QCM : Réactivité des organométalliques — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans un organométallique, quelle liaison caractérise la présence du métal ?

Une liaison entre deux atomes de métal différents
Une liaison entre un oxygène du groupe R et un métal M
Une liaison entre un carbone du groupe R et un métal M
Une liaison entre un hydrogène du groupe R et un métal M

Une liaison entre un carbone du groupe R et un métal M

Explication

Un organométallique contient un atome de carbone appartenant à un groupe R directement lié à un métal M. Les autres propositions déplacent la liaison métallique vers des atomes qui ne définissent pas cette famille de composés.

2. Quel composé est un organocuprate lithié ?

R₂CuLi
R₂Mg
RLi
RMgX

R₂CuLi

Explication

L’organocuprate lithié possède la formule R₂CuLi, avec deux groupes organiques liés au cuivre et un lithium associé. RMgX désigne un Grignard, tandis que RLi est un organolithien.

3. Dans une liaison carbone-métal d’un organométallique, quelle répartition de charges partielles est correcte ?

Le carbone et le métal sont tous deux δ+
Le carbone est δ+ et le métal est δ−
Le carbone et le métal sont tous deux δ−
Le carbone est δ− et le métal est δ+

Le carbone est δ− et le métal est δ+

Explication

Le métal étant moins électronégatif que le carbone, la densité électronique est davantage attirée vers le carbone, qui porte δ−, tandis que le métal porte δ+. La confusion inverse les charges partielles de la liaison C–M.

4. Quel ordre compare correctement la réactivité et la dureté des organométalliques ?

R–Cu < R–Li < R–Mg
R–Mg < R–Cu < R–Li
R–Li < R–Mg < R–Cu
R–Cu < R–Mg < R–Li

R–Cu < R–Mg < R–Li

Explication

La réactivité et la dureté augmentent de R–Cu à R–Mg puis à R–Li. L’ordre inverse concerne le caractère covalent et la mollesse, ce qui rend les séquences commençant par R–Li incorrectes pour cette propriété.

5. Quelles conditions permettent de préparer un organomagnésien ou un organolithien classique ?

Un alcool ROH, Mg ou Li, et un solvant aqueux acide
Un acide carboxylique, Na, et un solvant aqueux basique
Un halogénure organique RX, Mg ou Li, et un solvant éthéré anhydre
Un alcane RH, Cu, et un solvant éthéré fortement protique

Un halogénure organique RX, Mg ou Li, et un solvant éthéré anhydre

Explication

La préparation met en réaction un halogénure organique RX avec du magnésium ou du lithium dans un solvant éthéré anhydre. Les autres conditions introduisent des réactifs ou des solvants incompatibles avec la formation du réactif organométallique.

6. Quel groupe lié à l’halogénure organique ne convient pas à la préparation classique d’un organométallique ?

Un groupe alcynyle
Un groupe alkyle
Un groupe alcényle
Un groupe aryle

Un groupe alcynyle

Explication

La préparation classique accepte les groupes alkyles, aryles et alcényles, mais elle ne fonctionne pas avec un groupe alcynyle. Cette limite concerne la nature du groupe R et non le choix entre lithium et magnésium.

7. Que se passe-t-il lors de la préparation d’un réactif de Grignard ?

Le magnésium s’insère dans R–X et passe de Mg(0) à Mg(II)
Le magnésium est réduit de Mg(II) à Mg(0) sans insertion
Le carbone est oxydé tandis que le magnésium reste à Mg(0)
Le lithium s’insère dans R–X et passe de Li(I) à Li(III)

Le magnésium s’insère dans R–X et passe de Mg(0) à Mg(II)

Explication

La formation d’un Grignard correspond à l’insertion du magnésium dans la liaison R–X, accompagnée de son oxydation de Mg(0) à Mg(II). La proposition sur le lithium décrit une autre préparation et les autres inversent ou suppriment l’évolution du magnésium.

8. Pourquoi le solvant utilisé pour préparer un Grignard doit-il être anhydre et dépourvu d’hydrogène mobile ou de site électrophile ?

Il solubilise et stabilise le réactif grâce à ses doublets libres
Il oxyde rapidement le magnésium pour accélérer son insertion
Il transforme l’halogénure organique en alcool avant la réaction
Il fournit des protons qui terminent la formation du réactif

Il solubilise et stabilise le réactif grâce à ses doublets libres

Explication

Un solvant éthéré anhydre stabilise le réactif de Grignard en le complexant grâce à ses doublets libres, sans le détruire par protonation ou réaction électrophile. Un solvant protique ou électrophile consommerait au contraire le réactif formé.

9. Quelle distinction entre basicité et nucléophilie s’applique à un organométallique ?

La basicité correspond à la rupture de R–M, tandis que la nucléophilie vise un métal
La basicité correspond à la capture d’un proton, tandis que la nucléophilie vise un électrophile
La basicité correspond à l’attaque d’un électrophile, tandis que la nucléophilie vise un proton
La basicité correspond à une oxydation, tandis que la nucléophilie vise une réduction

La basicité correspond à la capture d’un proton, tandis que la nucléophilie vise un électrophile

Explication

Le caractère carbanionique rend les organométalliques fortement basiques, car ils peuvent capter un proton. La nucléophilie décrit plutôt leur attaque d’un centre électrophile, ce qui constitue la confusion signalée.

10. Quel est le couple acide-base associé au carbone d’un organométallique et quelle est la valeur typique du pK de son acide ?

ROH/RO⁻, avec un pK compris entre 15 et 20
RH/R⁻, avec un pK compris entre 45 et 55
H₂O/HO⁻, avec un pK compris entre 5 et 10
RCCH/RCC⁻, avec un pK compris entre 20 et 30

RH/R⁻, avec un pK compris entre 45 et 55

Explication

Le couple pertinent est RH/R⁻, et l’acide RH possède un pK élevé, compris entre 45 et 55. Les autres couples concernent des acides protoniques ou un alcyne vrai, dont les pK sont nettement plus faibles.

11. Que se produit-il lorsqu’un acide AH possède un pK inférieur à celui de RH, l’acide conjugué de l’organométallique ?

AH est déprotoné de manière quasi totale, en formant RH et A⁻
Le métal est oxydé, sans formation d’une nouvelle base conjuguée
RH est déprotoné de manière quasi totale, en formant AH et R⁺
AH reste majoritairement intact, en formant R⁻ et A⁺

AH est déprotoné de manière quasi totale, en formant RH et A⁻

Explication

Un acide AH plus fort que RH, donc doté d’un pK plus faible, cède son proton à l’organométallique et forme RH ainsi qu'A⁻. La proposition opposée inverse le sens favorisé par la différence de pK.

12. Pourquoi la présence d’eau détruit-elle un réactif de Grignard ?

L’eau l’insère dans R–X pour produire un nouvel halogénure
L’eau l’oxyde pour former un alcène et régénère le magnésium
L’eau le réduit en métal libre sans modifier le groupe organique
L’eau le protonne pour former l’alcane RH et le consomme

L’eau le protonne pour former l’alcane RH et le consomme

Explication

L’eau fournit un proton au caractère carbanionique du Grignard, ce qui forme l’alcane RH et consomme le réactif. C’est pourquoi la préparation et la manipulation exigent des conditions anhydres.

13. Lors de la réaction d’un organométallique avec un halogénure RXR'X', quel rôle jouent les espèces impliquées ?

RR est le nucléophile et XX' est le groupe partant
XX' est le substrat et RR' est le groupe partant
RR est le groupe partant et XX' est le nucléophile
RR' est le nucléophile et RR est le groupe partant

$$R$$ est le nucléophile et $$X'$$ est le groupe partant

Explication

Le groupe RR, riche en électrons, attaque le carbone portant XX' et forme une nouvelle liaison carbone-carbone. Confondre RR et XX' inverse les rôles : XX' quitte la molécule comme groupe partant.

14. Quels produits sont formés lorsque le bromure de méthylmagnésium réagit avec le bromoéthane ?

Du butane et du MgBr2MgBr_2
Du propène et du MgBr2MgBr_2
De l’éthane et du MgBr2MgBr_2
Du propane et du MgBr2MgBr_2

Du propane et du $$MgBr_2$$

Explication

Le groupe méthyle du bromure de méthylmagnésium remplace le brome du bromoéthane, ce qui relie les groupes méthyle et éthyle pour former du propane. Le butane nécessiterait deux groupes éthyle, qui ne sont pas les partenaires de cette réaction.

15. Quelle caractéristique définit un époxyde ?

Un cycle à trois chaînons contenant un atome d’oxygène et fortement tendu
Une chaîne ouverte contenant deux atomes d’oxygène et sans tension
Un cycle à six chaînons contenant un atome d’azote et faiblement tendu
Un cycle à quatre chaînons contenant un atome de carbone et fortement conjugué

Un cycle à trois chaînons contenant un atome d’oxygène et fortement tendu

Explication

Un époxyde est un cycle à trois chaînons dans lequel l’oxygène fait partie de l’anneau, ce qui engendre une forte tension de cycle. Un cycle à six chaînons ne correspond pas à cette définition structurale.

16. Comment un réactif de Grignard transforme-t-il un époxyde en alcool ?

Il attaque l’oxygène, puis une oxydation convertit le cycle en carbonyle
Il attaque un carbone électrophile, puis l’hydrolyse acide protonne l’alcoolate
Il protonne d’abord l’oxygène, puis une base élimine le groupe hydroxyle
Il réduit le cycle par transfert d’hydrure, puis une déshydratation forme l’alcool

Il attaque un carbone électrophile, puis l’hydrolyse acide protonne l’alcoolate

Explication

Le Grignard attaque l’un des deux carbones électrophiles de l’époxyde, ouvrant le cycle et formant un alcoolate. L’hydrolyse acide transforme ensuite cet alcoolate en alcool, tandis qu’une protonation initiale ne décrit pas le mécanisme indiqué.

17. Lorsqu’un Grignard réagit avec l’oxyde d’éthylène puis subit une hydrolyse acide, quel résultat caractérise cette transformation ?

Le groupe RR gagne trois carbones et devient un alcool tertiaire
Le groupe RR gagne deux carbones et devient un alcool primaire
Le groupe RR perd deux carbones et devient un alcool primaire
Le groupe RR gagne un carbone et devient un alcool secondaire

Le groupe $$R$$ gagne deux carbones et devient un alcool primaire

Explication

L’ouverture de l’oxyde d’éthylène ajoute les deux carbones de cet époxyde au groupe RR, puis l’hydrolyse donne un alcool primaire. L’oxyde d’éthylène ne fournit pas un seul ou trois carbones et ne conduit pas ici à un alcool tertiaire.

18. Que se produit-il lorsqu’un Grignard s’additionne sur une cétone puis que le milieu est soumis à une hydrolyse acide ?

La liaison C=OC=O devient un halogénure, après substitution de l’oxygène
La liaison C=OC=O devient un alcène, après élimination de l’alcoolate
La liaison C=OC=O devient un alcool, après protonation de l’alcoolate
La liaison C=OC=O devient un acide, après oxydation du carbone carbonylé

La liaison $$C=O$$ devient un alcool, après protonation de l’alcoolate

Explication

Le groupe organométallique attaque le carbone δ+\delta^+ du carbonyle et l’oxygène porte alors la charge négative intermédiaire. L’hydrolyse acide protonne cet alcoolate pour donner un alcool, et non un alcène, un halogénure ou un acide.

19. Quel type d’alcool résulte de l’addition d’un groupe RR sur une cétone, comparativement à son addition sur un aldéhyde ?

La cétone donne un alcool tertiaire, tandis que l’aldéhyde donne un éther secondaire
La cétone donne un alcool secondaire, tandis que l’aldéhyde donne un alcool primaire
La cétone donne un alcool primaire, tandis que l’aldéhyde donne un alcool tertiaire
La cétone donne un alcool tertiaire, tandis que l’aldéhyde donne un alcool secondaire ou primaire

La cétone donne un alcool tertiaire, tandis que l’aldéhyde donne un alcool secondaire ou primaire

Explication

L’addition sur une cétone ajoute un groupe RR à un carbone déjà lié à deux groupes carbonés, ce qui produit un alcool tertiaire. Un aldéhyde peut conduire à un alcool secondaire ou primaire selon qu’il porte un groupe carboné ou deux hydrogènes.

