QCM : Théories des médias et de la communication (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique permet, chez Karl Popper, de soumettre une hypothèse scientifique à une épreuve vérifiable ?

Elle demeure inaccessible à toute procédure expérimentale reproductible.
Elle est confirmée par l’adhésion durable d’une communauté scientifique.
Elle exprime une vérité neutre, indépendante de son époque.
Elle est réfutable et testée selon un protocole reproductible.

Elle est réfutable et testée selon un protocole reproductible.

Explication

Une hypothèse scientifique doit pouvoir être réfutée et mise à l’épreuve par un protocole reproductible. Une affirmation dont le protocole est inaccessible ne peut pas subir ce type de test.

2. Une communauté scientifique adopte un cadre qui oriente ses théories, ses applications et ses expériences pendant une période donnée. Comment Kuhn nomme-t-il ce cadre ?

Un dispositif, ensemble de contraintes encadrant les conduites sociales.
Un paradigme, modèle reconnu et situé dans un contexte historique.
Une théorie dépassée, nécessairement dépourvue de valeur scientifique.
Une réfutation, procédure qui invalide une hypothèse par l’expérience.

Un paradigme, modèle reconnu et situé dans un contexte historique.

Explication

Pour Kuhn, un paradigme est un modèle reconnu par une communauté scientifique à une époque donnée, qui oriente notamment les théories et les dispositifs expérimentaux. Une réfutation désigne plutôt la mise à l’épreuve critique d’une hypothèse.

3. Dans une analyse inspirée de Foucault, une théorie sert les intérêts de certains groupes et intervient dans des rapports de pouvoir. Quelle conception de la théorie cela illustre-t-il ?

Un modèle neutre dont les effets sont indépendants des groupes sociaux.
Une stratégie d’intervention liée à des intérêts sociaux et au pouvoir.
Un ensemble de réactions individuelles qui encadre les conduites.
Un cadre scientifique reconnu par une communauté à une époque donnée.

Une stratégie d’intervention liée à des intérêts sociaux et au pouvoir.

Explication

Pour Foucault, une théorie est une stratégie d’intervention liée aux intérêts de groupes sociaux et aux rapports de pouvoir. La concevoir comme neutre et détachée de ces rapports constitue précisément une interprétation erronée.

4. Un utilisateur résiste à une contrainte imposée par un réseau social, mais le logiciel récupère ensuite cette résistance et la transforme en nouvelle contrainte. Que montre cet exemple ?

La résistance peut être réutilisée et intégrée au dispositif.
La théorie du réseau social est indépendante des rapports de pouvoir.
La résistance transforme durablement le dispositif et met fin à ses contraintes.
Le dispositif repose sur des règles qui excluent toute réaction des utilisateurs.

La résistance peut être réutilisée et intégrée au dispositif.

Explication

L’exemple montre que le dispositif peut récupérer une résistance et en faire une nouvelle contrainte. La résistance ne transforme donc pas nécessairement durablement le dispositif.

5. Une campagne médiatique amène certains récepteurs à modifier leur manière de penser ou leur comportement. Quelle idée des effets des médias cette situation illustre-t-elle ?

Les récepteurs choisissent d’abord les contenus qui confirment leurs préférences.
La communication peut produire des changements chez les récepteurs.
La communication sert principalement à renforcer des opinions déjà établies.
Les comportements résultent d’une association répétée entre stimulus et récompense.

La communication peut produire des changements chez les récepteurs.

Explication

La théorie des effets puissants soutient que la communication peut modifier les comportements ou les manières de penser des récepteurs. Le renforcement des opinions préexistantes correspond plutôt à l’approche des effets limités.

6. Un dispositif associe de façon répétée un signal à une récompense jusqu’à ce que les personnes adoptent le comportement souhaité. Quel mécanisme décrit cette situation ?

L’exposition sélective par choix préalable de contenus conformes aux préférences.
La distinction entre une masse dispersée et une foule réunie dans l’espace public.
La persuasion fondée sur la résistance des utilisateurs à un dispositif.
Le conditionnement behavioriste par association répétée d’un stimulus et d’une conséquence.

Le conditionnement behavioriste par association répétée d’un stimulus et d’une conséquence.

Explication

Le modèle behavioriste décrit un conditionnement produit par l’association répétée d’un stimulus à une récompense ou à une punition afin de susciter un comportement attendu. L’exposition sélective concerne plutôt le choix préalable des contenus consultés.

