QCM : Caractérisation et traitement des eaux usées (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle priorité guide une démarche d’assainissement visant à réduire la pollution à la source ?

Diminuer la production, l’utilisation et les pertes, puis rechercher l’origine des effluents.
Traiter les effluents en aval, puis augmenter la capacité de production des installations.
Accroître la dilution des rejets, puis sélectionner un procédé de traitement adapté.
Remplacer les procédés de séparation, puis vérifier les performances des rejets finaux.

Diminuer la production, l’utilisation et les pertes, puis rechercher l’origine des effluents.

Explication

La démarche commence par réduire à la source la production, l’utilisation et les pertes, avant de rechercher l’origine des effluents. La dilution agit sur la concentration du rejet, mais ne réduit pas la pollution produite à sa source.

2. Pour concevoir une filière de traitement, quelle démarche relie les objectifs aux éléments nécessaires à son choix et à son évaluation ?

Choisir les procédés selon les données aval, puis définir les objectifs à partir des équipements disponibles.
Définir les objectifs selon les procédés de séparation, puis écarter les données amont et les caractéristiques de l’effluent.
Relier les objectifs aux caractéristiques de l’effluent, aux données amont, aux procédés et aux données aval.
Relier les objectifs aux caractéristiques du site, aux données financières, aux réseaux et aux besoins énergétiques.

Relier les objectifs aux caractéristiques de l’effluent, aux données amont, aux procédés et aux données aval.

Explication

La démarche met en relation les objectifs attendus, les caractéristiques de l’effluent, les données amont, les procédés de séparation ou de transformation et les données aval. Choisir d’abord les procédés à partir des seules données aval omet plusieurs éléments déterminants pour leur sélection.

3. Quelles catégories permettent de classer les eaux usées ?

Les eaux usées domestiques, hospitalières, pluviales et agricoles.
Les eaux usées urbaines, pluviales, commerciales et industrielles.
Les eaux usées ménagères, artisanales, industrielles et de ruissellement.
Les eaux usées domestiques, assimilées domestiques, industrielles et agricoles.

Les eaux usées domestiques, assimilées domestiques, industrielles et agricoles.

Explication

La classification distingue les eaux usées domestiques, assimilées domestiques, industrielles et agricoles. Les eaux pluviales ne remplacent pas la catégorie des eaux usées assimilées domestiques dans cette classification.

4. Un effluent provenant d’une laiterie est associé à quelle catégorie d’eaux usées ?

Aux eaux usées industrielles, qui comprennent notamment les effluents des ateliers.
Aux eaux usées assimilées domestiques, qui comprennent notamment les effluents commerciaux.
Aux eaux usées domestiques, qui comprennent notamment les effluents des ménages.
Aux eaux usées agricoles, qui comprennent notamment les effluents des laiteries.

Aux eaux usées agricoles, qui comprennent notamment les effluents des laiteries.

Explication

Les eaux usées agricoles concernent notamment les élevages, les laiteries et les serres. Les eaux usées industrielles comprennent des rejets d’industries et d’ateliers, mais la laiterie est ici citée parmi les activités agricoles.

5. Que désigne la caractérisation globale d’un effluent ?

Une classification fondée sur l’origine domestique ou industrielle de l’effluent
Une mesure qui quantifie uniquement les matières en suspension
Une analyse qui identifie chaque substance présente dans l’effluent
Une description de la pollution sans identification précise des substances responsables

Une description de la pollution sans identification précise des substances responsables

Explication

La caractérisation globale décrit les différents aspects de la pollution sans déterminer précisément quelles substances en sont à l’origine. L’identification de chaque substance relève d’une analyse spécifique, et non d’une caractérisation globale.

6. Dans quelles conditions la demande biochimique en oxygène est-elle mesurée ?

Par incubation à 20 °C, à l’obscurité, pendant cinq jours
Par incubation à 25 °C, à la lumière, pendant cinq jours
Par oxydation chimique à 20 °C, à l’obscurité, pendant cinq jours
Par incubation à 20 °C, à l’obscurité, pendant sept jours

Par incubation à 20 °C, à l’obscurité, pendant cinq jours

Explication

La mesure de la DBO repose sur une incubation à 20 °C, à l’obscurité, durant cinq jours. Une oxydation chimique décrit plutôt le principe de la DCO, pas le protocole de mesure de la DBO.

7. Quel rôle joue le rapport DCO/DBO dans l’évaluation d’un effluent ?

Il estime la quantité totale de matières en suspension présente dans l’eau.
Il indique son degré de biodégradabilité à partir de la part oxydable biologiquement.
Il distingue la pollution azotée de la pollution phosphorée de l’effluent.
Il mesure la concentration en oxygène dissous après traitement biologique.

Il indique son degré de biodégradabilité à partir de la part oxydable biologiquement.

Explication

Le rapport DCO/DBO sert à apprécier la facilité avec laquelle un effluent peut être biodégradé : une valeur inférieure à 2 indique une biodégradabilité élevée. La quantité de matières en suspension est évaluée par un paramètre distinct, et non par ce rapport.

8. En France et dans l’Union européenne, quand la référence de 60 g de DBO par jour pour un équivalent-habitant a-t-elle été établie ?

Par les règles de traitement de 2007
Par le décret du 13 juillet 2025
Par la directive 91/271/CEE
Par les normes européennes complétant les SDAGE

Par la directive 91/271/CEE

Explication

La directive 91/271/CEE fixe la référence d’un équivalent-habitant à 60 g de DBO par jour en France et dans l’Union européenne. Le décret de 2025 concerne le cadre des usages domestiques des eaux impropres à la consommation humaine, et non la définition de l’EH.

9. En quoi les exigences de rejet des eaux industrielles diffèrent-elles de celles des eaux usées assimilées domestiques ?

Les effluents industriels sont soumis à une déclaration sans prétraitement, tandis que les effluents assimilés domestiques doivent être réutilisés avant tout rejet.
Les effluents industriels sont traités avant une réutilisation éventuelle, tandis que les effluents assimilés domestiques sont rejetés dans le milieu naturel sans contrôle préalable.
Les effluents industriels nécessitent un prétraitement sur site et un rejet contrôlé, tandis que les effluents assimilés domestiques peuvent rejoindre le réseau public si cela est autorisé, avec prétraitement possible.
Les effluents industriels peuvent rejoindre le réseau public après autorisation, tandis que les effluents assimilés domestiques doivent faire l’objet d’un prétraitement sur site et d’un rejet contrôlé.

Les effluents industriels nécessitent un prétraitement sur site et un rejet contrôlé, tandis que les effluents assimilés domestiques peuvent rejoindre le réseau public si cela est autorisé, avec prétraitement possible.

Explication

Les rejets industriels demandent un prétraitement sur site et sont contrôlés par autorisation ou déclaration, alors que les eaux assimilées domestiques peuvent être admises dans le réseau public sous réserve d’autorisation. L’inversion des deux régimes néglige le contrôle spécifique prévu pour les effluents industriels.

10. Quelle conséquence le cadre réglementaire instauré en 2025 prévoit-il pour les eaux-vannes issues des toilettes ?

Il les intègre aux usages domestiques sans consommation humaine.
Il remplace les règles de traitement établies en 2007.
Il permet leur utilisation dans le cadre d’une expérimentation.
Il impose leur rejet dans le réseau public après prétraitement.

Il permet leur utilisation dans le cadre d’une expérimentation.

Explication

Le cadre de 2025 ouvre la possibilité d’expérimenter des usages des eaux-vannes provenant des toilettes. Les règles de traitement de 2007 restent en vigueur et ne sont pas remplacées par ce dispositif.

11. Une usine cherche à limiter la quantité de pollution qui devra être traitée. Quelle action correspond à une réduction à la source ?

Modifier les procédés de séparation afin de concentrer les polluants dans les boues.
Contrôler les caractéristiques de l’effluent après son passage dans la station.
Augmenter la capacité de traitement pour éliminer davantage de polluants après leur rejet.
Réduire la production, l’utilisation et les pertes de polluants avant leur entrée dans les effluents.

Réduire la production, l’utilisation et les pertes de polluants avant leur entrée dans les effluents.

Explication

La réduction à la source consiste à diminuer la production, l’utilisation et les pertes avant que la pollution ne se retrouve dans l’effluent. Augmenter le traitement agit en aval et ne réduit pas la pollution produite à l’origine.

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Quelle est la priorité de la démarche d’assainissement à la source ?

Réduire la pollution en diminuant la production, l’utilisation et les pertes.

Quelles catégories comprennent les eaux usées ?

Les EUD, les EAD, les EUI et les eaux usées agricoles.

Quels éléments relie la démarche de traitement des effluents ?

Les objectifs, les caractéristiques de l’effluent, les données amont, les procédés et les données aval.

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