QCM : Aliments et fourrages du bétail (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment détermine-t-on le degré d’insaturation d’un acide gras ?

En comptant les atomes de carbone de sa chaîne
En comptant les doubles liaisons de sa chaîne carbonée
En comparant ses groupes carboxyle et méthyle
En mesurant la longueur totale de sa chaîne carbonée

En comptant les doubles liaisons de sa chaîne carbonée

Explication

Le degré d’insaturation correspond au nombre de doubles liaisons présentes dans la chaîne carbonée. Le nombre d’atomes de carbone indique plutôt la longueur de la chaîne, pas son degré d’insaturation.

2. Quel classement des vitamines selon leur solubilité est exact ?

A, C, D et E sont liposolubles ; B et K sont hydrosolubles
Le groupe B et les vitamines A, D et K sont liposolubles ; C et E sont hydrosolubles
C et K sont liposolubles ; A, D, E et le groupe B sont hydrosolubles
A, D, E et K sont liposolubles ; C et le groupe B sont hydrosolubles

A, D, E et K sont liposolubles ; C et le groupe B sont hydrosolubles

Explication

Les vitamines A, D, E et K sont liposolubles, tandis que la vitamine C et celles du groupe B sont hydrosolubles. La vitamine K ne fait pas partie des vitamines hydrosolubles.

3. Quel critère distingue les aliments grossiers encombrants des aliments grossiers succulents ?

Les encombrants ont moins de 15 % de cellulose brute dans la matière sèche, tandis que les succulents dépassent ce seuil
Les encombrants dépassent 15 % d’eau dans la matière sèche, tandis que les succulents restent sous ce seuil
Les encombrants ont plus de 85 % de matière sèche, tandis que les succulents en ont moins de 85 %
Les encombrants dépassent 15 % de cellulose brute dans la matière sèche, tandis que les succulents restent sous ce seuil

Les encombrants dépassent 15 % de cellulose brute dans la matière sèche, tandis que les succulents restent sous ce seuil

Explication

La distinction repose sur la cellulose brute rapportée à la matière sèche : elle dépasse 15 % chez les grossiers encombrants et reste inférieure à 15 % chez les succulents. Le seuil de 85 % de matière sèche caractérise plutôt les aliments concentrés.

4. Quelle combinaison de caractéristiques correspond aux aliments concentrés ?

Moins de 15 % de cellulose brute, plus de 85 % de matière sèche et forte valeur nutritive
Moins de 15 % de cellulose brute, moins de 85 % de matière sèche et forte valeur nutritive
Plus de 15 % de cellulose brute, plus de 85 % de matière sèche et forte valeur nutritive
Moins de 15 % de cellulose brute, plus de 85 % de matière sèche et faible valeur nutritive

Moins de 15 % de cellulose brute, plus de 85 % de matière sèche et forte valeur nutritive

Explication

Les aliments concentrés associent une faible teneur en cellulose brute, une matière sèche supérieure à 85 % et une forte valeur nutritive. Une forte teneur en cellulose brute correspond plutôt à la catégorie des grossiers encombrants.

5. Un animal reçoit un aliment composé qui doit être associé à du foin pour compléter sa ration. De quel type d’aliment s’agit-il ?

D’un aliment concentré destiné à constituer seul la ration
D’un aliment grossier succulent
D’un aliment composé complémentaire
D’un aliment composé complet

D’un aliment composé complémentaire

Explication

Un aliment composé complémentaire s’ajoute à d’autres aliments, comme le foin, pour constituer la ration. Un aliment composé complet suffit à lui seul et n’a pas ce rôle de complément.

6. Quelles parties végétales constituent un fourrage ?

Les parties aériennes, notamment les fleurs, les tiges, les feuilles et les épis
Les graines récoltées après maturité, avec leurs enveloppes et leurs réserves
Les parties souterraines, notamment les racines, les bulbes et les tubercules
Les parties ligneuses, notamment les troncs, les branches et les racines

Les parties aériennes, notamment les fleurs, les tiges, les feuilles et les épis

Explication

Un fourrage est constitué des parties aériennes des plantes, dont les fleurs, les tiges, les feuilles et les épis. Les racines et les tubercules sont des parties souterraines et ne correspondent pas à cette définition.

