QCM : Catalyse et cinétique enzymatique (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description correspond à une enzyme dans une réaction chimique ?

Une protéine ou parfois un ARN qui catalyse une réaction spécifique sans être modifié durablement
Une molécule d’ARN qui apparaît après la réaction et constitue son produit final
Une protéine qui catalyse des réactions variées en étant transformée de façon permanente
Une molécule consommée qui fournit l’énergie nécessaire à toute réaction cellulaire

Une protéine ou parfois un ARN qui catalyse une réaction spécifique sans être modifié durablement

Explication

Une enzyme est généralement une protéine, mais peut aussi être un ribozyme, et catalyse une réaction spécifique sans être modifiée de façon permanente. La molécule consommée confond enzyme et réactif, la catalyse variée et permanente déforme son rôle, et le produit final confond enzyme et produit.

2. Dans une réaction enzymatique, une molécule se fixe à l’enzyme puis est transformée en une autre molécule. Comment désigne-t-on cette molécule avant sa transformation ?

Le cofacteur
Le substrat
Le produit
Le ribozyme

Le substrat

Explication

Le substrat est la molécule qui entre dans la réaction et que l’action catalytique de l’enzyme transforme. Le produit désigne la molécule obtenue, un cofacteur aide l’enzyme, et un ribozyme est une enzyme constituée d’ARN.

3. Une enzyme nécessite un ion métallique non protéique qui stabilise sa structure et facilite la liaison du substrat. Quel est le rôle de cet ion ?

Coenzyme
Substrat
Produit
Cofacteur

Cofacteur

Explication

Un cofacteur est une molécule non protéique, inorganique ou organique, qui aide l’enzyme, notamment en stabilisant sa structure ou en facilitant la liaison du substrat. Le substrat est transformé, une coenzyme est un cofacteur organique, et le produit est issu de la réaction.

4. Une préparation enzymatique contient la protéine seule, sans cofacteur ni coenzyme, et ne présente pas d’activité. Quel terme décrit cette forme ?

Coenzyme
Holoenzyme
Apoenzyme
Substrat

Apoenzyme

Explication

L’apoenzyme est la protéine seule, dépourvue de cofacteur ou de coenzyme, et elle est inactive. L’holoenzyme désigne l’ensemble actif associé à un cofacteur ou une coenzyme, une coenzyme est un cofacteur organique, et le substrat est transformé par l’enzyme.

5. Qu’est-ce qui permet à une enzyme de reconnaître certains substrats et de catalyser une réaction particulière ?

La nature du produit après la réaction
La présence nécessaire d’un cofacteur métallique
La configuration de son site actif
La concentration totale des molécules dans la cellule

La configuration de son site actif

Explication

La spécificité enzymatique repose sur la capacité de l’enzyme à reconnaître un ou plusieurs substrats et à catalyser une réaction particulière grâce à la configuration de son site actif. Le produit, un cofacteur métallique ou la concentration totale ne définit pas cette capacité.

6. Une enzyme catalyse des réactions sur plusieurs molécules qui partagent une même structure chimique, plutôt que sur un substrat unique. Quel type de spécificité présente-t-elle ?

Spécificité relative
Spécificité absolue
Spécificité stéréochimique
Spécificité de liaison

Spécificité relative

Explication

La spécificité relative caractérise une enzyme qui agit sur plusieurs substrats partageant un groupe fonctionnel ou une structure chimique similaire. La spécificité absolue porte sur un seul substrat, la spécificité de liaison sur un type de liaison, et la spécificité stéréochimique sur une configuration particulière.

7. Deux enzymes sont comparées : la première reconnaît les liaisons peptidiques dans différentes protéines, tandis que la seconde reconnaît un seul isomère optique d’un sucre. Quelles spécificités illustrent-elles, dans cet ordre ?

Spécificité de liaison, puis spécificité stéréochimique
Spécificité stéréochimique, puis spécificité de liaison
Spécificité relative, puis spécificité absolue
Spécificité absolue, puis spécificité relative

Spécificité de liaison, puis spécificité stéréochimique

Explication

La première enzyme reconnaît un type de liaison chimique, tandis que la seconde distingue une configuration stéréochimique précise. L’inversion des deux notions confond leurs critères, et les spécificités absolue ou relative portent sur le nombre ou la similarité des substrats.

8. Quel organisme est chargé de la nomenclature des enzymes et a été créé en 1955 ?

La Société internationale de biochimie
L’Organisation mondiale de la santé
L’Union internationale de chimie pure et appliquée
La Commission des Enzymes de l’Union Internationale de Biochimie et de Biologie Moléculaire

La Commission des Enzymes de l’Union Internationale de Biochimie et de Biologie Moléculaire

Explication

La Commission des Enzymes de l’Union Internationale de Biochimie et de Biologie Moléculaire, appelée Enzyme Commission, est responsable de la nomenclature et a été créée en 1955. L’Union de chimie pure et appliquée, l’Organisation mondiale de la santé et la Société internationale de biochimie ne sont pas l’organisme désigné.

9. Une enzyme porte le numéro EC 3.2.1.7. Que désigne le chiffre 2 dans ce numéro ?

Le numéro spécifique de l’enzyme
La sous-classe de réaction
La classe de réaction
La sous-sous-classe de réaction

La sous-classe de réaction

Explication

Dans un numéro EC, le premier chiffre indique la classe, le deuxième la sous-classe, le troisième la sous-sous-classe et le quatrième le numéro spécifique. La classe correspond au chiffre 1, la sous-sous-classe au chiffre 3 et le numéro spécifique au chiffre 4.

