QCM : Atomes et liaisons chimiques — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que caractérise une liaison covalente entre deux atomes ?

Le partage de deux électrons, chaque atome en fournissant un
L’attraction entre des ions de charges électriques opposées
Le transfert complet de deux électrons vers l’atome le plus électronégatif
Le partage de deux électrons fournis par un seul des deux atomes

Le partage de deux électrons, chaque atome en fournissant un

Explication

Une liaison covalente se forme lorsque deux atomes partagent deux électrons, chacun apportant un électron. Le transfert complet d’électrons correspond à une liaison ionique, tandis que le don des deux électrons par un seul atome caractérise une liaison de coordination.

2. Dans une liaison de coordination, comment les deux électrons partagés sont-ils fournis ?

Par chaque atome qui apporte un électron
Par un échange d’électrons entre plusieurs molécules
Par un seul atome qui apporte les deux électrons
Par deux transferts successifs vers des ions opposés

Par un seul atome qui apporte les deux électrons

Explication

Dans une liaison de coordination, un seul atome fournit les deux électrons qui sont ensuite partagés par les deux atomes. La liaison covalente classique se distingue par la contribution d’un électron provenant de chacun des deux atomes.

3. Quel phénomène correspond à la formation d’une liaison ionique ?

Un partage équilibré de deux électrons entre les atomes liés
Une attraction faible entre des dipôles momentanés
Un transfert complet d’au moins deux électrons entre les atomes liés
La mise en commun de deux électrons fournis par un seul atome

Un transfert complet d’au moins deux électrons entre les atomes liés

Explication

Une liaison ionique correspond au cas extrême où deux électrons ou davantage sont transférés complètement entre les atomes. Le partage des électrons décrit une liaison covalente, tandis que les dipôles momentanés sont associés aux forces de Van der Waals.

4. Comment évolue généralement le rayon atomique au cours d’une période du tableau périodique ?

Il diminue jusqu’au milieu de la période puis reste constant jusqu’à la suivante
Il reste presque constant pendant la période puis augmente progressivement ensuite
Il diminue du premier au dernier élément puis augmente brusquement à la période suivante
Il augmente régulièrement du premier au dernier élément puis diminue à la période suivante

Il diminue du premier au dernier élément puis augmente brusquement à la période suivante

Explication

Dans une même période, le rayon atomique diminue du premier au dernier élément, puis augmente brusquement au début de la période suivante. Cette évolution ne doit pas être confondue avec l’augmentation du rayon observée dans une colonne.

5. En descendant dans une même colonne du tableau périodique, comment varie le rayon atomique lorsque le numéro atomique augmente ?

Il augmente puis diminue à chaque nouvelle période
Il augmente avec le numéro atomique Z
Il reste constant malgré l’augmentation de Z
Il diminue avec le numéro atomique Z

Il augmente avec le numéro atomique Z

Explication

Dans une même colonne, le rayon atomique augmente avec le numéro atomique Z. La diminution globale du rayon concerne plutôt le parcours d’une période, ce qui constitue une confusion fréquente entre les deux directions du tableau périodique.

6. Que signifie la règle de l’octet pour un atome, à l’exception de l’hydrogène ?

Il tend à former des liaisons pour être entouré de huit électrons de valence
Il tend à perdre huit électrons afin de vider sa couche de valence
Il forme une liaison dès qu’il possède deux électrons dans sa couche externe
Il doit posséder huit protons pour stabiliser son noyau atomique

Il tend à former des liaisons pour être entouré de huit électrons de valence

Explication

La règle de l’octet décrit la tendance d’un atome, sauf l’hydrogène, à former des liaisons jusqu’à être entouré de huit électrons dans sa couche de valence. Elle ne signifie ni qu’il perd nécessairement huit électrons ni que le nombre de protons détermine cette règle.

7. Comment le modèle de Lewis représente-t-il les électrons de valence ?

Par des nombres placés entre les atomes pour décrire leur masse
Par des cercles concentriques indiquant les différentes couches électroniques
Par des points autour de chaque atome, regroupables en traits pour les doublets
Par des flèches dans le noyau indiquant le transfert des électrons

Par des points autour de chaque atome, regroupables en traits pour les doublets

Explication

Le modèle de Lewis utilise des points autour du symbole atomique pour représenter les électrons de valence, et deux points peuvent être regroupés en un trait représentant un doublet. Les cercles concentriques relèvent d’une représentation des couches électroniques plutôt que du modèle de Lewis.

8. Quelle succession d’étapes convient pour déterminer une structure de Lewis ?

Écrire la formule de Lewis, calculer la géométrie, puis établir les configurations électroniques
Écrire les configurations électroniques, établir les liaisons covalentes, puis formuler Lewis
Établir les liaisons covalentes, écrire Lewis, puis déterminer les configurations électroniques
Déterminer la géométrie, transférer les électrons, puis représenter les liaisons covalentes

Écrire les configurations électroniques, établir les liaisons covalentes, puis formuler Lewis

Explication

La démarche commence par les configurations électroniques, se poursuit par l’établissement des liaisons covalentes et s’achève par l’écriture de la formule de Lewis. La géométrie n’est pas l’étape initiale de cette détermination et relève d’une analyse distincte.

9. Quelle limite présente une formule de Lewis pour décrire une molécule ou un ion ?

Elle décrit la géométrie et exclut la possibilité de plusieurs représentations
Elle peut admettre plusieurs formules limites et ne renseigne pas sur la géométrie
Elle indique les configurations électroniques mais ne permet pas d’identifier les liaisons
Elle donne une géométrie complète mais ne représente pas les électrons de valence

Elle peut admettre plusieurs formules limites et ne renseigne pas sur la géométrie

Explication

Une molécule ou un ion peut être représenté par plusieurs formules limites, tandis que la formule de Lewis renseigne principalement sur les électrons de valence et les liaisons. La prédiction de la géométrie relève plutôt du modèle VSEPR.

10. Quelle propriété décrit l’électronégativité d’un atome engagé dans une liaison chimique ?

Le nombre total de couches électroniques occupées par l’atome
La facilité avec laquelle l’atome perd ses électrons internes
Sa capacité à attirer vers lui les électrons de la liaison
La dimension globale de l’atome dans son état fondamental

Sa capacité à attirer vers lui les électrons de la liaison

Explication

L’électronégativité mesure l’attraction exercée par un atome sur les électrons engagés dans une liaison. Le rayon atomique décrit plutôt la taille de l’atome, et non son pouvoir d’attraction dans une liaison.

11. Quelle valeur d’électronégativité est attribuée au fluor sur l’échelle de Pauling ?

2,5
0,7
1,7
4

4

Explication

Sur l’échelle de Pauling, le fluor atteint la valeur maximale de 4. La valeur 0,7 correspond à l’extrémité basse de l’échelle, associée au francium.

12. Quel type de liaison est prédit pour une différence d’électronégativité Δχ=2,3\Delta\chi = 2,3 ?

Une liaison covalente polarisée
Une liaison covalente apolaire
Une liaison métallique homogène
Une liaison ionique

Une liaison ionique

Explication

Une différence d’électronégativité supérieure ou égale à 2 permet de prévoir une liaison ionique. Une liaison covalente polarisée correspond plutôt à une différence comprise entre 0,4 et 2.

13. Dans quelle situation une molécule est-elle considérée comme polaire ?

Lorsque la somme vectorielle de ses moments dipolaires est non nulle
Lorsque les atomes périphériques sont répartis avec une symétrie parfaite
Lorsque la somme vectorielle de ses moments dipolaires est nulle
Lorsque chaque liaison de la molécule possède une polarité identique

Lorsque la somme vectorielle de ses moments dipolaires est non nulle

Explication

Une molécule est polaire lorsque ses moments dipolaires ne se compensent pas, donc lorsque leur somme vectorielle est non nulle. Une somme nulle caractérise au contraire une molécule apolaire, souvent grâce à la symétrie.

14. Sur quoi le modèle VSEPR fonde-t-il la prédiction de la géométrie moléculaire ?

Sur la masse relative des atomes périphériques
Sur la répartition des protons dans le noyau central
Sur la longueur moyenne des liaisons de la molécule
Sur la répulsion des paires d’électrons de valence

Sur la répulsion des paires d’électrons de valence

Explication

Le modèle VSEPR prédit la géométrie à partir de la répulsion entre les paires d’électrons de la couche de valence. La formule de Lewis sert principalement à représenter les électrons de valence et ne constitue pas le principe géométrique du modèle.

15. Dans la notation VSEPR AXnEmAX_nE_m, que représentent respectivement XX et EE ?

Les orbitales hybrides et les électrons célibataires
Les électrons de cœur et les liaisons multiples
Les doublets non liants et les atomes périphériques
Les atomes périphériques et les doublets non liants

Les atomes périphériques et les doublets non liants

Explication

Dans cette notation, X désigne les atomes liés à l’atome central A, tandis qu'E désigne les doublets non liants portés par A. Inverser ces deux symboles conduit donc à une mauvaise formule de répulsion.

