QCM : Voies locales et pharmacocinétique (74 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle substance relève de la définition légale du médicament lorsqu’elle est présentée comme curative ou préventive, ou destinée à modifier une fonction physiologique ou à établir un diagnostic ?

Une substance destinée à modifier une fonction, mais pas à diagnostiquer
Une substance destinée aux maladies humaines, mais pas animales
Une substance présentée comme curative, mais pas préventive
Une substance ou composition répondant à l’un de ces critères

Une substance ou composition répondant à l’un de ces critères

Explication

La définition couvre les substances présentées comme curatives ou préventives, ainsi que celles utilisées pour modifier des fonctions physiologiques ou établir un diagnostic, chez l’humain ou l’animal. Les autres réponses écartent à tort la prévention, le diagnostic ou l’usage vétérinaire.

2. Dans un comprimé, quelle composante est responsable de l’effet thérapeutique recherché ?

L’excipient qui donne sa forme au comprimé
Le conditionnement qui facilite sa manipulation
Le principe actif
L’emballage qui protège le comprimé

Le principe actif

Explication

Le principe actif est la molécule responsable de l’effet thérapeutique. L’excipient contribue à la forme ou à l’administration, tandis que l’emballage protège le médicament et facilite son emploi.

3. Deux firmes commercialisent la même molécule sous des noms différents ; quel élément permet le mieux de désigner cette molécule selon une nomenclature internationale ?

Le nom de marque figurant sur l’emballage d’une firme
La dénomination commerciale de l’une des firmes
Sa dénomination commune internationale
Sa dénomination scientifique selon la nomenclature chimique

Sa dénomination commune internationale

Explication

La DCI désigne la molécule selon une nomenclature internationale, alors que chaque firme peut lui donner un nom commercial distinct. Le nom scientifique relève de la nomenclature chimique et le nom de marque est associé à une firme.

4. Quelle caractéristique distingue un excipient du principe actif dans la composition d’un médicament ?

Il produit l’effet pharmacologique et détermine la dose thérapeutique
Il établit le diagnostic et protège le principe actif dans l’organisme
Il n’a pas d’activité pharmacologique et contribue à la forme ou à l’administration
Il exerce l’action thérapeutique et facilite l’identification du médicament

Il n’a pas d’activité pharmacologique et contribue à la forme ou à l’administration

Explication

Un excipient est dépourvu d’activité pharmacologique et aide à donner au médicament sa forme finale ou à faciliter son administration. Les autres réponses lui attribuent à tort l’effet thérapeutique ou une fonction diagnostique.

5. Un pharmacien prépare un médicament à partir de matières premières sur prescription, tandis qu’un autre prépare une formule issue d’une pharmacopée sans prescription ; comment classer ces préparations ?

La première est une spécialité, la seconde magistrale
La première est magistrale, la seconde une spécialité
La première est officinale, la seconde magistrale
La première est magistrale, la seconde officinale

La première est magistrale, la seconde officinale

Explication

La préparation magistrale est réalisée à partir de matières premières sur prescription et peut être remboursée ; la préparation officinale suit une pharmacopée ou le Formulaire Thérapeutique Magistral sans prescription ni remboursement. Les autres réponses inversent ces critères ou confondent une préparation avec une spécialité.

6. Quel médicament correspond à une préparation effectuée à l’avance, commercialisée sous une dénomination spéciale et présentée dans un conditionnement particulier ?

Une préparation officinale
Une préparation magistrale
Une spécialité pharmaceutique
Une matière première pharmaceutique

Une spécialité pharmaceutique

Explication

Une spécialité pharmaceutique est préparée à l’avance, puis mise sur le marché sous une dénomination spéciale et dans un conditionnement particulier. Une préparation magistrale ou officinale est préparée selon un mode distinct, et une matière première n’est pas en soi le médicament commercialisé.

7. Une entreprise prévoit de commercialiser une spécialité pharmaceutique qui n’a pas encore reçu l’autorisation des autorités administratives ; quelle condition lui manque-t-il ?

Une dénomination commerciale enregistrée
Une autorisation de mise sur le marché
Un emballage en contact direct avec le médicament
Une prescription médicale pour chaque patient

Une autorisation de mise sur le marché

Explication

Une spécialité pharmaceutique ne peut être commercialisée sans autorisation de mise sur le marché délivrée par les autorités administratives. Une prescription concerne l’usage ou certaines préparations, tandis que la dénomination et l’emballage ne remplacent pas cette autorisation.

8. Une patiente vérifie directement sur le flacon en contact avec le médicament son nom, son dosage, son numéro de lot et sa date de péremption ; de quel élément s’agit-il ?

De la dénomination commerciale
De la notice d’information
Du conditionnement primaire
Du conditionnement secondaire

Du conditionnement primaire

Explication

Le conditionnement primaire est l’emballage directement en contact avec le médicament ; il le protège, facilite son emploi et contribue à son identification par des mentions telles que le dosage et le lot. Le conditionnement secondaire est extérieur, la notice informe sur l’utilisation et la dénomination commerciale est un nom de produit.

9. Un principe actif isolé d’un micro-organisme cultivé en laboratoire relève de quelle origine ?

Microbiologique
Biotechnologique
Animale
Végétale

Microbiologique

Explication

Un principe actif provenant de micro-organismes relève de l’origine microbiologique. L’origine biotechnologique est une autre catégorie, tandis que les origines végétale et animale proviennent respectivement de plantes et d’animaux.

10. Une équipe estime qu’une nouvelle molécule nécessitera 12 ans de développement et un investissement de 900 millions d’euros. Comment ces estimations se situent-elles par rapport aux ordres de grandeur généralement observés ?

La durée est plausible, mais l’investissement est trop faible
Elles correspondent aux ordres de grandeur généraux
L’investissement est plausible, mais la durée est trop courte
Les deux estimations sont inférieures aux ordres de grandeur

Elles correspondent aux ordres de grandeur généraux

Explication

Le développement dure généralement plus de 10 ans et la mise au point d’une nouvelle molécule représente plus de 800 millions d’euros. La deuxième interprétation sous-estime l’investissement, la troisième sous-estime la durée et la dernière sous-estime les deux.

