QCM : Psychologie sociale des groupes (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle idée centrale exprime la conception de Théodule Ribot sur les phénomènes de psychologie sociale ?

Ils correspondent à la simple addition quantitative des activités individuelles.
Ils proviennent de l’examen introspectif des états mentaux propres à chaque individu.
Ils émergent des interactions entre les esprits et peuvent produire des résultats collectifs nouveaux.
Ils résultent principalement de l’imitation d’un individu par les autres.

Ils émergent des interactions entre les esprits et peuvent produire des résultats collectifs nouveaux.

Explication

Pour Ribot, les phénomènes de psychologie sociale naissent des rapports réciproques entre individus et peuvent engendrer des résultats nouveaux. L’introspection individuelle néglige ces rapports, la simple addition ne rend pas compte de la nouveauté collective, et l’imitation n’est pas le principe central indiqué.

2. Quels deux auteurs sont associés aux premiers travaux sur les interactions sociales, avec leurs dates respectives ?

Gustave Le Bon en 1895 et Georg Simmel en 1890.
Auguste Comte en 1895 et Gabriel Tarde en 1890.
Gustave Le Bon en 1895 et Gabriel Tarde en 1890.
Gustave Le Bon en 1890 et Gabriel Tarde en 1895.

Gustave Le Bon en 1895 et Gabriel Tarde en 1890.

Explication

Les premiers travaux cités associent Gustave Le Bon à 1895 et Gabriel Tarde à 1890. L’inversion des dates modifie ces repères, tandis que Georg Simmel et Auguste Comte sont d’autres auteurs mentionnés, pas les deux auteurs associés à ces dates.

3. Des personnes se rassemblent dans une salle pour assister à une conférence, sans autre lien particulier entre elles. Quelle définition permet de considérer ce rassemblement comme un groupe ?

Un ensemble dont les membres dépendent les uns des autres.
Une réunion de plusieurs personnes dans un même lieu.
Un ensemble de personnes liées par une caractéristique commune.
Un ensemble perçu comme une entité sociale à part entière.

Une réunion de plusieurs personnes dans un même lieu.

Explication

Un groupe peut être défini comme une réunion de plusieurs personnes dans un même lieu, même sans autre lien particulier. La caractéristique commune constitue une autre définition possible, tandis que l’entitativité et l’interdépendance sont des notions distinctes.

4. Dans une enquête, des personnes disent qu’elles se perçoivent et sont perçues par autrui comme une entité sociale distincte. Quelle notion décrit cette perception ?

Le sort commun.
L’entitativité.
La similarité.
La distance physique.

L’entitativité.

Explication

L’entitativité désigne le fait d’être perçu et de se percevoir comme une entité sociale à part entière. La distance physique concerne la proximité, le sort commun un destin partagé, et la similarité des ressemblances entre individus.

5. Que désigne un groupe primaire dans la distinction proposée par Cooley ?

Un groupe constitué pour accomplir une tâche précise dans une organisation
Un groupe dont les relations sont définies par des règles et des rôles officiels
Un groupe dont les membres partagent une identité développée par la compétition
Un type de groupe correspondant à l’expérience la plus primitive de l’unité sociale

Un type de groupe correspondant à l’expérience la plus primitive de l’unité sociale

Explication

Pour Cooley, le groupe primaire correspond à l’expérience la plus primitive de l’unité sociale. La structuration par des règles officielles concerne plutôt la distinction entre groupes formels et informels.

6. Dans l’expérience de Sherif et al. menée dans des camps de vacances, à quelle période les recherches ont-elles été conduites ?

Entre 1970 et 1980
Entre 1950 et 1960
Entre 1960 et 1970
Entre 1940 et 1950

Entre 1950 et 1960

Explication

Les recherches de Sherif et ses collègues sur les relations intergroupes dans des camps de vacances se sont déroulées entre 1950 et 1960. La période 1960-1970 est plausible, mais elle ne correspond pas aux dates indiquées pour ces recherches.

7. Quel est le rôle des buts supra-ordonnés dans la résolution d’un conflit entre deux groupes ?

Réduire les contacts entre les groupes afin de limiter les désaccords
Faire coopérer les groupes autour d’objectifs interdépendants qu’aucun ne peut atteindre seul
Renforcer la compétition entre les groupes pour établir une hiérarchie stable
Remplacer les objectifs collectifs par des récompenses individuelles séparées

Faire coopérer les groupes autour d’objectifs interdépendants qu’aucun ne peut atteindre seul

Explication

Les buts supra-ordonnés conduisent les groupes à coopérer sur des tâches interdépendantes et essentielles, impossibles à accomplir avec les ressources d’un seul groupe. Réduire les contacts peut limiter les occasions immédiates de désaccord, mais ne crée pas la coopération nécessaire pour atteindre un objectif commun.

8. À quelle date Tajfel et ses collègues ont-ils mené le paradigme des groupes minimaux fondé sur les préférences pour Klee ou Kandinsky ?

En 1961
En 2006
En 1958
En 1971

En 1971

Explication

Le paradigme des groupes minimaux décrit ici a été mené par Tajfel et ses collègues en 1971. Les dates de 1958 et de 1961 sont associées à d’autres travaux sur les groupes et les relations intergroupes.

9. En quoi l’approche de Théodule Ribot diffère-t-elle d’une explication centrée sur les individus isolés ?

Elle met l’accent sur l’action réciproque des esprits et les résultats collectifs qui en émergent.
Elle décrit les interactions comme une imitation directe sans effets collectifs nouveaux.
Elle explique les phénomènes collectifs par la seule proximité physique entre les personnes.
Elle attribue les phénomènes sociaux à des traits individuels stables indépendants des relations.

Elle met l’accent sur l’action réciproque des esprits et les résultats collectifs qui en émergent.

Explication

Ribot souligne que les rapports entre individus et l’action réciproque de leurs esprits produisent des résultats collectifs nouveaux. Une explication fondée sur des traits individuels isolés ne rend pas compte de cette émergence collective.

10. Quel chercheur a défini l’entitativité comme le fait d’être perçu et de se percevoir comme une entité sociale à part entière ?

Campbell et ses collègues
Cooley et ses collègues
Lickel et ses collègues
Roethlisberger et Dickson

Lickel et ses collègues

Explication

Lickel et ses collègues sont associés à cette définition de l’entitativité. Campbell a plutôt décrit des indices permettant de percevoir un groupe, comme le sort commun et l’interdépendance.

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Selon Théodule Ribot, 1900, de quoi les phénomènes de psychologie sociale sont-ils issus ?

De l’action réciproque des esprits et des rapports entre individus, qui produisent des résultats collectifs nouveaux.

Qu’est-ce qu’un groupe ?

Une réunion de personnes dans un même lieu ou partageant quelque chose en commun.

Qui a défini l’entitativité en 2000 ?

Lickel et al.

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