QCM : Diversification alimentaire du jeune enfant — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que décrit la diversification alimentaire chez le jeune enfant ?

Le passage d’une alimentation liquide à une alimentation semi-liquide puis solide
L’adaptation des textures solides sans modification de l’alimentation liquide
Le remplacement du lait par une alimentation solide dès les premiers mois
L’introduction progressive de boissons variées avant les premiers aliments solides

Le passage d’une alimentation liquide à une alimentation semi-liquide puis solide

Explication

La diversification correspond à une évolution progressive des textures, de l’alimentation liquide vers des aliments semi-liquides puis solides. L’introduction de boissons ou le remplacement rapide du lait ne définit pas ce processus.

2. Quelle distinction caractérise la diversification menée par l’enfant et la diversification classique ?

La DME commence après la diversification classique, qui dépend de l’intérêt manifesté par l’enfant
La DME utilise des purées lisses, tandis que la diversification classique propose des aliments à saisir
La DME est guidée par l’enfant, tandis que la diversification classique est dirigée par l’adulte
La DME concerne l’allaitement, tandis que la diversification classique concerne les préparations infantiles

La DME est guidée par l’enfant, tandis que la diversification classique est dirigée par l’adulte

Explication

Dans la DME, l’enfant participe activement à la conduite de la découverte alimentaire, alors que l’adulte dirige davantage la diversification classique. Les textures ou le type de lait ne constituent pas la distinction principale entre ces deux approches.

3. À quel moment la diversification alimentaire débute-t-elle généralement chez un enfant né à terme ?

Après 9 mois, lorsque l’enfant peut consommer des aliments familiaux variés
Entre 2 et 3 mois, dès que l’enfant accepte une petite quantité de lait supplémentaire
Entre 6 et 8 mois, lorsque l’enfant possède déjà une dentition fonctionnelle
Entre 4 et 6 mois, lorsque sa maturité physiologique et son intérêt pour les aliments sont suffisants

Entre 4 et 6 mois, lorsque sa maturité physiologique et son intérêt pour les aliments sont suffisants

Explication

La diversification commence généralement entre 4 et 6 mois, en tenant compte de l’intérêt de l’enfant et de sa maturité physiologique. La dentition ou la capacité à manger comme la famille ne sont pas les critères attendus pour commencer.

4. Quelle texture convient à un enfant qui ne contrôle pas encore sa tête et conserve un réflexe d’extrusion important ?

Des morceaux fondants proposés à saisir avec les doigts
Des préparations liquides épaissies servies dans une tasse
Des purées et compotes lisses données à la cuillère
Des aliments écrasés grossièrement contenant plusieurs textures

Des purées et compotes lisses données à la cuillère

Explication

Une purée ou une compote lisse à la cuillère est adaptée à une immaturité neuromotrice marquée. Les morceaux nécessitent un contrôle postural et oral suffisant, qui n’est pas encore présent dans cette situation.

5. Quelle pratique est recommandée au début de la diversification pour faciliter la découverte des aliments ?

Introduire plusieurs saveurs ensemble, puis augmenter rapidement les quantités selon l’appétit
Commencer par de grandes portions homogènes afin d’habituer rapidement l’enfant aux textures
Maintenir la même saveur plusieurs jours, puis supprimer le lait lors des repas concernés
Augmenter progressivement les quantités, proposer une saveur à la fois et varier les aliments selon les jours

Augmenter progressivement les quantités, proposer une saveur à la fois et varier les aliments selon les jours

Explication

Au début, les quantités doivent progresser peu à peu, avec une seule saveur proposée à la fois et une variation des aliments d’un jour à l’autre. Proposer plusieurs saveurs simultanément ou augmenter rapidement les portions ne respecte pas cette démarche progressive.

6. Sous quelle forme les légumes et les fruits peuvent-ils être proposés entre 4 et 6 mois ?

En purées ou compotes épaisses et bien mixées, avec une variété adaptée aux saisons
En morceaux fermes, même lorsque l’enfant ne maîtrise pas encore sa posture
En préparations très liquides afin de reproduire la texture des boissons lactées
En jus filtrés, car ils facilitent la digestion des premiers aliments

En purées ou compotes épaisses et bien mixées, avec une variété adaptée aux saisons

Explication

Entre 4 et 6 mois, les légumes et les fruits peuvent être proposés sous forme de purées ou de compotes épaisses, bien mixées, en variant les aliments et les saisons. Une préparation très liquide ne correspond pas à la texture initiale recommandée.

7. À quel moment les aliments réputés allergènes peuvent-ils être introduits au cours de la diversification alimentaire ?