7. Quelle comparaison distingue correctement la masse de la foule dans l’analyse des effets des médias ?

La masse et la foule désignent des groupes réunis dans l’espace public, mais la masse possède une psychologie collective.
La masse partage une psychologie collective dans l’espace public, tandis que la foule rassemble des individus dispersés dans l’espace privé.
La masse et la foule désignent des individus dispersés dans l’espace privé, mais la foule est plus difficile à influencer.
La masse réunit des individus dispersés dans l’espace privé, tandis que la foule partage une psychologie collective dans l’espace public.

La masse réunit des individus dispersés dans l’espace privé, tandis que la foule partage une psychologie collective dans l’espace public.

Explication

La masse correspond à des individus dispersés dans l’espace privé, tandis que la foule est un groupe présent dans l’espace public et doté d’une psychologie collective. La confusion entre ces catégories inverse précisément leurs caractéristiques.

8. Quelle analyse Adorno et Horkheimer proposent-ils du rôle des industries culturelles ?

Elles favorisent la résistance des publics aux valeurs de la classe dominante.
Elles réduisent l’influence des médias sur les choix électoraux individuels.
Elles diffusent des valeurs homogènes associées à la classe dominante bourgeoise.
Elles transmettent des opinions principalement par les leaders communautaires.

Elles diffusent des valeurs homogènes associées à la classe dominante bourgeoise.

Explication

Adorno et Horkheimer considèrent que les industries culturelles diffusent les valeurs homogènes de la classe dominante bourgeoise. L’idée de résistance des publics correspond plutôt à l’approche des effets limités, et non à la critique de Francfort.

9. Quelle conclusion Paul Lazarsfeld tire-t-il de son étude des campagnes électorales américaines de 1940 et 1944, publiée dans « People’s Choice » ?

Les leaders d’opinion remplacent les médias dans les campagnes électorales.
Les médias de masse déterminent largement les choix des électeurs.
Les médias de masse influencent peu les choix des électeurs.
Les campagnes électorales transforment durablement les opinions des électeurs.

Les médias de masse influencent peu les choix des électeurs.

Explication

Dans « People’s Choice » (1948), Lazarsfeld conclut que les médias de masse influencent peu les choix électoraux étudiés. Cette conclusion ne signifie pas que les médias déterminent largement le vote, mais souligne au contraire la limite de leur influence.

10. Une personne évite les messages qui contredisent ses convictions et sélectionne des contenus qui leur correspondent : quel mécanisme illustre ce comportement ?

L’effet boomerang, qui conduit un message à renforcer son effet opposé.
La conversion, qui transforme une opinion à la suite d’un message médiatique.
La sensibilisation, qui fait apparaître une opinion entièrement nouvelle.
L’exposition sélective, qui privilégie les contenus compatibles avec les opinions existantes.

L’exposition sélective, qui privilégie les contenus compatibles avec les opinions existantes.

Explication

L’exposition sélective désigne le choix de contenus compatibles avec ses opinions et l’évitement des messages contradictoires. La conversion désigne plutôt un changement d’opinion, alors que la situation décrit ici la sélection des messages.

11. Dans le modèle du Two Step Flow, comment les messages médiatiques parviennent-ils au public ?

Ils sont transformés par les groupes avant d’atteindre les médias.
Ils provoquent d’abord une conversion chez chaque membre du public.
Ils passent indirectement par des leaders d’opinion qui les relaient.
Ils sont adressés directement au public sans intermédiaire social.

Ils passent indirectement par des leaders d’opinion qui les relaient.

Explication

Le Two Step Flow décrit une circulation indirecte des messages médiatiques, relayés au public par des leaders d’opinion. Une communication directement adressée au public correspond à l’idée opposée à ce mécanisme.

12. Quelle proposition fait partie des effets limités distingués par Klapper ?

L’influence du groupe et de l’estime de soi dans les effets médiatiques.
La conversion durable comme conséquence ordinaire des messages médiatiques.
L’absence d’effet du face-à-face sur les attitudes individuelles.
La création systématique d’opinions entièrement nouvelles par les médias.

L’influence du groupe et de l’estime de soi dans les effets médiatiques.

Explication

Klapper inclut l’influence du groupe et de l’estime de soi parmi les sept effets limités qu’il distingue. La création ex nihilo d’opinions n’en fait pas partie, puisque la sensibilisation peut se produire sans créer une opinion entièrement nouvelle.

13. Une recherche examine comment les médias façonnent progressivement l’environnement collectif des opinions : quelle approche correspond à cette démarche ?

Le Two Step Flow, qui porte sur le relais des messages par des leaders d’opinion.
L’exposition sélective, qui porte sur le choix individuel de contenus compatibles.
L’étude du renforcement, qui porte sur l’appui apporté à des opinions déjà constituées.
Le paradigme des effets complexes, qui privilégie l’étude du climat d’opinion à long terme.

Le paradigme des effets complexes, qui privilégie l’étude du climat d’opinion à long terme.

Explication

Le paradigme des effets complexes étudie la contribution des médias à la création d’un climat d’opinion et privilégie une perspective à long terme. Le renforcement concerne plutôt l’appui apporté à des opinions déjà constituées.

14. Une personne choisit des émissions pour en tirer des bénéfices personnels symboliques : quelle conception du récepteur cette situation illustre-t-elle ?

Un récepteur converti dont l’opinion change nécessairement après chaque émission.
Un récepteur actif qui recherche des gratifications et des bénéfices dans les médias.
Un récepteur passif qui subit les messages sans leur attribuer d’usage personnel.
Un récepteur sélectif qui évite tout contenu lié à ses opinions préexistantes.

Un récepteur actif qui recherche des gratifications et des bénéfices dans les médias.

Explication

La recherche de gratifications et de bénéfices personnels conduit à considérer le récepteur comme actif dans son rapport aux médias. La conception d’un récepteur réduit à subir les messages est donc incompatible avec cette situation.

15. Quel objet d’étude caractérise la réception en communication médiatique ?

La manière dont les leaders d’opinion transmettent les messages au public.
La manière dont le récepteur reçoit, comprend, interprète et utilise les messages.
La manière dont les médias créent à long terme un climat collectif d’opinion.
La manière dont les médias produisent les messages et choisissent leurs sujets.

La manière dont le récepteur reçoit, comprend, interprète et utilise les messages.

Explication

La réception porte sur la façon dont le récepteur reçoit, comprend, interprète et utilise les messages médiatiques. La production des messages relève d’un autre objet d’étude, celui de leur élaboration par les médias.

16. Dans une démocratie de masse, quelle fonction des médias aide les citoyens à voter en connaissance de cause ?

Diffuser des informations à grande échelle pour éclairer les choix électoraux.
Remplacer la délibération politique par des échanges privés entre citoyens.
Déterminer les décisions publiques à la place des électeurs.
Garantir à chaque citoyen un accès égal aux tribunes médiatiques.

Diffuser des informations à grande échelle pour éclairer les choix électoraux.

Explication

En diffusant largement l’information, les médias aident les citoyens à se forger un choix électoral informé. Les échanges privés ne produisent pas cette circulation de l’information à grande échelle.

17. Quelle conception de la démocratie Paul Ricoeur met-il en avant face aux contradictions qui traversent une société ?

Confier l’analyse des contradictions aux seuls représentants élus avant tout débat public.
Écarter les divisions du débat afin de préserver une unité politique commune.
Reconnaître les divisions et organiser la participation égale à leur expression, leur analyse et leur délibération.
Résoudre les désaccords en privilégiant l’expression des groupes les plus influents.

Reconnaître les divisions et organiser la participation égale à leur expression, leur analyse et leur délibération.

Explication

Pour Ricoeur, la démocratie reconnaît les divisions et permet aux citoyens de participer à égalité à l’examen de leurs contradictions. Les exclure du débat revient à nier ces divisions plutôt qu’à les délibérer.

18. Pourquoi la sphère publique médiatique est-elle qualifiée d’arène conflictuelle et asymétrique ?

Parce que les citoyens y disposent de ressources inégales pour accéder aux médias et y faire entendre leurs positions.
Parce que les médias empêchent la confrontation entre des positions politiques différentes.
Parce que les citoyens y prennent part avec une influence équivalente sur la visibilité médiatique.
Parce que les institutions publiques contrôlent toutes les prises de parole des citoyens.

Parce que les citoyens y disposent de ressources inégales pour accéder aux médias et y faire entendre leurs positions.

Explication

La sphère médiatique est asymétrique, car les citoyens n’ont pas tous les mêmes ressources pour y accéder, et conflictuelle parce que des positions s’y affrontent. Une influence équivalente ne rendrait pas compte de cette inégalité d’accès.

