QCM : Concepts fondateurs de la communication — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux la communication entre des personnes ?

Une transmission technique de données entre un émetteur et un récepteur identifié
Un échange de paroles visant principalement à transmettre des faits objectifs
Un processus d’émission, de transmission et de réception de messages et d’informations
Une expression individuelle d’idées sans retour nécessaire de la part d’un interlocuteur

Un processus d’émission, de transmission et de réception de messages et d’informations

Explication

La communication comprend l’émission, la transmission et la réception de messages, mais aussi l’échange d’informations, d’émotions et d’intentions entre au moins deux personnes. La transmission technique de données ne rend pas compte de cette dimension relationnelle et émotionnelle.

2. Quelle caractéristique distingue le modèle linéaire de Shannon et Weaver des modèles interactionnels ?

Il considère que le contexte transforme chaque message en échange systémique
Il représente le récepteur comme passif face au message transmis
Il accorde au récepteur un rôle équivalent dans la construction du message
Il décrit des allers-retours continus entre l’émetteur et le récepteur

Il représente le récepteur comme passif face au message transmis

Explication

Le modèle de Shannon et Weaver est linéaire et attribue au récepteur une position passive dans la transmission. Les modèles interactionnels insistent davantage sur les échanges réciproques et le rôle actif du récepteur.

3. Dans une interaction, que se passe-t-il selon la conception cybernétique de la communication ?

Le récepteur conserve le message avant de produire une réponse indépendante
Le message progresse vers le récepteur sans retour vers son émetteur
L’information revient vers l’émetteur, qui vérifie la réception du message
Le contexte remplace progressivement le message transmis par l’émetteur

L’information revient vers l’émetteur, qui vérifie la réception du message

Explication

Selon la cybernétique, l’information retourne à l’émetteur afin qu’il puisse vérifier comment le message a été reçu. Cette rétroaction crée des allers-retours continus, contrairement au modèle linéaire sans retour.

4. Une personne reste silencieuse et détourne le regard pendant un échange : quelle conclusion correspond à l’école de Palo Alto ?

Son comportement relève d’une réaction physiologique sans portée communicative
Son silence constitue un message dépourvu de toute interprétation relationnelle
Son absence de paroles suspend la communication jusqu’à une réponse explicite
Son comportement communique par le non-verbal et le contexte de la situation

Son comportement communique par le non-verbal et le contexte de la situation

Explication

Pour l’école de Palo Alto, le verbal, le non-verbal et le contexte forment un ensemble systémique, si bien qu’il est impossible de ne pas communiquer. Le silence et le regard peuvent donc participer à la communication.

5. Quelle part de l’information reçue est attribuée au contenu verbal, c’est-à-dire au sens littéral des mots ?

25 %
80 %
55 %
7 %

7 %

Explication

Le contenu verbal représente 7 % de l’information reçue dans la répartition présentée. Les autres dimensions concernent notamment les aspects para-verbaux et non verbaux, qui ne se réduisent pas aux mots employés.

6. Qu’est-ce qu’une reformulation dans une interaction ?

Répéter exactement les paroles entendues afin de conserver leur formulation initiale
Redire le propos avec d’autres termes pour obtenir l’accord de l’interlocuteur
Résumer la conversation selon son propre point de vue sans solliciter de validation
Interrompre l’échange pour corriger les mots employés par l’interlocuteur

Redire le propos avec d’autres termes pour obtenir l’accord de l’interlocuteur

Explication

La reformulation consiste à reprendre de manière plus concise ou explicite ce que l’interlocuteur a exprimé, afin d’obtenir son accord. La répétition reproduit ses paroles sans nécessairement vérifier ou approfondir leur compréhension.

7. Lequel de ces éléments relève du langage para-verbal ?

La posture adoptée pendant une conversation
La distance maintenue entre deux interlocuteurs
Le sens littéral des mots employés
L’intonation utilisée pour prononcer une phrase

L’intonation utilisée pour prononcer une phrase

Explication

Le langage para-verbal comprend notamment l’intonation, le rythme, l’accent et le volume de la voix. La posture relève du non-verbal, la distance de la proxémie et le sens des mots du contenu verbal.

8. Que désigne la proxémie dans une interaction ?

La manière dont une personne module le volume et le rythme de sa voix
La distance qui s’établit entre les personnes engagées dans un échange
La reprise concise des propos afin de vérifier leur compréhension
L’ensemble des mouvements observables pendant une conversation

La distance qui s’établit entre les personnes engagées dans un échange

Explication

La proxémie désigne la distance entre les personnes en interaction, distance qui peut varier selon plusieurs facteurs sociaux et culturels. Le volume et le rythme relèvent du para-verbal, tandis que la reformulation concerne la compréhension du message.

9. Que désigne le toucher relationnel dans les pratiques infirmières ?

Une distance corporelle adaptée pour préserver le confort du patient pendant un échange
Une observation de la peau permettant d’identifier les signes d’une maladie somatique
Une technique destinée à remplacer les explications verbales avant un soin invasif
Des contacts cutanés visant à améliorer la perception de soins anxiogènes ou douloureux

Des contacts cutanés visant à améliorer la perception de soins anxiogènes ou douloureux

Explication

Le toucher relationnel regroupe des pratiques infirmières utilisant des contacts cutanés pour rendre plus supportables des soins potentiellement douloureux ou anxiogènes. Il ne se réduit ni à l’observation de la peau ni à la gestion de la distance corporelle.

10. Quel effet le toucher relationnel peut-il produire dans la relation de soins ?

Il peut provoquer une réaction identique chez chaque personne prise en charge
Il peut transmettre une information médicale sans mobiliser la relation de soins
Il peut rassurer, détendre et renforcer le confort ainsi que la confiance
Il peut supprimer la douleur en agissant indépendamment du contexte relationnel

Il peut rassurer, détendre et renforcer le confort ainsi que la confiance

Explication

Le toucher relationnel peut communiquer, soulager, rassurer, détendre, apaiser et apporter confort et confiance. Ses effets ne sont pas identiques pour chaque personne et il ne remplace pas les autres dimensions de la relation de soins.

11. Qu’est-ce qui caractérise principalement une relation entre plusieurs personnes ?

Un lien continu construit par des interactions dans la durée
Une rencontre fondée sur des règles sociales codifiées
Un échange ponctuel centré sur une information précise
Une communication limitée à des réactions émotionnelles

Un lien continu construit par des interactions dans la durée

Explication

Une relation se construit par l’accumulation d’interactions au fil du temps et forme un lien continu entre au moins deux personnes. Un échange ponctuel ne suffit donc pas à caractériser une relation durable.

12. Quels éléments sont nécessaires pour qu’une relation puisse s’établir ?

Une proximité physique et une fonction professionnelle commune
Une communication formelle et un accord sur les mêmes opinions
Une rencontre entre des personnes et une continuité du lien
Une intervention planifiée et des objectifs thérapeutiques définis

Une rencontre entre des personnes et une continuité du lien

Explication

Une relation suppose une rencontre, au moins deux personnes avec leurs caractéristiques propres, ainsi qu’une continuité et un lien. Une fonction professionnelle commune n’est pas indispensable à l’existence d’une relation.

13. Quel enchaînement correspond aux quatre niveaux de relation décrits par L. Malabeuf ?

Civilité, aide, fonctionnelle, compréhension-soutien-réassurance
Civilité, fonctionnelle, compréhension-soutien-réassurance, aide
Fonctionnelle, civilité, aide, compréhension-soutien-réassurance
Compréhension-soutien-réassurance, civilité, aide, fonctionnelle

Civilité, fonctionnelle, compréhension-soutien-réassurance, aide

Explication

L. Malabeuf distingue la relation de civilité, la relation fonctionnelle, la relation de compréhension, de soutien et de réassurance, puis la relation d’aide. La relation de civilité correspond au premier niveau et la relation d’aide au dernier.

