QCM : Psychologie clinique et thérapies — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle discipline étudie les faits psychologiques et les conduites tout en construisant des théories et une pratique à leur sujet ?

La psychanalyse
La psychiatrie
La psychologie
La sociologie

La psychologie

Explication

La psychologie étudie les faits psychologiques et les conduites, puis élabore des théories et une pratique correspondantes. La sociologie s’intéresse principalement aux groupes et aux phénomènes sociaux.

2. Quelle caractéristique distingue la psychologie clinique de la sociologie ?

Elle étudie un individu ou un groupe dans la totalité de son environnement et de son évolution.
Elle explique les conduites par des données biologiques et des traitements médicaux.
Elle analyse les institutions sans examiner l’évolution personnelle des sujets.
Elle mesure les comportements collectifs à partir de lois sociales générales.

Elle étudie un individu ou un groupe dans la totalité de son environnement et de son évolution.

Explication

La psychologie clinique considère l’individu ou le groupe dans son environnement et son évolution globale. La sociologie étudie principalement les groupes et les phénomènes sociaux, ce qui ne correspond pas à cette approche clinique centrée sur la totalité de la situation.

3. Quel professionnel est présenté comme pouvant prescrire des médicaments après une formation médicale spécialisée ?

Le psychanalyste
Le psychologue
Le psychiatre
Le psychothérapeute

Le psychiatre

Explication

Le psychiatre est un médecin ayant suivi une spécialisation en psychiatrie et il peut prescrire des médicaments. Le psychologue réalise notamment des bilans et des diagnostics, mais cette formation ne lui confère pas ce pouvoir de prescription.

4. Quelle condition correspond au titre de psychothérapeute depuis la loi de 2004 ?

Il est attribué à toute personne ayant suivi une psychanalyse personnelle approfondie.
Il est délivré aux professionnels de santé après une formation universitaire d’au moins cinq ans.
Il est réservé aux psychiatres ayant pratiqué plusieurs années en établissement hospitalier.
Il est réservé aux médecins ou aux psychologues qui remplissent les conditions prévues.

Il est réservé aux médecins ou aux psychologues qui remplissent les conditions prévues.

Explication

Depuis 2004, le titre de psychothérapeute est encadré et réservé aux médecins ou aux psychologues satisfaisant les conditions légales. Une psychanalyse personnelle ou une longue pratique hospitalière ne suffit pas, à elle seule, à obtenir ce titre.

5. Qui a fondé la première clinique de psychologie aux États-Unis en 1896 pour aider des enfants en difficulté scolaire ?

Sigmund Freud
Pierre Janet
Lightner Witmer
Daniel Lagache

Lightner Witmer

Explication

Lightner Witmer a fondé cette première clinique de psychologie aux États-Unis en 1896 afin de prendre en charge des enfants rencontrant des difficultés scolaires. Les autres auteurs ont contribué à d’autres développements de la psychologie clinique ou de la psychanalyse.

6. Quelle approche Pierre Janet défend-il par opposition à la psychologie expérimentale ?

Une psychologie sociale centrée sur l’observation des institutions et des normes collectives.
Une psychologie statistique centrée sur la comparaison de grands groupes de participants.
Une psychologie singulière et subjective centrée sur l’étude approfondie d’un cas.
Une psychologie biologique centrée sur la mesure des fonctions cérébrales en laboratoire.

Une psychologie singulière et subjective centrée sur l’étude approfondie d’un cas.

Explication

Pierre Janet défend une psychologie singulière et subjective qui approfondit le cas individuel. La psychologie expérimentale cherche davantage à isoler des facteurs afin de dégager des lois généralisables.

7. Sur quels matériaux Sigmund Freud a-t-il fondé une grande partie de ses théories ?

Des enquêtes statistiques comparant les performances scolaires de plusieurs générations.
Des observations de groupes sociaux visant à mesurer l’influence des institutions.
Des études de cas cliniques portant sur les symptômes, les conflits, l’inconscient et le transfert.
Des expériences de laboratoire destinées à isoler les réflexes et les sensations.

Des études de cas cliniques portant sur les symptômes, les conflits, l’inconscient et le transfert.

Explication

Freud a construit une grande partie de ses théories à partir d’études de cas cliniques individuels portant notamment sur les symptômes, les conflits psychologiques, l’inconscient et le transfert. Les enquêtes statistiques et les expériences de laboratoire relèvent d’autres démarches de recherche.

8. Quelle contribution est attribuée à Juliette Favez-Boutonier en 1966 ?

La fondation de la première clinique de psychologie aux États-Unis.
La formulation des trois postulats de la psychologie clinique contemporaine.
La création du premier certificat de psychologie clinique à la Sorbonne.
La création des premières consultations médico-psychologiques à Strasbourg.

La création du premier certificat de psychologie clinique à la Sorbonne.

Explication

En 1966, Juliette Favez-Boutonier crée à la Sorbonne le premier certificat de psychologie clinique, ce qui favorise la reconnaissance universitaire et étatique de la discipline. La première clinique américaine est associée à Witmer, tandis que les consultations médico-psychologiques sont notamment liées à Lagache.

9. Dans quel ordre général la démarche clinique se déroule-t-elle ?

Observer, formuler des hypothèses, utiliser des outils, puis confronter les résultats aux hypothèses.
Utiliser des outils, établir un diagnostic, observer, puis abandonner les hypothèses initiales.
Formuler une conclusion, observer, choisir une théorie, puis comparer les résultats aux normes.
Comparer les résultats, choisir un cas, formuler des hypothèses, puis construire une observation.

Observer, formuler des hypothèses, utiliser des outils, puis confronter les résultats aux hypothèses.

Explication

La démarche clinique commence par l’observation, se poursuit par la formulation d’hypothèses et la mise en place d’outils, puis vérifie la concordance entre les résultats et les hypothèses. Les autres séquences inversent ou suppriment des étapes essentielles de cette démarche.

10. Selon Didier Anzieu, que demande le postulat dynamique ?

Comparer les résultats cliniques avec des normes établies en laboratoire.
Analyser le sens produit par l’éducation et les groupes sociaux.
Reconstituer l’histoire individuelle et l’influence des facteurs génétiques.
Étudier la nature des conflits internes ou des tensions avec les autres.

Étudier la nature des conflits internes ou des tensions avec les autres.

Explication

Le postulat dynamique porte sur la nature des conflits internes et des tensions qui peuvent se manifester dans les relations avec autrui. L’étude de l’histoire individuelle et des facteurs génétiques relève du postulat génétique.

11. Quel phénomène est au centre du postulat interactionniste selon Didier Anzieu ?

Les interactions avec autrui qui donnent sens aux conflits, notamment par l’éducation et les groupes sociaux.
Les tensions internes étudiées indépendamment des relations et du contexte social.
Les résultats d’outils cliniques utilisés pour vérifier une hypothèse initiale.
Les facteurs génétiques qui déterminent l’évolution des comportements au cours de la vie.

Les interactions avec autrui qui donnent sens aux conflits, notamment par l’éducation et les groupes sociaux.

Explication

Le postulat interactionniste explique que les interactions avec les autres contribuent à donner un sens aux conflits, notamment à travers l’éducation et les groupes sociaux. L’histoire individuelle et les facteurs génétiques caractérisent plutôt le postulat génétique.

12. Pour comprendre le comportement d’une personne, que faut-il prendre en compte selon le postulat génétique ?

Les interactions sociales qui donnent un sens aux conflits dans l’éducation et les groupes.
L’histoire de l’individu et les facteurs génétiques qui participent à son évolution.
Les outils d’évaluation permettant de comparer ses résultats à une hypothèse clinique.
La nature des conflits internes et des tensions présentes dans ses relations actuelles.

L’histoire de l’individu et les facteurs génétiques qui participent à son évolution.

Explication

Le postulat génétique impose de considérer l’histoire de l’individu ainsi que les facteurs génétiques pour comprendre ses comportements. L’analyse des interactions sociales correspond au postulat interactionniste, tandis que l’étude des tensions relève du postulat dynamique.

13. Quelle caractéristique distingue principalement les approches psychanalytiques du comportementalisme ?

Elles fondent l’analyse sur le conditionnement des comportements observables.
Elles recherchent des hypothèses liées à l’histoire singulière de chaque individu.
Elles mesurent des régularités observables au moyen de tests expérimentaux.
Elles privilégient la comparaison statistique de conduites entre individus.

Elles recherchent des hypothèses liées à l’histoire singulière de chaque individu.

Explication

Les approches psychanalytiques cherchent à comprendre l’histoire propre à chaque personne, ce qui limite la généralisation des hypothèses. Le comportementalisme se distingue par l’étude empirique des régularités observables.

14. Quelle méthode constitue la base de l’étude comportementaliste développée à partir des années 1920 ?

L’exploration des relations familiales responsables des troubles psychiques.
L’interprétation des désirs refoulés à partir des récits personnels du patient.
Le conditionnement étudié par l’observation et la mise à l’épreuve d’hypothèses.
La modification des jugements irrationnels par un dialogue thérapeutique.

Le conditionnement étudié par l’observation et la mise à l’épreuve d’hypothèses.

