Fiche de révision : Aliments et fourrages du bétail

Plan du Cours

  1. Acides gras et vitamines
  2. Classification des aliments
  3. Fourrages verts et prairies
  4. Conservation des fourrages
  5. Pailles et céréales fourragères
  6. Racines, tubercules et pulpes
  7. Grains et concentrés
  8. Enrubannage et récolte

1. Acides gras et vitamines

Notions clés & Définitions

  • Degré d’insaturation : Nombre de doubles liaisons de sa chaîne carbonée.

★ À maîtriser

  • Les vitamines liposolubles sont les vitamines A, D, E et K, tandis que les vitamines hydrosolubles comprennent la vitamine C et le groupe B.

Compléments

  • Les acides gras moyens ont 6 à 14 carbones, comme l’acide caprique C10 et l’acide laurique C12 présent dans le beurre.

  • Les acides gras longs ont 16 à 22 carbones, comme l’acide oléique C18 des huiles et graisses et l’acide linoléique C18 de l’arachide, du coton, du soja, du tournesol et du maïs.

Astuce mémo

Liposolubles : A D E K ; hydrosolubles : C et B

2. Classification des aliments

★ À maîtriser

📌 Les aliments grossiers encombrants ont une cellulose brute supérieure à 15 % de la matière sèche, tandis que les grossiers succulents, riches en eau, ont une cellulose brute inférieure à 15 % de la matière sèche.

  • Les aliments concentrés ont une cellulose brute inférieure à 15 %, une matière sèche supérieure à 85 % et une forte valeur nutritive ; les grains, graines, tourteaux et farines en sont des exemples.

📌 Un aliment composé complet suffit à lui seul, tandis qu’un aliment composé complémentaire s’ajoute à d’autres aliments comme l’herbe ou le foin.

Compléments

  • Le foin, la paille et l’ensilage sont des exemples d’aliments grossiers encombrants, tandis que la betterave et la pomme de terre sont des aliments grossiers succulents.

Astuce mémo

Grossiers encombrants ou succulents ; concentrés secs et riches

3. Fourrages verts et prairies

Notions clés & Définitions

  • Fourrage : Constitué des parties aériennes des plantes, comprenant fleurs, tiges, feuilles et épis.

★ À maîtriser

  • Les fourrages verts sont exploités par pâturage ou par affouragement en vert et comprennent l’herbe, les fourrages verts annuels et les crucifères comme le colza, la moutarde et le chou fourrager.

📌 Les légumineuses sont beaucoup plus riches en azote et en calcium que les graminées, et la digestibilité de l’herbe diminue à mesure qu’elle vieillit.

📌 Pour le pâturage des graminées, l’optimum est le stade épi à 10 cm ou montaison ; une récolte avant montaison est déconseillée car l’herbe est trop riche en azote.

Compléments

  • Les graminées ou poacées comprennent notamment le ray-grass et le dactyle, tandis que les légumineuses ou fabacées comprennent la luzerne et le trèfle.

  • Les prairies temporaires peuvent comporter : des graminées seules, des graminées associées à des légumineuses, des légumineuses seules, formant des prairies artificielles

4. Conservation des fourrages

Notions clés & Définitions

  • Foin : Fourrage conservé sec, contenant 85 % de matière sèche, obtenu par dessiccation naturelle ou en grange ventilée.

★ À maîtriser

📌 Le pâturage du chou fourrager exige de vérifier la portance du sol et de le réserver aux bovins de plus de 2 ans en raison d’un facteur goitrigène.

  • La qualité du foin dépend de l’espèce botanique, du stade de récolte et des conditions de récolte et de stockage ; l’épiaison est le stade optimal pour l’équilibre entre UF, PDI et cellulose.

  • L’ensilage conserve par voie humide des produits agricoles, souvent du maïs ou de l’herbe, dans un silo hermétique où le fourrage fauché et broyé est tassé et privé d’air.

  • Pendant l’ensilage, les bactéries aérobies consomment les sucres et produisent acide acétique et CO2 avec échauffement et pertes gazeuses ; en absence d’oxygène, les bactéries lactiques produisent de l’acide lactique, abaissent le pH vers 4 à 5 et stabilisent l’ensilage.

📌 Les bactéries butyriques se développent dans le silo seulement si le pH est supérieur à 4,5 et l’humidité supérieure à 70 %, et rendent l’ensilage impropre à la consommation et aux transformations fromagères.

Compléments

  • Le chou fourrager fournit 1 UF/kg et 100 g de PDI/kg, est riche en soufre et en vitamines, et présente une digestibilité élevée.

  • Le chou fourrager contient 11 à 15 % de matière sèche et résiste à des températures de −8 à −10 °C.

  • Le foin a une valeur énergétique de 0,5 à 0,8 UF/kg et une valeur azotée en PDI très variable ; ses fibres favorisent la rumination et réduisent les risques de météorisation.

  • L’ensilage d’herbe est récolté à 18 à 20 % de MS en ensilage direct, 25 à 35 % en ensilage préfané et 40 à 50 % en ensilage mi-fané.

