QCM : Extraction liquide-liquide — 37 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue l’extraction liquide-liquide d’une séparation réalisée dans une seule phase ?

Elle sépare le soluté par filtration au sein d’une phase liquide unique.
Elle met en jeu deux liquides miscibles qui dissolvent simultanément le soluté.
Elle transforme le soluté en précipité avant toute mise en contact des liquides.
Elle met en jeu deux liquides non miscibles entre lesquels le soluté se transfère.

Elle met en jeu deux liquides non miscibles entre lesquels le soluté se transfère.

Explication

L’extraction liquide-liquide repose sur le passage d’un soluté entre deux phases liquides non miscibles. Une séparation réalisée dans une phase unique ne permet pas ce transfert entre deux solvants distincts.

2. Dans une extraction liquide-liquide, quelle phase contient initialement le soluté avant l’ajout du solvant extractant ?

La phase gazeuse, qui reçoit le soluté pendant l’agitation des liquides.
La phase solide, qui retient le soluté avant sa remise en solution.
La phase organique, qui constitue le solvant ajouté pour dissoudre le soluté.
La phase aqueuse, qui constitue la phase initiale contenant le soluté.

La phase aqueuse, qui constitue la phase initiale contenant le soluté.

Explication

La phase aqueuse, aussi appelée phase initiale ou donneuse, contient le soluté au départ. La phase organique est ajoutée ensuite pour le capturer, et non pour le contenir initialement.

3. Que signifie l’immiscibilité de deux liquides utilisés en extraction liquide-liquide ?

Ils dissolvent nécessairement le soluté avec une affinité identique dans chaque phase.
Ils possèdent la même densité et restent superposés après agitation prolongée.
Ils ne peuvent pas se mélanger en toutes proportions et forment deux phases.
Ils réagissent rapidement pour former une seule phase contenant un nouveau composé.

Ils ne peuvent pas se mélanger en toutes proportions et forment deux phases.

Explication

Deux liquides immiscibles ne se mélangent pas en toutes proportions, comme l’eau et l’huile, et peuvent donc former deux phases. L’immiscibilité ne signifie ni égalité de densité ni affinité identique pour le soluté.

4. À l’équilibre, de quoi dépend principalement la répartition d’un soluté entre les phases A et B ?

De la masse totale des phases, indépendamment de leurs propriétés de solvatation.
Des affinités et des solubilités respectives du soluté dans les deux phases.
De la couleur des phases et de la forme du récipient utilisé pour les mélanger.
De la vitesse d’agitation, qui fixe directement la concentration finale dans chaque phase.

Des affinités et des solubilités respectives du soluté dans les deux phases.

Explication

À l’équilibre, le soluté se répartit selon son affinité et sa solubilité dans chacune des phases. L’agitation facilite l’établissement de l’équilibre, mais ne détermine pas à elle seule les concentrations finales.

5. Quelle relation décrit la distribution générale du soluté S entre les phases A et B lorsque la proportionnalité n’est pas imposée ?

CB=CA+PC_B=C_A+P, où P représente la différence constante entre les concentrations.
CA=f(CB)C_A=f(C_B), avec les concentrations définies dans une seule phase.
CB=PCAC_B=P C_A, quelle que soit la forme de la courbe d’équilibre.
CB=f(CA)C_B=f(C_A), avec CA=[S]AC_A=[S]_A et CB=[S]BC_B=[S]_B.

$$C_B=f(C_A)$$, avec $$C_A=[S]_A$$ et $$C_B=[S]_B$$.

Explication

La relation générale s’écrit CB=f(CA)C_B=f(C_A), car la concentration en B peut dépendre de celle en A de manière linéaire ou non linéaire. La forme CB=PCAC_B=P C_A correspond à une distribution régulière particulière, et non à tous les cas.

6. Dans une distribution régulière, que représente le coefficient P dans la relation CB=PCAC_B=P C_A ?

La pente négative de la droite de bilan matière déterminée par les volumes des phases.
La pente de la droite d’équilibre reliant les concentrations des deux phases.
Le rapport entre le volume de la phase A et celui de la phase B après séparation.
La somme des concentrations du soluté mesurées dans les deux phases à l’équilibre.

La pente de la droite d’équilibre reliant les concentrations des deux phases.

Explication

Dans une distribution régulière, P est la pente de la droite d’équilibre dans la relation CB=PCAC_B=P C_A. La pente VA/VB-V_A/V_B appartient à la droite de bilan matière et décrit une autre relation.

