QCM : Catégorisation, stéréotypes et préjugés (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En rencontrant diverses informations dans son environnement, quel processus mental automatique les organise et les classe ?

L’évaluation
La sensation
La délibération
La catégorisation

La catégorisation

Explication

La catégorisation organise et classe automatiquement les informations provenant de l’environnement. La délibération renvoie à un examen conscient, la sensation à la réception sensorielle et l’évaluation à un jugement.

2. Comment appelle-t-on un regroupement de personnes réunies dans une même catégorie ?

Une identité personnelle
Une relation sociale
Une catégorie sociale
Un stéréotype social

Une catégorie sociale

Explication

Une catégorie sociale est un regroupement de personnes dans une même catégorie. L’identité personnelle concerne l’individu, le stéréotype une représentation associée à un groupe, et une relation sociale une interaction.

3. Une intervenante doit s’orienter dans un environnement social vaste et changeant afin de décider rapidement à qui proposer une aide. Quelle fonction de la catégorisation l’aide en structurant et simplifiant cet environnement ?

La fonction émotionnelle
La fonction cognitive
La fonction identitaire
La fonction perceptive

La fonction cognitive

Explication

La fonction cognitive structure et simplifie un environnement complexe pour aider à s’y repérer, décider et réduire l’incertitude. La fonction identitaire concerne la définition de soi; l’attachement émotionnel relève de la signification d’une appartenance, et le filtrage perceptif n’est pas cette fonction.

4. Une personne se décrit à la fois comme patiente et comme membre d’une association. Quelle fonction de la catégorisation permet d’articuler ces attributs personnels et cette appartenance de groupe pour se définir ?

La fonction classificatoire
La fonction décisionnelle
La fonction identitaire
La fonction cognitive

La fonction identitaire

Explication

La fonction identitaire permet de se définir à partir d’attributs personnels et d’appartenances à des groupes sociaux. La fonction cognitive simplifie l’environnement; une catégorie regroupe des personnes, tandis que la décision et l’incertitude relèvent des effets pratiques de cette simplification.

5. Pour rendre plus lisible un ensemble d’objets très divers, une personne les regroupe selon leurs caractéristiques communes. Quel principe applique-t-elle ?

La règle probabiliste
La règle du tout ou rien
Le principe de similitude
La règle du prototype

Le principe de similitude

Explication

Le principe de similitude regroupe les éléments selon leurs caractéristiques communes et simplifie ainsi un environnement complexe. La règle du prototype organise autour d’un exemplaire central, la règle probabiliste admet des degrés d’appartenance et la règle du tout ou rien tranche l’inclusion selon un critère.

6. Dans une étude, une participante classe les dossiers selon une caractéristique précise : chaque dossier qui la possède entre dans la catégorie, et chaque dossier qui ne la possède pas en est exclu. Quelle règle utilise-t-elle ?

La règle du prototype
La règle du tout ou rien
Le principe de similitude
La règle probabiliste

La règle du tout ou rien

Explication

La règle du tout ou rien inclut ou exclut un élément selon qu’il possède ou non la caractéristique commune. La règle probabiliste admet des degrés d’appartenance; la règle du prototype compare à un exemplaire central, et le principe de similitude regroupe selon des caractéristiques communes.

7. Pour classer des animaux, une élève compare chaque nouvel animal à un exemplaire central qui rassemble les caractéristiques de la catégorie. Quel concept désigne cet exemplaire ?

Un stéréotype
Une règle catégorielle
Un trait commun
Un prototype

Un prototype

Explication

Un prototype est un exemplaire qui incarne l’ensemble des caractéristiques d’une catégorie et sert de centre de comparaison par ressemblance. Un stéréotype est lié à la représentation d’un groupe social; un trait commun est une caractéristique, et une règle d’inclusion n’est pas un exemplaire.

8. Après avoir réparti des personnes en deux catégories, un observateur les juge plus semblables au sein de chaque catégorie et plus différentes entre les catégories. Quels effets de catégorisation sont à l’œuvre ?

L’assimilation dans les catégories et le contraste entre elles
Le contraste dans les catégories et l’assimilation entre elles
L’assimilation à la fois dans les catégories et entre elles
Le contraste à la fois dans les catégories et entre elles

L’assimilation dans les catégories et le contraste entre elles

Explication

L’assimilation accentue les ressemblances à l’intérieur d’une catégorie, tandis que le contraste accentue les différences entre catégories. Inverser ces effets attribue à chacun la fonction de l’autre; les deux autres réponses placent à tort le même effet dans les deux contextes.

9. Dans une tâche de mémoire où des phrases sont attribuées à des personnes de genres différents, quel profil d’erreurs est attendu d’après l’expérience de Taylor et ses collègues ?

Peu d’erreurs entre genres, mais davantage entre personnes d’un même genre
Davantage d’erreurs entre genres, mais peu entre personnes d’un même genre
Peu d’erreurs dans les deux cas, car les locuteurs sont bien distingués
Davantage d’erreurs dans les deux cas, car les locuteurs sont confondus

Peu d’erreurs entre genres, mais davantage entre personnes d’un même genre

Explication

Dans cette expérience, les erreurs intercatégorielles étaient rares, alors que les erreurs intracatégorielles étaient plus fréquentes. La deuxième réponse inverse ce profil; les deux autres ne distinguent pas correctement la fréquence des erreurs selon que les personnes appartiennent à des catégories différentes ou à la même catégorie.

10. Quelle notion désigne un ensemble de croyances partagées reliant l’appartenance à un groupe à certaines caractéristiques ?

Une discrimination
Un préjugé
Une catégorisation sociale
Un stéréotype

Un stéréotype

Explication

Un stéréotype associe l’appartenance à un groupe à certaines caractéristiques au moyen de croyances partagées. Le préjugé est une attitude négative, la discrimination un comportement négatif, et la catégorisation sociale organise les personnes en groupes.

11. Une personne utilise des catégories générales pour trier rapidement une grande quantité d’informations sur son environnement. Quelle fonction des stéréotypes cette situation illustre-t-elle ?

Simplifier et organiser l’environnement
Éliminer les erreurs de jugement
Légitimer les différences de statut
Exprimer une attitude affective négative

Simplifier et organiser l’environnement

Explication

Les stéréotypes, comme la catégorisation sociale, simplifient et organisent l’environnement. La légitimation concerne la justification des différences de statut; l’attitude affective relève du préjugé, et la simplification ne garantit pas l’absence d’erreurs.

12. Quelle fonction des stéréotypes peut contribuer à maintenir des inégalités entre groupes sociaux ?

Légitimer les différences de statut et justifier les inégalités
Organiser les informations sans influer sur les rapports sociaux
Remplacer les croyances partagées par des évaluations individuelles
Réduire les différences de statut entre les groupes

Légitimer les différences de statut et justifier les inégalités

Explication

Les stéréotypes peuvent servir à légitimer les différences de statut et à justifier les inégalités sociales. La simplification décrit une autre fonction, tandis que la réduction des écarts ou le remplacement des croyances ne correspondent pas à cette fonction.

13. Un enseignant s’attend à ce qu’un élève réussisse et remarque surtout les indices qui confirment cette attente, sans s’en rendre compte. Quel mécanisme explique ce biais de jugement ?

La catégorisation destinée à organiser l’environnement
La modification objective des capacités de l’élève
La décision consciente d’ignorer les résultats contradictoires
La sélection d’informations compatibles avec les attentes

La sélection d’informations compatibles avec les attentes

Explication

Les attentes liées à un stéréotype peuvent orienter la sélection des informations compatibles, même sans prise de conscience. Cette sélection ne prouve pas une amélioration objective des capacités; elle peut opérer sans décision consciente et se distingue de la simple organisation de l’environnement.

14. Dans l’expérience de Rosenthal et Jacobson, quelle manipulation a suscité des attentes chez les enseignants ?

Désigner les enseignants comme des « génies »
Désigner aléatoirement 20 % des élèves comme des « génies »
Présenter tous les élèves comme des élèves en difficulté
Sélectionner 20 % des élèves selon leur véritable QI

Désigner aléatoirement 20 % des élèves comme des « génies »

Explication

Les chercheurs ont désigné au hasard 20 % des élèves comme des « génies », ce qui a créé des attentes chez leurs enseignants. L’étiquette ne reposait pas sur une sélection selon le QI; elle concernait les élèves, et non les enseignants ou la totalité de la classe.

15. Après avoir reçu de fausses informations sur certains élèves, des enseignants modifient leur manière de les traiter, et ces élèves progressent. Quel processus cela illustre-t-il ?