14. Quelle caractéristique définit le mieux la relation d’aide ?

Elle consiste à maintenir un contact cordial sans engagement particulier.
Elle associe écoute active, empathie, authenticité, congruence et acceptation inconditionnelle.
Elle repose sur des échanges rituels conformes aux codes sociaux et culturels.
Elle vise à recueillir des informations dans un domaine professionnel déterminé.

Elle associe écoute active, empathie, authenticité, congruence et acceptation inconditionnelle.

Explication

La relation d’aide est fondée sur plusieurs attitudes et compétences, dont l’écoute active, l’empathie, l’authenticité, la congruence et l’acceptation inconditionnelle. Les échanges rituels sans engagement relèvent plutôt de la relation de civilité.

15. Selon Carl Rogers, dans quelles conditions une personne peut-elle accéder à ses propres ressources ?

Lorsqu’elle analyse ses difficultés dans un cadre strictement fonctionnel
Lorsqu’elle se sent comprise, acceptée et accueillie sans jugement
Lorsqu’elle adopte les normes du professionnel qui l’accompagne
Lorsqu’elle reçoit des consignes précises et une évaluation régulière

Lorsqu’elle se sent comprise, acceptée et accueillie sans jugement

Explication

Pour Carl Rogers, chaque individu est unique et peut mobiliser ses ressources lorsqu’il se sent compris, accepté et non jugé. Une relation centrée sur des consignes ou une évaluation ne correspond pas à cette approche.

16. Quels sont les trois attributs fondamentaux de la relation d’aide ?

La compréhension cognitive, l’observation clinique et la décision thérapeutique
La congruence, le regard positif inconditionnel et la compréhension empathique
L’authenticité, la distance professionnelle et la transmission d’instructions
La civilité, la recherche d’informations et la réassurance technique

La congruence, le regard positif inconditionnel et la compréhension empathique

Explication

Les trois attributs de la relation d’aide sont la congruence, le regard positif inconditionnel et la compréhension empathique. La recherche d’informations peut appartenir à une relation fonctionnelle, mais elle ne constitue pas l’un de ces trois attributs.

17. Pourquoi les échanges avec un patient pendant un soin technique ne constituent-ils pas nécessairement un soin relationnel ?

Parce qu’un soin relationnel repose principalement sur l’exécution correcte d’un geste technique
Parce que la relation avec un patient doit rester limitée aux informations médicales utiles
Parce que les soins techniques excluent les échanges verbaux et non verbaux avec le patient
Parce qu’une relation spontanée ne comporte pas forcément une intention thérapeutique organisée

Parce qu’une relation spontanée ne comporte pas forcément une intention thérapeutique organisée

Explication

Les soins techniques comportent une dimension relationnelle, mais les échanges spontanés ne suffisent pas à constituer un soin relationnel. Celui-ci exige une intention de soigner organisée autour d’objectifs et de moyens réfléchis.

18. Quelle condition transforme une relation avec un patient en soin relationnel ?

Une conversation cordiale ajoutée à la réalisation d’un acte technique
Une présence attentive permettant au patient de parler de ses habitudes
Une intention de soigner accompagnée d’objectifs, de moyens et d’interactions réfléchis
Une relation professionnelle fondée sur l’application de règles de politesse

Une intention de soigner accompagnée d’objectifs, de moyens et d’interactions réfléchis

Explication

Un soin relationnel est organisé autour d’une intention de soigner et nécessite une réflexion sur ses objectifs, ses moyens, son déroulement, ses techniques et ses interactions. Une conversation cordiale peut accompagner un soin technique, sans suffire à lui donner cette structure thérapeutique.

19. Quel élément caractérise la médiation relationnelle lorsqu’un obstacle gêne l’échange entre deux personnes ?

Elle associe un médiateur et un objet de médiation pour soutenir la relation
Elle privilégie une communication directe sans dispositif intermédiaire
Elle impose une solution technique indépendante des personnes concernées
Elle remplace l’échange par une décision prise par un tiers

Elle associe un médiateur et un objet de médiation pour soutenir la relation

Explication

La médiation relationnelle s’appuie sur un médiateur et un objet de médiation afin de faciliter la relation et la communication malgré un obstacle. La communication directe peut se dérouler sans médiateur et ne correspond donc pas à cette définition précise.

