QCM : Études transversales et indicateurs épidémiologiques (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une étude mesure la répartition d’une maladie dans plusieurs régions à une date donnée, sans intervention des chercheurs. Quelles dimensions de classification faut-il examiner pour la caractériser complètement ?

La procédure, l’objectif, la chronologie du recueil et la méthodologie
L’objectif, la chronologie et la méthodologie, sans la procédure
La procédure, la chronologie et la méthodologie, sans l’objectif
La procédure, l’objectif et la chronologie du recueil, sans la méthodologie

La procédure, l’objectif, la chronologie du recueil et la méthodologie

Explication

La typologie s’appuie sur quatre dimensions distinctes : procédure, objectif, chronologie et méthodologie. Négliger la méthodologie ou l’une des autres dimensions réduit cette classification à tort.

2. Un chercheur attribue à des participants un programme de prévention selon un protocole qu’il a établi, puis observe leur état de santé. De quel type d’étude s’agit-il selon la procédure ?

Une étude expérimentale
Une étude rétrospective
Une étude observationnelle
Une étude descriptive

Une étude expérimentale

Explication

Une étude est expérimentale lorsque l’expérimentateur applique une intervention selon une procédure déterminée. L’absence éventuelle de randomisation ne la rend pas observationnelle ; les autres réponses renvoient à l’objectif ou à la chronologie.

3. Une équipe compare deux procédures de dépistage afin de déterminer laquelle fonctionne le mieux. Quel objectif d’étude correspond à cette démarche ?

Un objectif analytique
Un objectif chronologique
Un objectif évaluatif
Un objectif descriptif

Un objectif évaluatif

Explication

L’objectif évaluatif consiste à comparer des procédures. La mesure d’une fréquence relève du descriptif, la recherche de facteurs de risque ou pronostiques de l’analytique, et la chronologie est une autre dimension de classification.

4. Une équipe décrit les variations, au fil des décennies, de la répartition d’une maladie selon l’âge, le sexe et la région. Quel champ d’étude correspond à cette démarche ?

L’épidémiologie évaluative
L’épidémiologie expérimentale
L’épidémiologie analytique
L’épidémiologie descriptive

L’épidémiologie descriptive

Explication

L’épidémiologie descriptive étudie la fréquence et la répartition des maladies selon des caractéristiques de population, ainsi que leurs changements historiques. La recherche de déterminants relève de l’analytique ; l’évaluation porte sur des procédures et l’expérimental sur l’intervention.

5. Pour suivre l’évolution des décès dans une population, une équipe exploite des documents établis lors de chaque décès. Quelle source d’information épidémiologique utilise-t-elle ?

Les registres de maladies
Les déclarations obligatoires de maladies
Les enquêtes ponctuelles en communauté
Les certificats de décès

Les certificats de décès

Explication

Les certificats de décès constituent une source d’information épidémiologique adaptée à l’étude des causes de décès. Les registres portent sur des maladies déterminées, les déclarations concernent certaines maladies et les enquêtes ponctuelles recueillent directement des informations à un moment donné.

6. Dans une enquête menée auprès d’une population définie, l’exposition à un facteur et la présence d’une maladie sont relevées lors du même passage. Quelle information cette étude peut-elle notamment fournir ?

La chronologie certaine entre exposition et maladie
L’incidence de la maladie au cours d’un suivi
L’effet d’une intervention attribuée par les chercheurs
La prévalence de la maladie

La prévalence de la maladie

Explication

Une étude transversale recueille simultanément les informations sur l’exposition et la maladie dans une population définie ; elle renseigne notamment sur la prévalence. Elle ne suit pas l’apparition de nouveaux cas et le recueil simultané n’établit pas l’ordre temporel des événements.

7. Un service de santé publique veut estimer la proportion d’adultes ayant une maladie chronique fréquente et mesurer leur taux de cholestérol lors d’une enquête ponctuelle. Cet usage correspond-il aux objectifs d’une étude transversale ?

Oui, car elle mesure l’incidence au moyen d’un suivi prolongé
Non, car elle exige une intervention déterminée par les chercheurs
Non, car elle sert à comparer des procédures de soins
Oui, car elle peut mesurer la prévalence et des caractéristiques de santé

Oui, car elle peut mesurer la prévalence et des caractéristiques de santé

Explication

Les études transversales peuvent mesurer la prévalence de maladies fréquentes et chroniques ainsi que des caractéristiques comme le cholestérol. L’incidence nécessite l’observation de nouveaux cas au cours du temps, tandis que la comparaison de procédures et l’intervention répondent à d’autres objectifs.

8. Dans une enquête où l’exposition et la maladie sont relevées au même moment, quelle conclusion peut-on tirer sur leur ordre temporel ?

La maladie précède l’exposition puisque les deux sont observées ensemble.
L’ordre entre exposition et maladie reste difficile à établir.
L’exposition précède la maladie puisque les deux sont associées.
L’ordre est établi comme dans une cohorte avec suivi temporel.

L’ordre entre exposition et maladie reste difficile à établir.

Explication

Une étude transversale mesure simultanément exposition et maladie, ce qui ne permet pas facilement d’établir laquelle précède l’autre. Une association ne prouve pas l’antériorité, et une mesure simultanée ne documente pas une chronologie longitudinale.

9. Une enquête transversale porte sur une maladie dont certains patients guérissent très vite et d’autres décèdent rapidement. Quel effet cette caractéristique peut-elle avoir sur les malades observés ?

Les cas rapidement guéris ou décédés risquent d’être peu représentés.
Les cas rapidement guéris risquent d’être surreprésentés dans l’enquête.
Les cas rapidement décédés risquent d’être représentés comme des cas prévalents.
La répartition des cas observés ne dépend pas de leur durée de survie.

Les cas rapidement guéris ou décédés risquent d’être peu représentés.

Explication

Les études transversales dépendent de la survie : les personnes rapidement guéries ou rapidement décédées ont peu de chances d’être incluses parmi les malades observés. La confusion consiste à croire que les cas de courte durée sont davantage captés ou que la survie n’influence pas l’échantillon.

10. Une équipe veut estimer un problème de santé dans une région, mais comparer aussi les résultats selon l’âge. Quel choix de population correspond à cet objectif ?

Retenir une population hospitalière sans préciser sa zone géographique.
Sélectionner une population particulière sans lien avec l’objectif régional.
Définir une population régionale et la stratifier selon l’âge.
Choisir une population entière sans possibilité de distinguer les âges.

Définir une population régionale et la stratifier selon l’âge.

Explication

Le choix de la population dépend de l’objectif et peut inclure une zone géographique ainsi qu’une stratification par âge. Une population hospitalière ou sans distinction d’âge ne répond pas de la même façon à l’objectif décrit.

11. Dans une enquête transversale, les chercheurs veulent caractériser les expositions professionnelles antérieures et les mettre en rapport avec la date du diagnostic. Quelle démarche est adaptée ?

Recueillir les expositions antérieures, leur séquence et leurs doses, ainsi que la date du diagnostic.
Utiliser la mortalité comme substitut aux données sur l’exposition et le diagnostic.
Mesurer l’exposition actuelle sans tenir compte des expositions passées ni du diagnostic.
Relever la date du diagnostic sans caractériser les expositions professionnelles.

Recueillir les expositions antérieures, leur séquence et leurs doses, ainsi que la date du diagnostic.

Explication

L’exposition peut être mesurée à l’aide de questionnaires, de dossiers ou de tests biologiques, en considérant notamment la séquence et les doses d’exposition ainsi que la date du diagnostic. Se limiter à l’exposition actuelle omet l’historique pertinent, tandis que la mortalité ne décrit pas l’exposition.

12. Au 1er août, une population comprend des personnes malades depuis plusieurs mois et de nouveaux cas apparus en juillet. Que mesure la prévalence à cette date ?

La proportion des seules personnes devenues malades en août.
Le risque que les personnes encore saines deviennent malades ensuite.
La proportion comprenant les cas déjà présents et les nouveaux cas.
Le nombre des seuls nouveaux cas apparus pendant juillet.

La proportion comprenant les cas déjà présents et les nouveaux cas.

Explication

La prévalence est la proportion de malades présents à un instant donné ou durant un intervalle et inclut les cas nouveaux comme ceux déjà atteints. Compter uniquement les nouveaux cas relève de l’incidence, et le risque porte sur la survenue ultérieure de cas.

13. Une étude suit une population pendant un an et veut compter les personnes qui développent la maladie pour la première fois durant cette période. Quelle mesure correspond à cet objectif ?

