QCM : État et institutions politiques (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conséquence politique immédiate a la victoire des partisans du « leave » en 2016 ?

Elle renforce la participation britannique aux institutions européennes et leurs règles communes.
Elle transfère aux gouvernements locaux la responsabilité des négociations commerciales européennes.
Elle met fin aux échanges avec l’Europe avant toute négociation sur les relations futures.
Elle ouvre les négociations du Brexit, présenté comme une reprise de l’autorité britannique face aux règles européennes.

Elle ouvre les négociations du Brexit, présenté comme une reprise de l’autorité britannique face aux règles européennes.

Explication

La victoire du « leave » ouvre le processus de négociation du Brexit, associé à la volonté de reprendre le contrôle de l’autorité britannique face aux règles européennes. Elle ne signifie pas que les échanges européens cessent avant les négociations.

2. Pourquoi le poids des échanges anglais avec l’Europe rend-il la sortie des règles européennes complexe ?

Parce que la moitié des échanges européens dépend des exportations britanniques, ce qui impose de quitter les marchés non européens.
Parce que 50 % du commerce anglais est destiné à l’Europe, ce qui pousse le Royaume-Uni à chercher des accords commerciaux hors d’Europe.
Parce que les échanges avec l’Europe sont devenus marginaux, ce qui rend inutile la négociation de nouveaux accords commerciaux.
Parce que les règles européennes interdisent au Royaume-Uni de conclure des accords commerciaux avec des États tiers.

Parce que 50 % du commerce anglais est destiné à l’Europe, ce qui pousse le Royaume-Uni à chercher des accords commerciaux hors d’Europe.

Explication

La part de 50 % du commerce anglais destinée à l’Europe rend difficile une sortie des règles européennes et incite l’État britannique à conclure des accords avec des États non européens. La dépendance aux échanges européens ne signifie pas que les accords avec des pays tiers sont interdits.

3. Quelle évolution associe la recomposition britannique décrite après le Brexit ?

Un contrôle accru des juges, une décentralisation en Angleterre et un recul des intérêts économiques dans les décisions.
Un contrôle amoindri des juges sur le gouvernement, une recentralisation en Angleterre et une montée des captures d’intérêts économiques et financiers.
Un contrôle amoindri des juges, un transfert de compétences vers les régions et une diminution de l’influence financière.
Un contrôle accru des juges sur le gouvernement, une recentralisation en Angleterre et une séparation plus nette des intérêts économiques.

Un contrôle amoindri des juges sur le gouvernement, une recentralisation en Angleterre et une montée des captures d’intérêts économiques et financiers.

Explication

La recomposition décrite combine la marginalisation du contrôle des juges, la recentralisation administrative en Angleterre et la montée des captures d’intérêts économiques et financiers. Elle ne correspond pas à un transfert de compétences vers les régions.

4. Quelle distinction Weber établit-il entre les dominations légale, traditionnelle et charismatique ?

La domination légale repose sur le prestige d’un chef, la traditionnelle sur une règle codifiée et la charismatique sur les coutumes héritées.
La domination légale repose sur une règle codifiée, la traditionnelle sur la tradition et la charismatique sur l’impression produite par un chef ou un prophète.
La domination légale repose sur une règle codifiée, la traditionnelle sur le charisme d’un chef et la charismatique sur la continuité des institutions.
La domination légale repose sur les coutumes, la traditionnelle sur l’impression d’un prophète et la charismatique sur des règles bureaucratiques.

La domination légale repose sur une règle codifiée, la traditionnelle sur la tradition et la charismatique sur l’impression produite par un chef ou un prophète.

Explication

Weber distingue la domination légale, fondée sur l’obéissance à une règle codifiée, de la domination traditionnelle et de la domination charismatique, liées respectivement à la tradition et à l’impression produite par une figure. La domination traditionnelle ne se fonde pas sur une règle bureaucratique codifiée.

5. Quel type de domination fonde l’État légitime dans la conception de Max Weber ?

La domination économique, fondée sur le contrôle des ressources productives.
La domination légale, fondée sur l’obéissance à des règles codifiées.
La domination traditionnelle, fondée sur la continuité des coutumes héritées.
La domination charismatique, fondée sur l’ascendant personnel d’un dirigeant.

La domination légale, fondée sur l’obéissance à des règles codifiées.

Explication

Pour Weber, l’État légitime repose sur la domination légale, c’est-à-dire sur l’obéissance à des règles codifiées. La domination traditionnelle et la domination charismatique reposent plutôt sur la tradition ou sur l’ascendant d’une personne.

6. Comment Weber définit-il l’État ?

Comme l’institution qui façonne les façons de penser par l’école et les métiers.
Comme l’organisation qui contrôle les échanges et répartit les ressources économiques.
Comme le groupe humain uni par une appartenance morale et culturelle partagée.
Comme l’institution qui détient le monopole de la contrainte physique légitime.

Comme l’institution qui détient le monopole de la contrainte physique légitime.

Explication

Weber définit l’État par le monopole de la contrainte physique légitime. Le façonnement des façons de penser par l’éducation caractérise ici l’approche de Bourdieu, et non cette définition wébérienne.

7. Dans l’approche de Bourdieu, comment l’État contribue-t-il à organiser la vie sociale ?

Il organise la société en s’appuyant sur la tradition et l’autorité personnelle d’un chef.
Il représente l’appartenance culturelle commune d’un ensemble humain déterminé.
Il façonne les façons de penser, notamment par l’école, l’éducation et les métiers.
Il détient le monopole de la contrainte physique légitime par l’intermédiaire de ses agents.

Il façonne les façons de penser, notamment par l’école, l’éducation et les métiers.

Explication

Pour Bourdieu, l’État est une institution centrale qui organise la vie sociale et façonne les façons de penser, notamment par l’école, l’éducation et les métiers. Le monopole de la contrainte physique légitime renvoie à la définition de Weber.

8. Comment les résistances de pouvoirs traditionnels comme l’Église ou les pouvoirs locaux influent-elles sur la force de l’État ?

Plus ces résistances sont fortes, plus l’État devient faible et renonce à ses compétences.
Leur intensité ne modifie pas la force de l’État, qui dépend uniquement du marché.
Plus ces résistances sont fortes, plus l’État doit être fort pour les affronter.
Des résistances plus faibles obligent l’État à accroître sa puissance administrative.

Plus ces résistances sont fortes, plus l’État doit être fort pour les affronter.

Explication

La force de l’État dépend notamment des résistances des pouvoirs traditionnels : des résistances plus fortes appellent un État plus fort. L’intensité du marché n’est pas présentée comme le seul facteur déterminant.

9. Quelle comparaison illustre la distinction entre État fort et État faible ?

La France illustre un État faible où le marché est déjà développé, tandis que les États-Unis illustrent un État fort confronté à de fortes résistances.
La France et les États-Unis illustrent deux États forts, mais le premier est décentralisé et le second centralisé.
La France et les États-Unis illustrent deux États faibles, caractérisés par des résistances traditionnelles également fortes.
La France illustre un État fort et centralisé confronté à de fortes résistances, tandis que les États-Unis illustrent un État faible où les résistances sont faibles et le marché déjà développé.

La France illustre un État fort et centralisé confronté à de fortes résistances, tandis que les États-Unis illustrent un État faible où les résistances sont faibles et le marché déjà développé.

Explication

La France est associée à un État fort et centralisé, confronté à de fortes résistances, alors que les États-Unis illustrent un État faible avec de faibles résistances et un marché développé. L’idée que la France représente l’État faible inverse cette comparaison.

10. Quelle différence distingue l’État de la nation ?

L’État est une communauté de langue et de mémoire, tandis que la nation est une administration exerçant un pouvoir territorial.
L’État est une institution juridique et territoriale dotée d’un pouvoir d’injonction, tandis que la nation repose sur une appartenance morale et culturelle partagée.
L’État et la nation désignent deux formes juridiques équivalentes de gouvernement d’un même territoire.
L’État est une appartenance morale et culturelle partagée, tandis que la nation est une institution juridique et territoriale dotée d’un pouvoir d’injonction.

L’État est une institution juridique et territoriale dotée d’un pouvoir d’injonction, tandis que la nation repose sur une appartenance morale et culturelle partagée.

Explication

L’État désigne une institution juridique et territoriale disposant d’un pouvoir d’injonction, tandis que la nation désigne une appartenance morale et culturelle partagée. Les définir en sens inverse confond l’organisation institutionnelle et le lien d’appartenance.

11. En quoi l’État-providence élargit-il les fonctions de l’État ?

Il garantit les besoins minimaux et la sécurité de vie de l’ensemble de la population, au-delà des fonctions régaliennes.
Il protège les agents publics en leur assurant des revenus et des emplois stables.
Il organise la croissance économique en remplaçant les entreprises privées dans la production des biens.
Il confie aux collectivités locales la gestion des fonctions régaliennes et des services économiques.

Il garantit les besoins minimaux et la sécurité de vie de l’ensemble de la population, au-delà des fonctions régaliennes.

Explication

L’État-providence étend le rôle de l’État à la garantie des besoins minimaux et de la sécurité de vie pour toute la population. La protection des seuls agents publics est trop restreinte et ne décrit pas cette extension générale.

12. Quel événement caractérise la création de la Sécurité sociale en 1945 ?

La mise en place d’une couverture de la maladie, des accidents, du chômage et de la vieillesse.
La création d’un régime couvrant les accidents et la vieillesse, sans prendre en charge le chômage.
La création d’un système de soins financé par les entreprises, sans couverture des risques sociaux.
La mise en place d’une aide réservée aux personnes sans emploi et aux personnes âgées.

La mise en place d’une couverture de la maladie, des accidents, du chômage et de la vieillesse.

Explication

Créée en 1945, la Sécurité sociale couvre la maladie, les accidents, le chômage et la vieillesse. Une couverture limitée aux accidents et à la vieillesse omet deux risques pris en charge.

13. Depuis les années 1980, quelles dimensions sont concernées par la triple crise de l’État-providence ?

Sa solvabilité, son efficacité face aux inégalités sociales et sa légitimité morale.
Son financement, la sécurité des agents publics et la légitimité politique des collectivités.
Sa solvabilité, la qualité de ses services publics et son influence sur les institutions européennes.
Son autonomie administrative, son efficacité économique et sa capacité à réguler les entreprises.

Sa solvabilité, son efficacité face aux inégalités sociales et sa légitimité morale.

Explication

La triple crise concerne la solvabilité de l’État-providence, son efficacité contre les inégalités sociales et sa légitimité morale. La qualité des services publics ne remplace pas l’enjeu de légitimité morale dans cette caractérisation.

14. Quelle description correspond aux effectifs et à la répartition de la fonction publique ?

Elle compte 4 millions d’agents, dont 5,6 millions de fonctionnaires et 1 million de contractuels, répartis entre les versants hospitalier, central et territorial.
Elle compte 5,6 millions d’agents, répartis entre les versants hospitalier et territorial, sans versant central.
Elle compte 5,6 millions d’agents, dont 4 millions de fonctionnaires et 1 million de contractuels, répartis entre les versants hospitalier, central et territorial.
Elle compte 5,6 millions d’agents, dont 1 million de fonctionnaires et 4 millions de contractuels, répartis entre les versants hospitalier, central et territorial.

Elle compte 5,6 millions d’agents, dont 4 millions de fonctionnaires et 1 million de contractuels, répartis entre les versants hospitalier, central et territorial.

Explication

La fonction publique rassemble 5,6 millions d’agents, dont 4 millions de fonctionnaires et 1 million de contractuels, dans trois versants. L’option qui inverse les nombres de fonctionnaires et de contractuels déforme la composition des effectifs.

15. Quelle situation correspond à l’action d’un lobby ?

Un groupe extérieur à l’État cherche à influencer ses décisions, comme une association ou un syndicat.
Un service de l’État rédige des règles pour mettre en œuvre les décisions du gouvernement.
Une entreprise fournit une prestation publique après avoir remporté un contrat administratif.
Un groupe d’élus se réunit pour coordonner les travaux parlementaires et voter des lois.

Un groupe extérieur à l’État cherche à influencer ses décisions, comme une association ou un syndicat.

Explication

Un lobby est un groupe qui cherche à influencer l’État sans en faire directement partie, par exemple une ONG, une association, une fédération ou un syndicat. Un service de l’État participe à l’action publique de l’intérieur plutôt que d’agir comme groupe extérieur d’influence.

16. Quelle distinction décrit correctement le pantouflage et le rétro-pantouflage ?

Le pantouflage fait passer des acteurs économiques vers la politique, tandis que le rétro-pantouflage fait passer des élus vers le lobbying.
Le pantouflage fait passer des élus ou leurs collaborateurs vers le lobbying, tandis que le rétro-pantouflage fait passer des acteurs économiques vers la politique.
Le pantouflage fait passer des agents publics vers des entreprises, tandis que le rétro-pantouflage les fait revenir dans l’administration.
Le pantouflage fait passer des élus vers des entreprises, tandis que le rétro-pantouflage fait passer des lobbyistes vers des associations.

Le pantouflage fait passer des élus ou leurs collaborateurs vers le lobbying, tandis que le rétro-pantouflage fait passer des acteurs économiques vers la politique.

Explication

Le pantouflage désigne le passage d’élus ou de leurs collaborateurs vers les métiers du lobbying, alors que le rétro-pantouflage correspond au passage d’acteurs économiques vers la politique. L’option qui inverse ces deux directions reprend précisément la confusion entre les notions.

17. Quel changement institutionnel marque la période allant de 1968 à 1992 dans le domaine environnemental ?

Les institutions acquièrent une forte légitimité, tandis que les Grenelles de l’environnement créent un ministère en 1971.
Les institutions se structurent fortement, et un ministère de l’Écologie doté de pouvoirs étendus est créé en 1971.
La question reste dispersée entre les institutions, et le ministère de la Protection de la nature et de l’environnement est créé en 1992.
La question reste dispersée entre les institutions, et le ministère de la Protection de la nature et de l’environnement est créé en 1971.

La question reste dispersée entre les institutions, et le ministère de la Protection de la nature et de l’environnement est créé en 1971.

Explication

Entre 1968 et 1992, la question environnementale est dispersée entre les institutions, malgré la création du ministère de la Protection de la nature et de l’environnement en 1971. La structuration accrue relève de la période suivante, et non de cette première phase.

18. Quelle caractéristique décrit les institutions environnementales entre 1992 et 2007 ?

Elles gagnent en structuration et en légitimité, mais leurs pouvoirs et leurs marges de manœuvre restent faibles.
Elles gagnent en structuration et en légitimité, et disposent de pouvoirs et de marges de manœuvre étendus.
Elles restent dispersées et peu légitimes, tout en obtenant de larges marges de manœuvre administratives.
Elles perdent en structuration et en légitimité, tandis que leurs pouvoirs demeurent faibles.

Elles gagnent en structuration et en légitimité, mais leurs pouvoirs et leurs marges de manœuvre restent faibles.

Explication

De 1992 à 2007, les institutions environnementales se structurent et gagnent en légitimité, mais leurs pouvoirs et leurs marges de manœuvre restent faibles. L’idée qu’elles disposent déjà de pouvoirs étendus contredit cette limite persistante.

19. Quelle conséquence les Grenelles de l’environnement ont-ils en 2007 ?

Ils conduisent à la création du ministère de la Protection de la nature et de l’environnement.
Ils mettent fin à la structuration des institutions environnementales.
Ils renforcent la structuration des institutions sans créer de ministère plus puissant.
Ils conduisent à la création d’un ministère de l’Écologie plus puissant.

Ils conduisent à la création d’un ministère de l’Écologie plus puissant.

Explication

En 2007, les Grenelles de l’environnement conduisent à la création d’un ministère de l’Écologie plus puissant. Le ministère de la Protection de la nature et de l’environnement avait été créé en 1971, dans une phase antérieure.

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Quel événement ouvre le processus de négociation du Brexit en 2016 ?

La victoire des partisans du « leave ».

Quelle autorité la campagne du « leave » veut-elle reprendre face aux règles européennes ?

L’autorité britannique.

Quelle part du commerce anglais est destinée à l’Europe ?

50 %.

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