7. Que compare la constante de distribution KDK_D à l’équilibre dans des conditions idéales ?

Les fractions molaires du soluté dans les deux phases.
Les volumes des phases organique et aqueuse après leur séparation par densité.
La concentration de la forme neutre dans la phase organique et son volume aqueux.
Les concentrations analytiques totales de toutes les espèces du soluté.

Les fractions molaires du soluté dans les deux phases.

Explication

La constante KDK_D est définie comme un rapport de fractions molaires du soluté dans les deux phases et reste constante dans des conditions idéales. Le rapport des concentrations analytiques totales correspond plutôt au coefficient de distribution global D.

8. Pour un soluté sous sa forme neutre A, quelle expression définit le coefficient de partage entre les phases organique et aqueuse ?

KD=[A]aq[A]orgK_D=\frac{[A]_{aq}}{[A]_{org}}
KD=Corg+CaqCorgCaqK_D=\frac{C_{org}+C_{aq}}{C_{org}-C_{aq}}
KD=[A]org[A]aqK_D=\frac{\sum[A]_{org}}{\sum[A]_{aq}}
KD=[A]org[A]aqK_D=\frac{[A]_{org}}{[A]_{aq}}

$$K_D=\frac{[A]_{org}}{[A]_{aq}}$$

Explication

Pour la forme neutre, le coefficient de partage est le rapport de sa concentration dans la phase organique à celle dans la phase aqueuse. Le rapport des sommes de toutes les espèces relève du coefficient de distribution global D.

9. Que mesure le coefficient de distribution global D d’un soluté entre deux phases ?

Le rapport des concentrations analytiques totales de toutes ses espèces dans les deux phases.
Le rapport des fractions molaires de la seule forme neutre dans les deux phases.
La différence entre les concentrations de la forme ionisée dans les deux phases.
La pente de la droite de bilan matière construite à partir des volumes des phases.

Le rapport des concentrations analytiques totales de toutes ses espèces dans les deux phases.

Explication

Le coefficient D prend en compte toutes les espèces chimiques du soluté et compare leurs concentrations analytiques totales dans les phases organique et aqueuse. Le coefficient de partage associé à la forme neutre ne considère pas cette totalité des espèces.

10. Quelle expression représente le coefficient de distribution global D lorsque plusieurs espèces chimiques du soluté sont présentes ?

D=CorgCaq=[A]org[A]aqD=\frac{C_{org}}{C_{aq}}=\frac{\sum[A]_{org}}{\sum[A]_{aq}}
D=CaqCorg=[A]aq[A]orgD=\frac{C_{aq}}{C_{org}}=\frac{\sum[A]_{aq}}{\sum[A]_{org}}
D=Corg+CaqCorgCaqD=\frac{C_{org}+C_{aq}}{C_{org}-C_{aq}}, avec les concentrations analytiques totales.
D=[A]org[A]aqD=\frac{[A]_{org}}{[A]_{aq}}, en considérant la forme neutre comme espèce totale.

$$D=\frac{C_{org}}{C_{aq}}=\frac{\sum[A]_{org}}{\sum[A]_{aq}}$$

Explication

Le coefficient global D est le rapport de la concentration analytique totale en phase organique à celle en phase aqueuse, ce qui donne la relation avec les sommes des concentrations d’espèces. L’expression fondée sur une seule forme neutre correspond au coefficient de partage KD.

11. Si le volume aqueux vaut 40mL40\,\text{mL} et le volume organique 10mL10\,\text{mL}, quelle est la valeur du rapport des volumes rr ?

r=4r=4
r=140r=\frac{1}{40}
r=0,25r=0{,}25
r=50r=50

$$r=4$$

Explication

Le rapport est défini par r=VaqVorgr=\frac{V_{aq}}{V_{org}}, donc r=4010=4r=\frac{40}{10}=4. La valeur 0,250{,}25 correspondrait au rapport inverse, c’est-à-dire au volume organique divisé par le volume aqueux.

12. Après l’équilibre d’une extraction, quelle relation exprime la conservation de la matière entre la quantité initiale et les deux phases finales ?

n0=naq+norgn_0=n_{aq}+n_{org}
n0=naq×norgn_0=n_{aq}\times n_{org}
n0=naqnorgn_0=n_{aq}-n_{org}
n0=naqnorgn_0=\frac{n_{aq}}{n_{org}}

$$n_0=n_{aq}+n_{org}$$

Explication

La matière initiale se répartit entre les phases aqueuse et organique, d’où n0=naq+norgn_0=n_{aq}+n_{org}. Une soustraction, une multiplication ou un quotient ne représentent pas cette conservation de la quantité totale.

13. Pour une extraction caractérisée par D=5D=5 et r=2r=2, quel rendement simple obtient-on ?

R=101191%R=\frac{10}{11}\approx91\,\%
R=110=10%R=\frac{1}{10}=10\,\%
R=5771%R=\frac{5}{7}\approx71\,\%
R=25=40%R=\frac{2}{5}=40\,\%

$$R=\frac{10}{11}\approx91\,\%$$

Explication

La formule donne R=Dr1+Dr=5×21+5×2=1011R=\frac{Dr}{1+Dr}=\frac{5\times2}{1+5\times2}=\frac{10}{11}, soit environ 91%91\,\%. La valeur 10%10\,\% correspondrait à une fraction restante approximative, et non à la fraction extraite.

14. Dans quelle situation le rendement d’une extraction simple peut-il être approximé à 100%100\,\% ?

Lorsque Dr1D\,r\gg1
Lorsque D=r=0D=r=0
Lorsque DrD\,r est proche de 11
Lorsque Dr1D\,r\ll1

Lorsque $$D\,r\gg1$$

Explication

Quand DrD\,r est très grand devant 11, le terme au dénominateur devient négligeable devant DrD\,r et R1R\approx1. Un produit faible ou proche de 11 conduit à un rendement sensiblement inférieur à 100%100\,\%.

15. Quelle caractéristique distingue une extraction multiple d’une extraction simple ?

Elle réalise l’extraction avec une seule portion de solvant.
Elle remplace la phase aqueuse après chaque séparation.
Elle répète l’extraction avec plusieurs fractions de solvant frais.
Elle mélange les deux phases sans effectuer de séparation.

Elle répète l’extraction avec plusieurs fractions de solvant frais.

Explication

L’extraction multiple fractionne le solvant et répète l’opération avec de nouvelles fractions. Utiliser le solvant en une seule fois correspond à l’extraction simple, tandis que le remplacement de la phase aqueuse n’est pas le principe de la cascade.

16. Dans quel ordre les opérations sont-elles réalisées lors d’une extraction multiple en cascade ?

Extraire avec tout le solvant, conserver l’organique, puis renouveler l’échantillon aqueux.
Regrouper les organiques, extraire l’aqueux, séparer les phases, puis ajouter le solvant.
Séparer l’aqueux, remplacer l’organique, regrouper l’aqueux, puis extraire.
Extraire, séparer l’organique, réextraire l’aqueux, puis regrouper les organiques.

Extraire, séparer l’organique, réextraire l’aqueux, puis regrouper les organiques.

Explication

La phase aqueuse est conservée d’un étage au suivant, tandis que chaque phase organique séparée est mise de côté avant le regroupement final. L’emploi de tout le solvant en une seule opération décrit plutôt une extraction simple.

17. Pour NN extractions successives utilisant le même volume total de solvant, quelle expression donne la quantité restant dans la phase aqueuse ?

naq,N=n0(1+DrN)Nn_{aq,N}=n_0\left(1+\frac{D\,r}{N}\right)^N
naq,N=n0(11+Dr)1/Nn_{aq,N}=n_0\left(\frac{1}{1+D\,r}\right)^{1/N}
naq,N=n0(11+(Dr)/N)Nn_{aq,N}=n_0\left(\frac{1}{1+(D\,r)/N}\right)^N
naq,N=n0N1+Drn_{aq,N}=n_0\frac{N}{1+D\,r}

$$n_{aq,N}=n_0\left(\frac{1}{1+(D\,r)/N}\right)^N$$

Explication

Chaque étage utilise une fraction du volume total, ce qui conduit à la puissance NN dans l’expression naq,N=n0(11+(Dr)/N)Nn_{aq,N}=n_0\left(\frac{1}{1+(D\,r)/N}\right)^N. Les autres formes modifient soit l’exposant, soit la position du facteur de partage et ne décrivent pas la quantité résiduelle cumulée.

18. À volume total de solvant organique identique, quel choix maximise généralement l’efficacité d’extraction ?

Utiliser plusieurs fractions sans séparer la phase organique.
Réaliser une extraction unique avec tout le solvant disponible.
Conserver le même mélange biphasique pendant toute la procédure.
Réaliser plusieurs extractions avec de petites fractions de solvant.

Réaliser plusieurs extractions avec de petites fractions de solvant.

Explication

Le fractionnement du volume total en plusieurs extractions successives donne un rendement cumulé supérieur à celui d’une extraction unique. Cette efficacité suppose cependant la séparation de la phase organique et l’emploi de solvant frais à chaque étape.

19. Quelle propriété doit présenter le solvant organique pour permettre la séparation en deux phases lors d’une extraction aqueuse ?

Une miscibilité complète avec la phase aqueuse.
Une composition identique à celle de l’échantillon aqueux.
Une solubilité élevée de l’eau dans le solvant.
Une miscibilité nulle ou limitée avec la phase aqueuse.

Une miscibilité nulle ou limitée avec la phase aqueuse.

Explication

Le solvant doit être non miscible ou partiellement miscible avec l’échantillon aqueux afin que deux phases séparées se forment. Une miscibilité complète empêcherait la séparation nécessaire à l’extraction liquide-liquide.

20. Quelle modification moléculaire favorise généralement le passage d’un soluté vers la phase organique ?

La formation d’une charge ionique, qui stabilise le soluté dans l’eau.
L’ajout d’hétéroatomes oxygène, qui accroît la polarité.
La multiplication des fonctions polaires, qui renforce l’affinité aqueuse.
L’ajout d’halogènes, qui augmente le caractère hydrophobe.

L’ajout d’halogènes, qui augmente le caractère hydrophobe.

Explication

Les halogènes augmentent généralement le caractère hydrophobe et favorisent ainsi la distribution dans la phase organique. Les hétéroatomes O et N accroissent plutôt la polarité et favorisent l’affinité pour la phase aqueuse.

21. Lors d’une extraction liquide-liquide, comment se répartissent généralement les formes neutre et ionisée d’un soluté ?

La forme neutre reste dans l’eau, tandis que l’ion passe préférentiellement dans l’organique.
Les deux formes passent dans l’organique avec une affinité comparable.
La forme neutre passe préférentiellement dans l’organique, tandis que l’ion reste dans l’eau.
Les deux formes restent dans l’eau quelle que soit leur structure.

La forme neutre passe préférentiellement dans l’organique, tandis que l’ion reste dans l’eau.

Explication

Les molécules globalement neutres sont compatibles avec les solvants organiques, alors que les ions chargés sont stabilisés par la phase aqueuse. La forme ionisée n’est donc pas, en règle générale, celle qui s’extrait le mieux dans la phase organique.

22. Que mesure indirectement le pKa d’un couple acide-base ?

La masse molaire de l’acide
La vitesse d’extraction de l’acide
La solubilité de l’acide
La force de l’acide

La force de l’acide

Explication

Le pKa est le cologarithme décimal de la constante d’acidité et renseigne donc indirectement sur la force de l’acide. La solubilité, la masse molaire et la vitesse d’extraction sont des propriétés différentes.

23. À pH égal au pKa d’un couple acide-base, quelle répartition des formes acide et basique observe-t-on ?

Une forme neutre entièrement dominante
Environ 50 % de chaque forme
Environ 75 % de forme acide
Environ 90 % de forme basique

Environ 50 % de chaque forme

Explication

Lorsque le pH est égal au pKa, les concentrations des formes acide et basique sont égales, chacune représentant environ la moitié. Une dominance marquée apparaît plutôt lorsque le pH s’éloigne de plusieurs unités du pKa.

24. Quel réglage de pH favorise l’extraction d’un acide faible dans une phase organique ?

Un milieu basique favorisant la forme ionisée A⁻
Un milieu acide favorisant la forme neutre AH
Un pH égal au pKa donnant des formes équivalentes
Un milieu très basique augmentant la solubilité aqueuse

Un milieu acide favorisant la forme neutre AH

Explication

Un acide faible s’extrait mieux lorsque sa forme neutre AH est favorisée en milieu acide. La forme ionisée A⁻ demeure davantage hydrophile et reste préférentiellement dans la phase aqueuse.

25. Pour un acide faible, comment évolue le taux de distribution D=KD1+10pHpKaD=\frac{K_D}{1+10^{pH-pKa}} lorsque le pH augmente ?