7. Comment les fourrages verts sont-ils exploités et quels végétaux peuvent-ils comprendre ?

Par récolte en grain ou ensilage, avec notamment les céréales mûres, les racines et les tubercules
Par récolte de parties souterraines, avec notamment les crucifères, les graines et les légumineuses séchées
Par pâturage ou affouragement en vert, avec notamment l’herbe, les fourrages annuels et des crucifères
Par pâturage ou affouragement en vert, avec notamment le foin sec, la paille et les tourteaux

Par pâturage ou affouragement en vert, avec notamment l’herbe, les fourrages annuels et des crucifères

Explication

Les fourrages verts sont consommés au pâturage ou distribués par affouragement en vert ; ils comprennent notamment l’herbe, des fourrages annuels et des crucifères. Le foin sec et la paille sont des aliments grossiers encombrants, et non des fourrages verts.

8. Quelle comparaison entre légumineuses, graminées et herbe vieillissante est exacte ?

Les graminées sont plus riches en azote et en calcium que les légumineuses, et l’herbe devient plus digestible en vieillissant
Les légumineuses sont plus riches en azote et en calcium que les graminées, et l’herbe devient plus digestible en vieillissant
Les légumineuses sont plus riches en azote et en calcium que les graminées, et l’herbe devient moins digestible en vieillissant
Les légumineuses sont plus riches en azote mais moins riches en calcium que les graminées, et l’herbe devient moins digestible en vieillissant

Les légumineuses sont plus riches en azote et en calcium que les graminées, et l’herbe devient moins digestible en vieillissant

Explication

Les légumineuses sont beaucoup plus riches en azote et en calcium que les graminées, tandis que la digestibilité de l’herbe diminue avec l’âge. L’idée que l’herbe vieillissante devient plus digestible inverse cette évolution.

9. Pour optimiser le pâturage des graminées, quel stade faut-il viser et pourquoi éviter une récolte plus précoce ?

Le stade de maturité des graines, car avant ce stade l’herbe est trop pauvre en azote
Le stade épi à 10 cm ou montaison, car avant la montaison l’herbe est trop riche en azote
Le stade avant montaison, car au stade épi à 10 cm l’herbe devient trop riche en azote
Le stade après floraison, car à la montaison l’herbe est trop pauvre en azote

Le stade épi à 10 cm ou montaison, car avant la montaison l’herbe est trop riche en azote

Explication

L’optimum pour le pâturage se situe au stade épi à 10 cm ou à la montaison ; une récolte antérieure est déconseillée parce que l’herbe est alors trop riche en azote. Viser le stade antérieur à la montaison inverse donc la recommandation et son motif.

10. Quelle caractéristique définit le foin comme fourrage conservé ?

Il est constitué principalement de tiges et de feuilles restant après la récolte des grains.
Il est conservé humide dans un silo hermétique après avoir été tassé et privé d’air.
Il est obtenu par fermentation de racines riches en réserves glucidiques.
Il est séché naturellement ou en grange ventilée et contient environ 85 % de matière sèche.

Il est séché naturellement ou en grange ventilée et contient environ 85 % de matière sèche.

Explication

Le foin est conservé par dessiccation, naturelle ou en grange ventilée, et sa teneur en matière sèche est d’environ 85 %. La conservation humide en silo hermétique décrit plutôt l’ensilage.

11. À quel stade de récolte le foin présente-t-il l’équilibre optimal entre UF, PDI et cellulose ?

Après la pleine maturation des graines, lorsque la plante a séché sur pied.
Après la récolte, au cours du stockage en silo hermétique.
Au stade très précoce, avant que les plantes ne commencent à épier.
Au stade de l’épiaison, lorsque l’équilibre entre ces éléments est optimal.

Au stade de l’épiaison, lorsque l’équilibre entre ces éléments est optimal.

Explication

L’épiaison est le stade optimal pour équilibrer les UF, les PDI et la cellulose du foin. La pleine maturation des graines ne correspond pas au stade indiqué pour cet équilibre.

12. Quelle succession d’opérations permet de conserver un fourrage par ensilage ?

Sécher le fourrage à l’air libre, puis le stocker en vrac dans un abri ventilé.
Récolter les grains, séparer les tiges et conserver celles-ci sous forme de paille.
Hacher le fourrage, le laisser en présence d’air et favoriser son échauffement.
Faucher et broyer le fourrage, le tasser dans un silo hermétique et le priver d’air.

Faucher et broyer le fourrage, le tasser dans un silo hermétique et le priver d’air.

Explication

L’ensilage consiste à tasser du fourrage fauché et broyé dans un silo hermétique afin de le conserver sans air. Le séchage à l’air libre correspond plutôt à la production de foin.

13. Que se passe-t-il lorsque l’oxygène disparaît au cours de l’ensilage ?

Les bactéries lactiques produisent de l’acide lactique, abaissent le pH vers 4 à 5 et stabilisent le fourrage.
Les bactéries aérobies poursuivent la consommation des sucres et font monter le pH du fourrage.
Les bactéries lactiques produisent du CO2 et de l’acide acétique en provoquant un échauffement.
Les bactéries butyriques produisent de l’acide lactique et stabilisent le fourrage à pH élevé.

Les bactéries lactiques produisent de l’acide lactique, abaissent le pH vers 4 à 5 et stabilisent le fourrage.

Explication

En absence d’oxygène, les bactéries lactiques produisent de l’acide lactique, ce qui abaisse le pH vers 4 à 5 et stabilise l’ensilage. La consommation des sucres avec production d’acide acétique, de CO2 et d’échauffement caractérise plutôt l’activité aérobie.

14. Comment caractériser la paille issue de la récolte des céréales ?

C’est une céréale fourragère cultivée pour ses réserves glucidiques souterraines.
C’est un fourrage riche en grains, récolté avant la maturité des céréales.
C’est principalement un sous-produit formé de tiges et de feuilles, et non un véritable fourrage.
C’est un produit fermenté obtenu en tassant des céréales broyées dans un silo.

C’est principalement un sous-produit formé de tiges et de feuilles, et non un véritable fourrage.

Explication

La paille est principalement le sous-produit de la récolte des grains et comprend des tiges et des feuilles ; elle n’est pas réellement un fourrage. Un produit fermenté et tassé en silo relève de l’ensilage, pas de la paille.

15. Quelle utilisation convient à la paille dans l’alimentation animale ?

La distribuer comme aliment complet aux animaux à besoins élevés, sans complémentation.
La réserver aux animaux à faibles besoins, la complémenter et éventuellement la traiter à l’ammoniac.
La réserver aux animaux jeunes et la traiter à l’acide lactique pour réduire sa valeur azotée.
La distribuer sans complémentation, car elle est naturellement riche en matières azotées.

La réserver aux animaux à faibles besoins, la complémenter et éventuellement la traiter à l’ammoniac.

Explication

La paille doit être réservée aux animaux à faibles besoins et accompagnée d’une complémentation ; un traitement à l’ammoniac peut améliorer sa digestibilité et sa valeur azotée. Elle est pauvre en matières azotées, ce qui ne justifie pas de la distribuer sans complémentation.

16. Qu’est-ce qui caractérise les racines et tubercules alimentaires ?

Ils résultent de l’accumulation de réserves azotées dans les feuilles et les tiges aériennes.
Ils correspondent aux tiges et aux feuilles laissées après la récolte des grains.
Ils résultent de l’accumulation de réserves glucidiques dans les parties souterraines des plantes.
Ils sont formés par la fermentation de céréales récoltées avant la maturation des grains.

Ils résultent de l’accumulation de réserves glucidiques dans les parties souterraines des plantes.

Explication

Les racines et tubercules alimentaires se forment par accumulation de réserves glucidiques dans les parties souterraines des plantes. Les tiges et feuilles laissées après une récolte de grains correspondent plutôt à la paille.

17. Pourquoi les betteraves peuvent-elles avoir un effet déminéralisant malgré leur apport énergétique ?

Elles sont riches en amidon, qui leur confère cet effet, tout en fournissant 1,2 UF par kg de matière sèche.
Elles sont pauvres en potassium, ce qui provoque cet effet, tout en fournissant 1,10 à 1,15 UF par kg de matière sèche.
Elles sont riches en azote, qui leur confère cet effet, tout en fournissant 1,10 à 1,15 UF par kg de matière sèche.
Elles sont riches en potassium, qui leur confère cet effet, tout en fournissant 1,10 à 1,15 UF par kg de matière sèche.

Elles sont riches en potassium, qui leur confère cet effet, tout en fournissant 1,10 à 1,15 UF par kg de matière sèche.

Explication

Les betteraves sont riches en potassium, élément associé à leur effet déminéralisant, et fournissent 1,10 à 1,15 UF par kg de matière sèche. L’apport de 1,2 UF par kg de matière sèche grâce à l’amidon concerne les pommes de terre.

18. Quel critère caractérise un aliment concentré par rapport aux aliments grossiers encombrants ?

Sa teneur en cellulose brute est inférieure à 15 %, et sa teneur en eau est faible.
Sa teneur en amidon dépasse 50 %, et sa teneur en eau est élevée.
Sa teneur en protéines est élevée, et il est composé de plusieurs aliments simples.
Sa teneur en cellulose brute dépasse 15 %, et sa teneur en eau est faible.

Sa teneur en cellulose brute est inférieure à 15 %, et sa teneur en eau est faible.

