QCM : Bilan psychomoteur (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description correspond au bilan psychomoteur réalisé auprès d’une personne à un moment précis ?

Une observation des capacités psychomotrices, sans prise en compte des difficultés
Une évaluation des difficultés psychomotrices, limitée aux situations statiques
Une mesure des performances motrices, principalement lors d’exercices dynamiques
Une évaluation méthodique des capacités et difficultés psychomotrices, en situation statique et dynamique

Une évaluation méthodique des capacités et difficultés psychomotrices, en situation statique et dynamique

Explication

Le bilan psychomoteur évalue méthodiquement les capacités et les difficultés psychomotrices à un moment donné, en situations statique et dynamique. La réduction aux performances motrices, l’omission des difficultés et la restriction au statique déforment cette définition.

2. Sur quels processus l’examen psychomoteur porte-t-il son attention pour comprendre la motricité intentionnelle ?

Les processus qui organisent la motricité intentionnelle et influencent sa réalisation et son contrôle
Les fonctions sensorielles qui déterminent la perception des stimulations extérieures
Les résultats moteurs observables, sans considération de leur organisation ni de leur contrôle
Les connaissances corporelles mobilisées dans la représentation de son propre corps

Les processus qui organisent la motricité intentionnelle et influencent sa réalisation et son contrôle

Explication

L’examen psychomoteur s’intéresse aux processus qui organisent la motricité intentionnelle et influencent sa réalisation ainsi que le contrôle de son exécution. Les fonctions sensorielles, les seuls résultats moteurs et les connaissances corporelles renvoient à d’autres aspects.

3. Lors d’un bilan, une professionnelle combine une observation minutieuse et plusieurs épreuves pour apprécier le développement psychomoteur d’un patient. Quel est l’objectif principal de cette démarche ?

Repérer les difficultés psychomotrices sans apprécier le niveau de développement
Établir le niveau de développement et la qualité de mise en œuvre des fonctions psychomotrices
Mesurer les performances motrices sans examiner la mise en œuvre des fonctions psychomotrices
Améliorer directement les fonctions psychomotrices par un entraînement thérapeutique

Établir le niveau de développement et la qualité de mise en œuvre des fonctions psychomotrices

Explication

L’observation minutieuse et les différentes épreuves servent à établir le niveau de développement et la qualité de mise en œuvre des fonctions psychomotrices. L’intervention thérapeutique, le repérage des seules difficultés et la mesure isolée des performances ne définissent pas cet objectif.

4. Quel professionnel est habilité à réaliser un bilan psychomoteur dans le cadre décrit ?

Un psychomotricien, dont la profession est encadrée par un diplôme d’État et un décret de compétence
Un médecin, dont la prescription lui confère la réalisation du bilan psychomoteur
Un psychologue, dont la formation porte sur l’évaluation des fonctions psychomotrices
Un membre du personnel soignant, quelle que soit sa formation professionnelle

Un psychomotricien, dont la profession est encadrée par un diplôme d’État et un décret de compétence

Explication

Le bilan psychomoteur est réalisé par un psychomotricien, profession encadrée par un diplôme d’État et un décret de compétence. Le médecin prescrit l’acte, tandis que les autres professions citées ne correspondent pas à cette attribution.

5. Un bilan met en évidence à la fois des difficultés et des potentialités chez une personne. Quelle contribution du bilan correspond à ces résultats ?

Traiter les difficultés observées et développer directement les potentialités
Décrire les potentialités sans éclairer le diagnostic ni prévenir les troubles
Éclairer le diagnostic et contribuer à la prévention des troubles
Établir un diagnostic définitif sans contribuer à la prévention des troubles

Éclairer le diagnostic et contribuer à la prévention des troubles

Explication

En faisant apparaître les difficultés et les potentialités à un instant donné, le bilan contribue à l’aide au diagnostic et à la prévention des troubles. Traiter les difficultés relève de l’accompagnement, et le bilan ne se réduit ni à un diagnostic définitif ni à la description des potentialités.