Il devient égal au pKa
Il augmente
Il diminue
Il reste constant

Il diminue

Explication

Dans cette expression, l’augmentation du pH accroît le terme 10pHpKa10^{pH-pKa} au dénominateur, ce qui diminue DD. Cette évolution correspond à la conversion progressive de l’acide neutre en forme ionisée.

26. Quelle propriété définit un ampholyte ?

Il est chargé positivement quel que soit le pH
Il possède deux fonctions acides sans fonction basique
Il reste neutre dans toutes les solutions aqueuses
Il possède une fonction acide et une fonction basique

Il possède une fonction acide et une fonction basique

Explication

Un ampholyte contient simultanément une fonction capable de céder un proton et une fonction capable d’en capter un. Sa charge et son comportement acido-basique varient donc avec le pH.

27. Comment évolue la charge nette d’un ampholyte lorsque le pH passe d’un milieu très acide à un milieu très basique ?

Cationique, puis nulle, puis anionique
Anionique, puis nulle, puis cationique
Cationique, puis anionique, puis neutre
Neutre, puis cationique, puis anionique

Cationique, puis nulle, puis anionique

Explication

En milieu très acide, l’ampholyte est protoné et cationique; entre ses deux pKa, il est zwitterionique de charge nette nulle; en milieu très basique, il devient anionique. Le zwitterion ne correspond donc pas à une charge positive ou négative nette.

28. Dans quelle zone de pH la forme neutre HOx de l’oxine est-elle extractible par le dichlorométhane ?

Entre 5 et 9,7
Entre 9,7 et 14
Entre 0 et 5
À proximité exclusive de pH 7

Entre 5 et 9,7

Explication

La forme neutre HOx de l’oxine est extractible par le dichlorométhane pour 5<pH<9,75<pH<9,7. En dehors de cette zone, les formes cationique ou anionique restent davantage dans la phase aqueuse.

29. Un ampholyte possède deux pKa de 2,3 et 9,7 : quelle est la valeur de son point isoélectrique ?

pI=7,4pI=7,4
pI=4,6pI=4,6
pI=6,0pI=6,0
pI=12,0pI=12,0

$$pI=6,0$$

Explication

Le point isoélectrique est la moyenne des deux pKa, donc pI=2,3+9,72=6,0pI=\frac{2,3+9,7}{2}=6,0. La somme des deux valeurs ou leur différence ne définit pas le point isoélectrique.

30. Pourquoi une paire d’ions peut-elle être extraite dans une phase organique ?

Elle dissocie davantage les charges dans l’eau
Son contre-ion transforme l’espèce en précipité aqueux
Son association forme une espèce globalement neutre
Ses ions libres deviennent plus hydrophiles

Son association forme une espèce globalement neutre

Explication

L’association entre l’ion et son contre-ion de charge opposée produit une espèce globalement neutre, plus compatible avec la phase organique. Les ions libres restent au contraire hydrophiles et sont favorisés dans la phase aqueuse.

31. De quels paramètres dépend notamment le taux de distribution d’une paire d’ions ?

Du volume aqueux et de la couleur de la solution
De la viscosité seule du solvant organique
De la masse molaire de l’ion et de la température d’ébullition
Du partage, de la stabilité et de la concentration du contre-ion

Du partage, de la stabilité et de la concentration du contre-ion

Explication

Le taux de distribution dépend du coefficient de partage de la paire, de sa constante de stabilité et de la concentration du contre-ion; le pH peut aussi intervenir. Les autres paramètres proposés ne constituent pas les facteurs décrits pour ce taux.

32. Quelle entité constitue un chélate métallique extractible dans une phase organique ?

Un sel métallique ionique restant séparé de tout ligand
Un complexe formé par un cation métallique et plusieurs ligands
Un ligand protoné dissous dans la phase aqueuse
Un cation métallique libre entouré de molécules d’eau

Un complexe formé par un cation métallique et plusieurs ligands

Explication

Un chélate métallique résulte de l’association d’un cation métallique avec plusieurs ligands et peut ainsi devenir extractible dans la phase organique. Le cation métallique libre, en revanche, reste dans la phase aqueuse sans former ce complexe extractible.