Explication

Un aliment concentré se caractérise par une faible teneur en eau et moins de 15 % de cellulose brute. Les aliments grossiers encombrants se distinguent plutôt par une teneur en cellulose brute supérieure à ce seuil.

19. Un éleveur choisit le maïs comme grain céréalier pour son apport énergétique, mais veut aussi tenir compte de ses limites nutritionnelles : quel constat est juste ?

Il fournit 1,15 UF et présente une valeur biologique élevée grâce à sa richesse en lysine.
Il fournit 1,15 UF, mais il est carencé en acides aminés soufrés et en méthionine.
Il fournit 1,15 UF, mais il est carencé en lysine et en tryptophane.
Il fournit 0,85 UF, mais il est carencé en lysine et en tryptophane.

Il fournit 1,15 UF, mais il est carencé en lysine et en tryptophane.

Explication

Le maïs est le grain céréalier le plus énergétique, avec une valeur de 1,15 UF, mais il manque de lysine et de tryptophane. La confusion avec une carence en acides aminés soufrés est erronée, car cette caractéristique n’est pas celle indiquée pour le maïs.

20. Quelle description rend compte à la fois de la composition et de la valeur alimentaire générale des grains de céréales ?

Ils contiennent 50 à 70 % d’amidon et environ 10 % de MAT dans la matière sèche ; leur valeur biologique est élevée et leur valeur azotée forte.
Ils contiennent 30 à 40 % d’amidon et environ 10 % de MAT dans la matière sèche ; ils sont peu énergétiques, mais riches en cellulose.
Ils contiennent 10 à 20 % d’amidon et environ 50 % de MAT dans la matière sèche ; ils sont surtout riches en protéines.
Ils contiennent 50 à 70 % d’amidon et environ 10 % de MAT dans la matière sèche ; ils sont énergétiques, mais leur valeur azotée est moyenne à faible.

Ils contiennent 50 à 70 % d’amidon et environ 10 % de MAT dans la matière sèche ; ils sont énergétiques, mais leur valeur azotée est moyenne à faible.

Explication

Les grains de céréales apportent 50 à 70 % d’amidon, tandis que leur MAT représente environ 10 % de la matière sèche ; ils sont énergétiques, mais leur valeur azotée reste moyenne à faible. Une forte valeur biologique ne convient pas, car celle des grains est médiocre.

21. Dans un mélange de céréales, quels grains ont un amidon qui se dégrade plus vite que celui du maïs ?

Le sorgho, le riz, le millet et le maïs.
Le blé, le sorgho, l’avoine et le riz.
Le blé, l’orge, l’avoine et le triticale.
L’orge, le maïs, le triticale et le millet.

Le blé, l’orge, l’avoine et le triticale.

Explication

L’amidon du blé, de l’orge, de l’avoine et du triticale se dégrade plus vite que celui du maïs. Le sorgho, le riz et le millet appartiennent plutôt au groupe dont l’amidon se dégrade moins vite.

22. Quelle séquence respecte les étapes essentielles pour réussir l’enrubannage de l’herbe ?

Faucher très ras, faner jusqu’à 40–50 % de MS au moins, presser, puis enrubanner lâchement en moins de 24 heures avec un film de qualité.
Respecter le stade de l’herbe, faucher sans couper trop ras, presser avant le fanage, puis attendre 24 heures avant d’enrubanner avec un film de qualité.
Respecter le stade de l’herbe, faucher sans couper trop ras, faner jusqu’à 30 % de MS, presser, puis enrubanner serré en moins de 24 heures.
Respecter le stade de l’herbe, faucher sans couper trop ras, faner jusqu’à 40–50 % de MS au moins, presser, puis enrubanner serré en moins de 24 heures avec un film de qualité.

Respecter le stade de l’herbe, faucher sans couper trop ras, faner jusqu’à 40–50 % de MS au moins, presser, puis enrubanner serré en moins de 24 heures avec un film de qualité.

Explication

La réussite suppose de respecter le stade de l’herbe, d’éviter une coupe trop rase, de faner jusqu’à au moins 40 à 50 % de matière sèche, puis de presser et d’enrubanner serré en moins de 24 heures. Presser avant le fanage inverse l’ordre requis et ne permet pas d’atteindre la teneur en matière sèche visée avant le pressage.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Aliments et fourrages du bétail.

Que mesure le degré d’insaturation d’un acide gras ?

Le nombre de doubles liaisons de sa chaîne carbonée.

Quelles vitamines sont liposolubles ?

Les vitamines A, D, E et K.

Quelles vitamines sont hydrosolubles ?

La vitamine C et le groupe B.

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Consultez la fiche de révision complète sur Aliments et fourrages du bétail.

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