20. Dans quelle situation de soins la médiation relationnelle peut-elle contribuer à faciliter la communication ?

Lorsqu’un service organise le planning des consultations
Lorsqu’une équipe souhaite répartir les tâches entre ses membres
Lorsqu’un patient demande une information déjà clairement comprise
Lorsqu’une barrière de la langue complique les échanges avec le patient

Lorsqu’une barrière de la langue complique les échanges avec le patient

Explication

En santé, la médiation peut aider face à une barrière de la langue, à des troubles cognitifs ou à la douleur, notamment dans certains contextes de soins. Elle vise alors à contourner un obstacle de communication sans remplacer la relation entre soignant et soigné.

21. Quelle définition décrit le mieux la négociation entre plusieurs parties ?

Éviter toute discussion afin de préserver les relations entre les personnes
Obtenir l’adhésion des autres à la volonté d’une seule partie
Rechercher ensemble des solutions répondant au mieux aux besoins de chacun
Faire appliquer une décision extérieure sans examiner les besoins en présence

Rechercher ensemble des solutions répondant au mieux aux besoins de chacun

Explication

La négociation consiste à rechercher à plusieurs une ou plusieurs solutions susceptibles de satisfaire au mieux les besoins des parties. L’imposition de la volonté d’une seule partie relève de l’affrontement plutôt que de la négociation.

22. Dans un projet de soins, quelle conduite correspond à une négociation avec le patient ?

Considérer le patient comme bénéficiaire du soin sans lui attribuer un rôle de partenaire
Présenter le soin comme une décision arrêtée sans participation du patient
Rechercher son accord avant le soin et envisager un compromis en cas de désaccord
Reporter toute intervention jusqu’à ce que le patient accepte exactement la proposition initiale

Rechercher son accord avant le soin et envisager un compromis en cas de désaccord

Explication

La négociation dans le projet de soins recherche l’accord du patient, le reconnaît comme partenaire et permet d’envisager un compromis en cas de désaccord ou de refus. Une décision imposée ou l’exigence d’une adhésion intégrale ne respecte pas cette démarche.

23. Quelle succession correspond au processus de négociation collaborative ?

Éviter le problème, défendre sa position, puis mettre fin à l’échange
Désigner un responsable, interrompre la discussion, puis appliquer sa décision
Préparer les objectifs, discuter le problème, puis proposer des solutions
Présenter une solution, imposer la décision, puis évaluer l’obéissance obtenue

Préparer les objectifs, discuter le problème, puis proposer des solutions

Explication

Le processus comprend la préparation des objectifs, une approche collaborative, la discussion du problème et la proposition de solutions. L’imposition d’une décision et l’opposition directe caractérisent davantage l’affrontement que la négociation collaborative.

24. Quelle situation illustre un résultat gagnant-gagnant d’une négociation ?

Aucune partie ne parvient à atteindre l’objectif qu’elle poursuivait
Une partie atteint son objectif tandis que l’autre subit une perte
Une partie renonce à sa demande sans obtenir de contrepartie
Chaque partie obtient au moins partiellement ce qu’elle souhaitait

Chaque partie obtient au moins partiellement ce qu’elle souhaitait

Explication

Le résultat gagnant-gagnant signifie que les deux parties obtiennent au moins partiellement ce qu’elles souhaitent. Lorsqu’une partie est lésée, il s’agit d’un résultat gagnant-perdant, tandis que l’échec des deux parties correspond au perdant-perdant.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Concepts fondateurs de la communication.

Qu'est-ce que la communication selon la définition donnée ?

Un processus d'échange d'informations, émotions et intentions entre au moins deux personnes.

Quel modèle mathématique de la communication est influencé par le béhaviorisme ?

Le modèle de Shannon et Weaver.

Quel schéma influence le modèle de Shannon et Weaver ?

Le schéma stimulus-réponse de Pavlov.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Concepts fondateurs de la communication.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM