QCM : Autorité éducative et problèmes sociaux — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel événement d’octobre 1990 a contribué à construire les quartiers sensibles comme un problème de sécurité intérieure ?

La création des premiers plans institutionnels contre la violence scolaire
La médiatisation des désordres urbains de Vaulx-en-Velin
La tenue du colloque national consacré à la culture de rue
La généralisation des diagnostics sociaux appliqués aux établissements

La médiatisation des désordres urbains de Vaulx-en-Velin

Explication

En octobre 1990, la médiatisation des désordres urbains de Vaulx-en-Velin a contribué à associer les quartiers sensibles à un problème de sécurité intérieure. Le colloque de Villepinte appartient à une période ultérieure et concerne les débats sur la violence scolaire.

2. Qui crée les zones d’éducation prioritaire en 1981 pour favoriser la réussite des élèves défavorisés ?

René Haby
Un responsable de la réforme du collège unique
Jean Berthoin
Alain Savary

Alain Savary

Explication

Alain Savary crée les zones d’éducation prioritaire en 1981 afin de favoriser la réussite des élèves défavorisés. René Haby est associé au collège unique, tandis que Jean Berthoin est associé à l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans.

3. Quelle notion désigne le lien collectif que l’école cherche à consolider ?

La sélection scolaire
La cohésion sociale
L’égalité des résultats
L’insertion professionnelle

La cohésion sociale

Explication

La cohésion sociale désigne le lien collectif et constitue un fondement de l’école. L’insertion professionnelle concerne plutôt la place de l’individu dans le travail, tandis que l’égalité des résultats renvoie à une issue identique pour tous.

4. Quelle mesure la loi Berthoin adopte-t-elle en 1959 ?

Elle porte la scolarité obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans
Elle instaure le collège unique pour harmoniser les parcours scolaires
Elle crée les zones d’éducation prioritaire pour soutenir les élèves défavorisés
Elle généralise l’accès au baccalauréat dans l’ensemble de la population

Elle porte la scolarité obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans

Explication

La loi Berthoin de 1959 rend la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans. Le collège unique relève de la loi Haby de 1975, et les zones d’éducation prioritaire sont créées en 1981.

5. Comment la violence scolaire est-elle définie dans son rapport à l’école ?

Comme une pathologie individuelle, indépendante de la transformation des effectifs scolaires
Comme un phénomène de la relation éducative, construit notamment avec la massification scolaire
Comme une catégorie juridique, apparue avant les changements liés à la scolarisation de masse
Comme un conflit extérieur à l’éducation, importé par les familles et les quartiers voisins

Comme un phénomène de la relation éducative, construit notamment avec la massification scolaire

Explication

La violence scolaire est liée à la relation éducative et constitue une question construite avec la massification scolaire. Elle ne se réduit donc ni à une pathologie individuelle ni à un phénomène extérieur à l’institution éducative.

6. À quelle condition un fait social devient-il un problème social ?

Après des opérations collectives qui le définissent comme un problème général
Quand une institution lui attribue une cause médicale clairement identifiable
Dès qu’il est observé de manière répétée dans plusieurs groupes sociaux
Lorsqu’il produit une conséquence mesurable pour chaque individu concerné

Après des opérations collectives qui le définissent comme un problème général

Explication

Un fait social devient un problème social grâce à un ensemble d’opérations collectives qui le construisent comme une question générale. Le simple fait qu’il soit fréquent ou mesurable ne suffit pas à produire cette qualification.

7. Quelle opposition distingue la sociologie de la déviance de l’approche naturalisée ?

La première décrit une anomalie scolaire, la seconde examine une norme collective
La première recherche une pathologie, la seconde analyse une réaction sociale normale
La première explique une conduite biologique, la seconde étudie une sanction institutionnelle
La première étudie un phénomène social normal, la seconde diagnostique une pathologie

La première étudie un phénomène social normal, la seconde diagnostique une pathologie

Explication

La sociologie de la déviance considère celle-ci comme un phénomène social normal, tandis que l’approche naturalisée la traite comme une pathologie à diagnostiquer. Cette dernière perspective déplace l’analyse vers une anomalie individuelle ou médicale.

8. Quelle évolution décrit correctement la proportion de la population obtenant le baccalauréat ?

Elle reste proche de 10 % jusqu’en 1990 avant d’atteindre 30 % aujourd’hui
Elle passe d’environ 20 % au début des années 1960 à 43 % aujourd’hui
Elle passe d’environ 10 % au début des années 1960 à 80 % aujourd’hui
Elle atteint 80 % en 1985 après avoir commencé à environ 30 % dans les années 1960

Elle passe d’environ 10 % au début des années 1960 à 80 % aujourd’hui

Explication

La proportion passe d’environ 10 % au début des années 1960 à 20 % en 1970, 30 % en 1985, 43 % en 1990 et 80 % aujourd’hui. Les autres réponses déplacent ou réduisent les étapes de cette progression.

9. Quel moyen permet de promouvoir les valeurs républicaines et de restaurer la cohésion sociale dans le système éducatif ?

La réduction des parcours de formation pour rapprocher les niveaux
La différenciation des droits scolaires selon l’origine sociale des élèves
L’égalité des chances, qui assure un accès équitable aux possibilités
L’égalité des résultats, qui impose une issue identique à tous les élèves

L’égalité des chances, qui assure un accès équitable aux possibilités

Explication

L’égalité des chances vise un accès équitable aux possibilités et constitue un moyen de promouvoir les valeurs républicaines et la cohésion sociale. Elle se distingue de l’égalité des résultats, qui correspond à une issue identique pour tous.

10. Quels processus sont associés à la construction de la violence des jeunes ?

La médicalisation, la psychologisation et la familialisation, avec une réduction des sanctions pénales
La désinstitutionnalisation, la privatisation et la décentralisation, avec une baisse de l’insécurité ressentie
La criminalisation, la judiciarisation et la territorialisation, avec une pénalisation de la pauvreté
La démocratisation, la scolarisation et la professionnalisation, avec une hausse de la mobilité sociale

La criminalisation, la judiciarisation et la territorialisation, avec une pénalisation de la pauvreté

Explication

La construction de la violence des jeunes associe un sentiment d’insécurité paradoxal, la pénalisation de la pauvreté et les processus de criminalisation, de judiciarisation et de territorialisation. Les autres réponses mobilisent des catégories qui ne décrivent pas cette construction spécifique.

11. Quelle caractéristique marque la construction médiatique et institutionnelle de la violence scolaire ?

La réduction des incidents scolaires à des diagnostics médicaux établis par les familles
La multiplication des plans violence et la création de la figure de l’élève perturbateur
La disparition des catégories scolaires et la priorité donnée aux seules expériences individuelles
La séparation des débats médiatiques et des politiques publiques concernant les établissements

La multiplication des plans violence et la création de la figure de l’élève perturbateur

Explication

La violence scolaire fait l’objet d’une construction médiatique et institutionnelle visible dans la multiplication des plans violence et la création de la figure de l’élève perturbateur. Elle ne se confond donc pas avec la seule réalité des comportements observés.

12. Quel diplôme correspond respectivement aux écoles Jules Ferry et aux lycées napoléoniens ?

Le certificat d’études pour les deux systèmes, avec des modalités d’examen différentes
Le brevet pour les écoles Jules Ferry et le certificat d’études pour les lycées napoléoniens
Le certificat d’études pour les écoles Jules Ferry et le baccalauréat pour les lycées napoléoniens
Le baccalauréat pour les écoles Jules Ferry et le certificat d’études pour les lycées napoléoniens

Le certificat d’études pour les écoles Jules Ferry et le baccalauréat pour les lycées napoléoniens

Explication

Les écoles Jules Ferry délivraient le certificat d’études, tandis que les lycées napoléoniens préparaient au baccalauréat. Attribuer le baccalauréat aux écoles Jules Ferry inverse la fonction certificative des deux systèmes.

13. Quelle distinction caractérise l’école Jules Ferry et le lycée napoléonien avant la massification scolaire ?

Les deux systèmes accueillaient un public socialement similaire, avec des programmes distincts
L’école Jules Ferry formait l’élite, tandis que le lycée napoléonien accueillait le peuple
L’école Jules Ferry préparait les cadres, tandis que le lycée napoléonien instruisait les élèves populaires
L’école Jules Ferry accueillait le peuple, tandis que le lycée napoléonien formait l’élite

L’école Jules Ferry accueillait le peuple, tandis que le lycée napoléonien formait l’élite

Explication

L’école Jules Ferry était destinée au peuple, alors que le lycée napoléonien s’adressait principalement à l’élite. La confusion fréquente consiste à inverser les publics associés aux deux systèmes scolaires.

14. Quelle combinaison correspond aux objectifs du système éducatif français pour préserver le pacte républicain ?

Réserver les valeurs républicaines aux enseignements civiques spécialisés
Éviter les sorties sans qualification et promouvoir les valeurs républicaines
Développer l’insertion professionnelle sans agir sur la cohésion sociale
Renforcer la sélection scolaire et réduire l’accès aux formations générales

Éviter les sorties sans qualification et promouvoir les valeurs républicaines

Explication

Le système éducatif doit éviter les sorties sans qualification et promouvoir les valeurs républicaines afin de restaurer la cohésion sociale et de préserver le pacte républicain. Renforcer la sélection ou dissocier ces objectifs ne correspond pas à cette mission.

15. Quel enchaînement décrit la définition collective d’un problème social ?

Émergence, légitimation, mobilisation, plan d’action, mise en œuvre
Détection, individualisation, exclusion, traitement, évaluation institutionnelle
Mesure, classement, médicalisation, jugement, résolution administrative
Observation, diagnostic, sanction, médiatisation, disparition du phénomène

Émergence, légitimation, mobilisation, plan d’action, mise en œuvre

Explication

La construction collective comprend l’émergence du problème, sa légitimation, la mobilisation de l’action, la formation d’un plan puis sa mise en œuvre. Les autres enchaînements remplacent ces étapes par des opérations qui ne correspondent pas à ce processus.

16. Selon Howard Becker, comment la déviance doit-elle être comprise ?

Comme une propriété durable d’un acte contraire aux valeurs communes
Comme une pathologie individuelle révélée par un comportement transgressif
Comme une intention personnelle produisant directement une réaction sociale
Comme une conséquence de normes et de sanctions appliquées par les autres

Comme une conséquence de normes et de sanctions appliquées par les autres

Explication

Pour Howard Becker, la déviance résulte de l’application de normes et de sanctions à une personne désignée comme transgresseur. Elle n’est donc pas une qualité intrinsèque de l’acte commis.

17. Quelle réforme est associée à la loi Haby de 1975 ?

L’apparition de l’école unique après la Première Guerre mondiale
La création des zones d’éducation prioritaire
Le prolongement de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans
La mise en place du collège unique

La mise en place du collège unique

Explication

La loi Haby de 1975 instaure le collège unique. Le prolongement de l’obligation scolaire correspond à la loi Berthoin de 1959, tandis que les zones d’éducation prioritaire apparaissent en 1981.

18. Quelles missions principales le système éducatif français remplit-il auprès des élèves ?

Surveiller, discipliner et évaluer pour maintenir l’ordre scolaire
Sélectionner, classer et orienter pour organiser la concurrence scolaire
Certifier, spécialiser et employer pour répondre aux besoins économiques
Instruire, éduquer et former pour leur insertion sociale et professionnelle

Instruire, éduquer et former pour leur insertion sociale et professionnelle

Explication

Les missions principales sont d’instruire, d’éduquer et de former les élèves en vue de leur insertion sociale et professionnelle. La sélection et l’orientation peuvent exister dans le système scolaire, mais elles ne constituent pas la formulation générale de ses missions fondamentales.

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Quels étaient les deux systèmes scolaires avant la massification ?

L'école Jules Ferry et le lycée napoléonien.

À quels publics s'adressaient l'école Jules Ferry et le lycée napoléonien ?

L'école Jules Ferry au peuple, le lycée napoléonien à l'élite.

Quel diplôme délivraient les écoles Jules Ferry ?

Le certificat d'études.

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