QCM : Didactique et analyse de l’activité (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans la préparation d’un cours, comment distinguer le savoir à enseigner du savoir enseigné ?

Le premier est retenu pour l’enseignement, tandis que le second prend forme dans les pratiques d’enseignement
Le premier désigne les connaissances des élèves, tandis que le second désigne les contenus du programme
Le premier prend forme dans les pratiques, tandis que le second est retenu en amont pour l’enseignement
Le premier est organisé par les institutions, tandis que le second reste un savoir extérieur à l’enseignement

Le premier est retenu pour l’enseignement, tandis que le second prend forme dans les pratiques d’enseignement

Explication

Le savoir à enseigner est celui qui est retenu en vue de l’enseignement, alors que le savoir enseigné est celui qui se réalise dans les pratiques. L’inversion de ces deux notions constitue une confusion fréquente.

2. En course de haies, une chercheuse étudie comment la disposition des obstacles aide les élèves à réguler leur rythme. Quel angle adopte-t-elle ?

Un angle didactique, centré sur les gestes de l’enseignant et les préoccupations qui les orientent
Un angle d’analyse de l’activité, centré sur les préoccupations de l’enseignant et ses ajustements
Un angle d’analyse de l’activité, centré sur l’expérience vécue par les élèves pendant la course
Un angle didactique, centré sur l’organisation des obstacles et les interactions avec le milieu

Un angle didactique, centré sur l’organisation des obstacles et les interactions avec le milieu

Explication

L’analyse didactique de cet exemple examine comment l’organisation des obstacles et les interactions avec le milieu favorisent la régulation du rythme. L’étude des préoccupations et des ajustements de l’enseignant relève plutôt de l’analyse de son activité.

3. Quel est l’objet d’étude de la théorie anthropologique du didactique développée par Chevallard ?

Les gestes professionnels des enseignants, ainsi que leur expérience vécue pendant les séances
Les actions des enseignants en situation, ainsi que leurs préoccupations et leurs adaptations
Les interactions des élèves avec un milieu, ainsi que l’évolution de leurs connaissances
Les savoirs dans les institutions, ainsi que leur organisation et leur transformation en vue de l’enseignement

Les savoirs dans les institutions, ainsi que leur organisation et leur transformation en vue de l’enseignement

Explication

La TAD interroge les savoirs dans les institutions et la manière dont ils sont organisés et transformés en vue de l’enseignement. L’analyse des actions et des préoccupations des enseignants correspond plutôt à l’étude de l’activité.

4. Une chercheuse étudie les actions et les préoccupations d’un enseignant pendant une séance. Quelle approche correspond à cet objet d’étude ?

L’analyse de l’activité, centrée sur ce que les acteurs déploient en situation
La TAD, centrée sur l’organisation des savoirs dans les institutions
La transposition didactique, centrée sur l’adaptation institutionnelle des contenus
La didactique, centrée sur les savoirs et leurs conditions d’apprentissage

L’analyse de l’activité, centrée sur ce que les acteurs déploient en situation

Explication

L’analyse de l’activité porte sur l’activité effectivement déployée par les acteurs en situation. La didactique constitue un distracteur plausible, mais elle prend pour objet les savoirs et les conditions de leur enseignement et de leur apprentissage.

5. Que désigne une praxéologie lorsqu’on analyse une activité humaine ?

Une description reliant les tâches, les façons de les réaliser et les raisons qui les justifient
Une analyse des transformations d’un savoir entre sa sélection et son enseignement
Une étude des interactions entre un acteur et son environnement pendant une activité
Un classement des acteurs selon leur rôle dans une institution et leur rapport au savoir

Une description reliant les tâches, les façons de les réaliser et les raisons qui les justifient

Explication

Une praxéologie décrit une activité en articulant ce qu’il y a à faire, la manière de le faire et les raisons qui fondent cette manière. L’analyse des transformations d’un savoir relève plutôt de la transposition didactique.

6. Quel chercheur est associé à la formulation de l’action conjointe en didactique en 2011 ?

Gérard Sensevy
Jacques Theureau
Yves Chevallard
Guy Brousseau

Gérard Sensevy

Explication

Gérard Sensevy est associé à la définition de l’action conjointe en 2011, centrée sur les actions réciproquement orientées du professeur et des élèves autour d’un savoir. Chevallard est lié à la théorie anthropologique du didactique, et non à cette attribution précise.

7. Quel est le rôle de l’institutionnalisation dans l’action professorale ?

Présenter la tâche et les règles qui permettent aux élèves d’entrer dans l’activité.
Faire assumer aux élèves une responsabilité effective dans la résolution du problème.
Établir comme savoir à retenir les connaissances issues du travail des élèves.
Intervenir pendant l’activité pour permettre la poursuite de l’étude.

Établir comme savoir à retenir les connaissances issues du travail des élèves.

Explication

L’institutionnalisation donne le statut de savoir à retenir aux connaissances construites par les élèves. La dévolution, qui constitue un distracteur plausible, vise plutôt à leur faire prendre en charge la résolution du problème.

8. Pendant une séance, le professeur modifie la répartition des responsabilités entre lui-même et les élèves face au savoir. Quelle genèse décrit cette évolution ?

La transposition, qui porte sur la transformation des savoirs pour l’enseignement
La chronogenèse, qui porte sur l’avancée du savoir dans le temps didactique
La topogenèse, qui porte sur la distribution des rôles et des responsabilités
La mésogenèse, qui porte sur l’évolution du milieu et des objets pertinents

La topogenèse, qui porte sur la distribution des rôles et des responsabilités

Explication

La topogenèse décrit comment les rôles et les responsabilités du professeur et des élèves se distribuent et évoluent au regard du savoir. La mésogenèse concerne plutôt les transformations du milieu et des objets pertinents pendant la séance.

9. En quoi le programme de recherche du cours d’action se distingue-t-il d’une analyse fondée uniquement sur l’observation des conduites ?

Il examine les transformations institutionnelles d’un savoir destiné à l’enseignement.
Il décrit les rôles des participants et leur évolution au regard du savoir.
Il analyse les ajustements réciproques du professeur et des élèves autour d’un savoir.
Il articule les traces de l’activité avec des données exprimant l’expérience de l’acteur.

Il articule les traces de l’activité avec des données exprimant l’expérience de l’acteur.

Explication

Le programme de recherche du cours d’action reconstruit l’expérience significative en croisant les traces de l’activité et des données d’expression de cette expérience. Une analyse des conduites observables, sans ces données d’expression, ne permet pas à elle seule de saisir le vécu de l’acteur.

10. Quel chercheur est associé à l’approche de l’énaction, qui conçoit l’activité comme une interaction dynamique entre l’acteur et son environnement ?

Lucy Suchman, Donald Schön et Jean-Marie Barbier
Francisco Varela, Evan Thompson et Eleanor Rosch
Charles Sanders Peirce, John Dewey et William James
Edwin Hutchins, Jean Lave et Etienne Wenger

Francisco Varela, Evan Thompson et Eleanor Rosch

Explication

L’énaction est associée à Varela, Thompson et Rosch, qui la présentent comme un couplage dynamique entre l’acteur et son environnement. Suchman est plutôt citée pour la notion d’action située, et non comme référence principale de l’énaction.

11. Pourquoi l’analyse de l’activité complète-t-elle l’analyse didactique lorsqu’on étudie une séance d’enseignement ?

Parce qu’elle examine les actions et les préoccupations des acteurs en situation, au-delà des savoirs et des conditions d’apprentissage.
Parce qu’elle détermine les savoirs à sélectionner avant leur transformation par les institutions scolaires.
Parce qu’elle décrit la répartition des rôles entre professeur et élèves au regard du savoir enseigné.
Parce qu’elle mesure les progrès des élèves en comparant leurs connaissances au programme prévu.

Parce qu’elle examine les actions et les préoccupations des acteurs en situation, au-delà des savoirs et des conditions d’apprentissage.

Explication

L’analyse de l’activité porte sur ce que les acteurs font, leurs préoccupations et leurs adaptations effectives, tandis que la didactique examine les savoirs et les conditions de leur enseignement et de leur apprentissage. La répartition des rôles est un objet plus précis de la topogenèse, et non la raison générale de compléter l’analyse didactique par l’analyse de l’activité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Didactique et analyse de l’activité.

Que distinguent la didactique et l’analyse de l’activité ?

La didactique étudie les savoirs et leur enseignement-apprentissage, tandis que l’analyse de l’activité étudie l’activité déployée en situation.

Qui a développé la théorie anthropologique du didactique et en quelle année ?

Chevallard, en 1991.

Que désigne la transposition didactique ?

Les transformations d’un savoir à enseigner en savoir effectivement enseigné.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Didactique et analyse de l’activité.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM