QCM : VO₂, seuils et intensités (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle l’ATP joue-t-il dans les échanges énergétiques de l’organisme ?

Un transporteur d’oxygène vers les muscles
Une monnaie d’échange énergétique
Une réserve de glucose à long terme
Un déchet produit par l’oxydation des substrats

Une monnaie d’échange énergétique

Explication

L’ATP sert de monnaie d’échange énergétique à l’organisme. La réserve de glucose, le transport d’oxygène et la production de déchets correspondent à d’autres rôles ou notions.

2. Lors d’un calcul du rendement net de la glycolyse d’un hexose, les réactions d’amorçage consomment déjà 2 ATP ; quel bilan net faut-il retenir ?

0 ATP0\,\text{ATP} par hexose
3 ATP3\,\text{ATP} par hexose
2 ATP2\,\text{ATP} par hexose
4 ATP4\,\text{ATP} par hexose

$$2\,\text{ATP}$$ par hexose

Explication

Le bilan net de la glycolyse est de 2 ATP2\,\text{ATP} par hexose, car deux ATP sont consommés pour amorcer les réactions. Le bilan brut de 4 ATP4\,\text{ATP} omet cette dépense, tandis que 0 ATP0\,\text{ATP} la soustrait deux fois.

3. Chez un sportif dont le flux glycolytique devient élevé, quelle transformation contribue à régénérer le NAD⁺ ?

La phosphorylation du pyruvate par le gradient de protons
La conversion du pyruvate en acétyl-CoA par le NAD⁺
L’oxydation du pyruvate en lactate, avec réduction du NAD⁺
La réduction du pyruvate en lactate, avec oxydation du NADH

La réduction du pyruvate en lactate, avec oxydation du NADH

Explication

Quand le pyruvate s’accumule, sa réduction en lactate oxyde le NADH et régénère le NAD⁺. L’oxydation du pyruvate en lactate inverse le sens de la réaction, tandis que l’acétyl-CoA et le gradient de protons ne décrivent pas ce mécanisme.

4. En comparant l’oxydation des lipides et celle des glucides, quelle conclusion distingue correctement le rendement par mole de substrat de celui par mole d’oxygène consommée ?

Les lipides sont plus rentables selon les deux critères de comparaison
Les glucides sont plus rentables selon les deux critères de comparaison
Les glucides sont plus rentables par mole de substrat, les lipides par mole d’oxygène
Les lipides sont plus rentables par mole de substrat, les glucides par mole d’oxygène

Les lipides sont plus rentables par mole de substrat, les glucides par mole d’oxygène

Explication

L’oxydation des lipides fournit davantage d’énergie par mole de substrat, tandis que celle des glucides fournit davantage d’ATP par mole d’oxygène consommée. Inverser ces critères les confond ; le rendement par gramme est un autre mode de comparaison.

5. Pour estimer la dépense glycolytique d’un exercice supramaximal, un chercheur compare le VO₂ réellement consommé pendant la transition repos-exercice au VO₂ qui aurait été consommé si la consommation était immédiatement stable ; quelle mesure utilise-t-il ?

La consommation d’oxygène au repos
L’excès de consommation d’O₂ post-exercice (ECOPE)
La calorimétrie indirecte
Le déficit maximal d’O₂ accumulé (DMOA)

Le déficit maximal d’O₂ accumulé (DMOA)

Explication

Le DMOA estime la dépense glycolytique en comparant, pendant la transition repos-exercice, le VO₂ théorique à l’état stable au VO₂ réellement consommé. L’ECOPE porte sur la période suivant l’exercice, et la calorimétrie indirecte est une technique de mesure du métabolisme aérobie.

6. Après l’arrêt d’un exercice, le VO₂ d’une athlète reste supérieur à son niveau basal pendant un certain temps ; à quel phénomène cela correspond-il ?

L’excès de consommation d’O₂ post-exercice (ECOPE)
La consommation d’O₂ à l’état basal
Le déficit maximal d’O₂ accumulé (DMOA)
La calorimétrie directe

L’excès de consommation d’O₂ post-exercice (ECOPE)

Explication

L’ECOPE désigne le maintien du VO₂ au-dessus du niveau basal après l’arrêt de l’exercice. Le DMOA concerne la transition repos-exercice, tandis que la calorimétrie directe est une technique de mesure.