Une sélection d’informations sans effet sur les interactions
Une mesure qui révèle des capacités initiales supérieures
Des attentes qui contribuent à leur propre réalisation
Une différence créée par le test plutôt que par les attentes

Des attentes qui contribuent à leur propre réalisation

Explication

Dans l’expérience, les fausses informations ont suscité des attentes chez les enseignants, et celles-ci ont contribué à se réaliser. Le phénomène dépasse la simple évaluation et ne suppose pas de capacités initiales supérieures; la sélection d’informations, à elle seule, ne décrit pas cette réalisation des attentes.

16. Comment caractériser un préjugé envers un groupe social ?

Une catégorisation neutre des personnes selon leur groupe
Une attitude négative injustifiable, marquée par une charge affective
Un comportement négatif injustifiable envers ses membres
Une croyance partagée reliant le groupe à des caractéristiques

Une attitude négative injustifiable, marquée par une charge affective

Explication

Le préjugé est une attitude négative injustifiable envers un groupe et ses membres, caractérisée par une charge affective. Le comportement négatif correspond à la discrimination; les croyances associant groupe et caractéristiques relèvent du stéréotype, et la catégorisation peut être neutre.

17. Une entreprise écarte injustement les candidatures de membres d’un groupe donné. De quelle notion s’agit-il ?

Un désaccord interpersonnel
Un stéréotype
Une discrimination
Un préjugé

Une discrimination

Explication

Écarter des candidatures constitue un comportement négatif injustifiable envers les membres d’un groupe, donc une discrimination. Le préjugé désigne une attitude et le stéréotype un ensemble de croyances; un désaccord entre individus ne décrit pas nécessairement un traitement visant un groupe.

18. Une personne éprouve une hostilité injustifiable envers un groupe, tandis qu’une autre refuse concrètement de servir les membres de ce groupe. Comment distinguer ces deux actes ?

Le premier est un préjugé et le second un stéréotype
Le premier est un stéréotype et le second une discrimination
Le premier est une discrimination et le second un préjugé
Le premier est un préjugé et le second une discrimination

Le premier est un préjugé et le second une discrimination

Explication

Le préjugé est une attitude négative envers un groupe, alors que la discrimination est un comportement négatif à son encontre. Inverser ces notions confond attitude et acte; un stéréotype est une croyance associant groupe et caractéristiques, et la catégorisation ne désigne pas le refus d’un service.

19. Un enfant de 6 ans formule des jugements plus élaborés que lorsqu’il était plus jeune, mais se concentre encore sur l’appartenance stable à un groupe. À quel stade décrit par Aboud correspond-il ?

Au stade jusqu’à 5 ans, caractérisé par des catégories grossières et rigides
Au stade après 7 ans, caractérisé par la prise en compte des différences individuelles
Au stade de 5 à 7 ans, caractérisé par des jugements plus élaborés mais ethnocentriques
À un stade sans âge défini, caractérisé par des catégories souples et individualisées

Au stade de 5 à 7 ans, caractérisé par des jugements plus élaborés mais ethnocentriques

Explication

Entre 5 et 7 ans, les jugements deviennent plus élaborés, mais l’enfant reste centré sur l’appartenance au groupe, ce qui correspond à l’ethnocentrisme. Le premier distracteur confond ce stade avec l’égocentrisme précoce, le deuxième lui attribue le stade ultérieur et le troisième décale les âges.

20. Dans une famille, un enfant s’identifie peu à ses parents, dont le niveau de préjugés est faible. Selon l’hypothèse de Sinclair et ses collègues, quel profil est attendu chez cet enfant ?

Un niveau de préjugés similaire à celui de ses parents, par transmission directe
Un niveau de préjugés plus faible que celui de ses parents, par effet de contraste
Un niveau de préjugés sans relation avec celui de ses parents, quelle que soit l’identification
Un niveau de préjugés plus élevé que celui de ses parents, par effet de contraste

Un niveau de préjugés plus élevé que celui de ses parents, par effet de contraste

Explication

Pour les enfants faiblement identifiés à leurs parents, l’hypothèse prévoit un effet de contraste : les niveaux de préjugés des enfants et des parents varient en sens inverse. La similarité correspond à une forte identification, le contraste est inversé dans un autre distracteur, et l’absence de relation ne décrit pas l’effet proposé.

21. Une étude de recrutement compare plusieurs CV à un profil témoin d’homme parisien, de nom français et d’apparence standard. Quel profil modifié correspond à l’un des CV testés par Amadieu en 2004 ?

