Comment l’analyse en sciences humaines objectivise-t-elle les phénomènes ?
Au moyen d’outils de récolte et d’analyse des données.
À quelle échelle l’échelle collective analyse-t-elle les groupes ?
Comme des collectivités.
À quelle échelle l’individualisme méthodologique analyse-t-il les groupes ?
À l’échelle des individualités.
Que distingue le dualisme dans la réalité humaine ?
Le corps et l’âme.
Quelle réalité le matérialisme considère-t-il comme seule réelle ?
La matière.
Que considère le matérialisme au sujet de l’âme, si elle existe ?
Elle est matérielle plutôt que spirituelle.
Quelle unité le monisme attribue-t-il au corps ?
Une unité psychophysique.
Vers quoi une conception spirituelle de l’être humain oriente-t-elle le soin ?
Vers l’âme.
Vers quoi une conception matérialiste de l’être humain oriente-t-elle le soin ?
Vers le corps.
Comment les conceptions anthropologiques et ontologiques influencent-elles les soins ?
Elles influencent les soins.
Qu’est-ce qu’une réduction ontologique du sujet ?
Elle ramène son être à un seul de ses aspects.
Quelle conséquence thérapeutique peut avoir une réduction ontologique ?
Elle risque de limiter la thérapeutique à cet aspect.
Qu’implique la pluralité des conceptions anthropologiques ?
Une pluralité thérapeutique.
Quelle conception l’anthropologie du soin favorise-t-elle ?
Une conception holistique et bio-psycho-sociale.
Quelle conception l’anthropologie du soin écarte-t-elle au profit d’une approche holistique ?
Une conception réductionniste.
Dans quel ouvrage Canguilhem distingue-t-il les sens descriptif et normatif du normal ?
Le Normal et le Pathologique.
Que désigne le sens descriptif du normal chez Canguilhem ?
Une norme objectivée par la moyenne statistique.
Dans quel ouvrage Canguilhem distingue-t-il l’anomal de l’anormal ?
Le Normal et le Pathologique.
Que désigne l’anomal chez Canguilhem ?
Une exception statistique.
Dans quel ouvrage Canguilhem affirme-t-il qu’il faut se référer à l’individu ?
Le Normal et le Pathologique.
À qui faut-il se référer en matière de normes biologiques, selon Canguilhem ?
À l’individu.
Dans quel ouvrage Canguilhem explique-t-il les limites des biomarqueurs pour qualifier un état pathologique ?
Le Normal et le Pathologique.
Selon G. Canguilhem, quelle différence distingue la santé de la maladie ?
Une différence de valeur.
Dans quel ouvrage G. Canguilhem expose-t-il sa conception de la santé et de la maladie ?
Le Normal et le Pathologique.
Selon G. Canguilhem, qu’est-ce que la maladie ?
Une norme de vie limitée que la vie rejette.
Selon G. Canguilhem, pourquoi le malade ne peut-il adopter une nouvelle norme d’existence ?
Il ne peut pas véritablement faire varier sa norme de vie.
Que permet la bonne santé face aux écarts, selon Canguilhem ?
S’autoriser des écarts sans risquer de perdre la santé.
Comment la maladie transforme-t-elle la capacité normative ?
Elle la réduit.
Dans l’expérience normale, qui conserve l’initiative face aux conflits de normes ?
L’individu.
Quelle référence associe Foucault à sa conception du corps comme acteur des utopies ?
M. Foucault, *Le corps utopique*.
Quel rôle le corps joue-t-il dans la naissance des utopies selon Foucault ?
Il en est l’acteur principal et leur origine.
Dans quel ouvrage M. Foucault décrit-il le corps comme le « point zéro du monde » ?
Dans *Le corps utopique*.
Dans quelle œuvre Merleau-Ponty expose-t-il le chiasme du corps ?
Le Visible et l’Invisible.
Que désigne le chiasme chez Merleau-Ponty ?
L’entrelacement du corps, à la fois senti et sentant, sujet et objet, intérieur et extérieur.
Dans quelle œuvre Merleau-Ponty présente-t-il la chair comme milieu de communication ?
Le Visible et l’Invisible.