La densité d’incidence rapportée au personne-temps.
La proportion de cas présents au début du suivi.
L’incidence sur la période étudiée.
La prévalence à la fin de la période.

L’incidence sur la période étudiée.

Explication

L’incidence correspond au nombre de nouveaux cas apparus pendant une période donnée. La prévalence dénombre les cas présents, tandis que la densité d’incidence rapporte les nouveaux cas au total des durées individuelles de participation.

14. Deux études observent chacune de nouveaux cas, mais les participants contribuent des durées de suivi différentes. Quelle mesure permet de comparer la vitesse d’apparition des cas en tenant compte de ces durées ?

L’incidence cumulée sans tenir compte de la durée de suivi.
La prévalence calculée parmi les personnes suivies à une date donnée.
La densité d’incidence fondée sur le total des personne-temps.
Le nombre de cas rapporté à l’effectif initial de la population.

La densité d’incidence fondée sur le total des personne-temps.

Explication

La densité d’incidence mesure la vitesse d’apparition des nouveaux cas en rapportant leur nombre au total des durées individuelles de participation, exprimé en personne-temps. L’incidence cumulée ne prend pas ce dénominateur temporel, et la prévalence porte sur les cas présents.

15. Dans une ville de 80 000 habitants en moyenne, 640 décès sont enregistrés au cours d’une année. Quel est le taux brut de mortalité annuel pour 1 000 habitants ?

0,8 décès pour 1 000 habitants
80 décès pour 1 000 habitants
8 décès pour 1 000 habitants
125 décès pour 1 000 habitants

8 décès pour 1 000 habitants

Explication

Le taux brut rapporte les décès à l’effectif moyen, puis s’exprime ici pour 1 000 habitants : 640/80 000×1 000=8640 / 80\,000 \times 1\,000 = 8. Le taux de 125 inverse le rapport, 0,8 omet la conversion pour 1 000 et 80 applique un facteur de conversion erroné.

16. Deux régions ont des structures d’âge différentes et l’on souhaite comparer leurs indicateurs de mortalité en tenant compte de cette différence. Quelle méthode convient ?

Comparer les taux bruts calculés sur leurs populations respectives
Calculer des taux standardisés par une méthode directe ou indirecte
Comparer les taux spécifiques calculés pour une seule cause
Comparer les taux spécifiques calculés pour une seule classe d’âge

Calculer des taux standardisés par une méthode directe ou indirecte

Explication

La standardisation directe ou indirecte permet de comparer des populations en prenant en compte les différences de structure, notamment d’âge. Les taux bruts y sont sensibles, tandis qu’un taux spécifique se limite à une catégorie telle qu’une classe d’âge ou une cause.

17. Une étude estime, parmi les personnes exposées à un polluant, la proportion des cas de maladie attribuables à cette exposition. De quelle fraction s’agit-il ?

Le risque relatif associé à l’exposition
La fraction étiologique chez les exposés
Le nombre de cas attribuables chez les exposés
La fraction étiologique dans la population entière

La fraction étiologique chez les exposés

Explication

La fraction étiologique chez les exposés est la proportion de cas attribuables au facteur parmi les sujets exposés. La fraction dans la population inclut aussi les non-exposés; le nombre de cas est un effectif, et le risque relatif est une autre mesure.

18. Dans un groupe exposé, 150 personnes sont malades et la fraction étiologique chez les exposés est de 40 %. Combien de cas sont attribuables à l’exposition dans ce groupe ?

110 cas
6 cas
60 cas
90 cas

60 cas

Explication

Le nombre de cas attribuables s’obtient en multipliant la fraction étiologique chez les exposés par le nombre de malades exposés : 0,40×150=600,40 \times 150 = 60. Les autres résultats proviennent d’une mauvaise base de calcul, d’une soustraction ou d’une conversion erronée du pourcentage.

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Selon quels quatre critères les études épidémiologiques sont-elles classées ?

Selon la procédure, l’objectif, la chronologie du recueil et la méthodologie.

Quelle intervention caractérise une étude épidémiologique expérimentale ?

Une intervention déterminée par l’expérimentateur.

Quelle intervention caractérise une étude épidémiologique observationnelle ?

Aucune intervention n’est appliquée.

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