7. Quelles techniques constituent les trois méthodes directes de mesure du métabolisme aérobie ?

Calorimétrie directe, eau doublement marquée et calorimétrie indirecte
Eau doublement marquée, RMN et estimation par GPS
Calorimétrie directe, estimation par fréquence cardiaque et calorimétrie indirecte
Calorimétrie directe, estimation par puissance et eau doublement marquée

Calorimétrie directe, eau doublement marquée et calorimétrie indirecte

Explication

Les trois techniques directes sont la calorimétrie directe, l’eau doublement marquée et la calorimétrie indirecte. La fréquence cardiaque, le GPS et la puissance sont des méthodes d’estimation, tandis que la RMN est présentée pour quantifier le métabolisme des phosphagènes.

8. Lors d’une mesure par calorimétrie indirecte, où les gaz sont-ils recueillis pour représenter l’activité des systèmes métaboliques ?

Dans les muscles, au niveau des tissus actifs
Dans le sang, au niveau des capillaires
À la bouche, dans les gaz expirés
À la bouche, dans les gaz inspirés

À la bouche, dans les gaz expirés

Explication

La calorimétrie indirecte mesure les gaz expirés à la bouche, qui est considérée comme le lieu de capture de l’activité des systèmes métaboliques. Les tissus actifs confondent capture et activité métabolique, les gaz inspirés ne sont pas ceux mesurés, et les capillaires correspondent à un autre site.

9. Pendant un exercice progressif, la consommation d’oxygène d’une personne augmente avec l’intensité, puis n’augmente plus malgré la poursuite de l’effort. Quelle évolution décrit cette observation ?

Une baisse progressive dès que l’intensité augmente
Un maximum initial suivi d’une hausse avec l’intensité
Une hausse approximativement linéaire pendant tout l’effort
Une hausse approximativement linéaire jusqu’à un maximum

Une hausse approximativement linéaire jusqu’à un maximum

Explication

La VO₂ augmente approximativement de façon linéaire avec l’intensité de l’exercice jusqu’à atteindre un maximum. Une hausse sans limite oublie ce maximum, un maximum initial inverse la séquence, et une baisse dès le début ne correspond pas à l’évolution décrite.

10. À qui attribue-t-on la formalisation du concept de VO₂max à partir de la preuve d’un plateau de VO₂ à l’exercice maximal ?

Antoine et Marie-Anne Lavoisier, au XVIIIe siècle
Wasserman et ses collaborateurs, au XXe siècle
Taylor, Buskirk et Henschel, en 1955
Hill et Lupton, en 1923

Taylor, Buskirk et Henschel, en 1955

Explication

Taylor, Buskirk et Henschel ont formalisé le concept de VO₂max en 1955 à partir de la preuve d’un plateau pendant l’exercice maximal. Hill et Lupton sont associés à une observation antérieure, tandis que les Lavoisier et Wasserman renvoient à d’autres contributions.

11. Lors d’un test incrémental, l’intensité augmente alors que la VO₂ varie de 140 mL/min. Selon le critère de plateau, comment faut-il interpréter cette variation ?

Elle reste dans le critère seulement si elle atteint 2,1 L/min
Elle dépasse le critère de plateau, fixé à 100 mL/min au plus
Elle exclut un plateau, car la VO₂ doit rester inchangée
Elle reste dans le critère de plateau, fixé à 150 mL/min au plus

Elle reste dans le critère de plateau, fixé à 150 mL/min au plus

Explication

Le critère retient une variation ne dépassant pas 150 mL/min, ou environ 2,1 mL/kg/min, malgré une hausse d’intensité; 140 mL/min respecte donc le seuil. Le seuil de 100 mL/min est trop bas, 2,1 L/min confond les unités, et le plateau n’exige pas une variation nulle.