Quel rôle la chair joue-t-elle entre le voyant et la chose chez Merleau-Ponty ?
Elle est leur milieu de communication.
Dans quel ouvrage Merleau-Ponty décrit-il la valeur vitale investie par le sentir ?
Phénoménologie de la perception.
Que confère le sentir à la qualité perçue selon Merleau-Ponty ?
Une valeur vitale.
Selon Lebreton, que devient une douleur qui déborde dans le rapport au monde ?
Elle devient souffrance.
Quelle référence attribue à Lebreton cette approche de la douleur et de la souffrance ?
D. Lebreton, *Entre douleur et souffrance : approche anthropologie*, 2009.
Comment Lebreton définit-il la souffrance ?
La résonance intime et subjective de la douleur.
Quelle référence présente la définition de la souffrance selon Lebreton ?
D. Lebreton, *Entre douleur et souffrance : approche anthropologie*, 2009.
Selon Schopenhauer, pourquoi la vie est-elle essentiellement souffrance ?
Le désir de vivre ne peut jamais être définitivement satisfait.
Selon Schopenhauer, quelle vertu la souffrance ouvre-t-elle ?
La compassion.
Quelle définition de la spiritualité l’OMS propose-t-elle ?
Un besoin de reconnaissance, de solidarité, de sens, d’espoir, de réconciliation et de transcendance.
Selon l’OMS, quel besoin de la spiritualité concerne les liens humains ?
Un besoin de solidarité et de relation.
Selon Ricœur, quand le temps devient-il humain ?
Lorsqu’il est articulé de manière narrative.
Chez Ricœur, quels éléments l’identité articule-t-elle ?
L’Idem, l’Ipse et l’altérité.
Quels pôles l’identité narrative articule-t-elle ?
Le descriptif et le prescriptif, le « quoi » de l’Idem et le « qui » de l’Ipse.
Quelle transformation l’identité narrative raconte-t-elle ?
Comment ce que je suis devient qui je suis.
Selon E. Levinas, quelle dimension est première dans la pensée ?
L’éthique.
Selon E. Levinas, quel est le statut de l’ontologie et de la connaissance ?
Elles sont secondaires.
Selon E. Levinas, qui place l’éthique au premier plan ?
E. Levinas.
Selon E. Levinas, quelle est l’orientation première de la subjectivité ?
Un « pour l’autre ».
Selon E. Levinas, qu’est-ce qui fonde la subjectivité comme « pour l’autre » ?
La responsabilité envers autrui.
Chez E. Levinas, que manifeste le visage d’autrui ?
Sa vulnérabilité.
Chez E. Levinas, contre quoi le visage d’autrui résiste-t-il ?
À sa réduction en objet.
Qu’est-ce qui distingue la cure du care ?
La cure vise un objectif curatif lié à un diagnostic ; le care est une relation de prise en soin contextuelle et prolongée qui valorise la personne.
Qu’est-ce que le caring ?
Une thérapeutique globale intégrant cure et care dans leurs dimensions bio-psycho-sociale, politique et institutionnelle.
À quoi tient la vulnérabilité ontologique ?
À la finitude, à l’exposition à la blessure et à l’altérité.
De quoi résulte la vulnérabilité sociale ?
De dynamiques collectives qui peuvent produire vulnérabilisation ou ressources de protection.
Quels outils qualitatifs sont utilisés en sciences humaines ?
Les entretiens directifs, semi-directifs et ouverts.
Quels outils quantitatifs sont utilisés en sciences humaines ?
La statistique et le dénombrement.
Que fait l’analyse catégorielle des données récoltées ?
Elle les redistribue en catégories pour permettre leur interprétation et leur signification.
Que peut étudier l’analyse conceptuelle et discursive au sujet d’une notion ?
L’histoire de cette notion.
Comment l’analyse corrélative et herméneutique interprète-t-elle la société ?
En mettant en relation des phénomènes apparemment distincts.
Dans quelle œuvre Platon écrit-il « Le corps est le tombeau de l’âme » ?
Dans le Gorgias.
Dans quelle œuvre Épicure écrit-il « l’âme est un corps » ?
Dans la Lettre à Hérodote.
Qu’est-ce que l’éthique du soin ?
L’exercice qui met en dialogue l’anthropologie du soin, l’ontologie humaine et la méthodologie des pratiques soignantes.
Qu’est-ce qu’une norme sociale ?
Un construit dynamique qui tolère un déséquilibre adaptatif sans éviction de l’organisme, de la communauté ou de la société.
Quelle expérience positive la maladie peut-elle ouvrir chez le vivant ?
Une expérience d’innovation positive du vivant.
Quelle référence associe Foucault aux corps symboliques qui persistent après la mort ?
M. Foucault, *Le corps utopique*.
Quels exemples Foucault donne-t-il de corps symboliques persistant après la mort ?
Les momies, les masques funéraires, les gisants et les monuments funéraires.
Quels dispositifs placent le corps dans un espace imaginaire chez Foucault ?
Le masque, le tatouage et le maquillage.
Quelles formes du corps peuvent être envisagées dans le soin ?
Corps malade, corps du malade, corps spirituel, corps fragmenté, cadavre ou corps prolongé par les dons et les héritages.
Comment le « corps oncologique » peut-il réduire le devenir du sujet ?
À son identité de patient présent ou futur et à son rapport à la maladie.
Selon Merleau-Ponty, de quoi dépend la sélection des stimuli par l’organisme ?
De ses récepteurs, de ses seuils nerveux et des mouvements de ses organes.
Quelle source associe l’interaction entre vision et sens haptique à l’« approprioception » ?
BERTHOZ. A. & PETIT. J-L., Phénoménologie et physiologie de l’action.
Selon l’enseignement du Livre de Job rapporté par Lebreton, de quoi souffre-t-on surtout ?
Du sens que la douleur possède pour soi.
Quelle référence rapporte l’enseignement anthropologique du Livre de Job ?
D. Lebreton, *Entre douleur et souffrance : approche anthropologie*, 2009.
Que peut laisser une douleur traumatique infligée par autrui après sa disparition ?
Une trace de souffrance.
Quels pouvoirs la souffrance peut-elle augmenter ou diminuer chez un individu ?
Le pouvoir d’être et le pouvoir d’agir.
Quelle fonction Schopenhauer attribue-t-il à la souffrance dans l’apprentissage de la vie ?
Elle révèle la profondeur et le sérieux de la vie humaine.
Lors de visites médicales courantes, quelle proportion de patients souhaite parler de spiritualité ?
33 %.
En cas d’hospitalisation pour un motif peu grave, quelle proportion souhaite parler de spiritualité ?
40 %.
Quel chercheur associe religion, spiritualité et bien-être psychologique dans une enquête sur 1824 patients ?
P. Corrigan.
Qu’est-ce que l’ipséité ?
L’élaboration médiatisée du rapport à soi.
Selon Ricœur, en quoi le soi s’approprie-t-il son caractère ?
Dans l’ipséité.
Dans quelle œuvre Paul Ricœur expose-t-il la mise en intrigue de l’expérience temporelle ?
Temps et récit.
Que permet la mise en intrigue selon Paul Ricœur ?
De synthétiser une expérience temporelle dispersée ou chaotique.
Selon quel philosophe la responsabilité envers autrui précède-t-elle les actes du sujet ?
E. Levinas.
Que risque de compromettre la sous-estimation du care ?
Les possibilités curatives de la cure.
Quel ouvrage de Rothier Bautzer traite des enjeux de la professionnalisation infirmière entre cure et care ?
*Entre cure et care, Les enjeux de la professionnalisation infirmière*.
Quelle conception du care attribue-t-on à C. Gilligan et L. Kohlberg ?
Un souci du bien-être d’autrui qui centre le développement moral sur les responsabilités et les rapports humains.
Comment P. Molinier, S. Laugier et P. Paperman définissent-ils le care en 2009 ?
L’action de s’occuper d’autrui, ainsi que le soin, l’attention et la sollicitude.
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1. Comment l’analyse en sciences humaines rend-elle les phénomènes accessibles à l’étude ?
2. Une étude examine les comportements de groupes en tant que collectivités, plutôt que les actions de chaque membre : quelle échelle d’analyse mobilise-t-elle ?
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