Un homme handicapé, sans précision sur la nature de son handicap
Un homme au nom étranger, sans autre modification du profil témoin
Un homme de 40 ans, sans autre modification du profil témoin
Un homme handicapé, avec la nature de son handicap précisée

Un homme handicapé, sans précision sur la nature de son handicap

Explication

Le testing comparait le CV témoin à des profils de femme, d’homme disgracieux, d’homme de 50 ans et d’homme handicapé, sans préciser la nature du handicap. Les distracteurs modifient l’âge testé, substituent une caractéristique absente de la liste ou ajoutent une précision qui n’était pas indiquée.

22. Dans le testing sur CV d’Amadieu en 2004, quel profil servait de référence pour comparer les candidatures modifiées ?

Un homme parisien, au nom français et d’apparence disgracieuse
Un homme parisien, au nom français et à l’apparence standard
Une femme parisienne, au nom français et à l’apparence standard
Un homme parisien, au nom étranger et à l’apparence standard

Un homme parisien, au nom français et à l’apparence standard

Explication

Le CV témoin réunissait trois caractéristiques : homme parisien, nom français et apparence standard. Les autres profils changent respectivement le genre, l’apparence ou l’origine suggérée par le nom.

23. Dans une expérience de groupes minimaux, Lina répartit davantage de ressources aux membres de son propre groupe qu’aux membres de l’autre groupe. Quel biais illustre-t-elle ?

Une répartition neutre, qui ne favorise aucun des deux groupes
Un biais pro-endogroupe, qui favorise son propre groupe
Un biais pro-exogroupe, qui favorise l’autre groupe
Une catégorisation sans préférence dans la répartition des ressources

Un biais pro-endogroupe, qui favorise son propre groupe

Explication

Le biais pro-endogroupe consiste à favoriser son propre groupe lors de la répartition des ressources. Le biais pro-exogroupe favorise l’autre groupe, tandis qu’une répartition neutre ne privilégie aucun groupe.

24. Des participants sont répartis au hasard entre deux groupes sans différence préalable notable, puis commencent à favoriser leur propre groupe. Quelle conclusion le paradigme des groupes minimaux soutient-il ?

Des différences objectives entre les membres des groupes sont requises pour produire une discrimination sociale
Une rivalité antérieure entre les groupes est requise pour produire une discrimination sociale
L’absence de catégories de groupe suffit à produire une discrimination sociale
La catégorisation « nous/eux » peut suffire à provoquer une discrimination sociale

La catégorisation « nous/eux » peut suffire à provoquer une discrimination sociale

Explication

Le paradigme montre que la simple catégorisation en groupes peut suffire à déclencher une discrimination et que les processus cognitifs de catégorisation contribuent aux attitudes et comportements discriminatoires. Les distracteurs attribuent à tort l’effet à une rivalité préalable ou à des différences objectives, ou retirent la catégorisation censée le provoquer.

25. Dans une équipe composée de personnes de deux groupes en conflit, quelle piste peut être mise en place pour réduire l’hostilité et la discrimination ?

Faire concourir les deux groupes pour un objectif commun
Renforcer les catégories distinguant les deux groupes
Maintenir les groupes séparés pour limiter les échanges
Organiser des activités où les deux groupes coopèrent

Organiser des activités où les deux groupes coopèrent

Explication

L’hypothèse du contact coopératif propose la coopération entre groupes comme piste pour réduire l’hostilité et la discrimination. La séparation évite le contact, la compétition oppose les groupes, et la catégorisation sociale est liée à l’origine de la discrimination plutôt qu’à cette piste de réduction.

26. Quel principe est au cœur de l’hypothèse du contact coopératif comme moyen de réduire l’hostilité intergroupe ?

Les individus renforcent leur catégorisation en groupes
Des membres de groupes différents coexistent sans échanger
Des groupes différents rivalisent pour les mêmes objectifs
Des membres de groupes différents coopèrent

Des membres de groupes différents coopèrent

Explication

L’hypothèse du contact coopératif mise sur la coopération entre groupes pour atténuer l’hostilité et la discrimination. La coexistence sans échange ne précise pas de coopération, la rivalité installe une compétition, et la catégorisation sociale relève de l’explication de la discrimination.

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Qu’est-ce que la catégorisation ?

Une activité mentale automatique qui organise et classe les informations de l’environnement.

Qu’est-ce qu’une catégorie sociale ?

Un regroupement de personnes dans une même catégorie.

Quelle fonction la catégorisation remplit-elle en structurant l’environnement complexe ?

Une fonction cognitive qui aide à s’y repérer, à prendre des décisions et à réduire l’incertitude.

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