10. Quelle série énumère les six classes enzymatiques ?

Oxydoréductases, transférases, hydrolases, synthétases, isomérases et ligases
Oxydoréductases, transférases, hydrolases, lyases, isomérases et ligases
Oxydoréductases, transférases, protéases, lyases, isomérases et ligases
Oxydoréductases, transférases, hydrolases, lyases, isomérases et phosphatases

Oxydoréductases, transférases, hydrolases, lyases, isomérases et ligases

Explication

Les six classes sont les oxydoréductases, transférases, hydrolases, lyases, isomérases et ligases. Les synthétases, protéases et phosphatases ne remplacent pas une classe dans cette liste.

11. Une enzyme rompt une liaison en incorporant les éléments H et OH provenant d’une molécule d’eau. À quelle classe appartient-elle ?

Aux ligases
Aux transférases
Aux hydrolases
Aux lyases

Aux hydrolases

Explication

Les hydrolases coupent des liaisons en ajoutant H et OH issus de l’eau. Les lyases rompent des liaisons sans eau, les transférases déplacent des groupes fonctionnels et les ligases forment des liaisons en utilisant l’énergie de l’ATP.

12. À quelle classe de molécules appartiennent les enzymes en tant que catalyseurs biologiques ?

Aux lipides globulaires
Aux acides nucléiques globulaires
Aux protéines globulaires
Aux glucides globulaires

Aux protéines globulaires

Explication

Les enzymes sont des catalyseurs biologiques appartenant à la classe des protéines globulaires. Les glucides, les lipides et les acides nucléiques ne correspondent pas à la classe moléculaire indiquée.

13. Lorsqu’une séquence polypeptidique est écrite dans le sens conventionnel, quelle description correspond à sa structure primaire ?

L’enchaînement linéaire et covalent des résidus, du N-terminal au C-terminal
L’association de plusieurs chaînes polypeptidiques en une même protéine
L’enchaînement linéaire des résidus, du C-terminal au N-terminal
Le repliement spatial d’une chaîne polypeptidique en trois dimensions

L’enchaînement linéaire et covalent des résidus, du N-terminal au C-terminal

Explication

La structure primaire est la séquence linéaire et covalente des résidus d’acides aminés, orientée du N-terminal vers le C-terminal. Le repliement tridimensionnel et l’association de chaînes décrivent d’autres aspects structuraux, tandis que l’orientation inverse ne respecte pas la convention donnée.

14. Dans une enzyme, où le substrat se lie-t-il et est-il transformé en produit ?

Sur toute la surface de l’enzyme, sans région spécifique
Dans une poche où le produit est stocké durablement
Dans une région distincte où le produit est libéré
Dans une poche ou un sillon spécifique de l’enzyme

Dans une poche ou un sillon spécifique de l’enzyme

Explication

Le centre actif est une région spécifique, souvent en forme de poche ou de sillon, où le substrat se lie et est transformé. Le stockage durable confond liaison et stockage, la surface entière efface la spécificité de la région, et la région de libération confond le site de réaction avec la sortie du produit.

15. Une enzyme reconnaît un substrat donné et catalyse une transformation chimique précise de celui-ci. Quelle distinction décrit correctement ces deux propriétés ?

La spécificité de substrat concerne la reconnaissance, et celle d’action le type de réaction catalysée
La spécificité d’action concerne la reconnaissance, et celle de substrat le type de réaction catalysée
Les deux spécificités concernent la reconnaissance du substrat, sans distinguer la réaction
La spécificité de substrat concerne la fixation, et celle d’action la libération du produit

La spécificité de substrat concerne la reconnaissance, et celle d’action le type de réaction catalysée

Explication

La spécificité de substrat porte sur la reconnaissance du substrat, tandis que la spécificité d’action porte sur le type de réaction catalysée avec celui-ci. L’inversion échange les définitions, leur assimilation efface la distinction, et la libération du produit ne définit pas la spécificité d’action.

16. Lors d’un essai, un substrat reconnu se fixe à une enzyme qui s’ajuste légèrement; le produit se forme ensuite. Quel enchaînement décrit correctement les étapes jusqu’à la libération du produit ?

Reconnaissance et fixation, ajustement éventuel, formation de ES, catalyse, formation de EP, dissociation et libération de l’enzyme modifiée
Reconnaissance et fixation, ajustement éventuel, formation de ES, catalyse, formation de EP, dissociation et libération de l’enzyme inchangée
Reconnaissance et fixation, ajustement éventuel, catalyse, formation de ES, formation de EP, dissociation et libération de l’enzyme inchangée
Reconnaissance et fixation, ajustement éventuel, formation de ES, catalyse, dissociation directe et libération de l’enzyme inchangée

Reconnaissance et fixation, ajustement éventuel, formation de ES, catalyse, formation de EP, dissociation et libération de l’enzyme inchangée

Explication

Après la reconnaissance et la fixation, l’ajustement peut précéder la formation de ES; la catalyse conduit à EP, puis le produit se dissocie et l’enzyme est libérée inchangée. Placer la catalyse avant ES inverse l’ordre, la dissociation directe omet EP, et l’enzyme modifiée contredit sa libération inchangée.

17. Une équipe établit qu’une réaction est énergétiquement faisable, puis mesure la variation de concentration du substrat au cours du temps. Quelle discipline répond à chacune de ces questions ?

La cinétique renseigne sur la faisabilité, et la thermodynamique sur la vitesse
La thermodynamique renseigne sur les deux, faisabilité et vitesse
La cinétique renseigne sur les deux, faisabilité et vitesse
La thermodynamique renseigne sur la faisabilité, et la cinétique sur la vitesse

La thermodynamique renseigne sur la faisabilité, et la cinétique sur la vitesse

Explication

La thermodynamique concerne l’énergie des états initial et final et la faisabilité, tandis que la cinétique décrit la vitesse, notamment par la variation de concentration au cours du temps. L’attribution inversée échange leurs rôles; les deux autres réponses attribuent à tort les deux questions à une seule discipline.