16. Comment une liaison double ou triple est-elle comptée dans la détermination de la formule de répulsion VSEPR ?

Comme une seule liaison autour de l’atome central
Comme un doublet non liant supplémentaire autour de l’atome central
Comme deux liaisons pour une double et trois pour une triple
Comme une paire d’électrons située entre deux atomes périphériques

Comme une seule liaison autour de l’atome central

Explication

Une liaison double ou triple constitue une seule région de répulsion autour de l’atome central dans le modèle VSEPR. Ses électrons multiples n’ajoutent donc pas plusieurs domaines distincts pour déterminer la formule de répulsion.

17. Quel est l’effet principal de l’hybridation sur les orbitales atomiques ?

Elle produit des orbitales hybrides équivalentes en énergie et en géométrie
Elle transforme les électrons de valence en électrons appartenant au noyau
Elle supprime les orbitales atomiques qui ne participent pas aux liaisons
Elle sépare les orbitales initiales en niveaux d’énergie plus différents

Elle produit des orbitales hybrides équivalentes en énergie et en géométrie

Explication

L’hybridation combine des orbitales atomiques afin de fournir des orbitales hybrides équivalentes en énergie et en géométrie, adaptées à la description de la molécule. Elle ne supprime pas les orbitales initiales et ne modifie pas les électrons du noyau.

18. Une combinaison de trois orbitales atomiques produit combien d’orbitales hybrides ?

Quatre orbitales hybrides
Deux orbitales hybrides
Une orbitale hybride
Trois orbitales hybrides

Trois orbitales hybrides

Explication

Le nombre total d’orbitales hybrides reste égal au nombre d’orbitales atomiques initiales combinées. Ainsi, trois orbitales atomiques donnent trois orbitales hybrides, et non un nombre déterminé par le type de liaison.

19. Quelle association entre hybridation, géométrie et angle est correcte ?

sp2sp^2, géométrie plane et angle de 120120^\circ
sp2sp^2, géométrie tétraédrique et angle de 10930109^\circ30'
spsp, géométrie tétraédrique et angle de 10930109^\circ30'
sp3sp^3, géométrie linéaire et angle de 180180^\circ

$$sp^2$$, géométrie plane et angle de $$120^\circ$$

Explication

L’hybridation sp2sp^2 correspond à une géométrie plane avec des angles de 120120^\circ. L’hybridation spsp est linéaire à 180180^\circ, tandis que sp3sp^3 est tétraédrique à environ 10930109^\circ30'.

20. Dans une liaison multiple, quelle succession décrit correctement les liaisons formées entre deux atomes ?

Une succession de liaisons π\pi sans liaison σ\sigma
Une succession de liaisons σ\sigma sans liaison π\pi
Une liaison π\pi suivie d’une ou plusieurs liaisons σ\sigma
Une liaison σ\sigma suivie d’une ou plusieurs liaisons π\pi

Une liaison $$\sigma$$ suivie d’une ou plusieurs liaisons $$\pi$$

Explication

La première liaison entre deux atomes est une liaison σ\sigma, puis les liaisons supplémentaires d’une liaison multiple sont de type π\pi. Une liaison multiple ne commence donc pas par une liaison π\pi.

21. Quelle caractéristique distingue les forces de Van der Waals des liaisons hydrogène ?

Elles associent des chaînes latérales apolaires situées au cœur d’une protéine
Elles proviennent de charges localisées ou de dipôles instantanés et induits
Elles relient un hydrogène fixé à un atome électronégatif à un autre atome électronégatif
Elles résultent de l’oxydation de deux fonctions sulfhydryles voisines

Elles proviennent de charges localisées ou de dipôles instantanés et induits

Explication

Les forces de Van der Waals correspondent à des attractions électrostatiques liées à des charges localisées ou à des dipôles instantanés et induits. La liaison hydrogène se définit plutôt par la présence d’un hydrogène lié à un atome électronégatif, ce qui rend la deuxième description inadaptée ici.

22. Quelle condition est nécessaire pour qu’une interaction soit considérée comme une liaison hydrogène ?

Deux dipôles instantanés qui apparaissent simultanément dans des molécules voisines
Un hydrogène lié à un atome électronégatif et attiré par un autre atome électronégatif
Deux fonctions sulfhydryles oxydées formant une liaison entre leurs atomes de soufre
Deux chaînes latérales apolaires qui se regroupent dans la région interne d’une protéine

Un hydrogène lié à un atome électronégatif et attiré par un autre atome électronégatif

Explication

Une liaison hydrogène implique un hydrogène lié à un atome électronégatif tel que N, O, S ou F, ainsi qu’un autre atome électronégatif. Les dipôles instantanés caractérisent plutôt les forces de Van der Waals.

