QCM : Applications et fonctions réelles (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour une application f:E→Ff : E \to F, que représente f(x)f(x) lorsque x∈Ex \in E ?

Un sous-ensemble de FF associé à tous les éléments de EE
Un élément de EE appelé antécédent de xx
Un élément de FF appelé image de xx
L’application elle-même, de domaine EE et d’arrivée FF

Un élément de $$F$$ appelé image de $$x$$

Explication

L’application associe à chaque élément de départ xx un unique élément de l’ensemble d’arrivée FF, qui est son image. L’application ff désigne l’association dans son ensemble, et non l’élément f(x)f(x).

2. Pour f:E→Ff : E \to F et g:F→Gg : F \to G, dans quel ordre calcule-t-on (g∘f)(x)(g \circ f)(x) ?

On calcule d’abord g(x)g(x), puis on applique ff au résultat
On calcule d’abord f(x)f(x), puis on applique gg au résultat
On additionne f(x)f(x) et g(x)g(x) dans l’ensemble FF
On applique ff au résultat de gg, qui appartient à GG

On calcule d’abord $$f(x)$$, puis on applique $$g$$ au résultat

Explication

La composition est définie par (g∘f)(x)=g(f(x))(g \circ f)(x)=g(f(x)) : on applique donc d’abord ff, puis gg. L’ordre inverse correspondrait à f∘gf \circ g et nécessite que les domaines et ensembles d’arrivée soient compatibles dans l’autre sens.

3. Deux fonctions monotones sont composées. Si l’une est croissante et l’autre décroissante, quel est le sens de variation de leur composée ?

La composée est constante, car les variations se compensent
La composée est croissante, car l’une des fonctions est croissante
La composée est décroissante, car les deux sens de variation sont opposés
Le sens de variation dépend du fait que les fonctions soient définies sur un domaine symétrique

La composée est décroissante, car les deux sens de variation sont opposés

Explication

La composition de deux fonctions monotones est décroissante lorsque leurs sens de variation sont opposés. Un domaine symétrique intervient dans les définitions de parité, mais ne détermine pas la règle de variation d’une composée.

4. Une fonction ff de domaine DD est périodique de période T>0T>0. Quelle condition caractérise cette propriété ?

Il existe un x∈Dx \in D tel que x+T∈Dx+T \in D et f(x+T)=f(x)f(x+T)=f(x)
Pour tout x∈Dx \in D, x+T∈Dx+T \in D et f(x+T)=f(x)+Tf(x+T)=f(x)+T
Pour tout x∈Dx \in D, x+T∈Dx+T \in D et f(x+T)=f(x)f(x+T)=f(x)
Pour tout x∈Dx \in D, x−T∈Dx-T \in D et f(x−T)=−f(x)f(x-T)=-f(x)

Pour tout $$x \in D$$, $$x+T \in D$$ et $$f(x+T)=f(x)$$

Explication

Une période positive conserve la valeur de la fonction après un décalage de TT, et le domaine doit contenir x+Tx+T pour tout xx considéré. Une égalité valable en un seul point ne suffit pas à établir la périodicité.

5. Qu’est-ce que la tangente hyperbolique d’un réel xx ?

La somme sh⁡(x)+ch⁡(x)\operatorname{sh}(x)+\operatorname{ch}(x), égale à exe^x
La différence ch⁡(x)−sh⁡(x)\operatorname{ch}(x)-\operatorname{sh}(x), égale à e−xe^{-x}
Le quotient sh⁡(x)/ch⁡(x)\operatorname{sh}(x)/\operatorname{ch}(x), égal à (ex−e−x)/(ex+e−x)(e^x-e^{-x})/(e^x+e^{-x})
Le quotient ch⁡(x)/sh⁡(x)\operatorname{ch}(x)/\operatorname{sh}(x), égal à (ex+e−x)/(ex−e−x)(e^x+e^{-x})/(e^x-e^{-x})

Le quotient $$\operatorname{sh}(x)/\operatorname{ch}(x)$$, égal à $$(e^x-e^{-x})/(e^x+e^{-x})$$

Explication

La tangente hyperbolique est définie comme le quotient du sinus hyperbolique par le cosinus hyperbolique, ce qui donne la fraction exponentielle indiquée. La fraction inversée correspond au quotient ch/sh, tandis que la somme et la différence proposées sont des identités hyperboliques distinctes.

6. Si une fonction continue et strictement monotone est définie sur un intervalle II, quelle propriété possède son application de II sur son image f(I)f(I) ?

Elle est injective de II sur tout intervalle contenant f(I)f(I).
Elle est bijective de II sur f(I)f(I).
Elle est surjective de II sur son ensemble d’arrivée.
Elle admet une réciproque définie sur l’ensemble de départ II.

Elle est bijective de $$I$$ sur $$f(I)$$.

Explication

La continuité et la stricte monotonie sur un intervalle garantissent que la fonction établit une bijection entre cet intervalle et son image. La surjectivité concerne ici l’image f(I)f(I), pas nécessairement tout l’ensemble d’arrivée initial.