18. Dans trois expériences, la vitesse est respectivement indépendante de la concentration du substrat, proportionnelle à celle-ci, puis proportionnelle à son carré. Quels ordres correspondent aux expériences ?

Ordre zéro, ordre deux, ordre un
Ordre zéro, ordre un, ordre deux
Ordre deux, ordre un, ordre zéro
Ordre un, ordre zéro, ordre deux

Ordre zéro, ordre un, ordre deux

Explication

Une vitesse indépendante du substrat caractérise l’ordre zéro, une proportionnalité à sa concentration l’ordre un, et une proportionnalité au carré l’ordre deux. L’inversion zéro-un associe mal les deux premières relations; la proportionnalité linéaire ne caractérise pas l’ordre deux, et l’indépendance ne caractérise pas cet ordre.

19. Pour qu’une réaction donnée se produise, les réactifs doivent atteindre un état de transition. Comment se définit l’énergie d’activation ?

La vitesse à laquelle les réactifs se transforment en produits
L’énergie minimale requise pour atteindre l’état de transition et former les produits
L’énergie libérée par les produits après leur formation
L’énergie totale contenue dans les réactifs avant la réaction

L’énergie minimale requise pour atteindre l’état de transition et former les produits

Explication

L’énergie d’activation est l’énergie minimale nécessaire aux réactifs pour atteindre l’état de transition et se transformer en produits. L’énergie libérée concerne le bilan après réaction, l’énergie totale initiale n’est pas le seuil à franchir, et la vitesse est une grandeur cinétique distincte.

20. Une enzyme accélère une réaction en proposant une voie réactionnelle différente de celle suivie sans catalyseur. Quelle modification explique cette accélération ?

La voie alternative présente une énergie d’activation plus élevée
La voie alternative présente une énergie d’activation plus faible
La voie alternative diminue la vitesse de la réaction
La voie alternative modifie l’énergie des états initial et final

La voie alternative présente une énergie d’activation plus faible

Explication

Un catalyseur fournit une voie réactionnelle alternative de plus faible énergie d’activation, ce qui augmente la vitesse. Une barrière plus élevée ne rend pas compte de l’accélération, modifier les états initial et final confond catalyse et bilan énergétique, et une vitesse diminuée contredit l’effet du catalyseur.

21. Au cours d’une réaction catalysée, quelle évolution décrit correctement le devenir du catalyseur ?

Il est consommé en faible quantité puis disparaît à la fin.
Il est produit en grande quantité puis s’accumule à la fin.
Il agit en faible quantité puis se régénère à la fin.
Il est transformé irréversiblement puis reste lié aux produits.

Il agit en faible quantité puis se régénère à la fin.

Explication

Le catalyseur intervient en faible quantité et se régénère à la fin, ce qui lui permet d’agir sans être consommé. L’idée d’un réactif consommé confond son rôle avec celui d’un substrat, tandis que l’accumulation ou la transformation irréversible contredit sa régénération.

22. Un catalyseur accélère une réaction jusqu’à l’équilibre. Quel effet a-t-il sur la variation d’énergie libre de la réaction et sur l’énergie des réactifs et des produits ?

Il diminue ΔG sans modifier l’énergie des réactifs et des produits.
Il diminue l’énergie des produits sans modifier ΔG.
Il augmente l’énergie des réactifs sans modifier ΔG.
Il ne modifie ni ΔG ni l’énergie des réactifs et des produits.

Il ne modifie ni ΔG ni l’énergie des réactifs et des produits.

Explication

Un catalyseur accélère l’atteinte de l’équilibre sans changer ΔG ni les niveaux énergétiques des réactifs et des produits. Diminuer ΔG confond vitesse et thermodynamique, tandis que modifier l’énergie des réactifs ou des produits attribue au catalyseur un effet qu’il n’a pas.

23. Pour trois réactions, une équipe mesure respectivement ΔG=−4 kJ/mol\Delta G=-4\,\text{kJ/mol}, ΔG=+4 kJ/mol\Delta G=+4\,\text{kJ/mol} et ΔG=0\Delta G=0. Comment les classe-t-elle dans le même ordre ?

Exergonique, endergonique, à l’équilibre.
Endergonique, exergonique, à l’équilibre.
Endergonique, à l’équilibre, exergonique.
Exergonique, à l’équilibre, endergonique.

Exergonique, endergonique, à l’équilibre.

Explication

Une réaction exergonique a ΔG<0\Delta G<0, une réaction endergonique a ΔG>0\Delta G>0 et une réaction à l’équilibre a ΔG=0\Delta G=0. Inverser les deux signes échange les catégories exergonique et endergonique; attribuer une catégorie de réaction aux valeurs nulles confond l’équilibre avec un changement de ΔG\Delta G.

24. Dans des conditions déterminées, un dosage enzymatique maintient le substrat en excès et mesure la transformation de 1 μmol1\,\mu\text{mol} de substrat par minute. À quoi correspond la quantité d’enzyme mesurée ?

Une activité spécifique moléculaire par molécule d’enzyme.
Une constante de Michaelis exprimée par minute.
Une activité spécifique en unité internationale par milligramme.
Une unité internationale d’enzyme.

Une unité internationale d’enzyme.