20. Laquelle de ces fonctions appartient aux dérivés d’acides étudiés et possède un groupe partant lié au carbone carbonylé ?

Un aldéhyde aromatique
Un alcool secondaire
Une cétone cyclique
Un anhydride d’acide

Un anhydride d’acide

Explication

Un anhydride d’acide possède un groupe partant attaché au carbone du carbonyle, comme les esters et les chlorures d’acyle. Une cétone possède deux substituants carbonés autour du carbonyle et ne présente pas ce groupe partant.

21. Lorsqu’un dérivé d’acide réagit avec un réactif de Grignard, quelle transformation se produit après l’addition initiale au groupe carbonyle ?

Le groupe carbonyle se réduit en alcène par perte d’un oxygène
Le réactif de Grignard est remplacé par un proton sans modification du carbonyle
L’intermédiaire tétraédrique élimine le groupe partant et forme une cétone
L’intermédiaire tétraédrique se protonne directement et forme un alcool

L’intermédiaire tétraédrique élimine le groupe partant et forme une cétone

Explication

L’addition du Grignard produit un intermédiaire tétraédrique instable qui élimine le groupe partant, ce qui conduit à une cétone. Une addition simple à une cétone ne comporte pas cette élimination et mène plutôt à un alcoolate.

22. Quel produit obtient-on généralement après hydrolyse lorsqu’un dérivé d’acide réagit avec deux équivalents de Grignard ?

Un alcool tertiaire
Un alcool primaire
Une cétone stable
Un acide carboxylique

Un alcool tertiaire

Explication

Le premier équivalent forme une cétone, puis le second s’additionne à cette cétone avant l’hydrolyse, donnant un alcool tertiaire. Une cétone stable correspond plutôt à une réaction contrôlée avant la seconde addition.

23. Quel ordre de réactivité compare correctement les fonctions carbonylées suivantes ?

Cétone > ester > chlorure d’acyle
Ester > chlorure d’acyle > cétone
Chlorure d’acyle > cétone > ester
Chlorure d’acyle > ester > cétone

Chlorure d’acyle > cétone > ester

Explication

La réactivité décroît selon l’ordre chlorure d’acyle, puis cétone, puis ester. L’ester n’est donc pas plus réactif que le chlorure d’acyle dans cette comparaison.

24. Quel produit résulte de l’addition d’un réactif de Grignard au dioxyde de carbone, suivie d’une hydrolyse acide ?

Un chlorure d’acyle
Un alcool tertiaire
Un acide carboxylique
Une cétone

Un acide carboxylique

Explication

Le Grignard attaque le dioxyde de carbone et forme un carboxylate, qui est protoné lors de l’hydrolyse acide pour donner un acide carboxylique. La formation d’une cétone correspond plutôt à la réaction d’un Grignard avec un nitrile.

25. Après addition d’un réactif de Grignard à un nitrile et hydrolyse, quelle fonction est obtenue ?

Un acide carboxylique
Une cétone
Un alcool primaire
Un ester

Une cétone

Explication

Le Grignard s’additionne au carbone électrophile du nitrile, puis l’hydrolyse transforme l’intermédiaire en cétone. Le dioxyde de carbone, à la différence du nitrile, conduit à un acide carboxylique après hydrolyse.

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Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Réactivité des organométalliques.

Qu'est-ce qu'un organométallique ?

Un composé avec un carbone lié à un métal comme Li, Mg ou Cu.

Quels sont les principaux organométalliques étudiés ?

L’organolithien, l’organomagnésien de Grignard et l’organocuprate lithié.

Pourquoi le carbone est-il δ− dans une liaison carbone-métal ?

Parce que le métal est moins électronégatif que le carbone.

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