★ À maîtriser
La souffrance psychique est une souffrance psychologique ou spirituelle distincte d’une douleur d’origine purement physiologique.
La souffrance psychique renvoie à la normalité, évaluée selon la norme sociale et le fonctionnement intérieur, et elle est considérée comme normale et universelle parce qu’elle est liée aux émotions.
La souffrance psychique s’exprime notamment par une plainte somato-psychique, qui constitue un langage recherchant un interlocuteur, et peut se manifester par des symptômes psychologiques, corporels ou des maladies.
Compléments
En France, 1 personne sur 5, soit 12 millions de personnes, souffre actuellement d’un trouble mental.
Dans le monde, 20 % des enfants et adolescents souffrent ou ont souffert de troubles mentaux.
En France, 1,4 million de personnes sont suivies par les services de psychiatrie publique.
📌 Pour soigner une personne en souffrance psychique, le soignant doit dépasser ses clichés, examiner ses propres croyances et adapter sa communication et ses gestes à la personne.
★ À maîtriser
📌 L’environnement et l’histoire de la personne influencent l’accès et la poursuite des soins, notamment les arrêts de soins, les refus de consentement, l’agressivité ou l’incrédulité; le soignant doit donc les prendre en compte.
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
Le stress peut modifier la motricité et les sensations digestives, notamment dans le syndrome de l’intestin irritable, qui peut associer douleurs abdominales, ballonnements et diarrhées ou constipation.
Une situation de stress ou d’anxiété peut s’accompagner de manifestations corporelles telles que palpitations, douleurs abdominales, nausées, diarrhée, oppression thoracique, tremblements ou tensions musculaires.
Un symptôme psychosomatique est réel, même si les facteurs psychiques contribuent à son expression.
★ À maîtriser
📌 La psychobiologie étudie les interactions dans les deux sens entre psychisme et corps, tandis que l’approche psychosomatique s’intéresse plus spécifiquement à l’influence des facteurs psychiques sur les manifestations corporelles et la santé.
Compléments
Face à une intervention chirurgicale imminente, l’anxiété et les pensées catastrophiques peuvent activer le système sympathique, augmenter la fréquence cardiaque et la tension musculaire, provoquer la transpiration et la libération de cortisol et d’adrénaline, puis entraîner agitation, troubles du sommeil, questions répétées ou évitement des soins.
Un stress prolongé peut avoir des effets sur certaines fonctions immunitaires.
Une maladie chronique, la douleur ou l’inflammation peuvent à leur tour influencer l’humeur et les comportements.
Psychobiologie : psychisme ↔ corps ; psychosomatique : psychisme → corps.
★ À maîtriser
Compléments
Vers 8 mois, l’enfant devient capable de distinguer son corps des objets extérieurs, et l’acquisition des déplacements et de la marche complète ensuite sa conscience de la posture dans l’environnement.
Vers 6 ans, l’enfant reconnaît la droite et la gauche sur son propre corps; vers 9 ans, il les reconnaît sur le corps d’autrui.
Le schéma corporel comprend trois formes : un schéma tridimensionnel organisé par la main, un schéma viscéral organisé par la langue et un schéma intermédiaire, présent notamment dans les rêves et les phénomènes de dépersonnalisation.
Chez une personne amputée, la représentation topographique du corps entier peut persister et être à l’origine de sensations rapportées au membre absent, appelées membre fantôme.
Le schéma corporel représente le corps physique ; l’image du corps relève d’une représentation inconsciente.
★ À maîtriser
Compléments
Les mécanismes de défense ont une valeur adaptative variable et peuvent servir d’indices du fonctionnement psychique, du diagnostic et de l’évolution des troubles; leur repérage aide le soignant à comprendre le patient et à se connaître lui-même.
Perry et Cooper (1989) distinguent des mécanismes de défense fonctionnels et dysfonctionnels.
★ À maîtriser
📌 Contrairement aux mécanismes de défense, une stratégie de coping est flexible, consciente, spécifique à un problème et orientée vers la réalité interne ou externe.
📌 Le coping centré sur le problème vise à réduire les exigences de la situation ou à accroître ses propres ressources, tandis que le coping centré sur l’émotion vise à gérer les réponses émotionnelles induites par la situation.
📌 Un coping adapté peut mobiliser des attentes réalistes, la planification, la relaxation, la verbalisation, la défocalisation et un sommeil de qualité, tandis qu’un coping inadapté peut comporter l’évitement ou la rupture de soins, la colère, le désespoir, l’agressivité, les toxiques ou la mésestime de soi.
Compléments
Une même personne peut utiliser simultanément un coping centré sur le problème et un coping centré sur l’émotion face au même événement.
Une stratégie de coping peut protéger contre l’affectivité négative tout en nuisant à la santé, comme dans l’alcoolisme ou le tabagisme, et son efficacité dépend de la situation.
Les stratégies de coping centrées sur le problème des soignants comprennent : le self-control, la résolution des problèmes, le travail d’équipe, l’organisation, la gestion du travail et l’anticipation des tâches, les stratégies interactionnelles, la planification et l’adaptation
Les stratégies de coping émotionnel les plus utilisées par les infirmiers comprennent :
📌 Face à un coping dysfonctionnel, le soignant peut écouter, mettre des mots sur les difficultés et favoriser un processus d’élaboration comprenant prise de conscience, compréhension et acceptation.
Le coping est flexible et conscient ; la défense est involontaire et inconsciente.
★ À maîtriser
📌 La qualité de vie est un concept subjectif portant sur le ressenti de la personne, tandis que la participation sociale est un concept objectif portant sur la réalisation de ses activités dans son environnement.
📌 Un instrument générique de qualité de vie, comme le SF-36, permet de comparer le retentissement de différentes maladies, tandis qu’un instrument spécifique mesure le retentissement d’une maladie particulière et s’adapte mieux à ses enjeux.
Compléments
La qualité de vie est multidimensionnelle et englobe le bien-être physique, fonctionnel, émotionnel et social, les relations, la satisfaction personnelle, l’emploi, l’autodétermination, l’autonomie, les choix, les compétences et l’intégration.
L’autodétermination, l’accès aux ressources et l’intégration sont des vecteurs communs à la qualité de vie et à la participation sociale.
📌 L’évaluation de la qualité de vie aide à quantifier l’impact des maladies et des interventions sur la vie quotidienne, à évaluer et comparer les stratégies thérapeutiques et à éclairer les choix du patient.
★ À maîtriser
La résilience n’efface pas le traumatisme, mais permet de le supporter et de continuer à se développer.
Le processus de résilience comprend un premier temps où la personne résiste à la désorganisation psychique après le traumatisme, puis un temps d’intégration du choc et de réparation par le rétablissement des liens, la reconstruction et la recherche de sens.
📌 Les mécanismes de défense désignent des processus inconscients, le coping des processus davantage cognitifs, et la résilience dépend de la présence d’un autre ou d’un soutien.
Compléments
En 1982, Emmy Werner a rapporté que, parmi 700 enfants suivis à Hawaï dans des conditions très défavorables, 28 % étaient devenus des adultes sans troubles psychiques majeurs et capables de travailler et de fonder une famille.
Les facteurs de résilience sont individuels, familiaux ou sociaux :
📌 Pour soutenir la résilience, le soignant peut écouter avec respect et bienveillance, proposer un espace de parole, rechercher et mobiliser le soutien de l’entourage et orienter si nécessaire vers un psychologue, un psychiatre ou un CMP.
📌 Les interventions de soin peuvent restaurer l’équilibre en diminuant l’exposition aux facteurs de risque et aux événements stressants ou en augmentant les facteurs protecteurs, les compétences et les sources de soutien.
Traumatisme, intégration, réparation : intégrer, c’est faire avec, non effacer.
★ À maîtriser
📌 La fragilité est une brisure interne et endogène, tandis que la vulnérabilité est une atteinte externe et exogène.
📌 Face à la vulnérabilité, le rôle du soignant consiste notamment à restaurer le sentiment de dignité et de sécurité de la personne.
Compléments
La vulnérabilité peut être favorisée par la condition socio-économique, l’âge, l’état de santé physique ou psychique et des événements extérieurs comme le climat ou un conflit.
Six causes de vulnérabilité sont citées :
La loi « Léonetti II », n° 2016-87 du 2 février 2016, a pris en compte la détresse morale et privilégié le terme de « souffrance » à celui de « douleur ».
📌 Les actes de prévention, d’investigation, de traitement et de soins ne doivent pas faire courir au patient, au regard des connaissances médicales, des risques disproportionnés par rapport au bénéfice escompté.
Fragilité intérieure, vulnérabilité extérieure.
Défense, coping et résilience
| Notion | Caractéristique | Rôle |
|---|---|---|
| Mécanisme de défense | Involontaire et inconscient | Atténuer tensions et angoisse |
| Coping | Flexible, conscient et cognitif | Maîtriser ou supporter les perturbations |
| Résilience | Dépend d’interactions et d’un soutien | Continuer à se développer après un traumatisme |
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