QCM : Développement précoce et motricité (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une chercheuse compare les changements de mémoire d’une personne entre ses 20 et 40 ans. Quel type de variabilité étudie-t-elle ?

La continuité psychologique
La maturation biologique
La variabilité intra-individuelle
La variabilité interindividuelle

La variabilité intra-individuelle

Explication

La variabilité intra-individuelle concerne les changements observés chez la même personne au cours du temps ; la variabilité interindividuelle compare des personnes. La maturation renvoie à des changements programmés, tandis que la continuité désigne le maintien de fonctionnements.

2. Quel processus correspond à une succession de changements programmés génétiquement et associés à une horloge biologique ainsi qu’à des normes d’apparition selon l’âge ?

L’adaptation situationnelle
La maturation
La variabilité interindividuelle
L’apprentissage

La maturation

Explication

La maturation désigne des changements séquentiels programmés génétiquement et associés à une horloge biologique et à des normes d’apparition selon l’âge. L’apprentissage renvoie à l’acquisition, la variabilité interindividuelle aux différences entre personnes et l’adaptation situationnelle à une réponse au contexte.

3. Deux enfants du même âge réagissent différemment à une expérience partagée dans leur groupe social. Quelle interprétation des changements individuels est la plus appropriée ?

Ils s’expliquent par le patrimoine génétique, indépendamment de l’environnement social.
Ils résultent principalement de l’expérience partagée, les autres facteurs ayant peu d’influence.
Ils proviennent des expériences personnelles, sans influence de l’éducation ou de la culture.
Ils résultent de plusieurs facteurs qui interagissent, dont l’éducation, la culture et les expériences personnelles.

Ils résultent de plusieurs facteurs qui interagissent, dont l’éducation, la culture et les expériences personnelles.

Explication

Les changements individuels sont influencés par plusieurs facteurs, notamment le patrimoine génétique, l’éducation, la culture, l’environnement socioéconomique et les expériences partagées ou personnelles. Les autres interprétations réduisent cette influence à un seul facteur ou écartent des déterminants pertinents.

4. Après un événement traumatisant, une personne présente des symptômes de stress post-traumatique; une autre se reconstruit malgré ses blessures psychologiques; une troisième dit avoir évolué grâce à l’épreuve. Comment distinguer ces évolutions ?

Le stress post-traumatique et la résilience sont deux formes de trouble, tandis que la croissance est un symptôme.
Ces trois réactions désignent des degrés successifs d’une même évolution positive.
La résilience désigne l’évolution provoquée par l’épreuve, tandis que la croissance désigne la reconstruction malgré les blessures.
Un trouble, une résilience et une croissance post-traumatique sont trois issues possibles distinctes.

Un trouble, une résilience et une croissance post-traumatique sont trois issues possibles distinctes.

Explication

Après un traumatisme, le stress post-traumatique correspond à un trouble, tandis que la résilience et la croissance post-traumatique sont des évolutions possibles distinctes. Confondre le trouble avec les évolutions positives, inverser résilience et croissance, ou supposer une issue positive systématique méconnaît cette distinction.

5. Quelle idée Rousseau défend-il dans *Émile ou de l’éducation*, publié en 1762 ?

L’enfant se développe principalement par maturation et l’éducation doit intervenir après chaque stade.
L’enfant apprend par découverte et l’éducation doit s’adapter à ses périodes de développement.
L’enfant apprend surtout par imitation et l’éducation doit suivre un programme identique à chaque âge.
L’enfant acquiert ses connaissances par répétition et l’éducation doit privilégier les exercices formels.

L’enfant apprend par découverte et l’éducation doit s’adapter à ses périodes de développement.

Explication

Rousseau préconise l’apprentissage par découverte et une éducation ajustée aux périodes de développement de l’enfant. L’imitation et un programme uniforme ne correspondent pas à ces principes.

6. Selon Arnold Gesell, quel sens suit la progression céphalocaudale du contrôle moteur ?

De la tête vers le tronc et les membres inférieurs
Des mouvements réflexes vers des gestes volontaires et précis
Des membres inférieurs vers le tronc puis vers la tête
Des parties proches du corps vers les parties éloignées

De la tête vers le tronc et les membres inférieurs

Explication

La loi céphalocaudale décrit le développement du contrôle de la tête, puis du tronc et des membres inférieurs. La progression des parties proches vers les parties éloignées correspond à la loi proximodistale.

7. Quel est l’objectif principal d’une étude longitudinale du développement ?

Comparer, au même moment, des groupes d’enfants appartenant à des âges différents
Suivre les mêmes enfants à plusieurs âges pour observer leurs changements au fil du temps
Mesurer les réactions des enfants après la manipulation d’une variable expérimentale
Évaluer les capacités d’un enfant à l’aide de sous-tests psychométriques homogènes

Suivre les mêmes enfants à plusieurs âges pour observer leurs changements au fil du temps

Explication

Le suivi des mêmes enfants à plusieurs âges permet d’examiner l’évolution individuelle au fil du temps. Une étude transversale compare plutôt des groupes d’âges différents à un même moment.

8. Lors d’une expérience d’habituation, dans quel ordre évolue généralement le temps de regard du bébé lorsqu’un stimulus familier est suivi d’un stimulus nouveau ?

Il reste stable avec la familiarisation, puis diminue à l’apparition du stimulus nouveau.
Il augmente avec la familiarisation, puis diminue à l’apparition du stimulus nouveau.
Il diminue avec la familiarisation, puis reste stable à l’apparition du stimulus nouveau.
Il diminue avec la familiarisation, puis augmente à l’apparition du stimulus nouveau.

Il diminue avec la familiarisation, puis augmente à l’apparition du stimulus nouveau.

Explication

La réponse visuelle est d’abord forte face à la nouveauté, s’atténue lorsque le stimulus devient familier, puis se renouvelle devant un stimulus nouveau. Une diminution qui se poursuit malgré le changement de stimulus évoquerait plutôt la fatigue.

9. En quoi le renforcement et la punition diffèrent-ils dans le conditionnement opérant chez le bébé ?

Le renforcement augmente la probabilité du comportement, tandis que la punition la diminue.
Le renforcement diminue la probabilité du comportement, tandis que la punition l’augmente.
Le renforcement mesure les pauses de succion, tandis que la punition établit leur ligne de base.
Le renforcement déclenche une réponse réflexe, tandis que la punition transforme un stimulus neutre.

Le renforcement augmente la probabilité du comportement, tandis que la punition la diminue.

Explication

Le renforcement rend un comportement plus probable, alors que la punition en réduit la probabilité. La distinction entre réflexe et stimulus neutre relève du conditionnement classique, et non de cette comparaison opérante.

10. À partir de quel moment les pauses inter-succion des bébés raccourcissent-elles plus rapidement dans l’expérience décrite ?

Lorsqu’ils entendent la voix de leur mère plutôt qu’une voix inconnue
Lorsqu’ils entendent une voix familière plutôt qu’un son non vocal
Lorsqu’ils entendent un son non vocal plutôt qu’une voix familière
Lorsqu’ils entendent une voix inconnue plutôt que la voix de leur mère

Lorsqu’ils entendent la voix de leur mère plutôt qu’une voix inconnue

Explication

Les bébés raccourcissent plus rapidement leur pause inter-succion en entendant la voix de leur mère qu’en entendant une voix inconnue. La familiarité d’une autre voix ne produit pas, dans l’expérience décrite, l’effet attribué à la voix maternelle.

11. Pourquoi le risque de séquelles est-il particulièrement préoccupant chez les enfants nés entre 22 et 23 semaines d’aménorrhée ?

Le taux de survie rapporté est de 78 % dans ce groupe, et des séquelles y sont signalées.
Le taux de survie rapporté est de 100 % dans ce groupe, et des séquelles y sont signalées.
Le taux de survie rapporté est de 16 % dans ce groupe, et des séquelles y sont signalées.
Le taux de survie rapporté est de 50 % dans ce groupe, et des séquelles y sont signalées.

Le taux de survie rapporté est de 16 % dans ce groupe, et des séquelles y sont signalées.

Explication

La naissance à 22 ou 23 semaines est associée au taux de survie le plus faible rapporté, soit 16 %, et des séquelles sont signalées chez les enfants de ce groupe. Le taux de 50 % concerne les naissances à 25 semaines, et non celles à 22 ou 23 semaines.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Développement précoce et motricité.

Que signifie la variabilité interindividuelle ?

Les différences entre individus.

Quels facteurs influencent les changements individuels ?

Le patrimoine génétique, l’éducation, la culture, l’environnement socioéconomique, les expériences partagées et les expériences personnelles.

Qu’est-ce que la résilience ?

L’aptitude à surmonter des traumatismes et à se construire malgré des blessures psychologiques.

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