QCM : Chromatographie liquide haute performance — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue fondamentalement la CLHP de la chromatographie sur colonne classique ?

La phase stationnaire liquide traverse la colonne sous l’effet de la gravité
La phase mobile liquide circule dans la colonne sans interaction avec la phase stationnaire
La phase mobile liquide traverse la phase stationnaire sous l’action d’une pompe
La phase mobile gazeuse traverse la phase stationnaire sous l’action d’un chauffage

La phase mobile liquide traverse la phase stationnaire sous l’action d’une pompe

Explication

En CLHP, une phase mobile liquide est poussée sous pression à travers une phase stationnaire performante. La chromatographie sur colonne classique repose au contraire sur un écoulement lent provoqué par la gravité.

2. Une séparation réalisée sur une colonne classique s’effectue lentement par gravité, tandis qu’une séparation en CLHP repose sur quel principe ?

La phase mobile s’évapore progressivement sous l’effet de la température
La phase stationnaire est déplacée par un courant gazeux contrôlé
La colonne est agitée afin d’accélérer les échanges entre les solutés
La phase mobile est forcée à travers la colonne par une pompe

La phase mobile est forcée à travers la colonne par une pompe

Explication

La CLHP accélère l’écoulement en imposant une pression grâce à une pompe. L’agitation ou l’évaporation ne constituent pas le principe qui distingue ici la CLHP de la chromatographie classique.

3. Pourquoi la CLHP peut-elle réaliser davantage de séparations difficiles que la CPG ?

Les solutés sont séparés par leur masse avant d’entrer dans la colonne
Les solutés restent dans la phase mobile sans interaction avec la colonne
Les solutés interagissent avec la phase stationnaire et avec la phase mobile
La phase stationnaire de la CLHP est toujours constituée d’un gaz réactif

Les solutés interagissent avec la phase stationnaire et avec la phase mobile

Explication

En CLHP, les solutés participent à des interactions avec les deux phases, ce qui offre des possibilités de séparation plus larges. En CPG, leurs interactions concernent principalement la phase stationnaire.

4. Quelle conséquence les coefficients de diffusion beaucoup plus faibles dans les liquides ont-ils sur la CLHP ?

Les solutés deviennent gazeux, ce qui permet leur injection directe dans la colonne
Les échanges entre les phases sont accélérés, ce qui diminue fortement la durée d’analyse
Les interactions avec la phase stationnaire disparaissent, ce qui empêche toute rétention
Les échanges entre les phases sont ralentis, ce qui rend les séparations plus lentes

Les échanges entre les phases sont ralentis, ce qui rend les séparations plus lentes

Explication

Dans les liquides, les coefficients de diffusion sont environ 10410^4 à 10510^5 fois plus faibles que dans les gaz, ce qui ralentit les échanges entre phases. La séparation en CLHP peut donc être plus lente du point de vue des transferts de matière.

5. Quel échantillon est le moins adapté à une analyse par CPG ?

Un composé gazeux ne se décomposant pas dans l’injecteur
Un composé volatil et stable à la température d’analyse
Un composé volatil présentant une bonne stabilité thermique
Un composé ionisé et thermosensible de masse molaire élevée

Un composé ionisé et thermosensible de masse molaire élevée

Explication

La CPG convient mal aux substances peu volatiles, thermosensibles ou ionisées, notamment lorsque leur masse molaire dépasse environ 300 g·mol⁻¹. Les composés volatils et thermiquement stables sont au contraire adaptés à cette technique.

6. Dans quel ordre la phase mobile est-elle généralement préparée avant son arrivée dans la colonne de CLHP ?

Stockage, filtration, dégazage, puis pompage vers la colonne
Filtration, pompage, dégazage, puis stockage sous pression
Pompage, stockage, filtration, puis dégazage après la colonne
Dégazage, pompage, stockage, puis filtration dans la colonne

Stockage, filtration, dégazage, puis pompage vers la colonne

Explication

La phase mobile est conservée dans un ou plusieurs réservoirs, puis filtrée et dégazée avant d’être envoyée vers la colonne par la pompe. La filtration retire notamment les poussières, tandis que le dégazage élimine les gaz dissous.

7. Quelle différence caractérise l’élution isocratique par rapport à l’élution en gradient ?

La composition de la phase mobile varie progressivement pendant l’élution isocratique
La composition de la phase mobile reste constante pendant l’élution isocratique
La phase mobile est remplacée par un gaz pendant l’élution isocratique
La phase stationnaire change de nature pendant l’élution isocratique

La composition de la phase mobile reste constante pendant l’élution isocratique

Explication

L’élution isocratique conserve une composition constante de phase mobile. En gradient, les proportions des solvants changent progressivement ou par paliers selon un programme défini.

8. Quelle combinaison décrit correctement les performances attendues d’une pompe de CLHP ?

Une pression limitée à 10 bars et un débit de 0,1 à 420 mL·min⁻¹
Une pression pouvant atteindre 420 bars et un débit de 0,1 à 10 mL·min⁻¹
Une pression de 0,1 à 10 bars et un débit pouvant atteindre 420 mL·min⁻¹
Une pression de 420 mL·min⁻¹ et un débit compris entre 0,1 et 10 bars

Une pression pouvant atteindre 420 bars et un débit de 0,1 à 10 mL·min⁻¹

Explication

Les pompes de CLHP doivent supporter des pressions pouvant atteindre 420 bars et fournir un débit de 0,1 à 10 mL·min⁻¹, tout en résistant à la corrosion. Les unités de pression et de débit ne sont donc pas interchangeables.

9. Lors d’une injection en CLHP, comment l’échantillon rejoint-il le flux de phase mobile sans interrompre la circulation ?

Il est déposé sur la phase stationnaire avant la remise en marche de la circulation
Il traverse un filtre sous vide avant d’être mélangé progressivement à l’éluant
Il est aspiré directement dans la colonne après l’arrêt temporaire de la pompe
Il remplit une boucle à pression atmosphérique, puis une vanne le place rapidement dans le flux

Il remplit une boucle à pression atmosphérique, puis une vanne le place rapidement dans le flux

Explication

L’échantillon remplit d’abord une boucle à pression atmosphérique, puis la commutation de la vanne l’insère dans le flux en mouvement. L’arrêt de la pompe n’est pas requis et perturberait la circulation de la phase mobile.

10. Quel volume d’injection correspond à l’appareil de CLHP décrit, tout en restant dans la plage générale habituelle ?

500 μL
250 μL
30 μL
5 μL

30 μL

Explication

L’appareil décrit utilise un volume injecté de 30 μL, valeur comprise dans la plage générale de 5 à 500 μL. Les autres valeurs appartiennent à cette plage générale, mais ne correspondent pas à l’appareil décrit.

11. Quelle description correspond à une colonne analytique classique de CLHP ?

Un tube souple de plusieurs mètres, de quelques centimètres de diamètre, rempli sans dispositif de retenue
Un tube droit en acier de 3 à 25 cm, de 0,5 à 5 mm de diamètre intérieur, garni entre deux disques poreux
Un tube conique en plastique, de moins d’un centimètre, dont le remplissage repose sur un seul disque poreux
Un canal large en verre, de 1 à 2 m, contenant une phase mobile immobilisée par des membranes

Un tube droit en acier de 3 à 25 cm, de 0,5 à 5 mm de diamètre intérieur, garni entre deux disques poreux

Explication

Une colonne de CLHP est un tube droit en acier, court et étroit, contenant la phase stationnaire entre deux disques poreux. Les colonnes longues et larges décrivent d’autres configurations de séparation, pas la colonne analytique considérée.

12. Pourquoi le gel de silice permet-il une séparation chromatographique fondée sur l’adsorption ?

Ses pores souples retiennent les molécules selon leur taille sans interaction avec leur surface
Ses particules métalliques échangent des ions avec les solutés en fonction de leur charge
Ses chaînes organiques apolaires dissolvent les composés selon leur affinité avec la phase mobile
Ses microsphères très polaires adsorbent les composés notamment grâce aux groupements silanols

Ses microsphères très polaires adsorbent les composés notamment grâce aux groupements silanols

Explication

Le gel de silice est constitué de microsphères très polaires, et les groupements silanols participent à l’adsorption des solutés. Les chaînes organiques apolaires caractérisent plutôt certaines silices greffées de phase inverse.

13. Quel est l’effet recherché lorsqu’on fixe covalemment des molécules organiques sur les fonctions silanols de la silice ?

Transformer les particules de silice en membranes poreuses destinées à la filtration
Augmenter la polarité de la surface afin de renforcer l’adsorption sur les silanols libres
Réduire et ajuster la polarité de la phase stationnaire pour obtenir une silice greffée
Remplacer la phase stationnaire par une phase mobile immobilisée dans les interstices

Réduire et ajuster la polarité de la phase stationnaire pour obtenir une silice greffée

Explication

Le greffage covalent de molécules organiques modifie la surface des silanols et permet de réduire ou d’ajuster la polarité de la phase stationnaire. La silice greffée ne renforce donc pas simplement l’adsorption de la silice non modifiée.