19. Dans la distinction proposée par Hannah Arendt, à quels domaines renvoient respectivement l’oikos et la polis ?

L’oikos et la polis désignent deux formes de participation politique au sein de l’espace public.
L’oikos renvoie à l’activité économique publique, tandis que la polis désigne l’administration domestique.
L’oikos désigne le débat politique public, tandis que la polis renvoie à la vie privée et familiale.
L’oikos renvoie à la sphère privée et familiale, tandis que la polis désigne le domaine public du débat politique.

L’oikos renvoie à la sphère privée et familiale, tandis que la polis désigne le domaine public du débat politique.

Explication

Arendt associe l’oikos au domaine privé de la famille et la polis à l’espace public où se déroule le débat politique. Inverser ces deux notions confond précisément les sphères qu’elle distingue.

20. Quel rôle la confrontation publique des opinions joue-t-elle dans la conception de Habermas ?

Elle contribue à former une opinion publique éclairée, notamment par les échanges dans la presse, les salons et les cafés littéraires.
Elle permet aux institutions d’imposer une opinion commune en limitant les débats publics.
Elle remplace les échanges entre citoyens par des décisions prises dans la sphère privée.
Elle réserve la formation de l’opinion publique aux discussions tenues dans les assemblées politiques.

Elle contribue à former une opinion publique éclairée, notamment par les échanges dans la presse, les salons et les cafés littéraires.

Explication

Pour Habermas, la confrontation publique des opinions dans des lieux comme la presse, les salons et les cafés contribue à éclairer l’opinion publique. La formation de cette opinion ne se limite pas aux assemblées politiques.

21. Dans un espace public idéal au sens de Habermas, quelle condition caractérise les échanges entre participants ?

Les échanges sont inclusifs et égaux, s’appuient sur la raison et la sincérité, et se déroulent dans un cadre commun.
Les participants défendent leurs intérêts sans exigence de sincérité ni de règles de discussion partagées.
Les échanges sont réservés aux experts, qui s’appuient sur leur autorité dans un cadre institutionnel fermé.
Les échanges visent le consensus en évitant la confrontation raisonnée des arguments.

Les échanges sont inclusifs et égaux, s’appuient sur la raison et la sincérité, et se déroulent dans un cadre commun.

Explication

L’idéal habermassien associe inclusivité, égalité, usage de la raison, sincérité et cadre commun de discussion. Réserver les échanges aux experts contredit notamment l’exigence d’inclusivité.

22. Comment Nancy Fraser distingue-t-elle les publics forts des publics faibles ?

Les publics forts produisent des contre-pouvoirs civils, tandis que les publics faibles prennent directement les décisions de l’État.
Les publics forts relèvent de la société civile, tandis que les publics faibles sont légitimés par les institutions étatiques.
Les publics forts et faibles disposent d’une influence institutionnelle identique, mais défendent des revendications différentes.
Les publics forts participent aux décisions de l’État, tandis que les publics faibles, issus de la société civile, peuvent produire des contre-pouvoirs.

Les publics forts participent aux décisions de l’État, tandis que les publics faibles, issus de la société civile, peuvent produire des contre-pouvoirs.

Explication

Les publics forts sont impliqués dans les décisions de l’État, alors que les publics faibles viennent de la société civile et peuvent former des contre-pouvoirs. Attribuer le pouvoir décisionnel direct aux publics faibles inverse cette distinction.

23. Comment des revendications issues de publics faibles peuvent-elles contribuer à leur légitimation dans les institutions ?

Leur transmission par les publics forts leur permet d’être formulées pour la première fois par les publics faibles.
Leur maintien dans la société civile les transforme en décisions institutionnelles sans intervention des publics forts.
Leur circulation coordonnée peut les porter jusqu’aux publics forts, dont la reprise contribue à les légitimer.
Leur adoption immédiate par l’État leur donne une légitimité sans relais entre les publics.

Leur circulation coordonnée peut les porter jusqu’aux publics forts, dont la reprise contribue à les légitimer.

Explication

Une action coordonnée des publics faibles peut faire circuler leurs revendications vers les publics forts, qui peuvent les reprendre et contribuer ainsi à leur légitimation. La circulation ne signifie pas que les publics faibles prennent eux-mêmes les décisions institutionnelles.