12. Pour comparer l’aptitude aérobie de deux personnes de masses corporelles différentes, quelles unités conviennent respectivement à la VO₂max absolue et à sa valeur relative ?

mL/min/kg pour la valeur absolue et L/min pour la valeur relative
mL/min/kg pour les deux valeurs
L/min pour la valeur absolue et mL/min/kg pour la valeur relative
L/min pour les deux valeurs

L/min pour la valeur absolue et mL/min/kg pour la valeur relative

Explication

La VO₂max absolue est un débit généralement exprimé en L/min, tandis que la valeur relative est exprimée en mL/min/kg afin de permettre les comparaisons entre individus. L’inversion échange ces conventions, et une unité identique pour les deux mesures efface la distinction.

13. Deux personnes présentent des VO₂max différentes. Pour interpréter cet écart, quel ensemble regroupe les principaux facteurs susceptibles de limiter la VO₂max ?

La génétique, le protocole, l’opérateur, la motivation et l’appareil
La génétique, l’âge, le sexe, l’entraînement et les pathologies
L’âge, le sexe, la fatigue, l’échauffement et la température
L’entraînement, la vitesse maximale, la puissance et la durée du test

La génétique, l’âge, le sexe, l’entraînement et les pathologies

Explication

Les principaux facteurs limitant la VO₂max sont la génétique, l’âge, le sexe, le niveau d’entraînement et les pathologies. Le protocole, l’opérateur et l’appareil concernent plutôt les limites de mesure, tandis que fatigue, échauffement, température ou paramètres du test ne constituent pas l’ensemble des facteurs indiqué.

14. Lors d’un exercice à intensité constante situé dans la zone modérée, quel profil de VO₂ est attendu au début de l’effort ?

Une dérive continue de VO₂ vers VO₂max sans état stable
Une cinétique à double exponentielle avec un état stable retardé de 6 à 20 minutes
Une cinétique mono-exponentielle avec un état stable retardé de 6 à 20 minutes
Une cinétique mono-exponentielle avec un état stable atteint rapidement, en moins de 3 minutes

Une cinétique mono-exponentielle avec un état stable atteint rapidement, en moins de 3 minutes

Explication

En zone modérée, la cinétique de VO₂ est mono-exponentielle et l’état stable est atteint en moins de 3 minutes. La double exponentielle et le délai évoquent la zone lourde, tandis que la dérive vers VO₂max caractérise la zone sévère.

15. Un exercice constant provoque une composante lente de VO₂ et l’état stable n’apparaît qu’après 12 minutes. À quelle zone ce profil correspond-il ?

À la zone lourde, avec une cinétique à double exponentielle
À la zone extrême, avec épuisement avant VO₂max
À la zone modérée, avec une cinétique mono-exponentielle
À la zone sévère, sans état stable atteignable

À la zone lourde, avec une cinétique à double exponentielle

Explication

La zone lourde associe une cinétique à double exponentielle, une composante lente et un état stable retardé de 6 à 20 minutes. L’état stable rapide relève de la zone modérée, et son absence caractérise la zone sévère.

16. Lors d’un test progressif, un athlète passe d’une intensité où un état stable reste atteignable à une intensité où il ne l’est plus et où poursuivre à volonté conduit à l’épuisement. Quel seuil vient-il de franchir ?

Le premier seuil, marquant l’entrée directe dans la zone modérée
Le premier seuil, marquant le passage à un état stable retardé
Une frontière de zone fixée par un pourcentage de VMA
Le deuxième seuil, marquant l’entrée dans la zone sans état stable

Le deuxième seuil, marquant l’entrée dans la zone sans état stable

Explication

Le deuxième seuil sépare une zone où l’état stable est atteignable d’une zone où il ne l’est plus et où l’épuisement survient si l’effort se poursuit. Le premier seuil concerne le passage d’un état stable rapide à un état stable retardé.

17. Lors d’essais de 30 minutes à intensité constante, les lactates restent stables entre la 10e et la 30e minute à une intensité donnée, puis augmentent sur cet intervalle à l’intensité supérieure. Que conclut-on ?