14. Quelle association distingue correctement la chromatographie en phase normale de la chromatographie en phase inverse ?

Phase normale : stationnaire polaire et mobile peu polaire ; phase inverse : stationnaire apolaire et mobile polaire
Phase normale : stationnaire apolaire et mobile polaire ; phase inverse : stationnaire polaire et mobile peu polaire
Phase normale : deux phases peu polaires ; phase inverse : deux phases polaires de composition constante
Phase normale : deux phases polaires ; phase inverse : deux phases apolaires de polarité identique

Phase normale : stationnaire polaire et mobile peu polaire ; phase inverse : stationnaire apolaire et mobile polaire

Explication

En phase normale, la phase stationnaire est polaire et la phase mobile généralement peu polaire, alors que l’ordre des polarités s’inverse en phase inverse. Les autres associations confondent ou uniformisent les polarités des deux phases.

15. Quelle fonction décrit le mieux un détecteur placé à la sortie d’une colonne de CLHP ?

Introduire l’échantillon dans le circuit avant son passage sur la phase stationnaire
Maintenir la pression de la phase mobile en compensant les pertes dans la colonne
Fournir en continu un signal électrique reflétant les variations de composition de l’éluat
Séparer les constituants de l’échantillon selon leur affinité avec la phase stationnaire

Fournir en continu un signal électrique reflétant les variations de composition de l’éluat

Explication

Le détecteur analyse l’éluat à la sortie de la colonne et transforme ses variations de composition en signal électrique continu. L’introduction de l’échantillon relève de l’injecteur, tandis que la séparation est réalisée dans la colonne.

16. Quelle propriété est attendue d’un détecteur performant en CLHP ?

Une réponse non linéaire, une forte instabilité et une variation aléatoire de la sensibilité
Une réponse proportionnelle à la concentration, une bonne sensibilité et une faible contribution du bruit de fond
Une réponse lente mais très amplifiée, avec un grand volume mort pour prolonger le signal
Une réponse indépendante de la concentration, un volume mort élevé et une dérive importante de la ligne de base

Une réponse proportionnelle à la concentration, une bonne sensibilité et une faible contribution du bruit de fond

Explication

Un bon détecteur doit notamment répondre proportionnellement à la concentration, être sensible et rapide, présenter un faible volume mort, être stable et produire peu de bruit. Un volume mort élevé et une forte dérive dégradent au contraire la qualité de la détection.

17. Quelle différence caractérise le détecteur UV par rapport au détecteur à barrette de diodes ?

Le détecteur UV mesure la conductivité, tandis que la barrette identifie les solutés par leur masse moléculaire
Le détecteur UV sépare les solutés selon leur polarité, tandis que la barrette contrôle le débit de la phase mobile
Le détecteur UV mesure l’indice de réfraction, tandis que la barrette détermine la pression de l’éluat dans la colonne
Le détecteur UV mesure l’absorbance à une ou plusieurs longueurs d’onde, tandis que la barrette fournit aussi des informations spectrales

Le détecteur UV mesure l’absorbance à une ou plusieurs longueurs d’onde, tandis que la barrette fournit aussi des informations spectrales

Explication

Le détecteur UV mesure l’absorbance à des longueurs d’onde choisies, alors que la barrette de diodes apporte en plus des informations spectrales utiles à l’identification. La mesure de l’indice de réfraction ou de la masse moléculaire correspond à d’autres méthodes.

18. Lorsqu’on optimise une séparation en CLHP, quel compromis cherche-t-on principalement à établir ?

Une colonne longue avec une détection absorbant davantage de lumière
Une résolution élevée avec un temps d’analyse raisonnablement court
Un débit maximal avec une consommation accrue d’éluant
Une température élevée avec une pression instrumentale minimale

Une résolution élevée avec un temps d’analyse raisonnablement court

Explication

L’optimisation vise à obtenir des pics suffisamment résolus tout en limitant la durée de l’analyse, en ajustant plusieurs paramètres chromatographiques. Une température élevée ou un débit maximal ne garantissent pas à eux seuls une séparation satisfaisante.

19. Lequel de ces ensembles regroupe des critères propres au choix d’une colonne de CLHP ?

Le volume injecté, le détecteur, le pH et la température du four
La composition de l’éluant, le pH, le débit et la longueur d’onde
La phase stationnaire, la longueur, le diamètre intérieur et la taille des particules
La polarité de la phase mobile, le débit, la pression et le temps de rétention

La phase stationnaire, la longueur, le diamètre intérieur et la taille des particules

Explication

Le choix de la colonne repose notamment sur sa phase stationnaire, sa longueur, son diamètre intérieur et le diamètre de ses particules. Le pH et la composition de l’éluant concernent les conditions de la phase mobile, et non les caractéristiques géométriques de la colonne.

