QCM : Activité physique et recherche qualitative — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment le comportement humain peut-il être défini en psychologie de la santé ?

Comme une décision consciente évaluée par les déclarations de la personne
Comme une réponse à des événements internes ou externes, observable ou non
Comme une activité motrice volontaire produite en présence d’un stimulus externe
Comme une réaction émotionnelle contrôlée par les interactions sociales

Comme une réponse à des événements internes ou externes, observable ou non

Explication

Le comportement désigne toute action ou réponse d’une personne à des événements internes ou externes, qu’elle soit apparente ou cachée et mesurable directement ou indirectement. Le réduire à une activité motrice observable exclut les comportements cachés et les réponses non directement mesurables.

2. Pourquoi la pratique d’une activité physique peut-elle être considérée comme un comportement ?

Parce qu’elle implique une planification consciente avant chaque mouvement
Parce qu’elle répond à une situation ou à un événement interne ou externe
Parce qu’elle correspond à une mesure physiologique recueillie pendant l’effort
Parce qu’elle résulte d’une aptitude physique indépendante du contexte

Parce qu’elle répond à une situation ou à un événement interne ou externe

Explication

La pratique d’activité physique constitue un comportement puisqu’elle représente une réponse à une situation ou à un événement, qu’il soit interne ou externe. L’identifier à une aptitude physique ou à une mesure physiologique confond le comportement avec ses déterminants ou ses indicateurs.

3. Quelle transition caractérise l’initiation de la pratique physique ?

Le passage de l’intention planifiée à la mise en œuvre du comportement
La comparaison des niveaux d’activité entre plusieurs participants
La modification volontaire de l’effort pendant l’exécution de la tâche
La diminution importante de la participation après une difficulté rencontrée

Le passage de l’intention planifiée à la mise en œuvre du comportement

Explication

L’initiation correspond au moment où l’individu passe de la motivation, de l’intention et de la planification à la réalisation effective du comportement. Modifier l’effort pendant la tâche relève de la régulation, tandis que réduire fortement la participation relève du désengagement.

4. Une personne augmente progressivement ses ressources physiques et cognitives pendant une séance afin de produire davantage de mouvements. Quelle phase illustre-t-elle ?

La régulation, car l’effort est ajusté au cours de la tâche
Le désengagement, car la participation est modifiée après une difficulté
La planification, car l’objectif d’activité est défini avant la séance
L’initiation, car la personne transforme une intention en première action

La régulation, car l’effort est ajusté au cours de la tâche

Explication

La régulation consiste à modifier volontairement, au fil du temps, les ressources physiques et cognitives mobilisées pour entretenir, réduire ou augmenter la production motrice. L’initiation concerne le passage à l’action, tandis que le désengagement implique un arrêt ou une forte diminution de la participation.

5. Quel indice peut caractériser le désengagement d’un participant dans une activité physique ?

La formulation d’une intention et la préparation d’une activité à venir
L’ajustement volontaire de l’effort pour maintenir la production motrice
La comparaison du niveau de participation avec celui d’autres participants
L’abandon, l’échec de la tâche ou l’épuisement observé chez le participant

L’abandon, l’échec de la tâche ou l’épuisement observé chez le participant

Explication

Le désengagement correspond à l’arrêt ou à la forte diminution de la participation et peut être évalué par l’abandon, l’échec de la tâche ou l’épuisement. L’ajustement de l’effort pendant la tâche décrit plutôt la régulation, et la formulation d’une intention appartient à l’initiation.

6. Que désigne l’adhésion dans le domaine de la santé ?

La fréquence à laquelle une personne commence une activité après l’avoir planifiée
La comparaison entre plusieurs programmes selon leur taux d’abandon observé
La mesure dans laquelle une personne suit les recommandations convenues avec un professionnel
La capacité d’une personne à maintenir un effort physique malgré les difficultés rencontrées

La mesure dans laquelle une personne suit les recommandations convenues avec un professionnel

Explication

L’adhésion mesure dans quelle mesure une personne prend ses médicaments, suit un régime ou modifie son mode de vie conformément aux recommandations convenues avec un professionnel de santé. Elle ne désigne donc ni la persévérance physique, ni l’initiation d’une activité, ni la comparaison de programmes.

7. Quelle méthode représente l’adhésion à l’activité physique sous la forme d’un continuum ?

Classer chaque participant selon une limite de participation prédéfinie
Représenter au niveau d’un groupe le temps jusqu’à l’abandon
Comparer les niveaux relatifs de participation de plusieurs individus
Identifier les obstacles rencontrés avant le début du programme

Comparer les niveaux relatifs de participation de plusieurs individus

Explication

Le continuum exprime l’adhésion en comparant les niveaux relatifs de participation entre plusieurs individus. Un pourcentage seuil classe les personnes selon une limite fixée, tandis que les courbes de survie décrivent l’évolution d’un groupe dans le temps.