Astuce mémo

L’oxygène consomme les sucres, puis les bactéries lactiques acidifient et stabilisent

5. Pailles et céréales fourragères

Notions clés & Définitions

  • Paille : Principalement un sous-produit de la récolte des grains de céréales, constitué de tiges et de feuilles, et n’est pas réellement un fourrage.

★ À maîtriser

📌 La paille doit être réservée aux animaux à faibles besoins et complémentée ; un traitement à l’ammoniac peut améliorer sa digestibilité et sa valeur azotée.

Compléments

  • La paille contient 80 % de parois et 15 % de lignine, ce qui la rend peu nutritive ; sa quantité de sucres et de matières azotées totales est faible.

  • La valeur nutritive des pailles suit l’ordre paille d’avoine supérieure à paille d’orge, elle-même supérieure à paille de blé.

  • La paille apporte 0,3 à 0,7 UF/kg de MS et 20 à 40 g de PDIN, et elle est pauvre en calcium, phosphore et vitamines.

Astuce mémo

Le maïs est le plus énergétique des grains ; l’avoine est réservée aux chevaux

6. Racines, tubercules et pulpes

Notions clés & Définitions

  • Racines et tubercules : Résultent de l’accumulation de réserves glucidiques dans les parties souterraines des plantes.

★ À maîtriser

  • Les betteraves contiennent 10 à 20 % de MS et fournissent 1,10 à 1,15 UF/kg de MS ; elles sont pauvres en matières azotées, peu encombrantes et riches en potassium, qui les rend déminéralisantes.

Compléments

📌 Les betteraves doivent être propres, sans terre, et bien conservées contre le gel.

  • Les pommes de terre contiennent 20 % de MS et fournissent 1,2 UF/kg de MS grâce à leur richesse en amidon ; elles sont pauvres en azote.

  • Les racines et tubercules contiennent 75 à 88 % d’eau, sont riches en sucres et pauvres en glucides pariétaux, matières azotées et vitamine A ; ils stimulent l’appétit des vaches laitières.

  • Pour produire la pulpe de betterave, les betteraves lavées sont découpées en cossettes, puis le sucre est extrait par diffusion dans l’eau chaude à 70–75 °C et le résidu est pressé avec du sulfate de calcium.

7. Grains et concentrés

Notions clés & Définitions

  • Aliment concentré : Faible teneur en eau et cellulose brute inférieure à 15 % ; il peut être simple ou composé de plusieurs aliments simples.

★ À maîtriser

  • Les grains de céréales contiennent 50 à 70 % d’amidon et leur MAT représente 10 % de la matière sèche ; ils sont énergétiques, mais leur valeur azotée est moyenne à faible et leur valeur biologique est médiocre.

  • Le maïs est le grain céréalier le plus énergétique avec 1,15 UF, mais il est carencé en lysine et en tryptophane.

Compléments

  • Les protéines des céréales sont déséquilibrées en acides aminés indispensables, avec peu de lysine et une teneur correcte en acides aminés soufrés ; les grains sont riches en phosphore, surtout sous forme d’acide phytique, et en vitamines B sauf B12.

📌 Les grains de maïs doivent être broyés pour les ruminants et les chevaux ; chez les porcs, ils peuvent favoriser un gras mou et jaune.

  • L’orge a une valeur énergétique de 1 UF/kg brut et une valeur azotée médiocre, tandis que l’avoine contient 11 % de cellulose brute et est réservée aux chevaux.

Astuce mémo

Les céréales apportent surtout amidon et énergie, mais peu de lysine

8. Enrubannage et récolte

★ À maîtriser

  • L’amidon du blé, de l’orge, de l’avoine et du triticale se dégrade plus vite que celui du maïs, du sorgho, du riz et du millet.

  • 🔄 Les étapes de l’enrubannage sont : respecter le stade de l’herbe et faucher sans couper trop ras, faner jusqu’à au moins 40 à 50 % de MS, presser, enrubanner serré avec un film plastique de qualité en moins de 24 heures

Compléments

  • Les issues de meunerie, notamment les sons issus des enveloppes des céréales après extraction des farines, sont abondamment utilisées dans les mélanges alimentaires.

📌 L’enrubannage coûte plus cher que l’ensilage, mais il est plus facile à gérer dans les petites exploitations, permet de gérer de petits excédents d’herbe et demande moins de main-d’œuvre qu’un chantier d’ensilage.

Astuce mémo

Faner à 40–50 % de MS, presser, puis enrubanner en moins de 24 h

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1. Comment détermine-t-on le degré d’insaturation d’un acide gras ?

2. Quel classement des vitamines selon leur solubilité est exact ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

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Que mesure le degré d’insaturation d’un acide gras ?

Le nombre de doubles liaisons de sa chaîne carbonée.

Quelles vitamines sont liposolubles ?

Les vitamines A, D, E et K.

Quelles vitamines sont hydrosolubles ?

La vitamine C et le groupe B.

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