7. Quel est le rôle de la restriction du cosinus à l’intervalle [0,π][0,\pi] dans la définition de l’arc cosinus ?

Elle rend le cosinus bijectif de [0,π][0,\pi] sur [−1,1][-1,1], ce qui permet de définir sa réciproque.
Elle rend le cosinus bijectif de [−1,1][-1,1] sur [0,π][0,\pi], afin de définir sa réciproque.
Elle transforme le cosinus en une fonction strictement croissante de [0,π][0,\pi] sur [−1,1][-1,1].
Elle prolonge le cosinus à tout réel en le rendant bijectif sur [−1,1][-1,1].

Elle rend le cosinus bijectif de $$[0,\pi]$$ sur $$[-1,1]$$, ce qui permet de définir sa réciproque.

Explication

Cette restriction fournit une bijection de [0,π][0,\pi] vers [−1,1][-1,1], dont la réciproque est l’arc cosinus. La restriction du cosinus à tout R\mathbb{R} ne serait pas bijective, car le cosinus est périodique.

8. En quoi la borne supérieure d’un ensemble diffère-t-elle de son maximum ?

La borne supérieure et le maximum sont deux noms pour le plus petit élément de l’ensemble.
La borne supérieure est le plus grand élément de l’ensemble, tandis que le maximum peut lui être extérieur.
La borne supérieure est un minorant extrême, tandis que le maximum est un majorant quelconque.
La borne supérieure est le plus petit majorant, tandis que le maximum doit appartenir à l’ensemble.

La borne supérieure est le plus petit majorant, tandis que le maximum doit appartenir à l’ensemble.

Explication

La borne supérieure est le plus petit des majorants et peut ne pas appartenir à l’ensemble, contrairement au maximum, qui en est un élément. Par exemple, l’ensemble [2,7[[2,7[ a pour borne supérieure 77, mais n’a pas de maximum.

9. Pourquoi la fonction exponentielle de base aa est-elle strictement décroissante lorsque 0<a<10<a<1 ?

Parce que ln⁡(a)<0\ln(a)<0, donc sa dérivée ln⁡(a)ax\ln(a)a^x est négative.
Parce que sa dérivée est axln⁡(a)\frac{a^x}{\ln(a)}, qui est négative dans ce cas.
Parce que sa dérivée est axa^x, qui diminue lorsque xx augmente.
Parce que ln⁡(a)>0\ln(a)>0, donc sa dérivée ln⁡(a)ax\ln(a)a^x est positive.

Parce que $$\ln(a)<0$$, donc sa dérivée $$\ln(a)a^x$$ est négative.

Explication

Comme 0<a<10<a<1, on a ln⁡(a)<0\ln(a)<0 et ax>0a^x>0, donc la dérivée ln⁡(a)ax\ln(a)a^x est négative et la fonction décroît. L’idée que la dérivée vaut simplement axa^x néglige le facteur ln⁡(a)\ln(a) qui détermine le signe.

10. On souhaite appliquer d’abord une fonction f:E→Ff : E \to F à un élément x∈Ex \in E, puis une fonction g:F→Gg : F \to G au résultat obtenu. Quelle expression permet de calculer directement le résultat final ?

f(x)+g(x)f(x)+g(x), en additionnant les deux images de xx
f(g(x))f(g(x)), en évaluant d’abord gg puis ff
g(x)g(x), en appliquant directement la fonction d’arrivée à xx
g(f(x))g(f(x)), en évaluant d’abord ff puis gg

$$g(f(x))$$, en évaluant d’abord $$f$$ puis $$g$$

Explication

La composée g∘fg \circ f s’applique en évaluant d’abord f(x)f(x), puis en appliquant gg à cette valeur, ce qui donne g(f(x))g(f(x)). L’expression f(g(x))f(g(x)) inverse l’ordre et n’est pas définie avec les ensembles indiqués, puisque gg reçoit un élément de FF.

11. Lorsque la courbe de la fonction ff est réfléchie par rapport à l’axe des ordonnées, quelle transformation algébrique de f(x)f(x) décrit la courbe obtenue ?

La fonction x↦f(x+μ)x \mapsto f(x+\mu)
La fonction x↦−f(x)x \mapsto -f(x)
La fonction x↦f(−x)x \mapsto f(-x)
La fonction x↦f(x)+λx \mapsto f(x)+\lambda

La fonction $$x \mapsto f(-x)$$

Explication

Remplacer xx par −x-x produit la réflexion de la courbe par rapport à l’axe des ordonnées. À l’inverse, changer le signe de la fonction réfléchit la courbe par rapport à l’axe des abscisses.

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Que définit une application de E dans F pour chaque élément de E ?

Un unique élément de F, appelé son image.

Que signifie que x est un antécédent de y par f ?

f(x)=yf(x)=y

Quelle condition définit une fonction périodique de période T>0T>0 sur DD ?

Pour tout x∈Dx\in D, x+T∈Dx+T\in D et f(x+T)=f(x)f(x+T)=f(x).

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