L’intensité supérieure est la première située en zone sévère
La zone sévère commence à l’intensité la plus basse testée
L’intensité supérieure correspond encore à un état stable lactique
L’intensité stable est déjà la première située en zone sévère

L’intensité supérieure est la première située en zone sévère

Explication

Dans le protocole MLSS, l’absence de hausse des lactates entre la 10e et la 30e minute indique un état stable. La première intensité où ils augmentent sur cet intervalle marque l’entrée dans la zone sévère.

18. Quelle différence distingue un modèle d’intensité à trois zones d’un modèle à quatre zones ?

Le modèle à quatre zones ajoute la zone extrême aux zones modérée, lourde et sévère
Le modèle à quatre zones remplace la zone sévère par la zone extrême
Le modèle à trois zones ajoute la zone extrême aux zones modérée, lourde et sévère
Le modèle à quatre zones divise la zone lourde en deux sous-zones

Le modèle à quatre zones ajoute la zone extrême aux zones modérée, lourde et sévère

Explication

Le modèle à trois zones comprend les domaines modéré, lourd et sévère ; le modèle à quatre zones ajoute le domaine extrême. Remplacer la zone sévère ou subdiviser la zone lourde ne décrit pas cette différence.

19. Un entraîneur classe les intensités uniquement à partir de pourcentages de VMA ou de PMA. Quelle réserve doit-il garder à l’esprit ?

Ces pourcentages ne correspondent pas nécessairement à des événements physiologiques
Ces pourcentages déterminent nécessairement les seuils physiologiques de chaque athlète
Ces pourcentages mesurent directement l’état stable des lactates à chaque intensité
Ces pourcentages définissent nécessairement les frontières des modèles à trois zones

Ces pourcentages ne correspondent pas nécessairement à des événements physiologiques

Explication

Les modèles fondés sur des pourcentages de VMA ou de PMA ne coïncident pas nécessairement avec des événements physiologiques. Les traiter comme des seuils directs confond un repère en pourcentage avec une réponse physiologique mesurée.

20. Une entraîneuse veut répartir le volume d’entraînement par intensité, planifier un entraînement polarisé et suivre la charge. Quel est l’intérêt principal de délimiter des zones d’intensité relative ?

Fixer des pourcentages universels sans tenir compte de l’intensité relative
Définir la VO₂max et déterminer à elle seule le niveau de chaque athlète
Aider à prescrire l’entraînement, estimer la récupération et organiser le suivi de charge
Mesurer directement la performance et remplacer l’analyse de la récupération

Aider à prescrire l’entraînement, estimer la récupération et organiser le suivi de charge

Explication

Les zones d’intensité relative servent notamment à prescrire les contenus, estimer la récupération, organiser la distribution de l’entraînement et suivre la charge. Elles ne mesurent pas directement la performance et ne remplacent pas la VO₂max.

21. Deux athlètes d’un même groupe ont une VO₂max comparable. Pour départager leur performance, quelles caractéristiques faut-il aussi considérer ?

L’économie seule, puisque la résistance à la fatigue est déjà incluse dans la VO₂max
La fraction soutenable de VO₂max, l’économie et la résistance à la fatigue
La VO₂max seule, car elle prédit entièrement la performance du groupe
La fraction soutenable de VO₂max et le seuil estimé, sans tenir compte de l’économie

La fraction soutenable de VO₂max, l’économie et la résistance à la fatigue

Explication

Dans un groupe d’athlètes de niveau homogène, la VO₂max ne suffit plus à prédire la performance ; la fraction soutenable, l’économie et la résistance à la fatigue contribuent à les départager. Se limiter à la VO₂max ou écarter l’une de ces autres caractéristiques donne une analyse incomplète.

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Mémorisez les réponses avec 46 flashcards sur VO₂, seuils et intensités.

Quel rôle l’ATP joue-t-il dans l’organisme ?

La monnaie d’échange énergétique.

Quel est le bilan net en ATP de la glycolyse par hexose ?

2 ATP2\,\text{ATP}.

Que devient le pyruvate lorsque le flux glycolytique est élevé ?

Il est réduit en lactate, régénérant le NAD⁺ par oxydation du NADH.

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