QCM : Polynômes et leurs racines (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle forme générale peut prendre une fonction polynôme à coefficients dans R\mathbb{R} ou C\mathbb{C} ?

P(x)=∑i=1naixiP(x)=\sum_{i=1}^{n}a_i x^i, avec chaque coefficient aia_i dans le corps considéré
P(x)=∑i=0naixn+iP(x)=\sum_{i=0}^{n}a_i x^{n+i}, avec chaque coefficient aia_i dans le corps considéré
P(x)=∏i=0n(x+ai)P(x)=\prod_{i=0}^{n}(x+a_i), avec chaque coefficient aia_i dans le corps considéré
P(x)=∑i=0naixiP(x)=\sum_{i=0}^{n}a_i x^i, avec chaque coefficient aia_i dans le corps considéré

$$P(x)=\sum_{i=0}^{n}a_i x^i$$, avec chaque coefficient $$a_i$$ dans le corps considéré

Explication

Une fonction polynôme s’écrit comme une somme finie de puissances de la variable, dont les coefficients appartiennent à R\mathbb{R} ou C\mathbb{C}. Une somme commençant à i=1i=1 omet le terme constant et ne décrit pas la forme générale.

2. Si deux polynômes prennent la même valeur pour chaque élément de leur domaine, que peut-on conclure sur leurs écritures ?

Ils ont le même degré, mais leurs coefficients peuvent différer.
Ils peuvent avoir des degrés et des coefficients différents.
Ils ont les mêmes coefficients, mais leurs degrés peuvent différer.
Ils ont le même degré et les mêmes coefficients.

Ils ont le même degré et les mêmes coefficients.

Explication

L’écriture d’un polynôme est unique : l’égalité en tout point implique l’égalité du degré et des coefficients. La possibilité d’avoir les mêmes degrés mais des coefficients différents confond égalité de degré et égalité des polynômes.

3. Quel est le degré de P=∑i=0naiXiP=\sum_{i=0}^{n}a_iX^i lorsque an≠0a_n\ne0 ?

Le plus petit indice dont le coefficient est non nul.
La somme de tous les exposants associés aux coefficients non nuls.
Le nombre de coefficients non nuls dans l’écriture de PP.
L’entier nn, qui est l’exposant du terme de plus haut degré à coefficient non nul.

L’entier $$n$$, qui est l’exposant du terme de plus haut degré à coefficient non nul.

Explication

Le degré est l’exposant du terme de plus haut degré dont le coefficient est non nul; ici, c’est nn. Le plus petit indice non nul décrit plutôt la valuation, pas le degré.

4. Deux polynômes PP et QQ ont des degrés différents. Quelle relation vérifie le degré de leur somme ?

deg⁡(P+Q)=deg⁡(P)+deg⁡(Q)\deg(P+Q)=\deg(P)+\deg(Q)
deg⁡(P+Q)=min⁡(deg⁡(P),deg⁡(Q))\deg(P+Q)=\min(\deg(P),\deg(Q))
deg⁡(P+Q)=max⁡(deg⁡(P),deg⁡(Q))\deg(P+Q)=\max(\deg(P),\deg(Q))
deg⁡(P+Q)=deg⁡(P)deg⁡(Q)\deg(P+Q)=\deg(P)\deg(Q)

$$\deg(P+Q)=\max(\deg(P),\deg(Q))$$

Explication

Lorsque les degrés de deux polynômes sont différents, le terme de plus haut degré ne peut pas être annulé par addition, donc le degré de la somme est le plus grand des deux. La somme des degrés est une règle applicable au produit de polynômes non nuls, pas à leur somme.

5. Si PP et QQ sont deux polynômes non nuls de degrés 4 et 3, quel est le degré de leur produit ?

4
3
12
7

7

Explication

Le degré d’un produit de deux polynômes non nuls est la somme de leurs degrés, soit 4+3=74+3=7. Le produit des degrés donnerait 12, mais ce n’est pas la règle pour le degré d’un produit.

