QCM : Espaces vectoriels normés et métriques — 46 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle des propriétés caractérise une norme sur un espace vectoriel ?

Elle s’annule en zéro et vérifie l’homogénéité ainsi que l’inégalité triangulaire
Elle vérifie l’homogénéité, mais pas nécessairement l’inégalité triangulaire
Elle associe à chaque vecteur un nombre réel pouvant être négatif
Elle s’annule en un vecteur quelconque selon le choix effectué

Elle s’annule en zéro et vérifie l’homogénéité ainsi que l’inégalité triangulaire

Explication

Une norme est positive, s’annule exactement en zéro, est homogène et satisfait l’inégalité triangulaire. Une semi-norme peut s’annuler sur des vecteurs non nuls, ce qui explique pourquoi cette propriété ne suffit pas ici.

2. Comment note-t-on un espace vectoriel muni d’une norme ?

Par E×KE \times K, où KK est le corps des scalaires
Par E∗E^*, qui désigne l’espace dual de EE
Par ∥E∥\|E\|, qui représente la norme de l’espace
Par (E,∥⋅∥)(E,\|\cdot\|), ou plus brièvement EVN

Par $$(E,\|\cdot\|)$$, ou plus brièvement EVN

Explication

Un espace vectoriel normé est un espace vectoriel accompagné d’une norme, ce qui se note généralement (E,∥⋅∥)(E,\|\cdot\|). La notation E∗E^* désigne plutôt le dual de EE et ne contient pas l’information de la norme.

3. Dans un espace vectoriel normé, quelle expression définit la distance entre deux vecteurs xx et yy ?

d(x,y)=∥x∥ ∥y∥d(x,y)=\|x\|\,\|y\|
d(x,y)=∥x∥+∥y∥d(x,y)=\|x\|+\|y\|
d(x,y)=∥x−y∥d(x,y)=\|x-y\|
d(x,y)=∥x+y∥d(x,y)=\|x+y\|

$$d(x,y)=\|x-y\|$$

Explication

La distance associée à une norme est définie par la norme de la différence des deux vecteurs, soit d(x,y)=∥x−y∥d(x,y)=\|x-y\|. Les expressions fondées sur ∥x∥\|x\| et ∥y∥\|y\| séparément ne mesurent pas directement leur écart.

4. Quelle relation exprime l’inégalité triangulaire inverse pour deux vecteurs xx et yy ?

∣∥x∥−∥y∥∣≤∥x−y∥≤∥x∥+∥y∥\left|\|x\|-\|y\|\right|\leq\|x-y\|\leq\|x\|+\|y\|
∣∥x∥+∥y∥∣≤∥x−y∥≤∥x∥−∥y∥\left|\|x\|+\|y\|\right|\leq\|x-y\|\leq\|x\|-\|y\|
∥x−y∥≤∥x∥+∥y∥≤∣∥x∥−∥y∥∣\|x-y\|\leq\|x\|+\|y\|\leq\left|\|x\|-\|y\|\right|
∥x∥+∥y∥≤∥x−y∥≤∣∥x∥−∥y∥∣\|x\|+\|y\|\leq\|x-y\|\leq\left|\|x\|-\|y\|\right|

$$\left|\|x\|-\|y\|\right|\leq\|x-y\|\leq\|x\|+\|y\|$$

Explication

L’inégalité triangulaire inverse encadre la distance ∥x−y∥\|x-y\| entre la différence absolue des normes et leur somme. La borne inférieure repose donc sur ∣∥x∥−∥y∥∣\left|\|x\|-\|y\|\right|, et non sur leur somme.

5. Quelle condition caractérise la boule ouverte de centre aa et de rayon ρ\rho ?

Elle contient les points xx tels que ∥x∥<ρ−a\|x\|<\rho-a
Elle contient les points xx tels que ∥a−x∥<ρ\|a-x\|<\rho
Elle contient les points xx tels que ∥a−x∥=ρ\|a-x\|=\rho
Elle contient les points xx tels que ∥a−x∥≤ρ\|a-x\|\leq\rho

Elle contient les points $$x$$ tels que $$\|a-x\|<\rho$$

Explication

La boule ouverte est l’ensemble des points dont la distance au centre est strictement inférieure à ρ\rho. La condition avec ≤\leq décrit la boule fermée, tandis que l’égalité décrit la sphère.

6. Quelle formulation est équivalente au fait qu’une partie AA d’un espace vectoriel normé soit bornée ?

Il existe a∈Aa\in A tel que ∥a∥=C\|a\|=C pour tout C>0C>0
La partie AA contient une boule ouverte centrée en zéro
Il existe C>0C>0 tel que ∥a∥≥C\|a\|\geq C pour tout a∈Aa\in A
Il existe C>0C>0 tel que ∥a∥≤C\|a\|\leq C pour tout a∈Aa\in A

Il existe $$C>0$$ tel que $$\|a\|\leq C$$ pour tout $$a\in A$$

Explication

Une partie est bornée lorsqu’un même réel positif CC majore la norme de chacun de ses éléments, ce qui équivaut à A⊂B(0,C)A\subset B(0,C). Une minoration des normes ou la présence d’une boule dans AA décrit une situation différente.