20. Dans une séparation en CLHP, quels paramètres de la phase mobile influencent fortement l’efficacité de la séparation ?

Sa composition, sa polarité et son pH, avec le débit
La longueur de la colonne, son diamètre et la taille des particules
La nature du détecteur, la largeur des pics et la pression maximale
La masse injectée, la longueur d’onde et le temps de rétention

Sa composition, sa polarité et son pH, avec le débit

Explication

La composition, la polarité et le pH de la phase mobile, ainsi que le débit, ont une influence importante sur l’efficacité de la séparation. La longueur et les dimensions des particules sont plutôt des critères de colonne.

21. Quels indices montrent qu’une séparation chromatographique est de bonne qualité ?

Des pics larges et variables avec une quantité injectée non indiquée
Des pics distincts et reproductibles dans des conditions analytiques précisées
Des pics rapprochés dont l’identification repose sur leur seule hauteur
Un signal unique et intense obtenu sans décrire la colonne utilisée

Des pics distincts et reproductibles dans des conditions analytiques précisées

Explication

Une bonne séparation produit des pics distincts et reproductibles, et la méthode doit détailler les principaux paramètres opératoires. Des pics variables ou confondus traduisent au contraire une résolution ou une reproductibilité insuffisante.

22. Comment l’étalonnage externe permet-il de déterminer la concentration d’un échantillon ?

En intégrant toutes les aires du chromatogramme et en attribuant la totalité au composé dosé
En ajoutant des quantités connues d’analyte et en reliant la variation d’aire à la quantité ajoutée
En reportant l’aire de son pic sur une courbe aire = f(concentration) obtenue avec un volume injecté constant
En ajoutant un composé de référence à l’échantillon puis en comparant deux aires de pics

En reportant l’aire de son pic sur une courbe aire = f(concentration) obtenue avec un volume injecté constant

Explication

L’étalonnage externe utilise une courbe préparée séparément, reliant l’aire du pic à la masse ou à la concentration pour un volume injecté constant. L’ajout d’un composé de référence directement dans l’échantillon correspond à l’étalonnage interne.

23. Une analyse par ajouts dosés est réalisée sur un échantillon dont la matrice peut modifier le signal. Quelle démarche convient ?

Ajouter un composé inerte puis utiliser le rapport entre son aire et celle de l’analyte
Ajouter des quantités connues d’analyte, mesurer la variation d’aire et tenir compte de la dilution
Préparer une courbe séparée avec des solutions étalons injectées à volume constant
Utiliser la somme des aires des pics séparés pour calculer directement la fraction massique

Ajouter des quantités connues d’analyte, mesurer la variation d’aire et tenir compte de la dilution

Explication

Les ajouts dosés consistent à incorporer des quantités connues de l’analyte, puis à relier la variation d’aire à la quantité ajoutée en corrigeant, si nécessaire, la dilution. Une courbe préparée séparément relève de l’étalonnage externe.

24. Quelle propriété est indispensable pour qu’un composé puisse servir d’étalon interne en chromatographie ?

Il doit être chimiquement réactif, présent naturellement et élué avec les impuretés
Il doit produire un signal très différent et coïncider avec le pic de l’analyte
Il doit provenir de la matrice et présenter une rétention identique au composé dosé
Il doit être pur, inerte, absent de l’échantillon et séparé de l’analyte

Il doit être pur, inerte, absent de l’échantillon et séparé de l’analyte

Explication

Un étalon interne approprié est pur, chimiquement inerte, absent de l’échantillon et séparé des autres constituants, tout en étant détecté de façon comparable. Un composé qui coélue avec l’analyte ou réagit avec la matrice ne permet pas une quantification fiable.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 50 flashcards sur Chromatographie liquide haute performance.

Qu'est-ce que la chromatographie liquide haute performance (CLHP) ?

Une technique analytique dérivée de la chromatographie sur colonne avec phase mobile liquide sous pression.

Quelle est la nature de la phase mobile en CLHP ?

La phase mobile est liquide et pompée sous pression.

Quelle est la différence de circulation de la phase mobile entre chromatographie classique et CLHP ?

En classique, elle s'écoule par gravité, en CLHP elle est forcée par une pompe.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Chromatographie liquide haute performance.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM