★ À maîtriser
Compléments
DSM-I → DSM-II → rupture du DSM-III → révisions DSM-IV et DSM-5
Le DSM-III introduit un système multiaxial permettant des évaluations indépendantes des troubles psychiatriques, de la personnalité et du retard mental, des affections médicales, des facteurs psychosociaux et environnementaux, et du fonctionnement global.
Le DSM-III se voulait athéorique et cherchait à refonder la psychiatrie sur des bases scientifiques, descriptives et biologiques.
Les cinq axes : troubles, personnalité, médical, environnement, fonctionnement
★ À maîtriser
Compléments
Catégorie utile pour décrire objectivement, mais opposée au continuum des symptômes
★ À maîtriser
L’approche catégorielle s’adapte mal à la variabilité interne des catégories, car un trouble peut comporter plusieurs centaines de combinaisons symptomatiques, et à la forte comorbidité.
Le diagnostic catégoriel tout ou rien peut négliger le continuum des difficultés psychologiques et les expériences normales, tout en minimisant le contexte relationnel et les causes sociales.
Les critères du trouble dépressif caractérisé exigent au moins cinq symptômes pendant la même période de deux semaines, dont une humeur dépressive ou une perte d’intérêt ou de plaisir.
Selon Zimmerman et al. (2015), les critères du DSM-V permettent théoriquement 227 combinaisons diagnostiques de dépression, ou 14 528 combinaisons lorsque les symptômes opposés sont dissociés.
Dans l’étude de Fried et Nesse (2015) menée auprès de 3 703 personnes diagnostiquées dépressives, 1 030 profils symptomatiques distincts ont été observés, le profil le plus fréquent étant partagé par 2 % des patients et 48 % ayant un profil unique.
Compléments
Une étiquette de dépression posée sur des profils symptomatiques très différents
Dans l’étude répétée du BDI-II menée auprès de 182 personnes dépressives, la perte de plaisir avait l’effet de propagation le plus important, tandis que la perte d’intérêt et la tristesse avaient surtout un rôle réactif. — Bringmann et al., 2015
Un événement négatif peut entraîner une humeur négative, puis un sentiment de culpabilité, une insomnie, de la fatigue et des problèmes de concentration.
Un symptôme activé → d’autres symptômes → renforcement du réseau
Kessler et al. (2004) estiment que 46,4 % des personnes présenteront au cours de leur vie les critères d’un trouble mental et que 27,7 % présenteront les critères d’au moins deux troubles.
La comorbidité concerne 70 à 80 % des personnes présentant un trouble des conduites alimentaires, 80 % des personnes souffrant d’un trouble anxieux généralisé et 61 % des personnes présentant un trouble bipolaire. — Harvey et al., 2004
Les processus transdiagnostiques permettent d’expliquer plus parcimonieusement les comorbidités, de transférer les avancées théoriques et thérapeutiques entre troubles et de comprendre l’efficacité d’un traitement sur des troubles comorbides.
Trouble spécifique versus processus commun à plusieurs diagnostics
Les éléments psychologiques comprennent notamment:
Les domaines de classification sont (Harvey et al., 2004):
La classification de Harvey et al. est critiquée parce qu’elle réduit les processus aux facteurs cognitifs et néglige les aspects motivationnels, émotionnels, interpersonnels et développementaux.
★ À maîtriser
Barlow a proposé que l’évitement émotionnel soit le moteur central de la plupart des troubles psychopathologiques et a développé un protocole unifié pour les troubles anxieux, les troubles de l’humeur et les troubles alimentaires. — Barlow & Allen, 2007
Selon Barlow, l’évitement émotionnel maintient ou amplifie l’émotion refusée, empêche la résolution du problème sous-jacent, augmente les coûts cognitifs et comportementaux, puis entretient un cercle vicieux d’impuissance et de désespoir.
Compléments
Non-acceptation de l’émotion → évitement → amplification et maintien de la détresse
★ À maîtriser
Compléments
Approche catégorielle et approche transdiagnostique : différentes, mais complémentaires
| Approche | Objet principal | Limite ou avantage |
|---|---|---|
| Catégorielle | Catégories diagnostiques définies par critères | Langage commun, mais variabilité et comorbidité mal prises en compte |
| Essentialiste | Essence propre au trouble | Explique mal la diversité des profils symptomatiques |
| Réseaux de symptômes | Interactions causales entre symptômes | Rend compte des influences réciproques |
| Transdiagnostique | Processus communs à plusieurs troubles | Explique les comorbidités et favorise le transfert thérapeutique |
| Aspect | Conséquence |
|---|---|
| Évitement | Maintien ou amplification de l’émotion |
| Non-résolution | Persistance de la problématique sous-jacente |
| Coût | Augmentation des coûts cognitifs et comportementaux |
| Acceptation | Rétablissement naturel possible de l’humeur |
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1. Dans quelle population la comorbidité est-elle estimée à environ 80 % ?
2. Quelle situation illustre le mieux l’évitement émotionnel selon Barlow (2006) ?
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En quelle année le DSM-I a-t-il été publié ?
Le DSM-I a été publié en 1952.
Combien de troubles le DSM-I recensait-il ?
Le DSM-I recensait 106 troubles.
En quelle année le DSM-II a-t-il été publié ?
Le DSM-II a été publié en 1968.
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