6. Que signifie qu’un polynôme AA est divisible par un polynôme BB ?

Il existe un polynôme QQ tel que B=AQB=AQ.
Les degrés de AA et de BB sont égaux.
Il existe un polynôme QQ tel que A=BQA=BQ.
Il existe un polynôme RR de degré inférieur à celui de BB tel que A=BRA=BR.

Il existe un polynôme $$Q$$ tel que $$A=BQ$$.

Explication

La divisibilité signifie que AA peut s’écrire comme le produit de BB par un polynôme quotient QQ. L’égalité B=AQB=AQ exprime plutôt que AA divise BB.

7. Dans la division euclidienne d’un polynôme AA par un polynôme non nul BB, quelles conditions caractérisent le quotient et le reste ?

Il existe un unique couple (Q,R)(Q,R) tel que A=BQ−RA=BQ-R et deg⁡(R)<deg⁡(B)\deg(R)<\deg(B).
Il existe un unique couple (Q,R)(Q,R) tel que A=BQ+RA=BQ+R et deg⁡(R)<deg⁡(B)\deg(R)<\deg(B).
Il existe un couple (Q,R)(Q,R) tel que A=BQ+RA=BQ+R et deg⁡(R)>deg⁡(B)\deg(R)>\deg(B).
Il existe un unique couple (Q,R)(Q,R) tel que A=BQ+RA=BQ+R et deg⁡(Q)<deg⁡(B)\deg(Q)<\deg(B).

Il existe un unique couple $$(Q,R)$$ tel que $$A=BQ+R$$ et $$\deg(R)<\deg(B)$$.

Explication

La division euclidienne fournit un unique quotient et un unique reste vérifiant A=BQ+RA=BQ+R, avec un reste de degré inférieur à celui du diviseur. La condition de degré porte sur le reste, et non sur le quotient.

8. Lors de la division euclidienne de AA par un polynôme non nul BB, quel résultat permet de conclure que BB divise AA ?

Le degré du quotient est inférieur à celui du diviseur.
Le degré du reste est égal à celui du diviseur.
Le reste de la division est le polynôme nul.
Le quotient de la division est le polynôme nul.

Le reste de la division est le polynôme nul.

Explication

Un polynôme AA est divisible par BB si et seulement si le reste de la division euclidienne est nul. Un quotient nul ne caractérise pas la divisibilité et correspondrait à une situation différente.

9. Quelle condition caractérise le fait qu’un élément α de K soit une racine du polynôme P ?

Le degré de P est inférieur à α.
Le coefficient dominant de P est nul.
La dérivée de P en α est nulle.
La valeur de P en α est nulle.

La valeur de P en α est nulle.

Explication

Un élément α est une racine de P précisément lorsque P(α)=0. L’annulation de la dérivée en α n’est pas nécessaire pour que α soit une racine.

10. Comment caractériser la divisibilité d’un polynôme P par X−α ?

Elle équivaut au fait que P'(α)=0.
Elle équivaut au fait que P(α)=0.
Elle signifie que le degré de P est égal à un.
Elle signifie que P(α) est le quotient de la division.

Elle équivaut au fait que P(α)=0.

Explication

P est divisible par X−α si et seulement si α est une racine, c’est-à-dire si P(α)=0. La valeur P(α) n’est pas le quotient de cette division ; lorsque le reste est nul, le quotient est un polynôme.

11. Un polynôme non nul de degré 5 possède quatre racines distinctes. Que peut-on conclure sur leur nombre ?

Leur nombre prouve que le polynôme est identiquement nul.
Leur nombre dépasse nécessairement le degré du polynôme.
Leur nombre inclut automatiquement toutes les répétitions dues aux multiplicités.
Leur nombre respecte la borne donnée par le degré.

Leur nombre respecte la borne donnée par le degré.

Explication

Le nombre de racines distinctes d’un polynôme non nul de degré 5 ne peut pas dépasser 5 ; quatre racines distinctes respectent donc cette borne. Le comptage des racines avec multiplicité peut inclure des répétitions et ne doit pas être confondu avec le nombre de racines distinctes.

12. Pour un polynôme complexe de degré n, quel énoncé décrit ses racines et sa factorisation dans C ?

Il possède une racine réelle et se factorise à partir de facteurs quadratiques réels.
Il possède n racines distinctes et se factorise à partir des facteurs associés à chacune d’elles.
Il possède n racines comptées avec multiplicité et se factorise à partir de leurs facteurs linéaires.
Il possède au plus n racines comptées avec multiplicité et reste parfois irréductible dans C.

Il possède n racines comptées avec multiplicité et se factorise à partir de leurs facteurs linéaires.

Explication

Dans C, un polynôme de degré n possède exactement n racines comptées avec leurs multiplicités et se factorise en son coefficient dominant multiplié par les facteurs X−α associés. Ces racines ne sont pas nécessairement distinctes, contrairement à ce qu’affirme une autre possibilité.

13. Si P=∑k=0nakXkP=\sum_{k=0}^{n}a_kX^k, quelle expression donne son polynôme dérivé ?

P′=∑k=1nkakXkP'=\sum_{k=1}^{n}ka_kX^k
P′=∑k=1nkakXk−1P'=\sum_{k=1}^{n}ka_kX^{k-1}
P′=∑k=1nakXk−1P'=\sum_{k=1}^{n}a_kX^{k-1}
P′=∑k=0nkakXkP'=\sum_{k=0}^{n}ka_kX^k

$$P'=\sum_{k=1}^{n}ka_kX^{k-1}$$

Explication

La dérivation transforme chaque terme a_kX^k en kakXk−1ka_kX^{k−1}, et le terme constant a_0 disparaît. L’expression sans facteur k ne tient pas compte de la dérivée de la puissance X^k.

14. Quel est le degré de la dérivée d’un polynôme P de degré 7 ?

7
5
8
6

6

Explication

Pour un polynôme de degré au moins 1, la dérivée a un degré inférieur d’une unité ; ici son degré est donc 6. La dérivée conserve le degré 7 seulement si l’on confond le polynôme avec sa dérivée.

15. Pour un polynôme P de degré au plus n, comment la formule de Taylor en a exprime-t-elle P ?

P=∑k=0nP(k)(a)k!(X−a)kP=\sum_{k=0}^{n}\frac{P^{(k)}(a)}{k!}(X-a)^k
P=∑k=0nP(k)(a)k!XkP=\sum_{k=0}^{n}\frac{P^{(k)}(a)}{k!}X^k
P=∑k=1nP(k)(a)k!(X−a)kP=\sum_{k=1}^{n}\frac{P^{(k)}(a)}{k!}(X-a)^k
P=∑k=0nP(k)(a)(X−a)kP=\sum_{k=0}^{n}P^{(k)}(a)(X-a)^k

$$P=\sum_{k=0}^{n}\frac{P^{(k)}(a)}{k!}(X-a)^k$$

Explication

La formule de Taylor polynomiale en a utilise les dérivées d’ordre k évaluées en a, divisées par k!, et les puissances de X−a. L’expression en puissances de X correspond au cas particulier où le point de développement est 0.

16. Quelle condition caractérise une racine α de P d’ordre exactement m ?

P s’écrit (X−α)m−1Q(X-\alpha)^{m-1}Q avec Q(α)≠0Q(\alpha)\ne0.
P s’écrit (X−α)mQ(X-\alpha)^mQ avec Q(α)≠0Q(\alpha)\ne0.
P s’écrit (X−α)m+1Q(X-\alpha)^{m+1}Q avec Q(α)≠0Q(\alpha)\ne0.
P s’écrit (X−α)mQ(X-\alpha)^mQ avec Q(α)=0Q(\alpha)=0.

P s’écrit $$(X-\alpha)^mQ$$ avec $$Q(\alpha)\ne0$$.