Explication

Une unité internationale est la quantité d’enzyme qui transforme 1 μmol1\,\mu\text{mol} de substrat par minute dans des conditions déterminées, avec le substrat en excès pendant la mesure. L’activité spécifique rapporte les unités à une masse de protéine, l’activité moléculaire rapporte le substrat aux molécules d’enzyme, et la constante de Michaelis est un autre paramètre.

25. Une préparation enzymatique contient une certaine quantité de protéine et présente une activité mesurée en unités internationales. Quelle grandeur obtient-on en divisant cette activité par la masse de protéine en milligrammes ?

L’activité spécifique, en UI/mg de protéine.
La masse de protéine spécifique, en mg/UI.
L’activité spécifique moléculaire, en moles par mole et par minute.
L’activité enzymatique totale, en UI.

L’activité spécifique, en UI/mg de protéine.

Explication

L’activité spécifique est le nombre d’unités internationales par milligramme de protéine, exprimé en UI/mg. L’activité totale ne divise pas par la masse, l’activité moléculaire compare substrat et enzyme en moles, et mg/UI inverse le rapport.

26. Deux préparations enzymatiques sont évaluées par leur activité spécifique; celle de la préparation X est plus élevée que celle de Y. Quelle conclusion est justifiée ?

X présente une fraction d’enzyme d’intérêt plus pure que Y.
X présente nécessairement une activité totale plus élevée que Y.
X présente une fraction d’enzyme d’intérêt moins pure que Y.
X possède nécessairement une activité spécifique moléculaire plus élevée que Y.

X présente une fraction d’enzyme d’intérêt plus pure que Y.

Explication

Une activité spécifique plus élevée indique une fraction plus pure de l’enzyme d’intérêt et aide à comparer l’efficacité des préparations. Elle ne démontre pas une activité totale supérieure, une pureté plus faible, ni une activité spécifique moléculaire supérieure.

27. Quelles phases se succèdent dans une cinétique enzymatique typique ?

Stationnaire, pré-stationnaire et post-stationnaire
Pré-stationnaire, stationnaire et phase d’équilibre
Pré-stationnaire, stationnaire et post-stationnaire
Pré-stationnaire, post-stationnaire et stationnaire

Pré-stationnaire, stationnaire et post-stationnaire

Explication

Une cinétique enzymatique typique comprend une phase pré-stationnaire, puis une phase stationnaire et enfin une phase post-stationnaire. La vitesse initiale est mesurée pendant la phase stationnaire, tandis que l’équilibre ou l’arrêt survient à la fin de la phase post-stationnaire.

28. Au cours d’une réaction, le complexe enzyme-substrat atteint une concentration maximale constante, tandis que le substrat reste abondant. Quel comportement de la réaction observe-t-on alors ?

La vitesse augmente progressivement vers son maximum
La vitesse reste constante et maximale
La vitesse diminue à mesure que le substrat se raréfie
La vitesse devient nulle malgré le substrat abondant

La vitesse reste constante et maximale

Explication

Dans la phase stationnaire, l’enzyme est saturée et la concentration du complexe ES est maximale et constante; la vitesse reste donc constante et maximale tant que le substrat est suffisamment abondant. L’augmentation progressive caractérise la phase pré-stationnaire, tandis que la baisse apparaît lorsque le substrat se raréfie.

29. Juste après le mélange de l’enzyme et du substrat, le complexe ES se forme progressivement. Comment évolue alors la vitesse de réaction ?

Elle diminue progressivement avec l’accumulation du produit
Elle est nulle jusqu’à la disparition du substrat
Elle augmente progressivement vers son maximum
Elle reste constante à sa valeur maximale

Elle augmente progressivement vers son maximum

Explication

Pendant la phase pré-stationnaire, ES se forme progressivement et sa concentration n’a pas encore atteint son maximum; la vitesse augmente donc vers son maximum. Une vitesse constante et maximale correspond à la phase stationnaire, et une baisse survient plus tard lorsque le substrat se raréfie.

30. Lors du suivi d’une réaction simple à un substrat et un produit, quelle évolution des concentrations est attendue au fil du temps ?

Le substrat augmente et le produit diminue
Le substrat et le produit diminuent
Le substrat et le produit augmentent
Le substrat diminue et le produit augmente

Le substrat diminue et le produit augmente

Explication

Au cours de la réaction, le substrat est consommé tandis que le produit se forme : sa concentration diminue et celle du produit augmente. L’inversion des tendances confond réactif et produit; les deux autres réponses attribuent à tort la même évolution aux deux concentrations.

31. Sur une courbe de concentration du produit en fonction du temps, comment déterminer la vitesse instantanée à un instant donné ?

Calculer la pente de la tangente à la courbe du substrat
Calculer la pente de la tangente à la courbe à cet instant
Lire la concentration du produit à cet instant
Calculer la pente de la droite reliant deux mesures éloignées

Calculer la pente de la tangente à la courbe à cet instant

Explication

La vitesse instantanée de formation du produit est sa dérivée par rapport au temps, v=dPdtv=\frac{dP}{dt}; elle correspond à la pente de la tangente à la courbe au temps considéré. Une pente entre deux mesures donne une vitesse moyenne, et la concentration seule ne donne pas une vitesse.

32. Sur une courbe de formation du produit, quelle partie permet de définir la vitesse initiale ?

La partie courbe finale, lorsque le produit s’accumule
La droite moyenne reliant le début et la fin de la réaction
La partie rectiligne initiale, assimilée à la tangente à l’origine
La valeur de la concentration du produit au temps initial

La partie rectiligne initiale, assimilée à la tangente à l’origine

Explication

La vitesse initiale correspond à la partie rectiligne initiale de la courbe de formation du produit, ou à la limite de la tangente à l’origine. La pente finale et la pente moyenne sur toute la réaction ne représentent pas cette vitesse initiale.

33. Deux essais sont réalisés à quantité de substrat donnée, avec une concentration initiale de substrat très supérieure à celle de l’enzyme. Si la concentration enzymatique est doublée, quel changement de vitesse initiale est attendu ?

La vitesse initiale est divisée par deux
La vitesse initiale dépend alors d’une augmentation du substrat
La vitesse initiale double
La vitesse initiale reste inchangée

La vitesse initiale double

Explication

Lorsque [S0]≫[E][S_0]\gg[E] et que la quantité de substrat est donnée, la vitesse initiale est directement proportionnelle à la concentration enzymatique : doubler celle-ci double donc la vitesse initiale. La diviser par deux inverse la relation, et la supposer inchangée néglige cette proportionnalité.

34. Lorsqu’on augmente progressivement la concentration en substrat à concentration d’enzyme constante, quelle forme prend la courbe de la vitesse initiale en fonction de [S] ?

Une droite qui augmente à pente constante sans limite
Une courbe qui atteint Vmax dès les faibles concentrations
Une hyperbole qui tend asymptotiquement vers Vmax
Une courbe décroissante qui tend vers zéro

Une hyperbole qui tend asymptotiquement vers Vmax

Explication

La vitesse initiale augmente selon une hyperbole et s’approche asymptotiquement de Vmax, la vitesse maximale pour la concentration d’enzyme utilisée. Une droite à pente constante néglige la saturation, une décroissance inverse la tendance et une atteinte immédiate de Vmax supprime le caractère asymptotique.

35. Dans une expérience, une enzyme est étudiée à concentration constante, d’abord à très faible [S], puis à forte [S]. Quelle description de l’ordre de réaction par rapport au substrat convient à ces deux régimes ?

Ordre zéro dans les deux régimes de concentration
Ordre un à faible [S], puis ordre zéro à forte [S]
Ordre zéro à faible [S], puis ordre un à forte [S]
Ordre un dans les deux régimes de concentration

Ordre un à faible [S], puis ordre zéro à forte [S]

Explication

À très faible [S], la vitesse est proportionnelle à [S], ce qui correspond à un ordre un; à forte [S], l’enzyme est saturée et la réaction est d’ordre zéro par rapport au substrat. Inverser les régimes, ou prolonger un seul ordre aux deux situations, méconnaît ce changement dû à la saturation.

36. Dans un schéma réactionnel enzymatique conforme au modèle de Michaelis-Menten, quelle séquence décrit la transformation d’un substrat unique en produit ?

ES libère P et transforme E en une enzyme consommée
E libère P avec S, puis le complexe ES se forme
E et S forment ES, puis ES libère P et régénère E
E et P forment ES, puis ES libère le substrat S

E et S forment ES, puis ES libère P et régénère E

Explication

Dans le modèle, l’enzyme se lie d’abord au substrat pour former ES, puis le complexe se décompose en libérant P et en régénérant E. Placer le produit avant ES inverse les étapes, faire consommer E nie sa régénération, et faire intervenir P dans la formation du complexe change le substrat impliqué.

37. Une droite de Lineweaver-Burk a une pente de 4 et une interception avec l’axe des ordonnées de 0,2. Quelle est son interception avec l’axe des abscisses ?

0,2
−0,05
0,05
4

−0,05

Explication

L’interception des ordonnées vaut 1/Vmax=0,21/V_{max}=0,2, donc Vmax=5V_{max}=5. La pente KM/Vmax=4K_M/V_{max}=4 donne KM=20K_M=20, et l’interception des abscisses est −1/KM=−0,05-1/K_M=-0,05; 0,2 reprend l’interception verticale, 0,05 omet le signe et 4 reprend la pente.

38. Pour une mesure donnée, une représentation d’Eadie-Hofstee utilise la vitesse initiale en ordonnée et Vi/[S]V_i/[S] en abscisse. Quelle relation linéaire relie ces variables ?

[S]Vi=[S]Vmax+KMVmax\frac{[S]}{V_i}=\frac{[S]}{V_{max}}+\frac{K_M}{V_{max}}
Vi=KM−VmaxVi[S]V_i=K_M-V_{max}\frac{V_i}{[S]}
Vi=Vmax+KMVi[S]V_i=V_{max}+K_M\frac{V_i}{[S]}
Vi=Vmax−KMVi[S]V_i=V_{max}-K_M\frac{V_i}{[S]}

$$V_i=V_{max}-K_M\frac{V_i}{[S]}$$

Explication

La relation d’Eadie-Hofstee est Vi=Vmax−KM(Vi/[S])V_i=V_{max}-K_M(V_i/[S]) : l’ordonnée à l’origine est Vmax et la pente est −KM. L’expression avec KM à l’origine confond les paramètres, le signe positif inverse la pente, et l’expression en [S]/Vi correspond à Hanes-Woolf.

39. Une représentation de Hanes-Woolf trace [S]/Vi[S]/V_i en fonction de [S]. Quelle équation doit décrire sa droite ?

[S]Vi=KMVmax[S]+1Vmax\frac{[S]}{V_i}=\frac{K_M}{V_{max}}[S]+\frac{1}{V_{max}}
Vi=Vmax−KMVi[S]V_i=V_{max}-K_M\frac{V_i}{[S]}
[S]Vi=1Vmax[S]+KM\frac{[S]}{V_i}=\frac{1}{V_{max}}[S]+K_M
[S]Vi=1Vmax[S]+KMVmax\frac{[S]}{V_i}=\frac{1}{V_{max}}[S]+\frac{K_M}{V_{max}}

$$\frac{[S]}{V_i}=\frac{1}{V_{max}}[S]+\frac{K_M}{V_{max}}$$

Explication

Dans la représentation de Hanes-Woolf, la pente est 1/Vmax1/V_{max} et l’ordonnée à l’origine est KM/VmaxK_M/V_{max}, d’où l’équation indiquée. L’échange de ces deux termes les attribue aux mauvais paramètres, KM seul omet la division par Vmax, et l’équation en Vi/( [S] ) relève d’Eadie-Hofstee.