6. Dans le déroulement de l’accompagnement psychomoteur, quelle place occupe le bilan ?

Une étape qui suit le travail psychomoteur et en mesure les résultats
Un préalable au travail psychomoteur et le point de départ de l’accompagnement
Le terme de l’accompagnement, après la réalisation du travail psychomoteur
Une étape facultative qui intervient au cours du suivi thérapeutique

Un préalable au travail psychomoteur et le point de départ de l’accompagnement

Explication

Le bilan précède le travail psychomoteur et constitue le point de départ de l’accompagnement. Le placer après le travail inverse leur ordre, tandis que le présenter comme une étape facultative ou comme une conclusion ne correspond pas à sa fonction.

7. En exercice libéral, une famille demande si le bilan psychomoteur prescrit pour son enfant sera remboursé par la Sécurité sociale. Quelle réponse correspond aux règles générales ?

Il est remboursé pour tout enfant présentant un trouble neurodéveloppemental, sans condition de forfait.
Il n’est pas remboursé, sauf dans le cadre de forfaits spécifiques comme ceux liés aux TND.
Il est remboursé dès lors qu’un médecin l’a prescrit.
Il est gratuit comme un bilan réalisé dans une structure de soins.

Il n’est pas remboursé, sauf dans le cadre de forfaits spécifiques comme ceux liés aux TND.

Explication

En libéral, le bilan psychomoteur nécessite une prescription médicale, mais n’est pas remboursé par la Sécurité sociale, sauf dans le cadre de forfaits spécifiques comme les TND. La prescription ne garantit pas le remboursement, les forfaits ne couvrent pas automatiquement tous les bilans et la gratuité en structure ne s’applique pas au libéral.

8. Une personne ne peut pas se rendre au cabinet du psychomotricien. Dans quels lieux le bilan peut-il tout de même être organisé ?

Dans une salle de psychomotricité ou un bureau dédié, à l’exclusion du domicile.
Dans une salle de psychomotricité, un bureau dédié ou un lieu de vie adapté.
Dans une salle de psychomotricité ou une chambre, mais pas dans un espace de socialisation.
Dans le lieu de vie de la personne, à condition qu’il s’agisse d’une structure de soins.

Dans une salle de psychomotricité, un bureau dédié ou un lieu de vie adapté.

Explication

Le bilan peut se dérouler dans différents espaces selon le lieu d’exercice : salle de psychomotricité, bureau dédié ou lieu de vie, comme une chambre, un espace de vie ou un lieu de socialisation. Réduire le choix à une salle spécialisée, assimiler le lieu de vie à une structure de soins ou exclure les espaces de socialisation restreint indûment les possibilités.

9. Dans une équipe de soins, le médecin prescrit les bilans et rassemble leurs résultats, tandis qu’un psychomotricien évalue le fonctionnement psychomoteur. Comment répartir ces rôles ?

Le médecin centralise les bilans et réalise lui-même l’évaluation psychomotrice spécifique.
Le psychomotricien centralise les bilans, le médecin se limite à leur prescription.
Le psychomotricien coordonne les soins, le médecin apporte le regard psychomoteur spécifique.
Le médecin coordonne et centralise les évaluations, le psychomotricien apporte son regard spécifique.

Le médecin coordonne et centralise les évaluations, le psychomotricien apporte son regard spécifique.

Explication

Le médecin coordonne les soins, prescrit les bilans et centralise les évaluations, tandis que le psychomotricien apporte son regard spécifique sur le fonctionnement psychomoteur. Les autres réponses déplacent la coordination, l’évaluation spécialisée ou la centralisation vers le mauvais professionnel.

10. Une équipe conserve les approches propres à chaque professionnel tout en faisant se recouper leurs compétences ; dans un autre projet, elle intègre ses savoir-faire complémentaires autour d’un objectif commun. Quelle distinction décrit ces deux fonctionnements ?