33. Quelle équation représente correctement l’extraction d’un cation métallique par un chélatant organique ?

Maqn++nLaqMLnaqM^{n+}_{aq}+nL^-_{aq}\rightleftharpoons ML_n{}_{aq}
Morgn++nHLaqMLnaq+nHorg+M^{n+}_{org}+nHL_{aq}\rightleftharpoons ML_n{}_{aq}+nH^+_{org}
MLnorg+nHaq+Maqn++nHLorgML_n{}_{org}+nH^+_{aq}\rightleftharpoons M^{n+}_{aq}+nHL_{org}
Maqn++nHLorgMLnorg+nHaq+M^{n+}_{aq}+nHL_{org}\rightleftharpoons ML_n{}_{org}+nH^+_{aq}

$$M^{n+}_{aq}+nHL_{org}\rightleftharpoons ML_n{}_{org}+nH^+_{aq}$$

Explication

L’extraction associe le métal aqueux au chélatant organique HL, forme le complexe organique MLₙ et libère des ions H⁺ dans l’eau. Une simple complexation en phase aqueuse ne décrit pas ce transfert vers la phase organique.

34. Selon la relation de distribution, comment évolue DD lorsque la concentration organique de HLHL augmente, à pH et constante d’extraction fixés ?

DD diminue comme la puissance nn de la concentration de HLHL
DD augmente comme la puissance nn de la concentration de HLHL
DD reste indépendant de la concentration de HLHL
DD varie avec la concentration de HLHL sans dépendre de nn

$$D$$ augmente comme la puissance $$n$$ de la concentration de $$HL$$

Explication

La relation D=Kext[HL]orgn[H+]aqnD=K_{ext}\frac{[HL]_{org}^{n}}{[H^+]_{aq}^{n}} montre que DD est proportionnel à [HL]orgn[HL]_{org}^{n} lorsque les autres paramètres restent constants. Il ne devient donc pas indépendant de la concentration du chélatant ni de la stœchiométrie nn.

35. Pour un complexe de type ML3ML_3, par quel facteur le taux de distribution est-il multiplié lorsque le pH augmente d’une unité ?

Par un facteur 3
Par un facteur 100
Par un facteur 1000
Par un facteur 10

Par un facteur 1000

Explication

La relation logarithmique contient le terme npHn\,pH ; pour ML3ML_3, une unité de pH augmente donc logD\log D de 3, ce qui multiplie DD par 103=100010^3=1000. Le facteur 100 correspond au cas ML2ML_2, et non au complexe considéré.

36. Quelle distinction décrit correctement les principales stratégies d’extraction liquide-liquide ?

L’extraction simple utilise plusieurs fractions, l’extraction répétée un seul contact, et la rétro-extraction un transfert vers l’organique
L’extraction simple implique un contact, l’extraction répétée plusieurs fractions, et la rétro-extraction un retour vers l’eau
L’extraction simple alterne les phases, l’extraction répétée regroupe les extraits, et la rétro-extraction évapore le solvant
L’extraction simple concentre les phases, l’extraction répétée neutralise le chélatant, et la rétro-extraction précipite le métal

L’extraction simple implique un contact, l’extraction répétée plusieurs fractions, et la rétro-extraction un retour vers l’eau

Explication

L’extraction simple repose sur une mise en contact, l’extraction répétée sur plusieurs fractions de solvant, tandis que la rétro-extraction renvoie le composé de la phase organique vers une phase aqueuse. La rétro-extraction ne désigne donc pas le transfert initial vers la phase organique.

37. Après plusieurs extractions, quelle séquence peut améliorer la récupération avant l’analyse ?

Mélanger toutes les phases, neutraliser le solvant, puis filtrer le précipité
Regrouper les phases aqueuses, les diluer, puis évaporer le métal
Regrouper les phases organiques, les concentrer, puis les analyser
Rétro-extraire immédiatement chaque fraction, puis éliminer les phases organiques

Regrouper les phases organiques, les concentrer, puis les analyser

Explication

Les phases organiques peuvent être regroupées puis concentrées avant l’analyse, ce qui favorise la récupération et réduit les impuretés. Le regroupement concerne les extraits organiques et ne doit pas être confondu avec une rétro-extraction vers la phase aqueuse.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 66 flashcards sur Extraction liquide-liquide.

Qu'est-ce que l'extraction liquide-liquide ?

Une technique séparant un soluté entre deux liquides non miscibles.

Quelle phase contient initialement le soluté en extraction liquide-liquide ?

La phase aqueuse ou phase initiale.

Quelle phase est le solvant non miscible ajouté pour capturer le soluté ?

La phase organique ou phase extractante.

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