11. Pour obtenir une autorisation de mise sur le marché, quels critères le médicament doit-il satisfaire ?

Qualité, efficacité et nouveauté de la molécule
Coût de fabrication, efficacité et tolérance
Qualité, efficacité et tolérance
Qualité, rapidité de développement et tolérance

Qualité, efficacité et tolérance

Explication

L’autorisation de mise sur le marché repose sur la qualité, l’efficacité et la tolérance du médicament. Les autres réponses substituent à l’un de ces critères la rapidité, le coût ou la nouveauté.

12. Un essai de phase I est planifié en dehors de la cancérologie avec 16 participants sains. Quel objectif correspond à cette phase ?

Comparer les résultats du traitement à ceux d’une prise en charge habituelle
Évaluer la toxicité, la tolérance, la dose maximale tolérée et la pharmacocinétique
Établir la relation dose-réponse et choisir la posologie optimale chez des patients
Confirmer l’efficacité thérapeutique dans une vaste population de patients

Évaluer la toxicité, la tolérance, la dose maximale tolérée et la pharmacocinétique

Explication

La phase I étudie généralement chez des personnes saines la toxicité, la tolérance à court terme, la dose maximale tolérée et la pharmacocinétique. L’étude de la dose-réponse chez des patients relève de la phase II; les autres réponses décrivent une confirmation thérapeutique plutôt que ces objectifs de phase I.

13. Deux médicaments ont la même composition qualitative et quantitative en principe actif, la même forme pharmaceutique et le même profil pharmacocinétique. Quelle relation décrit le mieux leur statut si l’un est le médicament original ?

L’autre peut être son médicament générique
L’autre est son biosimilaire du fait de sa forme pharmaceutique
L’autre ne peut être équivalent que si ses excipients sont identiques
L’autre est équivalent dès que son nom commercial est proche

L’autre peut être son médicament générique

Explication

Un générique équivaut au princeps par la composition en principe actif, la forme pharmaceutique et la bioéquivalence, qui correspond au même profil pharmacocinétique. Un biosimilaire concerne un médicament biologique; une présentation ou des excipients identiques ne définissent pas à eux seuls un générique.

14. Un laboratoire met au point une copie comparable d’un anticorps monoclonal. Quel terme convient à cette copie ?

Princeps
Biosimilaire
Générique
Médicament de référence chimique

Biosimilaire

Explication

Pour un médicament biologique tel qu’un anticorps monoclonal, la copie comparable est appelée biosimilaire. Le terme générique s’applique à la copie d’un médicament original selon les critères d’équivalence, tandis que princeps désigne le médicament original.

15. Un médecin prescrit un princeps et inscrit « non substituable » sur l’ordonnance. Que peut faire le pharmacien concernant le remplacement par un générique ?

Ne pas le remplacer par un générique en vertu de cette mention
Le remplacer par un générique puisque le droit de substitution s’applique
Le remplacer si le patient préfère le générique, malgré cette mention
Modifier la mention de l’ordonnance puis délivrer le générique

Ne pas le remplacer par un générique en vertu de cette mention

Explication

Le pharmacien peut substituer un générique au princeps, sauf si le médecin a inscrit « non substituable ». La deuxième réponse oublie cette exception; la préférence du patient ne l’efface pas, et le pharmacien ne modifie pas la mention médicale.

16. Avant d’administrer un médicament prescrit, une infirmière vérifie l’identité du patient, ses allergies, la concordance entre patient, prescription et médicament, la dose et le produit. Quelle étape de sécurité reste également à effectuer avant l’administration ?

Demander au pharmacien de réévaluer le traitement avant chaque administration
Attendre le suivi médical avant de préparer le médicament prescrit
Faire établir une nouvelle prescription avant de consigner l’administration
Informer le patient, puis administrer selon l’horaire et la voie prescrits

Informer le patient, puis administrer selon l’horaire et la voie prescrits

Explication

La procédure prévoit d’informer le patient, d’administrer selon l’horaire et la voie prescrits, puis de tracer l’administration ou sa non-réalisation. Les autres réponses confondent ces étapes avec le suivi, la dispensation ou la prescription.

17. Un soignant oublie involontairement une étape de traitement impliquant un médicament; même si aucun dommage ne survient, comment qualifier cet acte susceptible de mettre le patient en risque ?

Une erreur médicamenteuse
Une complication liée à la maladie
Un événement indésirable avéré
Un effet pharmacologique attendu

Une erreur médicamenteuse

Explication

Une erreur médicamenteuse peut être une omission non intentionnelle au cours des soins, dès lors qu’elle est susceptible de créer un risque, même sans dommage constaté. Un événement indésirable implique un dommage, un effet attendu relève de l’action du médicament et une complication de la maladie n’est pas nécessairement liée aux soins.

18. Une infirmière administre le bon médicament au bon patient et à la bonne dose, mais règle la perfusion à un débit trop rapide; à quelle catégorie d’erreur cet incident correspond-il ?

Une erreur de moment
Une erreur de voie
Une erreur de dose
Une erreur de débit

Une erreur de débit

Explication

Un débit trop rapide ou trop lent constitue une erreur de débit, distincte de la quantité administrée, de la voie choisie ou du moment de l’administration. La dose concerne la quantité; la voie désigne le trajet d’administration et le moment, son horaire.

19. Dans un service, plusieurs barrières de sécurité présentent chacune une faille; le danger atteint le patient lorsque ces failles se trouvent alignées. Quel modèle décrit cette situation ?

Le modèle du gruyère suisse de Reason
Le modèle d’une défaillance individuelle isolée
La règle des cinq bons de l’administration
Le modèle de l’absence complète de barrières

Le modèle du gruyère suisse de Reason

Explication

Dans le modèle du gruyère suisse de Reason, le danger traverse les défenses lorsque les failles de plusieurs barrières s’alignent. Une seule défaillance ou l’absence totale de barrières ne rend pas compte de ce mécanisme, et la règle des cinq bons est une mesure de sécurité différente.

20. Après avoir découvert une erreur médicamenteuse, une infirmière doit agir et contribuer à prévenir sa répétition; quelle conduite correspond à cette règle ?

Surveiller le patient sans informer le prescripteur ni consigner l’erreur
Attribuer la faute à un soignant sans analyser les causes de l’incident
Prévenir le prescripteur, appliquer les recommandations, tracer et signaler l’incident pour analyse
Consigner l’erreur sans appliquer les recommandations ni organiser le suivi requis

Prévenir le prescripteur, appliquer les recommandations, tracer et signaler l’incident pour analyse

Explication

La conduite prévoit d’informer le médecin prescripteur, d’appliquer les recommandations, de tracer l’erreur et, si nécessaire, de renforcer la surveillance; les incidents avérés ou évités doivent aussi être signalés et analysés. Se limiter à la surveillance, à la consignation ou à la recherche d’un responsable omet des éléments importants de la réponse.

21. À quoi correspond la phase pharmaceutique, aussi appelée phase galénique ?

À la répartition du principe actif entre le sang et les tissus
À la libération du principe actif depuis la forme pharmaceutique et à sa mise à disposition
Au passage du principe actif du site d’administration vers le sang
À la transformation puis à l’élimination du principe actif

À la libération du principe actif depuis la forme pharmaceutique et à sa mise à disposition

Explication

La phase pharmaceutique est la libération du principe actif depuis la forme introduite dans l’organisme, qui le rend disponible. Le passage dans le sang relève de l’absorption, sa répartition relève de la distribution et son élimination est une autre étape du devenir du médicament.

22. Un comprimé oral solide se désagrège dans le tube digestif, mais son principe actif n’est pas encore dispersé à l’état moléculaire au site d’absorption; quelle étape reste à accomplir pour sa libération ?

La dissolution du principe actif à l’état moléculaire
La distribution du principe actif dans les tissus
Le délitement de la forme pharmaceutique
L’absorption du principe actif dans la circulation

La dissolution du principe actif à l’état moléculaire

Explication

Pour une forme orale solide, le délitement précède la dissolution, qui disperse le principe actif à l’état moléculaire au site d’absorption. Le délitement est déjà survenu; l’absorption et la distribution sont des étapes distinctes.

23. Un traitement appliqué sur la peau agit principalement à son site d’application, mais une faible diffusion dans la circulation générale reste possible; comment classer cette voie ?

Une voie locale ou topique
Une voie locale sans passage sanguin possible
Une voie systémique ou générale
Une voie orale à action générale

Une voie locale ou topique

Explication

Une voie locale ou topique vise le site d’application et entraîne peu ou pas de diffusion générale, même si un passage sanguin reste possible. Une voie systémique distribue le principe actif dans l’organisme; la proposition sans passage sanguin nie à tort la possibilité d’une diffusion.

24. Quelle description correspond à la fabrication des comprimés, la forme galénique orale la plus utilisée ?

La compression d’une poudre contenant le principe actif et des excipients
La dissolution d’une poudre contenant le principe actif dans un solvant
L’enrobage d’une poudre contenant le principe actif et des excipients
Le remplissage d’une enveloppe avec une poudre contenant le principe actif

La compression d’une poudre contenant le principe actif et des excipients

Explication

Les comprimés sont fabriqués par compression d’une poudre associant principe actif et excipients. Le remplissage d’une enveloppe correspond plutôt à une gélule, tandis que l’enrobage est une caractéristique possible du comprimé et non son procédé général de fabrication.

25. Un patient prend un comprimé dont l’action dure environ 6 à 8 heures et qui nécessite plusieurs prises dans la journée. Quel type de libération caractérise ce médicament ?

Une libération retardée
Une libération accélérée
Une libération immédiate
Une libération prolongée

Une libération immédiate

Explication

La libération immédiate entraîne une absorption rapide et une action d’environ 6 à 8 heures, ce qui peut nécessiter plusieurs prises quotidiennes. La libération prolongée étale l’action, la libération retardée décale le lieu ou le moment de libération, et la libération accélérée vise un effet plus rapide.

26. Un comprimé est conçu pour résister à l’acidité gastrique et libérer son principe actif dans l’intestin afin de limiter l’irritation de l’estomac. De quel type de libération s’agit-il ?

Une libération prolongée
Une libération accélérée
Une libération immédiate
Une libération retardée

Une libération retardée

Explication

La libération retardée décale le lieu ou le moment de libération, souvent grâce à un enrobage qui résiste à l’acidité gastrique et permet une libération intestinale. La libération prolongée étale la diffusion dans le temps, tandis que les formes accélérée et immédiate ne correspondent pas à ce mécanisme.

27. Une personne doit écraser un comprimé gastro-résistant pour le mélanger à un aliment. Quelle conduite respecte la règle applicable à cette forme ?

Ne pas l’écraser, car cela peut le rendre inefficace
L’ouvrir et mélanger son contenu afin de conserver la libération retardée
L’écraser puis le donner immédiatement pour préserver son action
L’écraser, car l’enrobage ne protège que le goût

Ne pas l’écraser, car cela peut le rendre inefficace

Explication

Une forme gastro-résistante ne doit pas être écrasée ou ouverte : la destruction de son enrobage peut compromettre son efficacité. La règle concernant certaines formes nues écrasables ne s’applique pas à cette forme, et une administration immédiate ne rétablit pas l’enrobage.

28. Avant chaque prise, une soignante constate que le principe actif d’une suspension buvable s’est déposé au fond du flacon. Que doit-elle faire ?

Ajouter de l’eau à chaque prise pour remettre les particules en solution
Laisser le dépôt au fond et prélever le liquide clair
Prélever d’abord le liquide clair puis mélanger le dépôt à la fin
Bien agiter le flacon pour répartir le principe actif

Bien agiter le flacon pour répartir le principe actif

Explication

Une suspension contient des particules insolubles susceptibles de sédimenter ; il faut agiter le flacon avant chaque prise pour répartir uniformément le principe actif. La confondre avec une solution homogène ou prélever séparément le liquide et le dépôt risque de produire une dose inexacte.

29. Quelle préparation orale est un liquide homogène et limpide dans lequel le principe actif est dissous dans un solvant ?

Une solution buvable
Une émulsion orale
Un sirop
Une suspension buvable

Une solution buvable

Explication

Une solution buvable est homogène et limpide, car le principe actif y est dissous dans un solvant. Une suspension contient des particules insolubles, un sirop se distingue par sa forte teneur en sucre, et une émulsion comporte des particules liquides non miscibles.