Après l’apparition des premières molaires, vers 12 mois
Après l’introduction complète des fruits et légumes, vers 8 mois
Dès le début de la diversification, entre 4 et 6 mois
Lorsque l’enfant mange des morceaux à croquer, vers 18 mois

Dès le début de la diversification, entre 4 et 6 mois

Explication

Les aliments allergènes, comme l’œuf, les arachides, le gluten et les produits laitiers, peuvent être proposés dès le début de la diversification entre 4 et 6 mois. L’idée de les retarder jusqu’à une étape avancée correspond à l’ancienne recommandation.

8. Quelle progression des textures accompagne généralement la diversification alimentaire à partir de 6 à 8 mois ?

Petits morceaux mous, purées lisses, aliments écrasés, puis aliments liquides
Purées lisses, aliments écrasés, petits morceaux mous, puis morceaux à croquer
Aliments écrasés, morceaux à croquer, compotes lisses, puis petits morceaux mous
Aliments liquides, morceaux à croquer, purées lisses, puis aliments écrasés

Purées lisses, aliments écrasés, petits morceaux mous, puis morceaux à croquer

Explication

La progression recommandée va des textures lisses vers les aliments écrasés, puis vers les petits morceaux mous et enfin les morceaux à croquer. Elle permet à l’enfant de s’habituer graduellement à des consistances plus variées.

9. Quelle quantité quotidienne de viande, de poisson ou d’œuf est indiquée pour un enfant âgé de 18 mois ?

20 g
40 g
10 g
30 g

20 g

Explication

Entre 1 et 2 ans, la quantité indiquée est de 20 g de viande, de poisson ou d’œuf. La quantité de 10 g correspond à la période allant jusqu’à 1 an, tandis que les quantités supérieures concernent des âges plus avancés.

10. Que faut-il faire lorsqu’une préparation ne contient pas de matières grasses ajoutées ?

Attendre que l’enfant dépasse 2 ans avant d’intégrer une matière grasse
Remplacer les matières grasses par une portion supplémentaire de viande ou de poisson
Ajouter une petite quantité de produit sucré pour améliorer l’apport énergétique
Ajouter des matières grasses en variant notamment les huiles de colza, de noix et d’olive

Ajouter des matières grasses en variant notamment les huiles de colza, de noix et d’olive

Explication

Les matières grasses doivent être ajoutées aux préparations qui n’en contiennent pas, en variant notamment les huiles de colza, de noix et d’olive. Les produits sucrés ne constituent pas une solution de remplacement et doivent plutôt être limités.

11. Quelle règle concerne le miel et les produits sucrés chez le jeune enfant ?

Le miel est interdit avant 1 an et les produits sucrés sont retardés puis limités
Le miel et les produits sucrés sont introduits ensemble dès les premières purées
Le miel peut être proposé avant 1 an si les produits sucrés restent réservés aux fêtes
Les produits sucrés sont retardés, tandis que le miel est proposé dès que l’enfant marche

Le miel est interdit avant 1 an et les produits sucrés sont retardés puis limités

Explication

Le miel est interdit avant l’âge de 1 an, tandis que les produits sucrés doivent être introduits le plus tard possible et de manière limitée. Assimiler ces deux règles ferait perdre la restriction spécifique qui s’applique au miel.

12. Jusqu’à quel âge faut-il éviter de proposer du lait cru ou du fromage au lait cru ?

Avant 3 ans
Avant 6 ans
Avant 5 ans
Avant 1 an

Avant 5 ans

Explication

Le lait cru et les fromages au lait cru ne doivent pas être proposés avant 5 ans. La limite de 3 ans concerne les viandes, poissons, coquillages et œufs crus ou peu cuits.

13. Comment réagir lorsqu’un enfant refuse un aliment nouvellement proposé ?

Le présenter à chaque repas jusqu’à ce que l’enfant termine sa portion
Le retirer durablement des repas pour respecter immédiatement son refus
Le mélanger à un produit sucré afin de masquer sa saveur
Le reproposer plusieurs fois, jusqu’à 10 fois si besoin, sans forcer l’enfant

Le reproposer plusieurs fois, jusqu’à 10 fois si besoin, sans forcer l’enfant

Explication

Un aliment refusé peut être reproposé plusieurs fois, jusqu’à 10 fois, tout en respectant l’appétit et les signes de rassasiement. Forcer l’enfant ou masquer systématiquement le goût ne respecte pas cette approche.

14. Quelle caractéristique définit le mieux la diversification menée par l’enfant ?

Le bébé reçoit tous ses aliments sous forme de purées données à la cuillère
Le parent détermine les quantités et les textures jusqu’à l’âge de 2 ans
Le bébé découvre de façon autonome des aliments peu transformés selon ses aptitudes
Le bébé commence par des préparations liquides avant de passer aux aliments solides

Le bébé découvre de façon autonome des aliments peu transformés selon ses aptitudes

Explication

La diversification menée par l’enfant repose sur la découverte autonome d’aliments bruts ou peu transformés, adaptés aux aptitudes du bébé. Une alimentation entièrement donnée à la cuillère correspond à une approche différente.