Explication

Une racine d’ordre exactement m signifie que (X−α)^m divise P, mais que la multiplicité ne peut pas être augmentée ; dans l’écriture P=(X−α)^mQ, cela impose Q(α)≠0. Si Q(α)=0, un facteur X−α supplémentaire diviserait P.

17. Quelle condition sur les dérivées équivaut au fait que α soit une racine de P d’ordre au moins m ?

La dérivée première de P s’annule en α, quelle que soit la valeur de m.
Les dérivées d’ordre 0 à m de P s’annulent en α.
Les dérivées d’ordre 0 à m−1 de P s’annulent en α.
La dérivée d’ordre m de P ne s’annule pas en α.

Les dérivées d’ordre 0 à m−1 de P s’annulent en α.

Explication

Une racine est d’ordre au moins m exactement lorsque P(α), P'(α), jusqu’à P^(m−1)(α) sont nuls. L’annulation supplémentaire de la dérivée d’ordre m n’est pas requise pour un ordre au moins m.

18. Pour établir qu’une racine α est d’ordre exactement m, quelle condition complète doit-on vérifier ?

P(α) est non nul et P^(m)(α) est nul.
P(α),…,P^(m−1)(α) sont nuls et P^(m)(α) est non nul.
P(α),…,P^(m)(α) sont tous nuls.
P'(α),…,P^(m)(α) sont non nuls.

P(α),…,P^(m−1)(α) sont nuls et P^(m)(α) est non nul.

Explication

L’ordre exactement m exige l’annulation des dérivées d’ordre inférieur à m, puis la non-annulation de P^(m)(α). Si cette dernière dérivée est nulle, on établit plutôt que l’ordre est au moins m+1.

19. Pour prévoir le comportement d’un polynôme réel lorsque xx tend vers +∞+\infty ou −∞-\infty, quel élément faut-il examiner ?

Son terme de plus petit degré non nul
Son terme de plus haut degré
La multiplicité de sa racine la plus proche de zéro
La valeur de sa tangente au point d’abscisse zéro

Son terme de plus haut degré

Explication

Aux deux extrémités de la droite réelle, le polynôme se comporte comme son terme de plus haut degré. Le terme de plus petit degré non nul détermine plutôt son signe au voisinage de zéro.

20. Un polynôme possède une racine réelle α\alpha d’ordre 33. Quelle propriété caractérise sa courbe au point d’abscisse α\alpha ?

Elle reste du même côté de l’axe des abscisses au voisinage de la racine
Elle coupe l’axe des abscisses avec une tangente non horizontale
Elle est tangente à l’axe des abscisses
Elle présente nécessairement un maximum local

Elle est tangente à l’axe des abscisses

Explication

Comme l’ordre de la racine est supérieur ou égal à deux, la courbe est tangente à l’axe des abscisses en ce point. Une racine d’ordre impair entraîne un changement de signe, contrairement à l’idée qu’elle resterait du même côté de l’axe.

21. Au voisinage d’une racine réelle, un polynôme passe d’une valeur négative à une valeur positive. Que peut-on conclure sur l’ordre de cette racine ?

Il est impair
Il est pair et supérieur ou égal à deux
Il est nécessairement égal à un
Il est égal à deux

Il est impair

Explication

Un polynôme change de signe en une racine réelle si et seulement si l’ordre de cette racine est impair. L’ordre deux est pair et ne correspond donc pas à un changement de signe.

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Quelle forme générale définit une fonction polynôme à coefficients dans K ?

P(x)=∑i=0naixiP(x)=\sum_{i=0}^{n}a_i x^i, avec des coefficients dans K.

Que partagent deux polynômes égaux en tout point ?

Ils ont le même degré et les mêmes coefficients.

Comment définit-on le degré de P=∑i=0naiXiP=\sum_{i=0}^{n}a_iX^i lorsque an≠0a_n\ne0 ?

nn, noté deg⁡(P)\deg(P).

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