23. Quelle comparaison des énergies de liaison est correcte ?

Les liaisons hydrogène valent environ 0,02 à 30 kJ/mol, contre 100 à 500 kJ/mol pour Van der Waals
Les liaisons hydrogène valent environ 10 à 40 kJ/mol, contre 0,02 à 30 kJ/mol pour Van der Waals
Les liaisons hydrogène valent environ 60 à 100 kJ/mol, contre 10 à 40 kJ/mol pour Van der Waals
Les liaisons hydrogène valent environ 100 à 500 kJ/mol, contre 60 à 100 kJ/mol pour Van der Waals

Les liaisons hydrogène valent environ 10 à 40 kJ/mol, contre 0,02 à 30 kJ/mol pour Van der Waals

Explication

La liaison hydrogène possède une énergie de liaison comprise entre 10 et 40 kJ/mol, tandis que les forces de Van der Waals se situent entre 0,02 et 30 kJ/mol. Les autres propositions attribuent à ces interactions des intervalles correspondant à des liaisons plus fortes ou inversent leur ordre.

24. Dans un coude β, entre quels groupes se forme la liaison hydrogène stabilisatrice ?

Entre le groupement NH du premier résidu et le groupement CO du deuxième
Entre le groupement CO du premier résidu et le groupement NH du quatrième
Entre les chaînes latérales apolaires du deuxième et du troisième résidu
Entre les fonctions SH de deux cystéines séparées dans la séquence

Entre le groupement CO du premier résidu et le groupement NH du quatrième

Explication

Dans un coude β, une liaison hydrogène relie le groupement CO du premier acide aminé au groupement NH du quatrième. Les fonctions SH de deux cystéines forment plutôt un pont disulfure, tandis que les chaînes apolaires participent aux interactions hydrophobes.

25. Comment se forme un pont disulfure entre deux cystéines ?

Par rupture de leurs liaisons hydrogène sous l’action d’un pH extrême
Par oxydation de leurs fonctions SH, créant une liaison covalente entre deux soufres
Par attraction électrostatique entre leurs groupements CO et NH voisins
Par association de leurs chaînes latérales apolaires dans le cœur de la protéine

Par oxydation de leurs fonctions SH, créant une liaison covalente entre deux soufres

Explication

L’oxydation des fonctions sulfhydryles SH de deux cystéines produit une liaison covalente entre leurs atomes de soufre. Une attraction entre CO et NH correspond à une liaison hydrogène, et l’enfouissement de chaînes apolaires relève des interactions hydrophobes.

26. Laquelle décrit correctement la dénaturation d’une protéine ?

Elle conserve la fonction biologique tout en renforçant les interactions non covalentes
Elle détruit la macromolécule par hydrolyse et résulte notamment d’un agent réducteur
Elle entraîne une perte de fonction sans dégradation et peut être provoquée par la chaleur
Elle transforme les chaînes latérales apolaires en fonctions sulfhydryles réactives

Elle entraîne une perte de fonction sans dégradation et peut être provoquée par la chaleur

Explication

La dénaturation correspond à une perte de fonction sans dégradation de la protéine et peut être provoquée par la chaleur, un détergent, un pH extrême ou un agent réducteur. La destruction de la macromolécule relève plutôt de la dégradation.

27. Pourquoi des interactions non covalentes faibles peuvent-elles stabiliser fortement une protéine ?

Leur effet cumulatif contribue à la structure tridimensionnelle et leur rupture facilite la flexibilité
Leur énergie individuelle dépasse celle des liaisons covalentes dans la macromolécule
Leur présence provoque une dégradation progressive qui libère les chaînes polypeptidiques
Leur formation transforme chaque interaction en liaison covalente entre des atomes de soufre

Leur effet cumulatif contribue à la structure tridimensionnelle et leur rupture facilite la flexibilité

Explication

Même faibles individuellement, les interactions non covalentes s’additionnent et contribuent fortement à la structure tridimensionnelle des biomolécules. Leur rupture facilite la flexibilité, sans les convertir en liaisons covalentes ni dépasser l’énergie de celles-ci.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Atomes et liaisons chimiques.

Qu'est-ce qu'une liaison covalente ?

Une liaison covalente est le partage de deux électrons entre deux atomes.

Qu'impose une liaison de coordination sur la fourniture des électrons ?

Un seul atome fournit les deux électrons partagés.

Combien d'électrons sont partagés dans une liaison de coordination ?

Deux électrons sont partagés.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Atomes et liaisons chimiques.

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