7. Si une suite xnx_n converge vers xx dans un espace vectoriel normé, que peut-on affirmer à propos de sa suite de normes ?

La suite ∥xn∥\|x_n\| est nécessairement constante à partir d’un rang
La suite ∥xn∥\|x_n\| diverge lorsque xx est non nul
La suite ∥xn∥\|x_n\| converge vers zéro quel que soit xx
La suite ∥xn∥\|x_n\| converge vers ∥x∥\|x\|

La suite $$\|x_n\|$$ converge vers $$\|x\|$$

Explication

La convergence de xnx_n vers xx entraîne la convergence de sa suite de normes vers ∥x∥\|x\|. Cette conclusion ne signifie pas que les normes deviennent constantes ni qu’elles tendent vers zéro lorsque la limite est non nulle.

8. Quelle affirmation décrit correctement le lien entre convergence et bornitude d’une suite dans un espace normé ?

Une suite convergente peut être non bornée si sa limite est non nulle
La bornitude et la convergence sont deux propriétés équivalentes
Toute suite convergente est bornée, mais une suite bornée peut ne pas converger
Toute suite bornée converge vers un élément de l’espace

Toute suite convergente est bornée, mais une suite bornée peut ne pas converger

Explication

Toute suite convergente est bornée, car ses termes restent contrôlés par la proximité avec sa limite et par un nombre fini de termes initiaux. En revanche, une suite bornée peut osciller entre plusieurs valeurs et ne pas avoir de limite.

9. Quand deux normes ∥⋅∥1\|\cdot\|_1 et ∥⋅∥2\|\cdot\|_2 sur un espace vectoriel EE sont-elles équivalentes ?

Lorsqu’il existe a,b>0a,b>0 tels que a∥x∥1≤∥x∥2≤b∥x∥1a\|x\|_1\leq\|x\|_2\leq b\|x\|_1 pour tout x∈Ex\in E
Lorsqu’elles donnent la même valeur à chaque vecteur de EE
Lorsqu’elles possèdent des boules de même centre et de même rayon
Lorsqu’il existe a>0a>0 tel que a∥x∥1≤∥x∥2a\|x\|_1\leq\|x\|_2 pour tout x∈Ex\in E

Lorsqu’il existe $$a,b>0$$ tels que $$a\|x\|_1\leq\|x\|_2\leq b\|x\|_1$$ pour tout $$x\in E$$

Explication

L’équivalence exige deux bornes comparatives positives, l’une inférieure et l’autre supérieure, valables pour tout vecteur. Une seule inégalité ne suffit pas à contrôler les deux normes l’une par rapport à l’autre.

10. Quelle propriété des suites est préservée par deux normes équivalentes sur un même espace vectoriel ?

La valeur numérique de la norme de chaque vecteur
La distance entre tous les couples de vecteurs
La monotonie de chaque suite réelle de normes
La convergence et la limite de chaque suite

La convergence et la limite de chaque suite

Explication

Deux normes équivalentes déterminent exactement les mêmes suites convergentes et la même limite pour chacune d’elles. Elles ne donnent pas nécessairement la même valeur à un vecteur ni les mêmes distances numériques.

11. Quelle affirmation s’applique à toutes les normes sur un espace vectoriel réel ou complexe de dimension finie ?

Elles rendent toute suite bornée convergente
Elles sont toutes équivalentes entre elles
Elles coïncident toutes sur chaque vecteur
Elles sont définies par un produit scalaire

Elles sont toutes équivalentes entre elles

Explication

En dimension finie, toutes les normes sur un espace vectoriel réel ou complexe sont équivalentes. Cette propriété n’implique ni leur égalité ni le fait que chacune provienne d’un produit scalaire.

12. Dans Rd\mathbb{R}^d muni d’une norme quelconque, comment caractériser la convergence d’une suite vers ℓ\ell ?

Elle converge vers ℓ\ell lorsque la première coordonnée converge vers celle de ℓ\ell
Elle converge vers ℓ\ell lorsque sa norme reste bornée et que chaque coordonnée est bornée
Elle converge vers ℓ\ell si et seulement si chaque coordonnée converge vers la coordonnée correspondante de ℓ\ell
Elle converge vers ℓ\ell lorsque la distance entre deux termes consécutifs tend vers zéro

Elle converge vers $$\ell$$ si et seulement si chaque coordonnée converge vers la coordonnée correspondante de $$\ell$$

Explication

Dans Rd\mathbb{R}^d, la convergence pour toute norme équivaut à la convergence coordonnée par coordonnée vers ℓ\ell. La bornitude ou la seule convergence des écarts entre termes consécutifs ne garantit pas une limite donnée.

13. Quelles propriétés définissent une distance sur un ensemble non vide EE ?

La continuité, la dérivabilité et l’inégalité de Cauchy-Schwarz
La commutativité, l’associativité et l’existence d’un élément neutre
La linéarité, la positivité et la compatibilité avec les produits scalaires
La séparation des points, la symétrie et l’inégalité triangulaire

La séparation des points, la symétrie et l’inégalité triangulaire

Explication

Une distance est une application de E×EE\times E dans R+\mathbb{R}_+ qui vérifie la séparation, la symétrie et l’inégalité triangulaire. Elle ne nécessite pas que EE soit muni d’une structure vectorielle.

14. Quelle valeur prend la distance discrète dd sur un ensemble EE pour deux éléments xx et yy ?

d(x,y)=∣x−y∣d(x,y)=|x-y| lorsque EE est muni d’une structure numérique
d(x,y)=0d(x,y)=0 si x=yx=y et d(x,y)=1d(x,y)=1 si x≠yx\neq y
d(x,y)=1d(x,y)=1 si x=yx=y et d(x,y)=0d(x,y)=0 si x≠yx\neq y
d(x,y)=2d(x,y)=2 si x≠yx\neq y et d(x,y)=0d(x,y)=0 si x=yx=y

$$d(x,y)=0$$ si $$x=y$$ et $$d(x,y)=1$$ si $$x\neq y$$

Explication

La distance discrète distingue l’égalité de la différence par les valeurs zéro et un. La valeur zéro est réservée aux couples de points identiques, conformément à la séparation des points.

15. Comment se définit la convergence d’une suite (xn)(x_n) vers ℓ\ell dans un espace métrique ?

Il existe ε>0\varepsilon>0 tel que d(xn,ℓ)≤εd(x_n,\ell)\leq\varepsilon pour tout entier nn
Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe n0n_0 tel que n≥n0n\geq n_0 implique d(xn,ℓ)≤εd(x_n,\ell)\leq\varepsilon
Pour tout nn, on a d(xn,ℓ)≤1/nd(x_n,\ell)\leq 1/n dès que la suite est définie
La distance d(xn,xn+1)d(x_n,x_{n+1}) tend vers zéro sans condition sur une limite

Pour tout $$\varepsilon>0$$, il existe $$n_0$$ tel que $$n\geq n_0$$ implique $$d(x_n,\ell)\leq\varepsilon$$

Explication

La convergence métrique exige que, pour chaque précision positive, tous les termes suffisamment avancés soient à cette distance ou moins de ℓ\ell. La diminution des écarts entre termes consécutifs ne suffit pas à assurer la convergence vers un point précis.

16. Comment définit-on la distance d’un point xx à une partie non vide AA d’un espace métrique ?

Par d(x,A)=sup⁡{d(x,a);a∈A}d(x,A)=\sup\{d(x,a);a\in A\}
Par d(x,A)=d(x,a)d(x,A)=d(x,a) pour un élément fixé a∈Aa\in A
Par d(x,A)=inf⁡{d(x,a);a∈A}d(x,A)=\inf\{d(x,a);a\in A\}
Par d(x,A)=inf⁡{d(a,b);a,b∈A}d(x,A)=\inf\{d(a,b);a,b\in A\}

Par $$d(x,A)=\inf\{d(x,a);a\in A\}$$

Explication

La distance de xx à AA est l’infimum des distances entre xx et les points de AA. Le supremum mesure une distance maximale éventuelle, tandis que les deux autres expressions ne correspondent pas à cette définition.

17. À quelle condition une application ff entre deux espaces métriques est-elle une isométrie ?

Elle associe à chaque boule une boule de rayon strictement plus grand
Elle vérifie δ(f(x),f(x′))=d(x,x′)\delta(f(x),f(x'))=d(x,x') pour tous x,x′x,x'
Elle vérifie δ(f(x),f(x′))≤d(x,x′)\delta(f(x),f(x'))\leq d(x,x') pour tous x,x′x,x'
Elle transforme toute suite convergente en une suite constante

Elle vérifie $$\delta(f(x),f(x'))=d(x,x')$$ pour tous $$x,x'$$

Explication

Une isométrie conserve exactement la distance entre chaque paire de points. Une simple diminution des distances décrit une application contractante, qui n’est pas nécessairement une isométrie.

18. Quelle condition caractérise une partie dense DD d’un espace métrique XX ?

Toute suite d’éléments de DD converge vers un élément de DD
Tout élément de XX est limite d’une suite d’éléments de DD
Tout élément de DD est limite d’une suite d’éléments de XX
Chaque point de XX appartient à une boule fermée contenue dans DD

Tout élément de $$X$$ est limite d’une suite d’éléments de $$D$$

Explication

La densité signifie que chaque point de l’espace peut être approché par une suite dont tous les termes appartiennent à DD. Elle n’impose pas que les suites de DD convergent ni que leur limite reste dans DD.

19. Quelle est la distance produit sur le produit de mm espaces métriques pour des points x=(x1,…,xm)x=(x_1,\ldots,x_m) et y=(y1,…,ym)y=(y_1,\ldots,y_m) ?

δ∞(x,y)=∑k=1mdk(xk,yk)\delta_\infty(x,y)=\sum_{k=1}^{m}d_k(x_k,y_k)
δ∞(x,y)=∏k=1mdk(xk,yk)\delta_\infty(x,y)=\prod_{k=1}^{m}d_k(x_k,y_k)
δ∞(x,y)=min⁡1≤k≤mdk(xk,yk)\delta_\infty(x,y)=\min_{1\leq k\leq m}d_k(x_k,y_k)
δ∞(x,y)=max⁡1≤k≤mdk(xk,yk)\delta_\infty(x,y)=\max_{1\leq k\leq m}d_k(x_k,y_k)

$$\delta_\infty(x,y)=\max_{1\leq k\leq m}d_k(x_k,y_k)$$

Explication

La distance produit considérée est la distance uniforme, obtenue en prenant la plus grande distance entre coordonnées. La somme, le minimum et le produit définissent d’autres expressions, mais pas cette distance produit.

20. Pour vérifier que ff est continue en un point aa d’un espace métrique, quelle condition doit-on établir ?

Il existe η>0\eta>0 tel que, pour tout point bb, d(x,b)≤ηd(x,b)\leq\eta implique δ(f(x),f(b))≤ε\delta(f(x),f(b))\leq\varepsilon
Pour tout xx, il existe ε>0\varepsilon>0 tel que d(x,a)≤εd(x,a)\leq\varepsilon implique δ(f(x),f(a))≤η\delta(f(x),f(a))\leq\eta
Il existe un même η>0\eta>0 tel que, pour tout ε>0\varepsilon>0, d(x,a)≤ηd(x,a)\leq\eta implique δ(f(x),f(a))≤ε\delta(f(x),f(a))\leq\varepsilon
Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe η>0\eta>0 dépendant de ε\varepsilon et de aa tel que d(x,a)≤ηd(x,a)\leq\eta implique δ(f(x),f(a))≤ε\delta(f(x),f(a))\leq\varepsilon

Pour tout $$\varepsilon>0$$, il existe $$\eta>0$$ dépendant de $$\varepsilon$$ et de $$a$$ tel que $$d(x,a)\leq\eta$$ implique $$\delta(f(x),f(a))\leq\varepsilon$$

Explication

La continuité en aa exige de pouvoir choisir un voisinage de rayon η\eta pour chaque précision ε\varepsilon, avec une dépendance possible envers aa. L’indépendance de η\eta par rapport au point caractérise plutôt une condition de continuité uniforme.

21. Quelle propriété découle d’une majoration globale de la forme δ(f(u),f(v))≤kd(u,v)\delta(f(u),f(v))\leq k d(u,v) pour tous u,vu,v ?

L’application est bornée, même lorsque l’espace d’arrivée ne l’est pas
L’application est bijective dès que la constante kk est strictement positive
L’application est lipschitzienne, donc continue et uniformément continue
L’application est continue en chaque point, mais sa continuité uniforme reste indéterminée

L’application est lipschitzienne, donc continue et uniformément continue

Explication

L’inégalité de Lipschitz contrôle globalement les distances entre toutes les images et entraîne à la fois la continuité et la continuité uniforme. Elle n’impose ni la bornitude de l’image ni la bijectivité.

22. Soit (xn)(x_n) une suite qui converge vers aa. Quel critère séquentiel permet de caractériser la continuité de ff en aa ?

Toute suite (f(xn))(f(x_n)) converge vers une limite indépendante de la valeur de f(a)f(a)
La suite (f(xn))(f(x_n)) converge vers f(a)f(a) pour toute suite (xn)(x_n) convergeant vers aa
La suite des distances d(xn,a)d(x_n,a) reste constante dès que (xn)(x_n) converge vers aa
Il existe une suite (xn)(x_n) convergeant vers aa dont l’image converge vers f(a)f(a)

La suite $$(f(x_n))$$ converge vers $$f(a)$$ pour toute suite $$(x_n)$$ convergeant vers $$a$$

Explication

Dans les espaces métriques, la continuité en aa équivaut à la préservation de la convergence de toute suite vers ce point. L’existence d’une seule suite convenable ne suffit pas à établir cette propriété.

23. Dans quelles conditions une application FF à valeurs dans un produit métrique est-elle continue ?

Lorsque FF est injective et qu’une seule de ses composantes est continue
Lorsque la distance du produit est bornée par une constante indépendante des composantes
Lorsque chaque composante est continue en un point différent du domaine
Lorsque chacune de ses applications composantes est continue

Lorsque chacune de ses applications composantes est continue

Explication

La continuité d’une application à valeurs dans un produit est équivalente à la continuité de chacune de ses composantes. L’injectivité et la continuité d’une seule composante ne fournissent pas ce contrôle coordonnée par coordonnée.

24. Pour une application linéaire TT entre espaces vectoriels normés, quelle condition suffit à assurer sa continuité ?

Il existe C≥0C\geq0 tel que ∥T(v)∥′≤C∥v∥\|T(v)\|'\leq C\|v\| pour tout vv
L’image de chaque vecteur est de norme égale à la norme du vecteur initial
L’application est définie sur une boule unité, sans condition sur ses valeurs
L’application est continue en un point de son domaine, comme pour toute application générale

Il existe $$C\geq0$$ tel que $$\|T(v)\|'\leq C\|v\|$$ pour tout $$v$$

Explication

Pour une application linéaire, une majoration globale par une constante fois la norme entraîne la continuité et équivaut aux autres critères usuels. La continuité en un point est également suffisante dans ce cas, mais elle ne l’est pas pour une application générale sans linéarité.

25. Pour tester pratiquement la continuité d’une application linéaire T:X→X′T:X\to X', que faut-il rechercher ?

Une constante C∈R+C\in\mathbb{R}_+ vérifiant ∥T(v)∥′≤C∥v∥\|T(v)\|'\leq C\|v\| pour tout v∈Xv\in X
Une constante C∈R+C\in\mathbb{R}_+ vérifiant ∥T(v)∥′≥C∥v∥\|T(v)\|'\geq C\|v\| pour tout v∈Xv\in X
Une valeur v∈Xv\in X pour laquelle ∥T(v)∥′=C∥v∥\|T(v)\|'=C\|v\| avec un CC fixé
Une borne sur ∥T(v)∥′\|T(v)\|' valable pour les vecteurs vv d’une seule norme donnée

Une constante $$C\in\mathbb{R}_+$$ vérifiant $$\|T(v)\|'\leq C\|v\|$$ pour tout $$v\in X$$

Explication

La continuité linéaire est équivalente à l’existence d’une constante positive ou nulle majorant uniformément ∥T(v)∥′\|T(v)\|' par C∥v∥C\|v\|. Une minoration, une égalité en un seul vecteur ou une borne sur une seule sphère ne constitue pas le critère demandé.

26. Quelle combinaison de propriétés définit un homéomorphisme de XX sur YY ?

Être une application continue et surjective, sans exigence concernant sa réciproque
Être une application ouverte et bornée, sans condition de bijectivité
Être une bijection continue dont la réciproque est continue
Être une bijection, même lorsque l’application ou sa réciproque n’est pas continue

Être une bijection continue dont la réciproque est continue

Explication

Un homéomorphisme est une bijection qui préserve la structure topologique dans les deux sens grâce à la continuité de l’application et de sa réciproque. Une bijection continue peut échouer à être un homéomorphisme si son inverse n’est pas continu.

27. Pourquoi l’application t↦e2iπtt\mapsto e^{2i\pi t} de [0,1[[0,1[ vers le cercle unité n’est-elle pas un homéomorphisme ?

Parce qu’elle n’est pas continue au point t=0t=0 de l’intervalle considéré
Parce que sa réciproque n’est pas continue, malgré sa continuité et sa bijectivité
Parce que le cercle unité ne peut être muni d’une distance compatible avec cette application
Parce qu’elle n’est pas injective sur [0,1[[0,1[ en raison des valeurs proches de 00 et de 11

Parce que sa réciproque n’est pas continue, malgré sa continuité et sa bijectivité

Explication

Cette application est continue et bijective, mais son inverse ne se prolonge pas continûment au voisinage du point correspondant à l’extrémité identifiée. La proximité de 00 et de 11 dans le cercle ne suffit donc pas à faire de [0,1[[0,1[ un espace homéomorphe au cercle.

28. Laquelle des propriétés suivantes est équivalente à la continuité d’une application linéaire entre espaces vectoriels normés ?

La dérivabilité de l’application en tout point
La compacité de l’image de toute boule fermée
La convergence de l’image d’une seule suite bornée
La bornitude de l’application sur la sphère unité

La bornitude de l’application sur la sphère unité

Explication

Pour une application linéaire, la continuité équivaut notamment à la bornitude sur la sphère unité. La dérivabilité, la compacité des images de boules et le contrôle d’une seule suite ne caractérisent pas cette continuité.

29. Quelle condition caractérise la continuité d’une application linéaire T:X→YT:X\to Y entre espaces vectoriels normés ?

Il existe une suite bornée dont l’image par TT est bornée
Il existe C≥0C\ge 0 tel que ∥T(v)∥′≤C∥v∥\lVert T(v)\rVert'\le C\lVert v\rVert pour tout v∈Xv\in X
Il existe un rayon r>0r>0 tel que TT soit bornée sur B(0,r)B(0,r)
Il existe un point v0v_0 tel que ∥T(v0)∥′≤C∥v0∥\lVert T(v_0)\rVert'\le C\lVert v_0\rVert

Il existe $$C\ge 0$$ tel que $$\lVert T(v)\rVert'\le C\lVert v\rVert$$ pour tout $$v\in X$$

Explication

La continuité linéaire est équivalente à une majoration globale par une constante multipliant la norme de chaque vecteur. Un contrôle ponctuel ou sur une seule suite ne suffit pas, et la formulation locale doit être convertie en une borne valable pour tout l’espace.

30. Pour établir directement la continuité d’une application linéaire TT, quelle démarche est la plus efficace ?

Prouver ∥T(v)∥′≤C∥v∥\lVert T(v)\rVert'\le C\lVert v\rVert pour tout vv
Montrer que TT conserve les distances entre tous les vecteurs
Calculer l’image d’un seul vecteur de norme unitaire
Vérifier que T(v)T(v) est non nul pour tout vv non nul

Prouver $$\lVert T(v)\rVert'\le C\lVert v\rVert$$ pour tout $$v$$

Explication

Une inégalité globale de la forme indiquée fournit à la fois la continuité de TT et une majoration de sa norme opérateur. Les autres vérifications ne garantissent pas une telle estimation pour tous les vecteurs.

31. Si T∈LC(X,Y)T\in L_C(X,Y) et S∈LC(Y,Z)S\in L_C(Y,Z), quelle inégalité la composition vérifie-t-elle ?

∥S∘T∥ ⁣∥=∥S∥ ⁣∥+∥T∥ ⁣∥\lVert S\circ T\rVert\!\rVert=\lVert S\rVert\!\rVert+\lVert T\rVert\!\rVert
∥S∘T∥ ⁣∥≤∥S∥ ⁣∥ ∥T∥ ⁣∥\lVert S\circ T\rVert\!\rVert\le\lVert S\rVert\!\rVert\,\lVert T\rVert\!\rVert
∥S∘T∥ ⁣∥≥∥S∥ ⁣∥+∥T∥ ⁣∥\lVert S\circ T\rVert\!\rVert\ge\lVert S\rVert\!\rVert+\lVert T\rVert\!\rVert
∥S∘T∥ ⁣∥≤∥S∥ ⁣∥+∥T∥ ⁣∥\lVert S\circ T\rVert\!\rVert\le\lVert S\rVert\!\rVert+\lVert T\rVert\!\rVert

$$\lVert S\circ T\rVert\!\rVert\le\lVert S\rVert\!\rVert\,\lVert T\rVert\!\rVert$$

Explication

La norme de la composition est majorée par le produit des normes opérateur des deux applications. Une somme, une égalité ou une minoration ne découle pas de la propriété de composition.

32. Que peut-on affirmer lorsqu’un espace vectoriel normé XX est de dimension finie ?

Toute application linéaire de XX vers un espace normé est surjective
Toute application linéaire de XX vers un espace normé conserve les normes
Toute application linéaire de XX vers un espace normé est continue
Toute application linéaire de XX vers un espace normé est isométrique

Toute application linéaire de $$X$$ vers un espace normé est continue

Explication

En dimension finie, toute application linéaire définie sur XX est automatiquement continue, d’où L(X,Y)=LC(X,Y)L(X,Y)=L_C(X,Y). La continuité n’implique ni isométrie, ni surjectivité, ni conservation des normes.

33. Quelle condition définit une partie ouverte ω\omega d’un espace métrique EE ?

Pour tout x∈ωx\in\omega, toute boule fermée centrée en xx est incluse dans ω\omega
Pour tout x∈ωx\in\omega, il existe r>0r>0 tel que B(x,r)⊂ωB(x,r)\subset\omega
Il existe un point x∈ωx\in\omega et un rayon r>0r>0 tels que B(x,r)⊂ωB(x,r)\subset\omega
Pour tout x∈Ex\in E, il existe r>0r>0 tel que B(x,r)⊂ωB(x,r)\subset\omega

Pour tout $$x\in\omega$$, il existe $$r>0$$ tel que $$B(x,r)\subset\omega$$

Explication

Une partie est ouverte lorsque chaque point de cette partie possède une boule ouverte entièrement contenue dans la partie. La condition portant sur tous les points de EE est plus forte, tandis qu’un seul point ne suffit pas et qu’une boule fermée n’est pas requise.

34. Comment reconnaît-on qu’une partie FF d’un espace métrique EE est fermée ?

Son intérieur est égal à l’espace métrique EE
Elle contient une boule ouverte autour de chacun de ses points
Son complémentaire E∖FE\setminus F est ouvert
Elle est l’union d’un nombre fini de boules ouvertes

Son complémentaire $$E\setminus F$$ est ouvert

Explication

Par définition, une partie est fermée lorsque son complémentaire est ouvert. Les autres propriétés concernent l’ouverture ou des constructions particulières et ne caractérisent pas la fermeture.

35. Quelle propriété des réunions et intersections d’ouverts est correcte dans un espace métrique ?

Une réunion quelconque d’ouverts est fermée, tandis qu’une intersection finie d’ouverts est fermée
Une réunion finie d’ouverts est fermée, tandis qu’une intersection quelconque d’ouverts est ouverte
Une réunion quelconque d’ouverts est ouverte, tandis qu’une intersection finie d’ouverts est ouverte
Une intersection quelconque d’ouverts est ouverte, tandis qu’une réunion finie d’ouverts est ouverte

Une réunion quelconque d’ouverts est ouverte, tandis qu’une intersection finie d’ouverts est ouverte

Explication

Les ouverts sont stables par réunion quelconque et par intersection finie. Une intersection quelconque d’ouverts peut ne pas être ouverte, ce qui distingue cette propriété de la stabilité par réunions.

36. Quelle condition caractérise un voisinage d’un point aa dans un espace métrique ?

La partie est elle-même ouverte et contient aa
La partie contient un ouvert qui contient aa
La partie contient une boule fermée centrée en aa
La partie est fermée et son complémentaire contient aa

La partie contient un ouvert qui contient $$a$$

Explication

Un voisinage de aa est une partie qui contient au moins un ouvert contenant aa. Il n’est pas nécessaire que le voisinage soit lui-même ouvert, ni qu’il contienne une boule fermée ou qu’il soit fermé.

37. Comment caractérise-t-on l’intérieur d’une partie AA d’un espace topologique ?

C’est l’ensemble des points isolés de AA.
C’est le plus grand ouvert contenu dans AA.
C’est l’ensemble des points adhérents à AA.
C’est le plus petit fermé contenant AA.

C’est le plus grand ouvert contenu dans $$A$$.

Explication

L’intérieur de AA est défini comme le plus grand ouvert inclus dans cette partie. Le plus petit fermé contenant AA correspond à son adhérence, et non à son intérieur.

38. Quelle propriété caractérise l’adhérence d’une partie AA ?

C’est le plus grand ouvert inclus dans AA.
C’est l’ensemble des points qui appartiennent à AA.
C’est le plus petit fermé contenant AA.
C’est l’ensemble des points qui ne sont pas isolés.

C’est le plus petit fermé contenant $$A$$.

Explication

L’adhérence est le plus petit fermé qui contient AA. Le plus grand ouvert contenu dans AA décrit plutôt l’intérieur de la partie.

39. Dans un espace vectoriel normé, quelle affirmation concernant une boule de rayon strictement positif est correcte ?

Son intérieur est la boule ouverte correspondante et son adhérence est la boule fermée correspondante.
Son intérieur et son adhérence sont tous deux égaux à la sphère correspondante.
Son intérieur est la boule fermée correspondante et son adhérence est la boule ouverte.
Son intérieur est vide et son adhérence est la sphère correspondante.

Son intérieur est la boule ouverte correspondante et son adhérence est la boule fermée correspondante.

Explication

Une boule possède pour intérieur la boule ouverte correspondante et pour adhérence la boule fermée de même centre et de même rayon. La sphère, en revanche, a un intérieur vide dans cet espace.

40. Quelle condition équivaut à l’appartenance d’un point xx à l’adhérence de AA ?

Le point xx appartient nécessairement à AA.
Toute boule ouverte centrée en xx rencontre AA.
Il existe une boule ouverte centrée en xx disjointe de AA.
Toute suite de points extérieurs à AA converge vers xx.

Toute boule ouverte centrée en $$x$$ rencontre $$A$$.

Explication

Un point appartient à l’adhérence de AA si toute boule ouverte centrée en ce point rencontre AA, ce qui équivaut aussi à l’existence d’une suite de points de AA convergeant vers lui. L’appartenance à AA elle-même n’est pas requise.

41. Pour une application entre espaces métriques, quelle caractérisation de la continuité est correcte ?

L’image réciproque de tout ouvert est fermée, de façon équivalente à l’image réciproque de tout fermé qui est ouverte.
L’image directe de tout ouvert est ouverte, de façon équivalente à l’image directe de tout fermé qui est fermée.
L’image réciproque de tout ouvert est ouverte, de façon équivalente à l’image réciproque de tout fermé qui est fermée.
L’image directe de tout ouvert est fermée, de façon équivalente à l’image directe de tout fermé qui est ouverte.

L’image réciproque de tout ouvert est ouverte, de façon équivalente à l’image réciproque de tout fermé qui est fermée.

Explication

La continuité se caractérise par la conservation, par image réciproque, des ouverts ou, de manière équivalente, des fermés. Les propriétés portant sur les images directes ne constituent pas la caractérisation générale de la continuité.

42. Deux applications continues de XX vers YY coïncident sur une partie dense de XX ; que peut-on en déduire ?

Elles coïncident sur tout XX.
Elles coïncident sur la frontière de la partie dense.
Elles coïncident sur l’adhérence de leur image commune.
Elles peuvent différer sur les points extérieurs à cette partie.

Elles coïncident sur tout $$X$$.

Explication

La continuité et la densité de la partie où les applications coïncident imposent leur égalité sur tout XX. Une différence sur les points qui ne sont pas dans la partie dense est donc incompatible avec cette règle.

43. Pour une application f:A→Yf:A\to Y, comment la continuité se décrit-elle lorsque AA porte la topologie induite ?

Tout ouvert de AA est l’image réciproque d’un ouvert de YY, et tout fermé de AA celle d’un fermé.
Tout ouvert de YY a une image réciproque fermée dans AA, et tout fermé a une image réciproque ouverte.
L’image réciproque de tout ouvert de YY est ouverte dans AA, et l’image réciproque de tout fermé est fermée dans AA.
L’image directe de tout ouvert de AA est ouverte dans YY, et l’image directe de tout fermé est fermé dans YY.

L’image réciproque de tout ouvert de $$Y$$ est ouverte dans $$A$$, et l’image réciproque de tout fermé est fermée dans $$A$$.

Explication

Avec la topologie induite sur AA, la continuité de ff équivaut à la préservation par image réciproque des ouverts ou des fermés. La continuité n’exige pas que les images directes d’ouverts ou de fermés conservent ces propriétés.

44. Comment décrit-on les ouverts de la topologie induite sur une partie AA d’un espace métrique EE ?

Ils sont de la forme E∩ΦE\cap\Phi, où Φ\Phi est fermé dans EE.
Ils sont de la forme A∩ΩA\cap\Omega, où Ω\Omega est ouvert dans EE.
Ils sont les complémentaires dans AA des ouverts de EE.
Ils sont les parties de AA qui sont ouvertes dans tout espace métrique.

Ils sont de la forme $$A\cap\Omega$$, où $$\Omega$$ est ouvert dans $$E$$.

Explication

Un ouvert de la topologie induite sur AA s’écrit comme l’intersection de AA avec un ouvert de EE. Une intersection avec un fermé décrit plutôt les fermés induits, et non les ouverts.

45. Dans un produit fini d’espaces métriques, qu’est-ce qu’un ouvert élémentaire ?

Une boule ouverte dont les rayons peuvent varier entre les différentes coordonnées.
Un produit ω1×⋯×ωm\omega_1\times\cdots\times\omega_m où chaque ωj\omega_j est ouvert dans XjX_j.
Une réunion de facteurs fermés dont les centres appartiennent aux espaces XjX_j.
Un produit de parties quelconques dont l’intersection est ouverte dans le produit.

Un produit $$\omega_1\times\cdots\times\omega_m$$ où chaque $$\omega_j$$ est ouvert dans $$X_j$$.

Explication

Un ouvert élémentaire est un produit cartésien dont chaque facteur est un ouvert dans l’espace coordonné correspondant. Une boule produit peut fournir un exemple particulier, mais sa définition ne remplace pas celle d’un ouvert élémentaire général.

46. Comment s’obtiennent les ouverts d’un produit fini d’espaces métriques à partir des ouverts élémentaires ?

Ils sont exactement les réunions d’ouverts élémentaires.
Ils sont exactement les intersections finies d’ouverts élémentaires.
Ils sont les produits de fermés élémentaires.
Ils sont les complémentaires des produits d’ouverts élémentaires.

Ils sont exactement les réunions d’ouverts élémentaires.

Explication

La topologie produit finie est engendrée par les ouverts élémentaires : tout ouvert est une réunion de tels produits, et toute réunion de ces produits est ouverte. Les intersections finies peuvent encore être élémentaires, mais elles ne décrivent pas à elles seules tous les ouverts.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Espaces vectoriels normés et métriques.

Quelles conditions doit vérifier une norme sur un espace vectoriel ?

Séparation, homogénéité et inégalité triangulaire.

Que signifie la séparation pour une norme ?

∥x∥=0\|x\|=0 si et seulement si x=0x=0.

Quelle est la propriété d'homogénéité d'une norme ?

∥λx∥=∣λ∣∥x∥\|\lambda x\|=|\lambda|\|x\| pour tout scalaire λ\lambda.

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