30. Une préparation aqueuse visqueuse contient du saccharose et au moins 45 % de sucre. Quelle forme orale liquide est décrite ?

Une émulsion orale
Un sirop
Une suspension buvable
Une solution buvable

Un sirop

Explication

Un sirop est une solution aqueuse contenant au minimum 45 % de sucre, généralement du saccharose, ce qui lui donne une consistance épaisse et visqueuse. La limpidité seule caractérise une solution, tandis qu’une suspension contient des particules solides et une émulsion des particules liquides non miscibles.

31. Un médicament existe en solution et en gouttes ; le patient envisage de remplacer sa dose prescrite en solution par le même nombre de gouttes. Quelle précaution est justifiée ?

Garder le même nombre, car les concentrations sont équivalentes
Vérifier le dosage, car les gouttes sont plus concentrées
Convertir le volume du flacon sans vérifier la concentration
Réduire la dose, car les gouttes sont moins concentrées

Vérifier le dosage, car les gouttes sont plus concentrées

Explication

Les formes liquides en gouttes sont plus concentrées que les formes en solution, suspension ou sirop du même médicament ; leur dosage peut donc différer. Garder automatiquement le même nombre de prises ou supposer une concentration plus faible néglige cette différence.

32. Une patiente a besoin d’un médicament à action rapide, mais une faible quantité peut être absorbée. Quelle voie correspond à ces caractéristiques et évite le premier passage hépatique ?

La voie rectale
La voie orale
La voie sublinguale
La voie transdermique

La voie sublinguale

Explication

La muqueuse buccale très vascularisée permet une absorption rapide sans premier passage hépatique, mais sa petite surface limite la quantité absorbée. La voie orale passe par le tube digestif et le foie, la voie transdermique vise une absorption à travers la peau et la voie rectale utilise la muqueuse rectale.

33. Une personne place un comprimé sur sa langue pour qu’il se désagrège, mais ne le glisse pas sous la langue. Où le principe actif est-il principalement absorbé ?

Par la muqueuse rectale
Par la muqueuse cutanée
Par la muqueuse gastro-intestinale
Par la muqueuse sublinguale

Par la muqueuse gastro-intestinale

Explication

Le comprimé orodispersible se place sur la langue, mais le principe actif est absorbé par la muqueuse gastro-intestinale. La muqueuse sublinguale concerne le comprimé placé sous la langue; les deux autres muqueuses ne correspondent pas à ces formes.

34. Un pharmacien choisit une forme rectale solide dont l’excipient fond à la température du corps et qui peut produire un effet local ou général. De quelle forme s’agit-il ?

D’un suppositoire
D’une gélule
D’une suspension injectable
D’un lavement

D’un suppositoire

Explication

Le suppositoire est la principale forme galénique rectale : il est solide, allongé, à bout conique, et son excipient fond à 37 °C; il peut avoir une action locale ou générale. Le lavement est liquide ou pâteux, la gélule est une forme orale et la suspension injectable est destinée à une voie parentérale.

35. Une suspension injectable à effet retard est prescrite par voie intramusculaire. Quelle consigne de préparation et d’administration convient ?

L’agiter avant usage et ne pas l’injecter par voie intraveineuse
La laisser au repos et l’injecter par voie intraveineuse
La filtrer puis l’administrer par voie intraveineuse
La diluer et l’administrer par voie orale

L’agiter avant usage et ne pas l’injecter par voie intraveineuse

Explication

Les suspensions injectables doivent être agitées avant usage et ne doivent pas être administrées par voie intraveineuse; elles peuvent notamment servir à un effet retard par voie intramusculaire. L’absence d’agitation et l’administration intraveineuse transposent à tort des règles incompatibles avec les suspensions, tandis que la voie orale ne répond pas à la prescription injectable.

36. Un traitement est appliqué sur la peau pour traiter une mycose locale, même si une petite partie du médicament peut passer dans le sang. Quelle voie est utilisée ?

La voie respiratoire
La voie injectable
La voie cutanée
La voie transdermique

La voie cutanée

Explication

La voie cutanée consiste à appliquer un médicament sur la peau pour traiter principalement une affection locale, bien qu’une absorption sanguine et des effets généraux restent possibles. La voie transdermique vise une action systémique; les voies respiratoire et injectable utilisent d’autres modes d’administration.

37. Une crème est appliquée sous un pansement occlusif sur une grande surface de peau irritée. Quel risque augmente dans cette situation ?

Le risque de dégradation digestive
Le risque de dépôt dans l’oropharynx
Le risque de premier passage hépatique
Le risque d’absorption systémique

Le risque d’absorption systémique

Explication

Une peau irritée, une application sur une grande surface et un pansement occlusif favorisent l’absorption systémique par voie cutanée. La dégradation digestive et le premier passage hépatique concernent la voie orale, tandis que le dépôt dans l’oropharynx est associé à l’inhalation.

38. Après l’inhalation d’un médicament destiné aux bronches, une partie se dépose dans l’oropharynx. Que peut-il alors se passer ?

Une absorption par la peau avant d’atteindre les bronches
Une élimination complète sans absorption possible
Une absorption par la muqueuse rectale après inhalation
Une absorption après déglutition ou par la muqueuse locale

Une absorption après déglutition ou par la muqueuse locale

Explication

La voie respiratoire permet au médicament inhalé d’atteindre directement l’organe cible, mais une partie peut se déposer dans l’oropharynx et être absorbée après déglutition ou par la muqueuse locale. Les autres réponses attribuent à tort cette absorption aux voies cutanée ou rectale, ou excluent toute absorption.

39. Un patient âgé a une faible dextérité et des capacités respiratoires limitées. Quel principe doit guider le choix de son inhalateur ?

Écarter l’inhalateur de poudre en fonction de son âge seulement
Retenir l’aérosol-doseur sans considérer ses capacités de manipulation
Tenir compte de son âge, de ses capacités respiratoires, de sa dextérité et de sa motivation
Choisir l’appareil en fonction de la seule pathologie respiratoire

Tenir compte de son âge, de ses capacités respiratoires, de sa dextérité et de sa motivation

Explication

Le choix entre aérosol nébuliseur, aérosol-doseur et inhalateur de poudre dépend notamment de l’âge, des capacités respiratoires, de la pathologie, de la dextérité et de la motivation. Les distracteurs réduisent ce choix à un seul facteur ou imposent un type d’appareil sans considérer les besoins du patient.

40. Un traitement est appliqué dans la gorge pour agir sur une irritation locale. À quel usage correspond cette administration buccopharyngée ?

À une administration digestive visant une action générale après absorption
À un usage externe visant une action locale dans la bouche ou le pharynx
À un usage interne visant une action générale dans l’organisme
À une administration injectable visant une action dans la circulation

À un usage externe visant une action locale dans la bouche ou le pharynx

Explication

La voie buccopharyngée est réservée à l’usage externe et vise une action locale dans la bouche ou le pharynx. Les distracteurs confondent cette action avec une administration systémique, injectable ou digestive à visée générale.

41. Une personne utilise des gouttes auriculaires alors que son tympan est perforé. Quel risque particulier faut-il prendre en compte ?

Une action limitée à la surface externe du pavillon
Une diffusion du médicament vers la muqueuse nasale
Une transformation accrue du médicament dans le foie
Un passage du médicament dans la circulation générale

Un passage du médicament dans la circulation générale

Explication

La voie auriculaire vise une action locale, mais un tympan perforé crée un risque de passage systémique du médicament. Les distracteurs attribuent à la perforation une diffusion nasale, un effet hépatique ou une limitation au pavillon.

42. La plupart des traitements nasaux d’un patient sont destinés à agir localement, mais il reçoit aussi de la kétamine par voie nasale. Quelle différence faut-il anticiper pour cette substance ?

Elle peut être bien absorbée et exercer un effet général
Elle reste peu absorbée et agit seulement sur la muqueuse nasale
Elle agit principalement dans le conduit auditif externe
Elle est absorbée comme la plupart des médicaments nasaux

Elle peut être bien absorbée et exercer un effet général

Explication

La voie nasale vise principalement une action locale, car la muqueuse absorbe peu, mais la kétamine fait partie des substances bien absorbées qui peuvent avoir un effet général. Les distracteurs généralisent la faible absorption ou confondent la voie nasale avec une autre voie.

43. Une personne utilise un décongestionnant nasal pendant une période prolongée et développe une congestion persistante, une tachycardie et une hypertension. Quelle interprétation correspond aux risques de cet usage ?

L’usage prolongé peut provoquer une atrophie, une rhinite médicamenteuse et des effets généraux
L’usage prolongé peut provoquer une atrophie, mais pas d’effets généraux possibles
L’usage prolongé peut provoquer une rhinite infectieuse et une absorption systémique réduite
L’usage prolongé peut provoquer une hypertrophie, une rhinite allergique et des effets locaux

L’usage prolongé peut provoquer une atrophie, une rhinite médicamenteuse et des effets généraux

Explication

L’usage prolongé de décongestionnants nasaux peut atrophier la muqueuse et entraîner une rhinite chronique médicamenteuse; tachycardie et hypertension sont aussi possibles. Les distracteurs inversent l’effet sur la muqueuse, écartent à tort les effets généraux ou attribuent le tableau à une infection.

44. Quel domaine étudie le devenir des médicaments dans l’organisme et la relation entre dose administrée et concentration du médicament ?

La pharmacodynamie
La pharmacocinétique
La phase pharmaceutique
L’élimination pharmacologique

La pharmacocinétique

Explication

La pharmacocinétique étudie le devenir du médicament dans l’organisme ainsi que la relation entre la dose administrée et sa concentration. Les distracteurs la confondent avec l’étude des effets, la phase galénique ou une seule étape du devenir.

45. Lors d’une analyse pharmacocinétique, une équipe suit simultanément l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’élimination. À quel principe cette démarche correspond-elle ?

Les étapes ADME se déroulent nécessairement l’une après l’autre
Les étapes ADME décrivent les effets du médicament sur les récepteurs
Les étapes ADME excluent la phase d’absorption
Les étapes ADME peuvent se dérouler simultanément

Les étapes ADME peuvent se dérouler simultanément

Explication

Les étapes ADME sont l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’élimination, et elles se déroulent simultanément. Les distracteurs imposent une succession stricte, retirent l’absorption ou confondent pharmacocinétique et effets pharmacodynamiques.

46. Un médicament est administré par voie intraveineuse à un patient. Quelle phase distingue cette administration d’une voie extravasculaire ?

Il y a une phase de métabolisme avant que le médicament atteigne le sang
Il n’y a pas de phase de distribution, car le médicament est placé dans le sang
Il n’y a pas de phase d’absorption, car le médicament est placé directement dans le sang
Il y a une phase d’absorption avant que le médicament atteigne le sang

Il n’y a pas de phase d’absorption, car le médicament est placé directement dans le sang

Explication

Une injection intraveineuse place directement le principe actif dans le sang, sans phase d’absorption; une voie extravasculaire nécessite cette phase. Les distracteurs transposent l’absorption à la voie intraveineuse ou la confondent avec la distribution ou le métabolisme.

47. Deux administrations d’un médicament apportent la même dose, mais diffèrent par la fraction qui atteint la circulation générale et par la rapidité d’arrivée. Quelle propriété permet de décrire ces deux différences ?

L’absorption, qui décrit seulement la dose administrée et sa vitesse de libération
La distribution, qui décrit la fraction métabolisée avant l’arrivée dans le sang
La biodisponibilité, qui décrit la fraction atteignant la circulation générale et la vitesse d’arrivée
L’élimination, qui décrit la concentration présente dans la circulation générale

La biodisponibilité, qui décrit la fraction atteignant la circulation générale et la vitesse d’arrivée

Explication

La biodisponibilité correspond à la fraction de la dose qui atteint réellement la circulation générale, exprimée en pourcentage, ainsi qu’à la vitesse à laquelle elle y parvient. Les distracteurs omettent la vitesse ou confondent cette notion avec la dose, la distribution ou l’élimination.

48. Quelles sont les deux étapes de la distribution d’un principe actif depuis le plasma jusqu’aux récepteurs pharmacologiques ?

Diffusion tissulaire, puis excrétion rénale
Transport plasmatique par le sang, puis diffusion tissulaire
Métabolisation hépatique, puis diffusion tissulaire
Absorption digestive, puis transport plasmatique

Transport plasmatique par le sang, puis diffusion tissulaire

Explication

La distribution comprend le transport du principe actif par le sang, puis son passage dans les tissus jusqu’aux récepteurs. L’absorption concerne son entrée dans l’organisme, l’excrétion sa sortie, et la métabolisation n’est pas une étape de la distribution.

49. Un médicament se trouve dans le plasma sous forme libre et sous forme liée aux protéines. Quelle forme peut diffuser dans les tissus et exercer une action pharmacologique ?

La forme libre, qui peut atteindre les tissus
La forme liée, qui traverse les membranes cellulaires
La forme liée, retenue dans la circulation
Les deux formes, actives à parts égales

La forme libre, qui peut atteindre les tissus

Explication

La forme libre est pharmacologiquement active et peut diffuser vers les tissus, tandis que la forme liée aux protéines reste dans la circulation et est inactive. L’erreur sur la forme liée lui attribue la diffusion; celle sur les deux formes ignore leur différence d’activité.

50. Un patient traité par antivitamine K commence un AINS qui entre en compétition pour les mêmes sites de fixation protéique et possède une affinité supérieure. Quelle conséquence est à craindre ?

L’AINS déplace l’antivitamine K, augmentant sa fraction libre et le risque hémorragique
L’antivitamine K déplace l’AINS, augmentant sa fraction libre et le risque hémorragique
L’antivitamine K déplace l’AINS, réduisant sa fraction libre et le risque hémorragique
L’AINS déplace l’antivitamine K, réduisant sa fraction libre et le risque hémorragique

L’AINS déplace l’antivitamine K, augmentant sa fraction libre et le risque hémorragique

Explication

Le médicament de plus forte affinité déplace l’autre de son site de fixation, ce qui augmente la fraction libre du médicament déplacé et peut accroître la toxicité; les AINS peuvent ainsi augmenter le risque hémorragique sous antivitamine K. Les autres réponses inversent le sens du déplacement, son effet sur la fraction libre ou la conséquence clinique.

51. Comment faut-il interpréter le volume apparent de distribution d’un médicament ?

Une mesure directe de la concentration du médicament dans chaque tissu
Un volume théorique reflétant sa capacité à diffuser dans les tissus
Un volume anatomique réel occupé par le médicament dans les tissus
Le volume de plasma qui transporte le médicament dans la circulation

Un volume théorique reflétant sa capacité à diffuser dans les tissus

Explication

Le volume apparent de distribution est un volume fictif qui reflète la diffusion tissulaire en supposant une distribution homogène à la concentration plasmatique. Le traiter comme une mesure anatomique ou comme le volume réel de plasma confond cette notion théorique avec un volume physique.

52. Un médicament quitte l’organisme sous forme inchangée dans l’urine, tandis qu’une partie de sa dose est métabolisée par le foie. Quel terme désigne l’ensemble de ces processus de sortie et de transformation ?

L’excrétion
L’élimination
La distribution
L’absorption

L’élimination

Explication

L’élimination englobe la sortie du médicament et de ses métabolites par excrétion et/ou par métabolisation, notamment hépatique. La distribution décrit son transport vers les tissus, l’excrétion n’en couvre que la sortie, et l’absorption correspond à son entrée dans l’organisme.

53. Un médicament liposoluble non ionisé atteint les tubules rénaux. Quel processus favorise son retour dans l’organisme, selon le pH urinaire ?

La sécrétion tubulaire par transport actif
La réabsorption tubulaire passive
L’élimination par filtration de la fraction liée
La filtration glomérulaire de la fraction libre

La réabsorption tubulaire passive

Explication

La réabsorption tubulaire passive est favorisée pour les molécules liposolubles non ionisées et dépend du pH urinaire. La filtration glomérulaire élimine la fraction libre, tandis que la sécrétion tubulaire est un transport actif saturable; la fraction liée n’est pas filtrée.

54. Deux médicaments sont comparés dans des conditions comparables : le médicament X a une clairance plus élevée que le médicament Y. Quelle relation entre leurs demi-vies est attendue ?

X a une demi-vie plus courte que Y
X a une demi-vie plus longue en raison de son élimination rapide
X et Y ont une demi-vie identique
X a une demi-vie plus longue que Y

X a une demi-vie plus courte que Y

Explication

À conditions comparables, une clairance élevée est associée à une élimination plus rapide et à une demi-vie plus courte. Une demi-vie plus longue inverse cette relation; supposer des demi-vies identiques ignore l’association entre clairance et demi-vie.

55. Une concentration plasmatique se situe entre le seuil thérapeutique et le seuil toxique. Que caractérise cette zone ?

Une zone où le médicament reste inefficace
Une zone située au-delà du seuil toxique
Une zone où l’effet est efficace sans être toxique
Une zone où l’effet toxique apparaît avant l’efficacité

Une zone où l’effet est efficace sans être toxique

Explication

Le seuil thérapeutique marque la concentration minimale efficace et le seuil toxique celle au-delà de laquelle apparaissent des effets toxiques ; l’intervalle entre les deux correspond à la zone recherchée. Les distracteurs inversent les seuils ou placent la zone hors de l’intervalle.

56. Deux médicaments ont une efficacité comparable, mais l’intervalle thérapeutique du médicament X est plus large que celui du médicament Y. Lequel présente une utilisation plus sûre ?

Le médicament Y, car sa marge thérapeutique est plus étroite
Les deux, car leur efficacité est comparable
Aucun, car la largeur de la marge ne renseigne pas sur la sécurité
Le médicament X, car sa marge thérapeutique est plus large

Le médicament X, car sa marge thérapeutique est plus large

Explication

Une marge thérapeutique plus large signifie qu’une variation de dose risque moins de faire apparaître une toxicité, ce qui rend l’utilisation plus sûre. Les distracteurs inversent ce lien, confondent sécurité et efficacité ou écartent à tort la largeur de la marge.

57. Chez un patient, les doses administrées et les quantités éliminées par unité de temps deviennent égales après plusieurs administrations. Quel état est atteint ?

L’état d’équilibre, dès la première demi-vie
L’élimination complète, généralement après quatre à six demi-vies
Le pic plasmatique, généralement après quatre à six demi-vies
L’état d’équilibre, généralement après quatre à six demi-vies

L’état d’équilibre, généralement après quatre à six demi-vies

Explication

L’état d’équilibre correspond à une égalité entre les quantités administrées et éliminées et survient généralement après quatre à six demi-vies. Les distracteurs le confondent avec l’élimination complète ou un pic, ou raccourcissent le délai habituel.

58. Un patient reçoit ses doses à des intervalles nettement plus courts que prévu. Quel risque découle de cet intervalle trop court ?

Une diminution du pic sans risque de toxicité
Un sous-dosage pouvant rendre le traitement inefficace
Une accumulation du médicament pouvant entraîner une toxicité
Une élimination plus rapide empêchant toute accumulation

Une accumulation du médicament pouvant entraîner une toxicité

Explication

Un intervalle trop court laisse davantage de médicament dans l’organisme au moment de la dose suivante, favorisant l’accumulation et la toxicité. Les distracteurs attribuent à tort le sous-dosage à un intervalle court ou lui prêtent un effet d’élimination accélérée.

59. Quel domaine étudie les mécanismes d’action des médicaments ainsi que leurs effets bénéfiques ou indésirables sur l’organisme ?

La pharmacodynamie
La thérapeutique clinique
La pharmacocinétique
La pharmacovigilance

La pharmacodynamie

Explication

La pharmacodynamie étudie les mécanismes d’action et les effets des médicaments sur l’organisme, notamment la relation entre dose et réponse. Les distracteurs renvoient respectivement aux concentrations et au devenir du médicament, à la surveillance des effets indésirables ou à la conduite du traitement.

60. Une substance agit par ses propriétés physico-chimiques, sans interagir avec une cible particulière, et requiert souvent une dose élevée. Quel type d’action présente-t-elle ?

Une action spécifique
Une action non spécifique
Une inhibition compétitive
Une action agoniste

Une action non spécifique

Explication

Une action non spécifique repose sur des propriétés physico-chimiques ou mécaniques, sans cible particulière, et nécessite souvent des doses élevées. Les distracteurs supposent une cible réceptrice ou enzymatique, caractéristiques d’autres mécanismes.

61. Lors d’une expérience, un inhibiteur enzymatique empêche le substrat de se fixer parce qu’il occupe le même site que lui. Comment classer cet inhibiteur ?

Un agoniste enzymatique
Un inhibiteur irréversible de la COX
Un inhibiteur compétitif
Un inhibiteur non compétitif

Un inhibiteur compétitif

Explication

Un inhibiteur compétitif se fixe sur le même site enzymatique que le substrat ; un inhibiteur non compétitif occupe un autre site. Les autres distracteurs s’appuient sur l’exemple de l’aspirine ou confondent inhibition enzymatique et activation d’un récepteur.

62. Un médicament se fixe à un récepteur et déclenche son activation, produisant un effet semblable à celui du ligand endogène. Quel est son rôle ?

Un inhibiteur compétitif
Un agoniste
Un antagoniste
Un ligand sans activité

Un agoniste

Explication

Un agoniste se fixe au récepteur et l’active, entraînant des effets physiologiques semblables à ceux du ligand endogène. Les distracteurs décrivent le blocage du récepteur, une inhibition enzymatique ou une liaison sans activation.

63. Un médicament inhibe une réponse cellulaire et améliore ainsi les symptômes du patient. Quelle distinction décrit correctement ces deux effets ?

L’inhibition est l’effet thérapeutique et l’amélioration des symptômes, l’effet pharmacologique.
L’inhibition est l’effet pharmacologique et l’amélioration des symptômes, l’effet thérapeutique.
L’inhibition est l’indication clinique et l’amélioration des symptômes, l’effet pharmacologique.
L’inhibition est l’effet indésirable et l’amélioration des symptômes, l’effet pharmacologique.

L’inhibition est l’effet pharmacologique et l’amélioration des symptômes, l’effet thérapeutique.

Explication

L’effet pharmacologique correspond à la réponse cellulaire, tandis que l’effet thérapeutique est le bénéfice clinique qui en résulte. Les distracteurs confondent ces niveaux ou substituent une indication ou un effet indésirable à l’un d’eux.

64. Un produit est prescrit pour aider à confirmer la présence d’une maladie. À quelle catégorie d’effet thérapeutique cette prescription correspond-elle ?

À un effet curatif.
À un effet préventif.
À un effet symptomatique.
À un effet diagnostique.

À un effet diagnostique.

Explication

Un effet thérapeutique est diagnostique lorsqu’il aide à identifier une maladie ou à confirmer un diagnostic. La prévention vise à empêcher l’apparition d’une maladie, l’effet symptomatique améliore l’état du patient et l’effet curatif cherche à le rétablir.

65. À dose thérapeutique, une réaction non souhaitée apparaît chez un patient ayant un terrain d’hypersensibilité, sans lien prévisible avec le mécanisme d’action. Comment classer cette réaction ?

Comme un effet indésirable inattendu lié au patient.
Comme un effet indésirable prévisible lié au mécanisme d’action.
Comme une toxicité aiguë provoquée par une dose excessive.
Comme un effet thérapeutique attendu du médicament.

Comme un effet indésirable inattendu lié au patient.

Explication

Un effet indésirable inattendu est imprévisible et peut être lié au patient, notamment à une hypersensibilité ou à son terrain. Le fait que la réaction survienne à dose thérapeutique ne la rend pas prévisible; une toxicité aiguë évoque une exposition excessive rapprochée.

66. Après plusieurs prises excessives rapprochées, un patient développe rapidement des signes de toxicité. De quel type de toxicité s’agit-il ?

D’une toxicité aiguë.
D’un effet indésirable prévisible à dose thérapeutique.
D’un effet indésirable inattendu lié au terrain.
D’une toxicité chronique.

D’une toxicité aiguë.

Explication

La toxicité aiguë survient rapidement après une dose excessive unique ou plusieurs prises rapprochées. La toxicité chronique résulte d’administrations répétées et prolongées, tandis que les deux autres réponses décrivent des effets indésirables à dose thérapeutique.

67. Une patiente prend un médicament dont l’effet est modifié par la consommation d’alcool. Comment qualifier cette situation ?

Une interaction médicamenteuse.
Une toxicité chronique.
Une interaction galénique.
Un effet thérapeutique symptomatique.

Une interaction médicamenteuse.

Explication

Il y a interaction médicamenteuse lorsque l’effet d’un médicament est modifié par un autre médicament, un aliment, l’alcool ou une substance de l’environnement. La notion ne se limite donc pas aux associations de médicaments; les autres choix désignent des phénomènes différents.

68. Un patient reçoit quatre produits administrés simultanément. Comment caractériser le risque d’interaction lié à ce nombre de produits ?

Le risque est considéré comme imprévisible dès deux produits administrés.
Le risque est considéré comme moindre lorsque le nombre de produits augmente.
Le risque est considéré comme imprévisible à partir de cinq produits par jour.
Le risque est considéré comme imprévisible au-delà de trois produits.

Le risque est considéré comme imprévisible au-delà de trois produits.

Explication

Le risque d’interaction augmente avec le nombre de médicaments et est considéré comme imprévisible au-delà de trois produits administrés. Le repère de cinq médicaments par jour concerne les interactions fréquentes et ne remplace pas ce seuil.

69. Dans une association, un médicament augmente l’effet d’un autre, tandis qu’une action conjointe produit un effet supérieur à celui d’un seul médicament. Quels termes désignent ces deux situations, dans cet ordre ?

Potentialisation, puis synergie.
Antagonisme, puis potentialisation.
Synergie, puis antagonisme.
Potentialisation, puis antagonisme.

Potentialisation, puis synergie.

Explication

La potentialisation augmente l’effet d’un médicament par un autre, tandis que la synergie produit une action plus importante que celle d’un seul médicament. L’antagonisme réduit ou annule un ou plusieurs effets.

70. Un patient prend un médicament dont le métabolisme est accéléré par un inducteur enzymatique. Quelle conséquence peut en résulter pour un autre médicament métabolisé par ces enzymes ?

Une modification de son absorption sans changement de métabolisme.
Une réduction de son élimination et une prolongation de son effet.
Une augmentation possible de sa concentration et du risque de surdosage.
Une diminution possible de son effet.

Une diminution possible de son effet.

Explication

Les inducteurs enzymatiques accélèrent le métabolisme d’autres molécules et peuvent ainsi diminuer leur effet. Une hausse de concentration et du risque de surdosage est plutôt associée aux inhibiteurs enzymatiques; les autres réponses confondent métabolisme et absorption ou élimination.

71. Un médicament soumis à l’obligation de rapports périodiques vient d’être commercialisé. En l’absence d’un calendrier fixé par son AMM ou par la liste européenne des dates de référence, quelle fréquence minimale le titulaire doit-il respecter pendant les deux premières années ?

Tous les deux ans
Tous les ans
Tous les six mois
Tous les trois ans

Tous les six mois

Explication

À défaut de calendrier applicable, les rapports sont transmis au moins tous les six mois pendant les deux premières années suivant la commercialisation. La fréquence annuelle correspond aux deux années suivantes, celle de trois ans vient ensuite, tandis qu’un rythme bisannuel ne figure pas dans cette règle.

72. Pour administrer un médicament en urgence, l’équipe doit obtenir un délai d’action court. Quel choix de voie respecte les critères d’administration applicables à cette situation ?

Privilégier la voie orale, les voies injectables étant réservées aux soins non urgents
Privilégier la voie intraveineuse, avec d’autres voies possibles selon la situation
Privilégier la voie sous-cutanée, les voies perlinguale et pulmonaire étant inadaptées
Privilégier la voie intramusculaire, la voie intraveineuse étant réservée aux urgences extrêmes

Privilégier la voie intraveineuse, avec d’autres voies possibles selon la situation

Explication

En urgence, le délai d’action court conduit à privilégier la voie intraveineuse, mais les voies intramusculaire, sous-cutanée, perlinguale ou pulmonaire peuvent aussi être envisagées; la voie orale peut être utilisée dans certaines situations. Les autres réponses généralisent l’exclusion de la voie orale, inversent sa place avec les voies injectables ou écartent à tort des voies parfois possibles.

73. Une solution injectable est préparée pour une administration parentérale. Quel ensemble de caractéristiques répond aux exigences de sécurité décrites ?

Stérile, apyrogène, limpide, avec un pH et une tonicité adaptés
Stérile, pyrogène, limpide, avec un pH et une tonicité adaptés
Stérile, apyrogène, limpide, avec une tonicité volontairement différente du plasma
Stérile, apyrogène, trouble, avec un pH et une tonicité adaptés

Stérile, apyrogène, limpide, avec un pH et une tonicité adaptés

Explication

Une solution injectable doit être stérile et apyrogène, limpide, et présenter un pH ainsi qu’une tonicité adaptés, idéalement proches de ceux du plasma. La deuxième réponse confond stérilité et absence de pyrogènes, la troisième écarte l’adaptation de la tonicité et la quatrième accepte une solution trouble.

74. Une patiente prenant de l’aspirine doit subir une chirurgie dans quatre jours. Quelle donnée doit être prise en compte pour évaluer le maintien ou l’arrêt de son traitement ?

L’effet antiagrégant cesse en quelques heures et la décision dépend des risques hémorragique et thrombotique
L’effet antiagrégant dure environ sept jours et la décision dépend du seul risque hémorragique
L’effet antiagrégant dure environ sept jours et la décision dépend d’un délai préopératoire fixe
L’effet antiagrégant dure environ sept jours et la décision dépend des risques hémorragique et thrombotique

L’effet antiagrégant dure environ sept jours et la décision dépend des risques hémorragique et thrombotique

Explication

L’aspirine inhibe irréversiblement la COX, et son effet antiagrégant persiste environ sept jours, soit la durée de vie des plaquettes. Cette durée n’impose pas à elle seule un délai fixe d’arrêt : la décision tient compte à la fois des risques hémorragique et thrombotique.

Révisez avec les flashcards

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Quelles fonctions la définition légale européenne attribue-t-elle au médicament ?

Soigner ou prévenir des maladies, modifier des fonctions physiologiques, exercer une action pharmacologique, immunologique ou métabolique, ou établir un diagnostic médical.

Quel est le rôle du principe actif dans un médicament ?

Il est responsable de l’effet thérapeutique.

Sous quels noms un principe actif peut-il être désigné ?

Par son nom scientifique, sa DCI ou sa dénomination commerciale.

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