24. Quelle revendication caractérise principalement la première vague féministe associée aux suffragettes ?

La dénonciation des violences sexuelles par des témoignages diffusés en ligne
La reconnaissance du droit à l’IVG et de la liberté sexuelle
La reconnaissance de l’égalité salariale par la négociation avec les employeurs
L’obtention du droit de vote, défendue notamment par des manifestations et la désobéissance civile

L’obtention du droit de vote, défendue notamment par des manifestations et la désobéissance civile

Explication

La première vague, associée aux suffragettes, revendique le droit de vote et recourt notamment à des actions dans l’espace public. Les revendications portant sur l’IVG et la liberté sexuelle caractérisent plutôt la deuxième vague.

25. Une mobilisation féministe des années 1970 revendique le droit à l’IVG et le droit de disposer de son corps. À quelle vague correspond-elle ?

À la deuxième vague, axée sur les droits sexuels et corporels
À la troisième vague, associée à la diffusion de témoignages sur les réseaux sociaux
À la première vague, centrée sur l’accès au suffrage
À une vague dont la revendication centrale est l’accès aux fonctions électives

À la deuxième vague, axée sur les droits sexuels et corporels

Explication

La deuxième vague, située dans les années 1970, met notamment en avant le droit à l’IVG, la libération sexuelle et le droit de disposer de son corps. La première vague est plutôt associée à la revendication du droit de vote.

26. Quelle caractéristique associe la troisième vague féministe à #MeToo à partir de 2017 ?

La défense de la libération sexuelle par des campagnes de désobéissance civile
La reconnaissance des violences sexuelles et la diffusion rapide de témoignages sur les réseaux sociaux
La revendication du droit de vote grâce à des manifestations dans l’espace public
La mise en débat de l’IVG par des procès relayés par les médias

La reconnaissance des violences sexuelles et la diffusion rapide de témoignages sur les réseaux sociaux

Explication

La troisième vague associée à #MeToo met en avant la reconnaissance des violences sexuelles et utilise les réseaux sociaux pour diffuser rapidement les témoignages. La revendication du droit de vote renvoie plutôt à la première vague.

27. Quelle affirmation décrit correctement l’origine et la popularisation de l’expression « Me Too » ?

Alyssa Milano l’a créée en 2006, puis Tarana Burke l’a popularisée en octobre 2017
Tarana Burke l’a créée en 2017, puis Alyssa Milano l’a popularisée en 2006
Tarana Burke l’a créée en 2006, puis Alyssa Milano l’a popularisée en octobre 2017
Alyssa Milano et Tarana Burke l’ont créée ensemble en 2017

Tarana Burke l’a créée en 2006, puis Alyssa Milano l’a popularisée en octobre 2017

Explication

Tarana Burke a créé l’expression « Me Too » en 2006, et Alyssa Milano l’a popularisée en octobre 2017. L’affirmation qui inverse leurs rôles et les dates confond création et popularisation.

28. Comment les réseaux sociaux influencent-ils l’organisation des collectifs féministes en ligne ?

Ils remplacent la diversité des revendications par des campagnes communes portées par un seul collectif
Ils concentrent les revendications dans un mouvement unifié et empêchent les collectifs spécialisés de coexister
Ils fragmentent les revendications tout en permettant à des collectifs spécialisés ou généralistes de coexister en ligne
Ils séparent les collectifs spécialisés des espaces généralistes et réduisent les causes défendues

Ils fragmentent les revendications tout en permettant à des collectifs spécialisés ou généralistes de coexister en ligne

Explication

Les réseaux sociaux favorisent à la fois la fragmentation des revendications et la coexistence de collectifs spécialisés ou généralistes. L’idée d’un mouvement unifié qui empêcherait les collectifs spécialisés de coexister néglige cette diversité en ligne.

29. Une militante diffuse une revendication en ligne, puis sollicite un média et échange avec des responsables politiques. Que montre cette démarche ?

Que le féminisme en ligne reste séparé des acteurs et des institutions hors ligne
Que les médias prennent en charge les revendications à la place des collectifs militants
Que les revendications féministes numériques peuvent circuler entre espaces en ligne et hors ligne
Que les responsables politiques sont les seuls relais possibles des mobilisations en ligne

Que les revendications féministes numériques peuvent circuler entre espaces en ligne et hors ligne

Explication

Le féminisme en ligne n’est pas clos sur lui-même : les militantes peuvent rencontrer des acteurs hors ligne et solliciter médias et responsables politiques. La mobilisation numérique ne signifie donc pas que les militantes restent séparées des autres espaces.

30. Quels chercheurs ont analysé des commentaires antiféministes en ligne comme des discours et des interactions, à partir de 87 957 commentaires ?

Ernesto Laclau et Luc Boltanski, en 2012
Gisèle Halimi et Simone Veil, en 1975
Céline Morin et Julien Mésangeau, en 2022
Tarana Burke et Alyssa Milano, en 2017

Céline Morin et Julien Mésangeau, en 2022

Explication

Céline Morin et Julien Mésangeau ont mené cette analyse en 2022, portant sur 87 957 commentaires issus de neuf chaînes YouTube observées pendant 24 mois. Tarana Burke et Alyssa Milano sont associées à l’histoire de l’expression « Me Too », et non à cette étude.

31. Quel récit certains discours antiféministes en ligne construisent-ils au sujet des hommes et du féminisme ?

Les inégalités auraient disparu et les revendications féministes seraient devenues sans objet
Les hommes seraient les principaux bénéficiaires d’un féminisme qui conteste toute hiérarchie sociale
La société serait gynocentrée et les hommes seraient sacrifiés par un féminisme présenté comme gagnant
La société serait dépourvue de rapports de genre et les conflits seraient uniquement économiques

La société serait gynocentrée et les hommes seraient sacrifiés par un féminisme présenté comme gagnant

Explication

Certains discours antiféministes présentent la société comme gynocentrée et dépeignent les hommes comme sacrifiés par un féminisme supposément gagnant. Le récit selon lequel les inégalités auraient déjà disparu correspond plutôt au mythe de l’égalité déjà-là.

32. Quelle explication d’un événement historique relève du complotisme ?

L’événement découle de décisions publiques prises par plusieurs acteurs aux intérêts divergents
L’événement s’explique par des changements institutionnels dont les effets n’étaient pas tous prévus
L’événement résulte de causes multiples liées aux circonstances sociales et politiques
L’événement résulte d’une action secrète coordonnée par un petit groupe cherchant à contrôler la société

L’événement résulte d’une action secrète coordonnée par un petit groupe cherchant à contrôler la société

Explication

Le complotisme attribue les événements historiques à l’action secrète d’un petit groupe qui chercherait à contrôler la société et ses populations. Une explication fondée sur des causes multiples s’oppose à ce récit d’une intention secrète coordonnée.

33. Dans les sociabilités en ligne, quel type d’homophilie tend à prendre le pas sur l’homophilie de statut, notamment grâce au pseudonymat ?

L’homophilie de statut, fondée sur des attributs sociaux
L’homophilie de proximité, fondée sur la résidence commune
L’homophilie de compétence, fondée sur des savoir-faire partagés
L’homophilie de valeurs, fondée sur des idées communes

L’homophilie de valeurs, fondée sur des idées communes

Explication

Le pseudonymat favorise les regroupements autour d’idées communes, ce qui renforce l’homophilie de valeurs. L’homophilie de statut repose plutôt sur des attributs sociaux, et non sur les opinions partagées.

34. Dans la hiérarchie des masculinités, quelle distinction caractérise la masculinité hégémonique et la masculinité subordonnée ?

La masculinité hégémonique est associée à l’émotivité, tandis que la masculinité subordonnée valorise l’autorité.
La masculinité hégémonique est valorisée comme norme, tandis que la masculinité subordonnée est dévalorisée.
La masculinité hégémonique repose sur des attributs sociaux, tandis que la masculinité subordonnée rassemble autour d’idées communes.
La masculinité hégémonique désigne un idéal séducteur, tandis que la masculinité subordonnée désigne une identité pseudonyme.

La masculinité hégémonique est valorisée comme norme, tandis que la masculinité subordonnée est dévalorisée.

Explication

La masculinité hégémonique constitue la forme reconnue et valorisée, associée notamment à l’hétérosexualité, à la rationalité et à l’autorité ; la forme subordonnée est dévalorisée et associée aux hommes efféminés, émotifs ou passifs. L’émotivité relève ici de la masculinité subordonnée, et non de la masculinité hégémonique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Théories des médias et de la communication.

Selon quelle œuvre Popper formule-t-il sa conception des théories scientifiques ?

Logique de la découverte scientifique, 1902.

Quelles qualités Popper exige-t-il des hypothèses d’une théorie scientifique ?

Elles doivent être cohérentes et réfutables.

Comment Popper exige-t-il qu’une théorie scientifique soit mise à l’épreuve ?

Par un protocole reproductible.

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