8. Que soutient la théorie de la minimisation de l’effort dans l’activité physique ?

Les individus recherchent généralement l’effort maximal, avec des différences liées à leur condition physique
Les individus évitent toute activité physique dès qu’une alternative pratique leur est proposée
Les individus évaluent leur effort physique selon une préférence identique dans toutes les situations
Les individus présentent une tendance générale à réduire leur effort, avec des différences individuelles

Les individus présentent une tendance générale à réduire leur effort, avec des différences individuelles

Explication

La théorie affirme l’existence d’une tendance générale à minimiser l’effort physique, tout en reconnaissant des différences entre les individus. La confusion vient du fait que cette tendance générale ne signifie pas que l’approche de l’effort est identique pour chaque personne.

9. Dans quelle situation l’effort physique risque-t-il d’être vécu comme une expérience aversive ?

Lorsqu’il est choisi librement et intégré à une activité appréciée au quotidien
Lorsqu’il paraît excessif, inutile ou remplaçable par une solution plus pratique
Lorsqu’il correspond aux objectifs de la personne et procure un sentiment de compétence
Lorsqu’il est modéré, significatif et associé à une progression personnelle visible

Lorsqu’il paraît excessif, inutile ou remplaçable par une solution plus pratique

Explication

L’effort peut devenir aversif lorsqu’il est jugé excessif, inutile ou moins efficace qu’une autre solution. Il peut toutefois aussi être valorisé positivement, notamment lorsqu’il est associé à une activité appréciée ou à un objectif personnel.

10. Quelle caractéristique décrit correctement la Physical Effort Scale ?

Elle comprend dix questions évaluées sur une échelle de fréquence allant de 0 à 4
Elle comprend cinq questions évaluées par des réponses binaires d’approche ou d’évitement
Elle comprend huit questions évaluées sur une échelle de Likert allant de 1 à 5
Elle comprend huit questions évaluées par une échelle visuelle allant de 1 à 10

Elle comprend huit questions évaluées sur une échelle de Likert allant de 1 à 5

Explication

La Physical Effort Scale est un questionnaire de huit questions utilisant une échelle de Likert de 1 à 5 pour mesurer l’approche et l’évitement de l’effort physique. Elle ne repose donc ni sur une échelle visuelle de 1 à 10 ni sur des réponses binaires.

11. Quelle définition correspond le mieux à un déterminant de l’adhésion à l’activité physique ?

Une difficulté qui réduit l’engagement en raison de contraintes personnelles ou environnementales
Une condition qui améliore l’engagement sans nécessiter de changement comportemental mesurable
Une préférence individuelle décrivant la manière dont une personne interprète son activité
Un facteur dont la variation s’accompagne d’une variation du comportement observé

Un facteur dont la variation s’accompagne d’une variation du comportement observé

Explication

Un déterminant est un facteur qui influence l’adhésion, et sa variation est suivie d’une variation du comportement observé. Une condition favorable relève plutôt d’un levier, tandis qu’une difficulté correspond à une barrière.

12. Laquelle des situations suivantes constitue un levier pour l’engagement dans une activité physique ?

Une condition psychologique qui renforce positivement la participation de la personne
Une perception négative qui réduit la volonté de poursuivre une activité proposée
Une contrainte physiologique qui diminue la capacité de participer régulièrement
Une difficulté socio-écologique qui complique l’accès aux lieux de pratique

Une condition psychologique qui renforce positivement la participation de la personne

Explication

Un levier est une condition physiologique, psychologique ou socio-écologique qui améliore ou favorise positivement l’engagement. Les autres situations décrivent des facteurs qui nuisent à la participation et relèvent donc de barrières.

13. Quel exemple correspond à une barrière à l’engagement dans une activité physique ?

Une condition psychologique qui renforce la motivation à pratiquer davantage
Une condition sociale qui facilite l’accès aux ressources et aux occasions de pratique
Une condition physiologique qui améliore la capacité à maintenir l’activité
Une condition socio-écologique qui réduit la possibilité de participer régulièrement

Une condition socio-écologique qui réduit la possibilité de participer régulièrement

Explication

Une barrière est une condition physiologique, psychologique ou socio-écologique qui réduit ou compromet l’engagement. Les autres propositions décrivent des conditions favorables, qui constituent des leviers plutôt que des freins.

14. Quelle distinction caractérise le mieux les recherches quantitative et qualitative ?

La recherche quantitative décrit les comportements, tandis que la recherche qualitative établit des relations statistiques entre variables
La recherche quantitative utilise des données numériques, tandis que la recherche qualitative explore expériences et perceptions
La recherche quantitative explore les vécus, tandis que la recherche qualitative mesure les variations avec des données numériques
La recherche quantitative étudie les préférences individuelles, tandis que la recherche qualitative compare des résultats chiffrés

La recherche quantitative utilise des données numériques, tandis que la recherche qualitative explore expériences et perceptions

Explication

La recherche quantitative explique les phénomènes à partir de données numériques, alors que la recherche qualitative s’intéresse notamment aux comportements, aux expériences vécues et aux perceptions. La confusion fréquente consiste à attribuer la mesure numérique à l’approche qualitative.

15. Quelle question guide principalement une démarche de recherche qualitative ?

Combien de personnes pratiquent-elles cette activité et à quelle fréquence mesurable ?
Pourquoi les personnes adoptent-elles, vivent-elles ou abandonnent-elles une pratique donnée ?
Quelle relation statistique existe-t-elle entre la durée de pratique et un résultat observé ?
Quelle variation numérique observe-t-on entre deux groupes soumis à des conditions différentes ?

Pourquoi les personnes adoptent-elles, vivent-elles ou abandonnent-elles une pratique donnée ?

Explication

La recherche qualitative cherche principalement à comprendre pourquoi les personnes agissent, ressentent ou perçoivent un phénomène d’une certaine manière. Elle peut compléter la recherche quantitative, qui répond davantage à des questions de mesure et de variation numérique.

16. Que désigne la « trustworthiness » dans une recherche qualitative ?

La rigueur permettant d’évaluer la fiabilité des résultats qualitatifs
La représentativité permettant d’extrapoler les résultats à une population
La validité statistique permettant d’estimer la précision des mesures quantitatives
La neutralité permettant de supprimer toute interprétation du chercheur

La rigueur permettant d’évaluer la fiabilité des résultats qualitatifs

Explication

La trustworthiness renvoie à la rigueur d’une recherche qualitative et à la confiance accordée à ses résultats. La validité quantitative mobilise des critères apparentés, mais elle ne constitue pas l’équivalent conceptuel exact de cette notion.

17. Quels sont les quatre critères classiques de la trustworthiness en recherche qualitative ?

Transcription, codage, catégorisation et interprétation
Fidélité, sensibilité, spécificité et validité prédictive
Objectivité, représentativité, causalité et reproductibilité
Crédibilité, transférabilité, dépendabilité et confirmabilité

Crédibilité, transférabilité, dépendabilité et confirmabilité

Explication

La trustworthiness repose sur la credibility, la transferability, la dependability et la confirmability. Les autres ensembles proposés mélangent des critères quantitatifs ou des étapes d’analyse qualitative.

18. Une chercheuse veut vérifier que ses résultats correspondent bien à la réalité vécue par les participants. Quel critère évalue-t-elle principalement ?

La credibility
La confirmability
La dependability
La transferability

La credibility

Explication

La credibility évalue la congruence entre les résultats et la réalité étudiée. La transferability porte plutôt sur l’application possible des résultats à un autre contexte, tandis que les deux autres critères concernent les processus et l’ancrage empirique.

19. Quelle séquence décrit correctement l’analyse qualitative d’entretiens ?

Regrouper, généraliser, retranscrire, mesurer puis classer les réponses
Attribuer des thèmes, retranscrire, comparer, regrouper puis supprimer les écarts
Repérer, quantifier, interpréter, retranscrire puis vérifier les hypothèses
Retranscrire, repérer, regrouper, catégoriser puis attribuer des thèmes

Retranscrire, repérer, regrouper, catégoriser puis attribuer des thèmes

Explication

L’analyse commence par la retranscription, se poursuit par le repérage des éléments d’intérêt et leur regroupement en clusters, puis par la catégorisation et l’attribution de thèmes. L’attribution des thèmes ne précède donc pas la retranscription et le regroupement des données.

20. Dans l’analyse qualitative, quelle distinction oppose correctement le contenu manifeste au contenu latent ?

Le manifeste exprime les croyances du chercheur, tandis que le latent décrit les faits observés
Le manifeste est théorique, tandis que le latent reprend les mots-clés visibles
Le manifeste regroupe les thèmes, tandis que le latent désigne les unités retranscrites
Le manifeste est explicite, tandis que le latent concerne les significations sous-entendues

Le manifeste est explicite, tandis que le latent concerne les significations sous-entendues

Explication

Le contenu manifeste correspond à ce que le texte énonce clairement et visiblement, alors que le contenu latent demande une interprétation de ce qui est implicite. Les thèmes et les unités retranscrites relèvent de l’organisation analytique, pas de cette opposition définitionnelle.

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Qu'est-ce que le comportement selon Davis et al., 2014 ?

Tout ce qu’une personne fait en réponse à des événements internes ou externes.

Le comportement peut-il être caché ou apparent ?

Oui, il peut être apparent ou caché.

Comment le comportement est-il contrôlé ?

Il est contrôlé par le cerveau.

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