chirurgicale n’est pas urgente : les distracteurs limitent à tort l’indication, précipitent l’opération ou retardent la prise en charge.

31. Un joueur de 22 ans présente un début brutal de douleur précise à l’interligne et ne peut plus étendre son genou, qui reste bloqué en flexion. Quelle présentation évoque le mieux un blocage méniscal aigu typique ?

Une gêne intermittente sans début net, avec douleur imprécise
Un pseudoblocage antalgique, avec gêne ancienne et début progressif
Un blocage mécanique en flexion, avec douleur précise et début net
Une douleur diffuse sans blocage, sur un contexte dégénératif ancien

Un blocage mécanique en flexion, avec douleur précise et début net

Explication

Chez un jeune, le tableau typique associe un véritable blocage mécanique en flexion, une douleur précise de l’interligne et un début net. Le pseudoblocage antalgique et les antécédents de gêne caractérisent plutôt un tableau dégénératif chez une personne plus âgée.

32. Après avoir confirmé cliniquement un vrai blocage méniscal aigu, quelle conduite initiale convient avant de choisir le traitement après imagerie ?

Immobiliser en flexion, différer l’antalgie et attendre une résolution spontanée
Programmer une méniscectomie immédiate, sans imagerie ni tentative de réduction
Traiter par viscosupplémentation et éviter l’imagerie ainsi que la réduction
Tenter de réduire le blocage, soulager, appliquer du froid et immobiliser en extension, puis réaliser une imagerie

Tenter de réduire le blocage, soulager, appliquer du froid et immobiliser en extension, puis réaliser une imagerie

Explication

La prise en charge initiale comprend la confirmation clinique du vrai blocage, une tentative de réduction, l’antalgie, les AINS, le froid et l’immobilisation en extension, puis une imagerie par IRM ou arthroscanner avant le choix thérapeutique. La chirurgie immédiate omet cette séquence, l’immobilisation en flexion inverse la position recommandée et la viscosupplémentation concerne plutôt l’orientation arthrosique.

33. Chez une personne de 58 ans présentant une douleur méniscale apparente et des signes dégénératifs à l’imagerie, quelle démarche faut-il privilégier avant une chirurgie méniscale ?

Attribuer la douleur au ménisque et écarter les signes d’arthrose
Confronter l’imagerie à la clinique et rechercher une cause arthrosique
Retenir la lésion visible et programmer une méniscectomie sans autre analyse
Interpréter le soulagement par viscosupplémentation comme un signe méniscal

Confronter l’imagerie à la clinique et rechercher une cause arthrosique

Explication

Après 45 ans, il faut mettre en cohérence l’imagerie et la clinique et rechercher une cause arthrosique, car retirer un ménisque qui amortit une arthrose peut l’aggraver. Se fier à l’image seule ou écarter l’arthrose néglige ce risque, tandis qu’un soulagement par viscosupplémentation oriente vers une origine arthrosique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 76 flashcards sur Traumatologie du membre inférieur.

Quels sont les trois types de traumatismes du système locomoteur ?

Articulaires, musculaires et osseux.

Qu’étudie la traumatologie, aussi appelée accidentologie ?

Les conséquences d’une interruption imprévue de la vie usuelle pouvant durer plusieurs mois.

Que peut léser un traumatisme à haute énergie chez le membre inférieur ?

Un os solide, avec parfois des lésions associées.

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