Explication

Le comportementalisme s’appuie sur des méthodes empiriques comprenant l’observation, les hypothèses, les tests et les conclusions, avec le conditionnement comme base. L’interprétation des désirs refoulés appartient plutôt à l’approche psychanalytique.

15. Quelle orientation thérapeutique propose une vision positive et dépathologisante de l’individu dans les années 1950 ?

Les approches cognitives, notamment avec Beck et Ellis.
Les approches humanistes, notamment avec Rogers et Frankl.
Les approches comportementales, notamment avec le conditionnement.
Les approches systémiques, notamment avec les thérapies familiales.

Les approches humanistes, notamment avec Rogers et Frankl.

Explication

Les approches humanistes développées dans les années 1950 présentent l’individu de manière positive et dépathologisante, comme chez Carl Rogers et Victor Frankl. Les autres propositions renvoient à des orientations associées à d’autres périodes ou principes.

16. Une thérapie examine les interactions entre les membres d’un couple pour comprendre l’apparition d’un trouble. De quelle orientation relève-t-elle principalement ?

De la thérapie humaniste, centrée sur la réalisation personnelle.
De la thérapie comportementale, centrée sur les réponses conditionnées.
De la thérapie cognitive, centrée sur les pensées qui entretiennent le trouble.
De la thérapie systémique, centrée sur les relations avec les autres.

De la thérapie systémique, centrée sur les relations avec les autres.

Explication

La thérapie systémique relie les troubles aux relations avec autrui et a notamment favorisé les thérapies familiales et de couple. Une thérapie cognitive s’intéresserait plutôt aux pensées et aux jugements qui entretiennent les difficultés.

17. Que demande la technique des associations libres au patient ?

Répondre à des questions précises pour reconstruire une chronologie familiale.
Écouter le thérapeute sans sélectionner consciemment les éléments importants.
Décrire ses relations actuelles afin d’identifier les interactions problématiques.
Raconter ce qui lui vient à l’esprit sans interrompre spontanément son discours.

Raconter ce qui lui vient à l’esprit sans interrompre spontanément son discours.

Explication

Les associations libres invitent le patient à dire tout ce qui lui passe par la tête sans interruption, afin de permettre la recherche de désirs et de souvenirs refoulés. L’écoute sans sélection consciente décrit l’attention flottante de l’analyste.

18. En quoi consiste l’attention flottante du psychanalyste ?

Écouter le discours sans sélectionner consciemment les éléments à retenir.
Relier les paroles actuelles du patient à des événements de son passé.
Projeter sur le patient des sentiments issus de relations antérieures.
Demander au patient de parler sans filtrer les pensées qui lui viennent.

Écouter le discours sans sélectionner consciemment les éléments à retenir.

Explication

L’attention flottante consiste à écouter sans privilégier consciemment certains éléments du discours, afin de laisser émerger les interprétations. Le fait de parler sans filtrer ses pensées correspond aux associations libres du patient.

19. Dans la relation psychanalytique, dans quelle direction s’effectue le transfert ?

Du patient vers le thérapeute, par projection sur celui-ci.
Du thérapeute vers le patient, par interprétation de son discours.
Du couple vers la famille, par déplacement des conflits relationnels.
Du thérapeute vers le patient, par partage de son histoire personnelle.

Du patient vers le thérapeute, par projection sur celui-ci.

Explication

Le transfert désigne la projection du patient sur le thérapeute. L’interprétation, en revanche, est une intervention du thérapeute destinée à donner sens aux éléments apportés par le patient.

20. Laquelle de ces propositions regroupe des techniques d’interprétation psychanalytique ?

La reformulation, l’empathie, l’authenticité et l’acceptation inconditionnelle.
La restructuration cognitive, l’autosurveillance, la relaxation et l’entraînement social.
Le renvoi au passé, le décodage symbolique, le pont verbal et l’explication par opposé.
Le conditionnement, l’exposition graduée, le renforcement et l’apprentissage social.

Le renvoi au passé, le décodage symbolique, le pont verbal et l’explication par opposé.

Explication

Les techniques psychanalytiques mentionnées comprennent le renvoi au passé, le décodage symbolique, le pont verbal et l’explication par opposé. Les autres ensembles correspondent à des techniques ou principes associés à d’autres orientations thérapeutiques.

21. Comment définir l’inconscient dans le modèle freudien de la personnalité ?

Comme une partie de la vie psychique qui échappe à la conscience tout en influençant la personne.
Comme une instance qui arbitre les exigences du plaisir et celles de la morale.
Comme un filtre qui conserve les souvenirs et désirs accessibles à la conscience.
Comme l’ensemble des perceptions du monde reçues puis analysées consciemment.

Comme une partie de la vie psychique qui échappe à la conscience tout en influençant la personne.

Explication

L’inconscient regroupe une partie de la vie psychique inaccessible à la conscience, mais capable d’influencer la personne. Les perceptions analysées relèvent du conscient, tandis que le filtrage des souvenirs et désirs appartient au préconscient.

22. Dans la première topique freudienne, quelle fonction est attribuée au préconscient ?

Analyser les perceptions provenant du monde extérieur et leur donner un sens.
Contenir les éléments refoulés, les rêves, les lapsus et les actes manqués.
Gérer les pulsions du Ça en fonction des injonctions du Surmoi.
Filtrer les souvenirs et les désirs avant leur éventuel accès à la conscience.

Filtrer les souvenirs et les désirs avant leur éventuel accès à la conscience.

Explication

Dans la première topique, le préconscient joue un rôle de filtre pour les souvenirs et les désirs. Les éléments refoulés, les rêves, les lapsus et les actes manqués sont associés à l’inconscient.

23. Quelle association décrit correctement les fonctions des trois instances de la deuxième topique freudienne ?

Le Ça recherche le plaisir, le Surmoi critique et le Moi régule leurs exigences.
Le Ça critique les pulsions, le Surmoi recherche le plaisir et le Moi les exprime.
Le Surmoi recherche le plaisir, le Moi critique les pulsions et le Ça les organise.
Le Moi recherche le plaisir, le Ça régule les exigences et le Surmoi les refoule.

Le Ça recherche le plaisir, le Surmoi critique et le Moi régule leurs exigences.

Explication

Le Ça tend vers la satisfaction du plaisir, le Surmoi exerce une fonction critique et protectrice, tandis que le Moi gère les tensions entre ces exigences. Les autres associations inversent les fonctions attribuées aux instances.

24. Comment le modèle freudien explique-t-il l’apparition des conflits psychiques ?

Par l’écart entre les pensées parasites et les jugements rationnels.
Par l’opposition entre les perceptions conscientes et les relations familiales actuelles.
Par les tensions entre les exigences du Ça, du Moi et du Surmoi.
Par la rivalité entre les souvenirs préconscients et les comportements conditionnés.

Par les tensions entre les exigences du Ça, du Moi et du Surmoi.

Explication

Les conflits psychiques résultent, dans le modèle freudien, des tensions entre les instances du Ça, du Moi et du Surmoi. Les pensées parasites et les jugements relèvent plutôt des modèles cognitifs, tandis que les autres propositions ne décrivent pas la source freudienne du conflit.

25. Quel critère distingue principalement la névrose de la psychose dans l’approche psychanalytique ?

La névrose décrit une organisation intermédiaire et instable
La névrose maintient le contact avec la réalité
La névrose se définit par l’absence de conflit psychique
La névrose entraîne une perte du contact avec la réalité

La névrose maintient le contact avec la réalité

Explication

La névrose se caractérise par le maintien du contact avec la réalité, même lorsqu’un conflit psychique est présent. La perte du contact avec la réalité correspond plutôt à la psychose.

26. Quelle organisation psychique est notamment illustrée par la paranoïa et la schizophrénie ?

L’état limite, défini par une stabilité entre deux organisations
La névrose, associée à un conflit entre le Ça et le Surmoi
L’hystérie, comprise comme une manifestation exclusivement corporelle
La psychose, associée à une perte de contact avec la réalité

La psychose, associée à une perte de contact avec la réalité

Explication

La paranoïa et la schizophrénie sont des exemples de psychose, organisation marquée par une perte de contact avec la réalité. La névrose conserve ce contact, tandis que l’état limite occupe une position intermédiaire et instable.

27. Comment l’état limite se situe-t-il par rapport à la névrose et à la psychose ?

Il constitue une organisation intermédiaire et instable entre les deux
Il renvoie à un conflit psychique entre le Ça et le Surmoi
Il correspond à une névrose caractérisée par un contact stable avec la réalité
Il désigne une psychose marquée par une rupture durable avec la réalité

Il constitue une organisation intermédiaire et instable entre les deux

Explication

L’état limite est décrit comme une organisation intermédiaire et instable entre la névrose et la psychose, notamment dans les personnalités borderline. Le conflit entre le Ça et le Surmoi caractérise plutôt le modèle psychanalytique de la névrose.

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Qu'est-ce que la psychologie étudie ?

Les faits psychologiques et les conduites.

Que décrit la psychologie clinique ?

Les processus psychologiques dans leur environnement et évolution.

Quel professionnel peut prescrire des médicaments en psychiatrie ?

Le psychiatre.

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