15. Quels sont les deux piliers de la diversification menée par l’enfant ?

La variété, qui multiplie les choix, et la récompense, qui encourage les prises alimentaires
La faim, qui déclenche les repas, et la surveillance, qui fixe les quantités
La curiosité, qui stimule l’enfant, et l’autonomie, qui lui permet de gérer les quantités
La mastication, qui transforme les aliments, et la satiété, qui impose les horaires

La curiosité, qui stimule l’enfant, et l’autonomie, qui lui permet de gérer les quantités

Explication

La DME s’appuie sur la curiosité et l’autonomie : la première stimule d’abord l’enfant et la seconde lui permet de gérer lui-même les quantités. La faim n’est donc pas considérée comme le moteur principal au début de cette démarche.

16. Quelle combinaison de capacités indique qu’un bébé peut commencer la diversification menée par l’enfant ?

Avoir au moins 6 mois, tenir assis quelques minutes et porter seul les aliments à sa bouche
Avoir 9 mois, posséder plusieurs dents et terminer une portion complète
Avoir 4 mois, rester couché et accepter une purée donnée à la cuillère
Avoir 6 mois, marcher avec aide et boire seul au verre ouvert

Avoir au moins 6 mois, tenir assis quelques minutes et porter seul les aliments à sa bouche

Explication

Le début de la DME suppose notamment un âge d’au moins 6 mois, une position assise sans assistance pendant quelques minutes, la préhension des objets et leur port autonome à la bouche. La présence de dents ou la capacité à finir une portion ne constitue pas le critère central.

17. Quel réflexe pousse avec la langue un objet solide vers l’avant et s’estompe généralement vers l’âge de 6 mois ?

Le réflexe nauséeux
Le réflexe d’extrusion
Le réflexe de succion
Le réflexe de déglutition

Le réflexe d’extrusion

Explication

Le réflexe d’extrusion est présent dès la naissance et propulse vers l’avant les objets solides placés dans la bouche, avant de s’atténuer vers 6 mois. Le réflexe nauséeux, ou GAG, rejette plutôt les aliments trop gros pour être ingérés.

18. Quelle fonction le réflexe GAG remplit-il lorsqu’un aliment est trop volumineux pour être ingéré ?

Il déclenche la mastication afin de réduire sa taille dans la bouche
Il le pousse vers l’avant avec la langue jusqu’à l’âge de 6 mois
Il le rejette naturellement pour réduire le risque d’étouffement
Il bloque la respiration pour signaler qu’une intervention est nécessaire

Il le rejette naturellement pour réduire le risque d’étouffement

Explication

Le réflexe GAG, présent dès la naissance, rejette naturellement les aliments trop gros et contribue ainsi à la protection contre l’étouffement. Il ne doit pas être confondu avec l’étouffement, qui constitue un accident nécessitant une prise en charge.

19. Quelle situation correspond à une néophobie alimentaire ?

Un enfant réclame une portion plus importante après une activité physique
Un enfant avale rapidement un aliment familier sans modifier ses habitudes
Un enfant choisit un aliment parce qu’il reconnaît sa valeur nutritionnelle
Un enfant refuse un aliment nouveau en raison de sa texture ou de sa présentation

Un enfant refuse un aliment nouveau en raison de sa texture ou de sa présentation

Explication

La néophobie alimentaire désigne une peur ou un refus de la nouveauté, qui peut concerner la texture, la couleur, la forme, la saveur ou la présentation. Une demande de quantité ou la reconnaissance d’un aliment familier ne caractérise pas cette notion.

20. Comment faut-il comprendre la néophobie alimentaire chez le jeune enfant ?

Comme un comportement qui apparaît après l’acquisition complète de l’autonomie
Comme une étape normale du développement cognitif pouvant durer jusqu’à 3-6 ans
Comme un trouble pathologique qui exige une prise en charge dès le premier refus
Comme une réaction limitée aux aliments dont la saveur est particulièrement amère

Comme une étape normale du développement cognitif pouvant durer jusqu’à 3-6 ans

Explication

La néophobie alimentaire est une phase normale du développement cognitif, souvent associée à l’affirmation de soi et à la période du « non », et elle peut durer jusqu’à 3-6 ans. Un refus alimentaire n’est donc pas systématiquement pathologique, même si son contexte doit être pris en compte.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Diversification alimentaire du jeune enfant.

Qu'est-ce que la diversification alimentaire ?

Le passage d'une alimentation liquide à semi-liquide puis solide.

Quelles sont les formes de diversification alimentaire ?

Classique, menée par l'enfant (DME) ou mixte (DAM).

En quelle année le Plan National Nutrition Santé a-t-il été lancé ?

En 2001.

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