40. Au tout début d’une réaction enzymatique, le produit est encore peu présent. Quel terme peut alors être négligé dans l’expression de la vitesse nette ?

Le terme inverse k−2[E][P]k_{-2}[E][P]
Le terme direct k2[ES]k_2[ES]
Le terme de formation k1[E][S]k_1[E][S]
Le terme de dissociation k−1[ES]k_{-1}[ES]

Le terme inverse $$k_{-2}[E][P]$$

Explication

Comme le produit est encore peu présent au début, le terme inverse k−2[E][P]k_{-2}[E][P] est négligeable devant le terme direct k2[ES]k_2[ES]. Négliger le terme direct inverse le rapport établi, tandis que les termes de formation et de dissociation du complexe ne sont pas le terme de réaction inverse visé ici.

41. Au cours d’une mesure effectuée pendant la phase initiale, le terme de réaction inverse est négligeable. Quelle expression simplifiée donne alors la vitesse d’apparition du produit ?

V=dPdt=k1[E][S]V=\frac{dP}{dt}=k_1[E][S]
V=dPdt=k2[ES]V=\frac{dP}{dt}=k_2[ES]
V=dPdt=−k2[ES]V=\frac{dP}{dt}=-k_2[ES]
V=dPdt=k2[ES]−k−2[E][P]V=\frac{dP}{dt}=k_2[ES]-k_{-2}[E][P]

$$V=\frac{dP}{dt}=k_2[ES]$$

Explication

Pendant la phase initiale, la réaction inverse est négligeable et la vitesse se simplifie en V=dP/dt=k2[ES]V=dP/dt=k_2[ES]. Conserver le terme inverse ne réalise pas cette simplification, le signe négatif inverse la formation du produit, et k1[E][S]k_1[E][S] décrit la formation du complexe plutôt que la production par sa décomposition.

42. Au début d’une réaction enzymatique, le complexe ES est présent à une concentration de 0,4 mmol⋅L−10{,}4\ \text{mmol·L}^{-1} et k2=3 s−1k_2=3\ \text{s}^{-1}. Quelle est la vitesse de formation du produit ?

0,4 mmol⋅L−1⋅s−10{,}4\ \text{mmol·L}^{-1}\text{·s}^{-1}
1,2 mmol⋅L−1⋅s−11{,}2\ \text{mmol·L}^{-1}\text{·s}^{-1}
7,5 mmol⋅L−1⋅s−17{,}5\ \text{mmol·L}^{-1}\text{·s}^{-1}
0,13 mmol⋅L−1⋅s−10{,}13\ \text{mmol·L}^{-1}\text{·s}^{-1}

$$1{,}2\ \text{mmol·L}^{-1}\text{·s}^{-1}$$

Explication

Pendant la phase initiale, la vitesse de formation du produit est V=k2[ES]V=k_2[ES], donc 3×0,4=1,2 mmol⋅L−1⋅s−13\times0{,}4=1{,}2\ \text{mmol·L}^{-1}\text{·s}^{-1}. La valeur 0,4 omet k₂, 7,5 divise au lieu de multiplier et 0,13 inverse les facteurs.

43. Dans une expérience, la concentration du complexe ES demeure constante au cours de la phase étudiée. Quelle interprétation correspond à l’approximation de l’état stationnaire ?

La décomposition de ES dépasse sa formation
ES cesse de se former pendant cette phase
La formation et la décomposition de ES se compensent
La réaction a atteint son équilibre final

La formation et la décomposition de ES se compensent

Explication

L’état stationnaire correspond à une concentration de ES constante parce que ses vitesses de formation et de décomposition se compensent. L’absence de formation, une décomposition supérieure ou l’équilibre final ne définissent pas cette approximation.

44. Pour une enzyme, Vmax=12 µmol⋅min−1V_{max}=12\ \text{µmol·min}^{-1} et KM=3 mmol⋅L−1K_M=3\ \text{mmol·L}^{-1}. À une concentration de substrat de 3 mmol⋅L−13\ \text{mmol·L}^{-1}, quelle est la vitesse initiale ?

3 µmol⋅min−13\ \text{µmol·min}^{-1}
4 µmol⋅min−14\ \text{µmol·min}^{-1}
6 µmol⋅min−16\ \text{µmol·min}^{-1}
12 µmol⋅min−112\ \text{µmol·min}^{-1}

$$6\ \text{µmol·min}^{-1}$$

Explication

La relation Vi=Vmax[S]KM+[S]V_i=\frac{V_{max}[S]}{K_M+[S]} donne Vi=12×33+3=6 µmol⋅min−1V_i=\frac{12\times3}{3+3}=6\ \text{µmol·min}^{-1}. La valeur 12 confond cette situation avec la vitesse maximale, tandis que 3 et 4 résultent d’erreurs dans le rapport.

45. Deux dosages d’activité enzymatique sont réalisés à 30 °C et à 31 °C. Quel écart approximatif d’activité la différence de température peut-elle entraîner ?

Environ 30 %
Environ 1 %
Aucun écart notable
Environ 10 %

Environ 10 %

Explication

Une différence de 1 °C entre deux mesures entraîne environ 10 % de différence d’activité, d’où la nécessité de contrôler la température. 1 % sous-estime l’effet, 30 % reprend la valeur d’une température de mesure et l’absence d’écart néglige cette sensibilité.

46. Lorsqu’on augmente progressivement la température d’une réaction enzymatique, quelle forme générale prend la courbe de l’activité ?

Une hausse continue sans phase de diminution
Une baisse continue à mesure que la température augmente
Une forme en cloche, avec une hausse puis une baisse
Une forme en U, avec une baisse puis une hausse

Une forme en cloche, avec une hausse puis une baisse

Explication

La vitesse augmente d’abord avec la température, puis l’inactivation de l’enzyme entraîne une baisse : la courbe est en cloche. Une hausse continue néglige l’inactivation, une baisse continue inverse l’effet initial et une forme en U inverse l’évolution générale.

47. Une enzyme perd progressivement son activité sur la partie descendante de sa courbe lorsqu’elle est chauffée à environ 60 °C. Quel mécanisme explique le mieux cette baisse ?

La consommation accélérée du substrat en solution
La dénaturation progressive de la fraction protéinique
La modification de l’ionisation de l’enzyme par le pH
La diminution des collisions entre enzyme et substrat

La dénaturation progressive de la fraction protéinique

Explication

La partie descendante résulte le plus souvent de la dénaturation progressive de la fraction protéinique de l’enzyme, qui intervient vers 55 à 65 °C. La baisse des collisions ne rend pas compte de l’effet thermique décrit, tandis que l’ionisation par le pH et la consommation du substrat relèvent d’autres mécanismes.

48. Une enzyme possède un pH optimal de 7. À pH 5, quelle activité est généralement attendue par rapport à son activité optimale ?

Une vitesse environ 10 fois plus faible
Une vitesse généralement négligeable et au moins 100 fois plus faible
Une vitesse généralement supérieure à l’activité optimale
Une vitesse proche de l’activité optimale

Une vitesse généralement négligeable et au moins 100 fois plus faible

Explication

À deux unités de pH de part et d’autre de l’optimum, la vitesse est généralement négligeable et au moins 100 fois plus faible. Une baisse de dix fois sous-estime l’effet, une activité proche de l’optimum ignore l’écart et une hausse l’inverse.

49. Quelle propriété caractérise un activateur enzymatique ?

C’est une petite molécule non consommée qui peut modifier la vitesse de réaction.
C’est une petite molécule non consommée qui diminue nécessairement la vitesse de réaction.
C’est une molécule produite par la réaction qui modifie la vitesse de réaction.
C’est une petite molécule consommée qui peut modifier la vitesse de réaction.

C’est une petite molécule non consommée qui peut modifier la vitesse de réaction.

Explication

Un activateur enzymatique est une petite molécule qui modifie la vitesse sans être consommée au cours de la réaction. La molécule consommée est confondue avec le substrat, la diminution de vitesse avec l’inhibition, et la molécule produite avec le produit de réaction.

50. Un ligand lié à une enzyme ne se dissocie qu’extrêmement lentement, même après dilution. Comment caractériser cette inhibition ?

Inhibition réversible, car toute baisse de vitesse implique un complexe dissociable.
Inhibition irréversible, car le ligand doit nécessairement être lié de façon covalente.
Inhibition réversible, car la dilution suffit à dissocier rapidement le complexe.
Inhibition irréversible, car la dissociation du ligand est très lente.

Inhibition irréversible, car la dissociation du ligand est très lente.

Explication

Une inhibition est irréversible lorsque le ligand est lié de façon covalente ou se dissocie très lentement. Une dissociation rapide par dilution caractérise plutôt l’inhibition réversible; la baisse de vitesse seule ne définit pas la réversibilité; une liaison covalente n’est pas requise si la dissociation est très lente.

51. Quels sont les trois principaux types d’inhibition enzymatique étudiés ?

Métallique, non compétitive et incompétitive.
Compétitive, non compétitive et incompétitive.
Compétitive, irréversible et incompétitive.
Compétitive, non compétitive et réversible.

Compétitive, non compétitive et incompétitive.

Explication

Les trois catégories principales sont l’inhibition compétitive, non compétitive et incompétitive. L’irréversibilité décrit une distinction différente, les ions métalliques relèvent des activateurs, et la réversibilité n’est pas l’un des trois types cinétiques énumérés.

52. Dans un essai enzymatique, un inhibiteur se fixe réversiblement au site actif et empêche le substrat d’y accéder. Quel effet immédiat cela produit-il sur l’enzyme ?

La concentration d’enzyme libre reste inchangée.
La concentration d’enzyme libre diminue.
La concentration de substrat libre diminue directement par fixation au site actif.
La concentration du complexe enzyme-substrat augmente.

La concentration d’enzyme libre diminue.

Explication

En inhibition compétitive, l’inhibiteur occupe réversiblement le site actif et réduit ainsi la quantité d’enzyme libre disponible pour le substrat. Une fixation sur un site distinct correspond à une autre modalité d’inhibition; l’occupation du site par l’inhibiteur ne favorise pas ES et ne signifie pas que le substrat s’y fixe.

53. Une enzyme est étudiée avec un inhibiteur compétitif. Quel profil cinétique est attendu pour les paramètres apparents ?

KmK_m diminue et VmaxV_{max} reste inchangée.
KmK_m reste inchangé et VmaxV_{max} diminue.
KmK_m augmente et VmaxV_{max} reste inchangée.
KmK_m augmente et VmaxV_{max} diminue.

$$K_m$$ augmente et $$V_{max}$$ reste inchangée.

Explication

L’inhibition compétitive augmente le KmK_m apparent, tandis que VmaxV_{max} demeure inchangée. Une baisse de VmaxV_{max} avec KmK_m inchangé caractérise l’inhibition non compétitive; les autres profils inversent ou combinent incorrectement ces effets.

54. Une réaction est ralentie par un inhibiteur compétitif. Quelle modification expérimentale peut compenser cette inhibition en favorisant la liaison à l’enzyme ?

Réduire la concentration d’enzyme.
Réduire la concentration de substrat.
Ajouter un supplément de substrat.
Ajouter un supplément d’inhibiteur.

Ajouter un supplément de substrat.

Explication

Un supplément de substrat peut compenser l’inhibition compétitive en favorisant la liaison du substrat à l’enzyme face à l’inhibiteur. Ajouter de l’inhibiteur renforce la compétition, réduire le substrat avantage l’inhibiteur, et réduire l’enzyme ne favorise pas la liaison du substrat.

55. Un inhibiteur se lie à un site distinct du site de liaison du substrat et peut se fixer à l’enzyme libre comme au complexe ES. De quel type s’agit-il ?

Un inhibiteur qui se fixe seulement à l’enzyme libre.
Un inhibiteur qui se fixe seulement au complexe ES.
Un inhibiteur non compétitif.
Un inhibiteur compétitif.

Un inhibiteur non compétitif.

Explication

L’inhibiteur non compétitif se fixe sur un site distinct du site de liaison du substrat, aussi bien sur l’enzyme libre que sur ES. L’inhibition compétitive implique le site actif; les deux autres réponses omettent l’un des deux états enzymatiques concernés.

56. Lors d’un essai avec un inhibiteur non compétitif, quelle évolution des paramètres cinétiques est attendue ?

KmK_m augmente et VmaxV_{max} reste inchangée.
KmK_m reste inchangé et VmaxV_{max} augmente.
KmK_m augmente et VmaxV_{max} augmente.
KmK_m reste inchangé et VmaxV_{max} diminue.

$$K_m$$ reste inchangé et $$V_{max}$$ diminue.

Explication

En inhibition non compétitive, l’affinité enzyme-substrat ne change pas, ce qui laisse KmK_m inchangé, tandis que la vitesse maximale diminue. L’augmentation de KmK_m est associée à l’inhibition compétitive; les autres choix donnent une direction erronée à VmaxV_{max}.

57. Une enzyme libre est mise en présence d’un inhibiteur incompétitif avant l’ajout du substrat. À quelle espèce l’inhibiteur peut-il se fixer lorsque le substrat est ensuite ajouté ?

À l’enzyme libre et au complexe enzyme-substrat
Au complexe enzyme-substrat
À l’enzyme libre
Au complexe enzyme-inhibiteur

Au complexe enzyme-substrat

Explication

L’inhibiteur incompétitif se fixe au complexe enzyme-substrat, et non à l’enzyme libre. La fixation à l’enzyme libre relève de la confusion avec l’inhibition compétitive, le complexe EI confond les espèces liées, et la fixation sur les deux formes correspond à un autre mode d’inhibition.

58. Lors d’une réaction, la fixation du substrat modifie la conformation de l’enzyme et permet à un inhibiteur de se lier au complexe ES. Quel effet cette liaison a-t-elle sur le complexe ?

Elle le stabilise sous une forme inactive
Elle le transforme en produit de la réaction
Elle provoque sa dissociation en enzyme et substrat
Elle empêche le substrat de se lier à l’enzyme libre

Elle le stabilise sous une forme inactive

Explication

La fixation de l’inhibiteur au complexe ES le stabilise sous une forme inactive. La formation de produit confond inhibition et catalyse, la compétition pour l’enzyme libre décrit un autre mode de fixation, et la dissociation contredit cette stabilisation.

59. Dans une expérience, un inhibiteur incompétitif augmente l’affinité apparente de l’enzyme pour le substrat. Quelle évolution de la vitesse maximale accompagne cet effet ?

Elle augmente
Elle augmente puis reste inchangée
Elle diminue
Elle reste inchangée

Elle diminue

Explication

L’inhibition incompétitive augmente l’affinité apparente enzyme-substrat tout en diminuant la vitesse maximale. L’augmentation ou le maintien de la vitesse maximale inverse ou néglige cet effet, tandis que l’absence de changement d’affinité correspond à une autre inhibition.

60. Dans une réaction catalysée par l’isocitrate-lyase, l’itaconate est ajouté alors que l’enzyme est libre, puis l’isocitrate est introduit. À quelle espèce l’itaconate se fixe-t-il ?

Au complexe enzyme-itaconate avant l’ajout d’isocitrate
Au complexe enzyme-isocitrate
À l’enzyme libre
À l’enzyme libre et au complexe enzyme-isocitrate

Au complexe enzyme-isocitrate

Explication

L’itaconate inhibe l’isocitrate-lyase en se fixant au complexe enzyme-isocitrate. La fixation à l’enzyme libre ou à la fois à l’enzyme libre et au complexe ne correspond pas à cet exemple, et le complexe enzyme-itaconate ne décrit pas la forme liée à l’isocitrate.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Catalyse et cinétique enzymatique.

Qu’est-ce qu’une enzyme ?

Une protéine ou un ribozyme qui catalyse des réactions spécifiques sans être modifié de façon permanente.

Qu’est-ce qu’un substrat dans une réaction enzymatique ?

Une molécule transformée par l’action catalytique d’une enzyme.

Qu’est-ce qu’un cofacteur enzymatique ?

Une molécule non protéique qui aide une enzyme à catalyser une réaction.

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