QCM : Méningites et encéphalites (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lorsqu’on distingue le système nerveux central du système nerveux périphérique, quelle structure appartient au système nerveux central ?

Le cervelet
Un nerf crânien
Un nerf périphérique
Un nerf spinal

Le cervelet

Explication

Le système nerveux central comprend le cerveau, le cervelet, le tronc cérébral et la moelle épinière. Les distracteurs classent à tort des nerfs, qui relèvent du système nerveux périphérique, ou déplacent une structure centrale vers ce système.

2. Quelle description correspond au liquide céphalo-rachidien chez une personne en bonne santé ?

Il baigne le système nerveux central sans se renouveler en permanence
Il baigne le système nerveux central et se renouvelle en permanence
Il circule dans les ventricules cérébraux sans entourer la moelle épinière
Il entoure les nerfs périphériques et se renouvelle en permanence

Il baigne le système nerveux central et se renouvelle en permanence

Explication

Le liquide céphalo-rachidien baigne l’intégralité du système nerveux central, notamment autour de l’encéphale et de la moelle épinière, et se renouvelle en permanence. Les autres réponses le limitent aux ventricules, le placent autour des nerfs périphériques ou omettent son renouvellement.

3. Une analyse montre une augmentation anormale du nombre de cellules dans le liquide céphalo-rachidien : quelle affection cette définition désigne-t-elle ?

Un syndrome méningé fébrile
Une méningite
Une hypoglycorachie
Une méningite bactérienne confirmée

Une méningite

Explication

La méningite est définie par une inflammation des espaces méningés associée à une augmentation anormale des cellules dans le liquide céphalo-rachidien. Une cause bactérienne ou une baisse du glucose ne constitue pas cette définition, et les symptômes seuls décrivent un syndrome méningé.

4. Le liquide céphalo-rachidien d’une patiente contient 7 cellules par mm³. Quel résultat permet de définir une méningite ?

Une méningite, car le nombre est inférieur à 5 cellules par mm³
Une méningite, car le nombre dépasse 5 cellules par mm³
Une cause bactérienne, si le glucose est inférieur à son seuil normal
Une cause bactérienne, car le nombre dépasse 5 cellules par mm³

Une méningite, car le nombre dépasse 5 cellules par mm³

Explication

Le diagnostic de méningite est défini par plus de 5 cellules par mm³ : 7 dépasse ce seuil. La baisse du glucose oriente plutôt vers une cause bactérienne; elle ne remplace pas le critère cellulaire.

5. Quel ensemble de manifestations correspond au syndrome méningé fébrile ?

Fièvre, céphalées permanentes, raideur de nuque, signes de Kernig et de Brudzinski, photophobie et phonophobie
Fièvre, céphalées intermittentes, raideur de nuque, signes de Kernig et de Brudzinski, photophobie et phonophobie
Fièvre, toux, raideur de nuque, signes de Kernig et de Brudzinski, photophobie et phonophobie
Fièvre, céphalées permanentes, raideur de nuque, baisse du glucose, photophobie et phonophobie

Fièvre, céphalées permanentes, raideur de nuque, signes de Kernig et de Brudzinski, photophobie et phonophobie

Explication

Le syndrome méningé fébrile associe fièvre, céphalées permanentes, raideur de nuque, signes de Kernig et de Brudzinski, photophobie et phonophobie. Les distracteurs modifient la permanence des céphalées, substituent un résultat biologique ou introduisent un signe respiratoire.

6. Un patient présente un syndrome méningé fébrile et doit être exploré en urgence. Quelle démarche permet d’analyser le liquide et de rechercher des agents infectieux ?

Réaliser une ponction lombaire et des hémocultures, puis analyser le liquide avec recherche notamment par PCR multiplexe
Faire des hémocultures et une PCR multiplexe, puis réserver la ponction lombaire aux résultats positifs
Réaliser une ponction lombaire et des hémocultures, puis utiliser la PCR multiplexe pour rechercher un seul agent
Réaliser une ponction lombaire, puis attendre le résultat de la PCR avant de faire des hémocultures

Réaliser une ponction lombaire et des hémocultures, puis analyser le liquide avec recherche notamment par PCR multiplexe

Explication

Devant un syndrome méningé fébrile, la ponction lombaire et les hémocultures sont réalisées en urgence; l’analyse du liquide, notamment par PCR multiplexe, recherche plusieurs agents infectieux. Les autres démarches retardent un prélèvement urgent, omettent l’un des prélèvements ou réduisent la portée de la PCR multiplexe.

7. Quel ensemble réunit les principales bactéries citées comme causes de méningite purulente ?

Streptococcus pneumoniae, virus herpès, Listeria monocytogenes et Haemophilus influenzae
Streptococcus pneumoniae, Neisseria meningitidis, cryptococcus et Haemophilus influenzae
Streptococcus pneumoniae, Neisseria meningitidis, Listeria monocytogenes et Haemophilus influenzae
Streptococcus pneumoniae, Neisseria meningitidis, Listeria monocytogenes et virus VZV

Streptococcus pneumoniae, Neisseria meningitidis, Listeria monocytogenes et Haemophilus influenzae

Explication

Les principales causes bactériennes citées sont le pneumocoque, le méningocoque, Listeria monocytogenes et Haemophilus influenzae. Les distracteurs introduisent respectivement un virus, un parasite ou remplacent une bactérie par un virus.

8. Une méningite purulente aiguë est diagnostiquée avant l’identification du germe. Quelle prise en charge antibiotique faut-il instaurer ?

Une antibiothérapie intraveineuse à forte dose après identification du germe, puis adaptée au résultat
Une antibiothérapie orale à forte dose en urgence, ensuite adaptée au germe identifié
Une antibiothérapie intraveineuse à forte dose en urgence, ensuite adaptée au germe identifié
Une antibiothérapie intraveineuse à faible dose en urgence, maintenue après identification du germe

Une antibiothérapie intraveineuse à forte dose en urgence, ensuite adaptée au germe identifié

Explication

La méningite purulente aiguë impose une antibiothérapie intraveineuse à forte dose en urgence, puis une adaptation au germe identifié. Les distracteurs retardent le traitement, choisissent une voie inadaptée ou omettent la forte dose et l’adaptation.

9. Chez un patient chez qui une méningite est suspectée, le méningocoque n’a pas encore été écarté. Quelle mesure d’isolement appliquer ?

Mettre en place des précautions d’isolement respiratoire jusqu’à ce que le méningocoque soit écarté
Mettre en place des précautions d’isolement gouttelettes jusqu’à ce que le méningocoque soit écarté
Mettre en place des précautions d’isolement gouttelettes jusqu’à ce que le pneumocoque soit écarté
Mettre en place des précautions d’isolement gouttelettes après confirmation du méningocoque

Mettre en place des précautions d’isolement gouttelettes jusqu’à ce que le méningocoque soit écarté

Explication

En cas de suspicion de méningite, l’isolement gouttelettes s’applique tant que le méningocoque n’a pas été écarté. Attendre sa confirmation inverse la règle; le pneumocoque n’est pas le critère d’arrêt, et les précautions demandées sont celles contre les gouttelettes.

10. Un patient présente un purpura fulminans suspecté avant son arrivée à l’hôpital. Quelle mesure thérapeutique doit être prise sans délai ?

Administrer immédiatement une bêta-lactamine par voie orale, idéalement une céphalosporine comme la ceftriaxone
Administrer immédiatement une céphalosporine par voie intraveineuse après l’arrivée à l’hôpital
Administrer une bêta-lactamine par voie intraveineuse après confirmation diagnostique, idéalement une céphalosporine
Administrer immédiatement une bêta-lactamine, de préférence par voie intraveineuse, idéalement une céphalosporine comme la ceftriaxone

Administrer immédiatement une bêta-lactamine, de préférence par voie intraveineuse, idéalement une céphalosporine comme la ceftriaxone

Explication

Le purpura fulminans est une urgence thérapeutique absolue : une bêta-lactamine doit être administrée dès la phase préhospitalière, de préférence par voie intraveineuse, idéalement une céphalosporine comme la ceftriaxone. Les distracteurs retardent le traitement ou s’écartent de la voie et du moment recommandés.

11. Quelle part des méningites virales est principalement attribuée aux entérovirus ?

Environ 90 %
Environ 10 %
Environ 100 %
Environ 50 %

Environ 90 %

Explication

Les entérovirus représentent environ 90 % des méningites virales. Une proportion proche de la moitié sous-estime leur rôle, 100 % les confond avec l’ensemble des cas, et 10 % inverse l’ordre de grandeur.

12. Une personne présente une méningite virale, sans trouble de vigilance, déficit neurologique ni épilepsie. Comment cette méningite est-elle décrite ?

Comme une méningite isolée bénigne
Comme une méningite grave avec déficit neurologique
Comme une encéphalite avec signes centraux
Comme une méningite nécessitant un traitement spécifique

Comme une méningite isolée bénigne

Explication

Une méningite virale isolée, sans trouble de vigilance, déficit neurologique ni épilepsie, est décrite comme bénigne. La confondre avec une encéphalite ajoute des signes centraux absents, tandis que les autres réponses contredisent l’absence de signes graves ou le caractère bénin.

13. Dans une région, des cas isolés de méningite à entérovirus sont observés toute l’année, tandis qu’une hausse groupée survient en été. Quelle interprétation correspond à ce profil ?

Les cas sporadiques sont estivaux et les épidémies sont hivernales
Les cas sporadiques sont estivaux et les épidémies surviennent toute l’année
Les cas sporadiques surviennent toute l’année et les épidémies sont estivales
Les cas sporadiques surviennent toute l’année et les épidémies sont hivernales

Les cas sporadiques surviennent toute l’année et les épidémies sont estivales

Explication

Les méningites à entérovirus apparaissent sous forme de cas sporadiques toute l’année et d’épidémies estivales. Les autres interprétations inversent ces périodes ou attribuent aux épidémies une saison hivernale non indiquée.

14. Quel tissu est inflammé lors d’une encéphalite, qui peut être d’origine infectieuse ou non infectieuse ?

Une cavité virtuelle
Les espaces méningés
Le tissu pulmonaire
Le parenchyme cérébral

Le parenchyme cérébral

Explication

L’encéphalite est une inflammation du parenchyme cérébral et peut avoir une origine infectieuse ou non infectieuse. Les espaces méningés désignent une autre localisation, le tissu pulmonaire est sans rapport, et une cavité virtuelle évoque plutôt un empyème.

15. Un patient fébrile développe des hallucinations et un déficit moteur. Quel diagnostic faut-il suspecter devant cette association ?

Une méningite isolée sans atteinte centrale
Une atteinte neurologique non associée à la fièvre
Une méningite virale bénigne sans signe neurologique
Une encéphalite

Une encéphalite

Explication

La fièvre associée à des signes neurologiques centraux, comme des hallucinations ou un déficit moteur, fait suspecter une encéphalite. Une méningite isolée ne comporte pas de tels signes centraux, et l’absence de convulsions n’écarte pas l’encéphalite.

16. Pour confirmer une encéphalite suspectée, quelle combinaison d’examens faut-il réaliser ?

Ponction lombaire, IRM et radiographie
Ponction lombaire, IRM et EEG
Bilan sanguin, IRM et EEG
Ponction lombaire, radiographie et EEG

Ponction lombaire, IRM et EEG

Explication

La confirmation d’une encéphalite repose sur la ponction lombaire, l’IRM et l’EEG. Une radiographie ne remplace pas l’IRM ou l’EEG, et un bilan sanguin seul ne correspond pas à cette combinaison.

17. Un patient présente une encéphalite grave, dont la cause n’est pas encore établie, mais HSV, VZV ou Listeria sont envisagés. Quel traitement initial correspond à la prise en charge décrite ?

Aciclovir intraveineux pour HSV/VZV et amoxicilline pour Listeria
Aciclovir par voie orale pour HSV/VZV et amoxicilline pour Listeria
Traitement commencé après les résultats, avec aciclovir et amoxicilline
Amoxicilline pour HSV/VZV et aciclovir intraveineux pour Listeria

Aciclovir intraveineux pour HSV/VZV et amoxicilline pour Listeria

Explication

L’encéphalite nécessite un diagnostic et un traitement urgents ; le traitement initial comporte souvent l’aciclovir intraveineux contre HSV ou VZV et l’amoxicilline contre Listeria, avant adaptation aux résultats. Les autres choix inversent les indications, modifient la voie de l’aciclovir ou retardent à tort le traitement initial.

18. Une collection purulente se forme dans l’espace sous-dural, une cavité virtuelle. Comment la désigne-t-on ?

Un phlegmon
Un abcès
Une encéphalite
Un empyème

Un empyème

Explication

Un empyème est une collection purulente située dans une cavité virtuelle, notamment l’espace sous-dural. Un abcès se forme au sein d’un tissu, un phlegmon est une inflammation sans collection, et une encéphalite est une inflammation du parenchyme cérébral.

19. Une collection purulente s’est formée au sein d’un tissu cérébral. Quel terme désigne cette collection ?

Un empyème
Un phlegmon
Une encéphalite
Un abcès

Un abcès

Explication

Un abcès est une collection purulente formée au sein d’un tissu, y compris le tissu cérébral. L’empyème se situe dans une cavité virtuelle, le phlegmon ne comporte pas de collection, et l’encéphalite désigne une inflammation du parenchyme cérébral.

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Quels organes composent le système nerveux central ?

Le cerveau, le cervelet, le tronc cérébral et la moelle épinière.

Que comprend le système nerveux périphérique ?

L’ensemble des nerfs.

Que baigne le liquide céphalo-rachidien ?

L’intégralité du système nerveux central.

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