Le premier fonctionnement est transdisciplinaire, le second interdisciplinaire.
Les deux fonctionnements sont transdisciplinaires, car les compétences se complètent.
Le premier fonctionnement est interdisciplinaire, le second transdisciplinaire.
Les deux fonctionnements sont interdisciplinaires, car les professionnels collaborent.

Le premier fonctionnement est interdisciplinaire, le second transdisciplinaire.

Explication

L’interdisciplinarité correspond au recoupement des compétences tout en maintenant la spécificité de chaque professionnel ; la transdisciplinarité désigne un travail intégré de savoir-faire complémentaires autour d’un objectif commun. Inverser les termes confond compétences recoupées et intégration, tandis que l’interdisciplinarité n’efface pas les spécificités.

11. Lorsqu’un psychomotricien commence le bilan d’un patient, quelles sont les deux composantes de l’entretien préalable ?

Le recueil du motif de consultation et l’anamnèse
L’observation clinique et la passation de tests étalonnés
La synthèse des résultats et la restitution orale
L’analyse du comportement et la formulation du projet thérapeutique

Le recueil du motif de consultation et l’anamnèse

Explication

L’entretien préalable comprend le recueil du motif de consultation et l’anamnèse. La passation de tests relève de l’évaluation, tandis que la synthèse et le projet thérapeutique interviennent à d’autres étapes.

12. Pour comprendre l’apparition des difficultés d’un adolescent, quelles informations l’anamnèse doit-elle notamment recueillir ?

Ses comportements pendant les épreuves et la description de ses performances observées
Ses objectifs de suivi, les médiations prévues et les axes de travail retenus
Son développement, son parcours, ses antécédents, son histoire symptomatique et son contexte de vie
Ses scores aux tests, ses performances motrices et les normes correspondant à son âge

Son développement, son parcours, ses antécédents, son histoire symptomatique et son contexte de vie

Explication

L’anamnèse rassemble des éléments sur le développement, le parcours scolaire ou professionnel, les antécédents, l’histoire des symptômes et l’environnement affectif et relationnel. La réduire aux antécédents médicaux omet plusieurs dimensions essentielles; les scores et le projet de soin relèvent d’autres aspects du bilan.

13. Un parent décrit l’impact des difficultés de son enfant sur la vie familiale. Quelle attitude sert à comprendre ce retentissement et à construire une alliance thérapeutique ?

Fixer les axes du suivi
Écouter activement avec empathie
Administrer une épreuve étalonnée
Décrire la performance motrice

Écouter activement avec empathie

Explication

L’écoute active et l’empathie permettent de comprendre le retentissement des troubles sur le quotidien du patient et de sa famille, tout en favorisant l’alliance thérapeutique. Une épreuve étalonnée mesure une compétence, l’observation de la performance appartient à l’évaluation, et les axes de suivi relèvent du projet thérapeutique.

14. Lors d’un bilan, une professionnelle observe librement le jeu moteur d’un enfant puis lui fait passer un test étalonné ciblant une compétence précise. Comment caractériser ces deux démarches ?

Deux mesures standardisées d’une compétence précise
Mesure standardisée, puis observation clinique non standardisée
Deux observations cliniques non standardisées
Observation clinique non standardisée, puis mesure standardisée ou étalonnée

Observation clinique non standardisée, puis mesure standardisée ou étalonnée

Explication

L’observation clinique constitue une épreuve non standardisée, tandis qu’un test standardisé ou étalonné mesure une compétence précise. Inverser ces catégories attribue à l’observation libre le rôle de mesure étalonnée; considérer les deux démarches comme standardisées ou comme cliniques efface leur distinction.

15. Une équipe planifie un bilan psychomoteur complet. Quel enchaînement respecte ses trois grandes étapes ?

Évaluation par tests, restitution, puis entretien
Entretien, évaluation par tests et observation, puis restitution
Entretien, restitution, puis projet thérapeutique
Observation psychomotrice, projet thérapeutique, puis restitution

Entretien, évaluation par tests et observation, puis restitution

Explication

Le bilan comprend l’entretien, l’évaluation par tests et observation psychomotrice, puis la restitution des résultats. Placer la restitution avant l’évaluation inverse l’ordre des étapes; le projet thérapeutique découle du bilan plutôt que de remplacer l’entretien ou l’évaluation.

16. Après un bilan, une psychomotricienne transmet les résultats à la famille par écrit et lors d’un échange oral. Quelle exigence cette démarche respecte-t-elle ?

L’obligation légale de restituer une synthèse des informations et de l’analyse
L’obligation de présenter un projet thérapeutique avant toute synthèse
L’obligation de transmettre uniquement les résultats chiffrés des tests
L’obligation de réserver les conclusions aux professionnels de l’équipe

L’obligation légale de restituer une synthèse des informations et de l’analyse

Explication

La restitution orale et/ou écrite est une obligation légale et présente la synthèse des observations, des informations recueillies et de l’analyse des résultats. La réduire aux scores omet cette synthèse; le projet thérapeutique et la communication à l’équipe ne remplacent pas la restitution.

17. Les tests d’un patient donnent des résultats contrastés; l’observation clinique et l’anamnèse apportent des éléments complémentaires. Sur quoi le diagnostic psychomoteur doit-il s’appuyer ?

La performance aux tests, considérée indépendamment des observations et de l’anamnèse
L’anamnèse, sans prise en compte des résultats ni des observations cliniques
L’interprétation des tests, leur concordance avec les observations et l’anamnèse, et une vision globale du sujet
L’impression générale de l’examinateur, sans interprétation des données recueillies

L’interprétation des tests, leur concordance avec les observations et l’anamnèse, et une vision globale du sujet

Explication

Le diagnostic s’appuie conjointement sur l’interprétation des tests, leur concordance avec les observations et les informations anamnestiques, ainsi que sur une représentation globale de la dynamique du sujet. S’en tenir aux scores, à l’anamnèse seule ou à une impression non étayée néglige une partie de cette démarche (Nicolas Raynald, *Manuel d’enseignement de psychomotricité*).

18. À l’issue d’un bilan, un thérapeute doit construire un projet thérapeutique adapté au patient. Quels éléments ce projet détermine-t-il ?

Les difficultés et potentialités, les conseils et les examens complémentaires
Le motif de consultation, le parcours du patient et ses antécédents
Les observations recueillies, les résultats des tests et leur interprétation
Les besoins en psychomotricité, les axes de travail et les médiations utilisées

Les besoins en psychomotricité, les axes de travail et les médiations utilisées

Explication

Le projet thérapeutique précise les besoins en psychomotricité, les axes de travail spécifiques et les médiations utilisées. Les observations et résultats appartiennent au bilan, tandis que les conseils et examens complémentaires sont des objectifs possibles de la restitution; les antécédents relèvent de l’anamnèse.

19. Que désigne l’observation clinique en psychomotricité ?

La mesure chiffrée d’une performance par comparaison à une norme
La mise en place d’une intervention destinée à modifier un comportement
La description des mouvements sans analyse de la situation observée
L’examen attentif d’une personne ou d’une situation pour l’analyser et la comprendre

L’examen attentif d’une personne ou d’une situation pour l’analyser et la comprendre

Explication

L’observation clinique consiste à examiner attentivement une personne ou une situation afin de l’analyser, de la comprendre et de l’étudier. La mesure chiffrée renvoie à une évaluation quantitative, la simple description omet l’analyse et l’intervention thérapeutique constitue une autre démarche.

20. Lors d’une séance, une psychomotricienne observe les gestes d’un enfant, ses réactions émotionnelles et sa façon d’interagir sans paroles. Ces éléments relèvent-ils de l’observation clinique ?

Non, car elle se limite aux mouvements involontaires et aux coordinations
Non, car elle porte sur des performances comparées à une norme d’âge
Oui, car elle peut porter sur le mouvement, la communication non verbale et les réactions émotionnelles
Oui, mais elle concerne les mouvements volontaires et les coordinations uniquement

Oui, car elle peut porter sur le mouvement, la communication non verbale et les réactions émotionnelles

Explication

L’observation clinique peut inclure le mouvement, la relation et la communication non verbale, les réactions comportementales et émotionnelles ainsi que les coordinations. La réduire aux mouvements volontaires ou involontaires exclut d’autres composantes, et la comparaison normative n’est pas le critère de cette observation.

21. Une psychomotricienne conçoit une grille adaptée à une personne et relève ses comportements pendant plusieurs séances. Quelle conclusion peut-elle tirer de cette grille ?

Elle peut suivre et décrire les observations, sans comparer les résultats à une norme d’âge
Elle ne peut produire aucun relevé quantifié des comportements observés
Elle peut comparer directement la personne à un échantillon étalonné
Elle peut établir une norme d’âge à partir des observations recueillies

Elle peut suivre et décrire les observations, sans comparer les résultats à une norme d’âge

Explication

Les grilles d’observation sont élaborées cliniquement selon la population et la personne ; elles ne sont pas étalonnées et ne permettent pas une comparaison à une norme d’âge. Quantifier certaines observations ne suffit pas à créer un étalonnage, contrairement à ce que supposent les autres réponses.

22. Dans un test, tous les participants réalisent la même tâche, reçoivent les mêmes consignes et sont corrigés selon les mêmes critères. Quelle caractéristique cela illustre-t-il ?

L’adaptation de la tâche à chaque participant
L’étalonnage sur un échantillon de sujets
La standardisation de la procédure
La comparaison à une norme selon l’âge

La standardisation de la procédure

Explication

Un test standardisé impose à tous les sujets une même tâche, des conditions et des consignes identiques ainsi que des critères de correction communs. L’étalonnage, lui, construit des normes à partir d’un échantillon ; il ne découle pas à lui seul de consignes uniformes.

23. Une équipe calibre une épreuve sur un échantillon de personnes afin de comparer ensuite chaque participant à un groupe de même tranche d’âge. Quelle propriété l’épreuve acquiert-elle ?

La standardisation, qui impose des consignes identiques aux participants
La personnalisation, qui adapte la tâche à chaque participant
L’étalonnage, qui permet une comparaison à un groupe de référence
L’observation clinique, qui décrit les comportements en situation

L’étalonnage, qui permet une comparaison à un groupe de référence

Explication

L’étalonnage consiste à calibrer un test sur un échantillon pour construire des normes et comparer une personne à un groupe correspondant, par exemple selon l’âge. Des consignes uniformes relèvent de la standardisation, tandis que l’observation clinique et l’adaptation individuelle ne construisent pas ces normes.

24. Un test donne des résultats semblables lorsqu’il est administré à différents moments, avec différentes parties et par différents évaluateurs. Quelle qualité psychométrique cette constance illustre-t-elle ?

La fidélité
La validité
La normalité
La sensibilité

La fidélité

Explication

La fidélité désigne la précision et la reproductibilité des mesures selon le moment, les parties du test et les évaluateurs. La sensibilité concerne la discrimination entre sujets, la validité l’adéquation entre mesure et objectif, et la normalité décrit une répartition des scores.

25. Dans une épreuve, deux enfants aux compétences légèrement différentes obtiennent des scores qui les distinguent clairement. Quelle qualité de l’épreuve est mise en évidence ?

Sa fidélité
Sa sensibilité
Son effet plancher
Sa validité

Sa sensibilité

Explication

La sensibilité est la finesse discriminative qui permet de différencier des sujets ayant des compétences différentes. La fidélité porte sur la reproductibilité, la validité sur ce que le test mesure, et un effet plancher correspond à des scores massivement bas.

26. Une équipe envisage d’utiliser un test auprès d’une population et dans un contexte précis pour tirer des conclusions sur une fonction donnée. Quelle question permet principalement d’évaluer la validité du test ?

Distingue-t-il les sujets dont les compétences diffèrent, même lorsque l’écart entre eux est faible ?
Place-t-il les scores des participants dans une répartition équilibrée autour de la moyenne ?
Reproduit-il les mêmes résultats à différents moments, avec des parties et des évaluateurs distincts ?
Mesure-t-il le phénomène visé et permet-il des conclusions adaptées à cet objectif, cette population et ce contexte ?

Mesure-t-il le phénomène visé et permet-il des conclusions adaptées à cet objectif, cette population et ce contexte ?

Explication

La validité vérifie que le test mesure le phénomène visé et que les conclusions sont adaptées à l’objectif, à la population et au contexte. La reproductibilité renvoie à la fidélité, la discrimination à la sensibilité, et la répartition autour d’une moyenne à la loi normale.

27. Lors de la recherche nécessaire à la construction d’un test standardisé et étalonné, quels trois éléments indispensables faut-il considérer ?

La fidélité, la sensibilité et l’effet plafond
La fidélité, la sensibilité et la normalité des scores
La fidélité, la sensibilité et la validité
La fidélité, la stabilité test-retest et la validité

La fidélité, la sensibilité et la validité

Explication

La construction d’un test standardisé et étalonné nécessite de considérer la fidélité, la sensibilité et la validité. La stabilité test-retest est une composante de la fidélité, tandis que la normalité et l’effet plafond ne remplacent pas l’une de ces trois qualités.

28. Dans un échantillon étalonné, une enfant se situe au 75e rang percentile. Quelle interprétation correspond à ce rang ?

Son résultat indique que 75 % des enfants de son âge sont dans la norme.
Son résultat se situe à 75 unités d’écart-type au-dessus de la moyenne.
Son résultat dépasse celui de 75 % des enfants de son âge.
Son résultat dépasse celui de 25 % des enfants de son âge.

Son résultat dépasse celui de 75 % des enfants de son âge.

Explication

Le rang percentile compare le score aux 100 portions égales de l’échantillon étalonné : au 75e rang, le résultat dépasse celui de 75 % des enfants du même âge. Le rang complémentaire concerne les enfants dépassant ce score, et un percentile n’est pas une déviation standard.

29. Une enfant obtient un score au 12e rang percentile. Dans quelle zone se situe ce résultat selon les repères d’interprétation ?

La zone pathologique
La zone de la norme
La zone des facilités ou de la précocité
La zone de fragilité

La zone de fragilité

Explication

Un rang compris entre le 5e et le 15e percentile correspond à une zone de fragilité. La zone pathologique est sous le 5e rang, la norme va de 15 à 75, et les facilités ou la précocité sont repérées à partir du 75e.

30. Un enfant obtient une note brute de 16 dans un groupe dont la moyenne est 10 et l’écart-type est 3. Quelle est sa déviation standard ?

$$$$
33
22
0,50{,}5

$$2$$

Explication

La formule est DS=note brute−moyenneeˊcart typeDS = \frac{\text{note brute} - \text{moyenne}}{\text{écart type}}. Ici, 16−103=2\frac{16-10}{3}=2; 36\frac{3}{6} inverse le calcul, additionner moyenne et score ne suit pas la formule, et soustraire l’écart-type sans diviser omet une étape.

31. Une enfant obtient une déviation standard de −1,5-1{,}5. Quelle catégorie d’interprétation s’applique à son score ?

La zone pathologique
La norme
La facilité
La fragilité

La fragilité

Explication

Une déviation standard comprise entre −1-1 et −2-2 indique une fragilité. La zone pathologique commence à partir de −2-2 DS, la norme va de −1-1 à +1+1 DS, et les facilités se situent au-dessus de la moyenne.

32. Lors d’un bilan psychomoteur, quelle définition décrit le tonus musculaire ?

Un état de tension musculaire permanent, actif, involontaire et variable, modulé par des actions syncinétiques ou réflexes
Une tension musculaire constante et immuable, indépendante des actions réflexes et syncinétiques
Une réponse réflexe ponctuelle des muscles, sans tension permanente au repos
Une contraction volontaire des muscles, variable selon l’effort et commandée par la personne

Un état de tension musculaire permanent, actif, involontaire et variable, modulé par des actions syncinétiques ou réflexes

Explication

Le tonus correspond à une tension permanente, active, involontaire et variable, que des actions syncinétiques ou réflexes peuvent renforcer ou inhiber. La contraction volontaire confond tonus et mouvement commandé ; la tension immuable néglige sa variabilité ; la réponse ponctuelle réduit le tonus aux réflexes.

33. Lors d’une évaluation, un enfant de 6 ans ne parvient pas à différencier sa droite et sa gauche. Quel repère spatial correspond à son âge ?

Repérage sur un plan
Réversibilité
Devant-derrière et à côté-autour
Droite-gauche

Droite-gauche

Explication

Les repères droite-gauche sont attendus vers 5-6 ans. Devant-derrière et à côté-autour sont associés à 4 ans ; la réversibilité à 8 ans ; le repérage sur un plan à 10 ans.

34. Une psychomotricienne envisage un test étalonné pour des enfants plus jeunes que la tranche d’âge prévue. Quelle interprétation peut-elle faire des résultats ?

Utiliser les observations à titre qualitatif, sans considérer les scores comme étalonnés
Écarter les observations cliniques parce que le test dépasse la tranche prévue
Interpréter les scores avec les normes prévues pour la tranche d’âge du test
Appliquer les normes de la tranche d’âge la plus proche de celle de l’enfant

Utiliser les observations à titre qualitatif, sans considérer les scores comme étalonnés

Explication

Hors de sa tranche d’âge d’étalonnage, un test peut fournir des observations qualitatives, mais ses scores ne sont pas étalonnés. Considérer les scores comme normés ignore cette limite ; écarter toute observation renonce aux données qualitatives ; transposer les normes d’une autre tranche ne rétablit pas l’étalonnage.

35. Après avoir administré un test, une professionnelle doit coter les résultats et interpréter le bilan. Quelle démarche suit-elle ?

Convertir les scores bruts en données standardisées, puis écarter les observations cliniques et les conditions d’examen
Analyser les observations cliniques, puis convertir les scores bruts sans tenir compte des conditions d’examen
Recueillir les scores bruts, les convertir en données standardisées, puis analyser les observations, les chiffres et les conditions d’examen
Recueillir les scores bruts, les comparer directement à la norme, puis examiner les conditions d’examen

Recueillir les scores bruts, les convertir en données standardisées, puis analyser les observations, les chiffres et les conditions d’examen

Explication

La cotation part des scores bruts, les transforme en notes standardisées, rangs percentiles ou déviations standard, puis les met en relation avec les observations cliniques et les conditions d’examen. Analyser avant la conversion inverse l’étape initiale ; comparer directement les scores bruts omet la standardisation ; écarter observations et conditions rend l’analyse incomplète.

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Qu’évalue méthodiquement le bilan psychomoteur chez une personne ?

Ses capacités et ses difficultés psychomotrices.

À quel moment et dans quelles situations le bilan psychomoteur évalue-t-il la personne ?

À un moment donné, en situation statique et dynamique.

Qui décrit les processus observés par l’examen psychomoteur dans *Être psychomotricien* ?

Catherine POTEL.

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